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La Dépêche d'Abidjan

Déclaration de l’UJIF relative à l’emprisonnement du Directeur de Publication du journal "Aujourd'hui"


L’Union des journalistes ivoiriens de France (U.J.I.F.), condamne avec fermeté l’emprisonnement du journaliste et directeur de publication du quotidien ivoirien ‘’AUJOURD’HUI’’, Joseph Gnahoua TITI. Cette mise en détention du journaliste porte une atteinte grave à la liberté de la presse en Côte d’Ivoire. C’est aussi une violation flagrante du principe de la dépénalisation des délits de presse consacrée par la loi 2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse en Côte d’Ivoire. Nous, journalistes, membres de l’U.J.I.F, exigeons la mise en liberté immédiate de Joseph Gnahoua TITI. 
Déjà en novembre 2011, des journalistes du quotidien ‘’Notre Voie’’ César Etou, Didier Dépri et Boga Sivori avaient été emprisonnés pour ‘’offense au chef de l’Etat’’ puis libérés. Depuis le 29 juillet 2015,  c’est notre confrère Joseph Gnahoua TITI qui est détenu à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca) pour ‘’ publication outrancière’’ à l’endroit du chef de l’Etat. 
La privation de liberté aux journalistes dans l'exercice de leur métier ne consolide d’aucune façon la liberté de la presse dans un pays qui se veut un Etat de droit. C'est pourquoi, nous interpellons le chef de l'Etat, qui a déclaré publiquement son attachement à cette liberté de la presse, de s'impliquer personnellement pour que notre confrère Joseph Gnahoua TITI recouvre la liberté.

Jean-Paul ORO
Président de l’Union des journalistes ivoiriens de France
Vendredi 31 Juillet 2015
La Dépêche d'Abidjan



Tribune
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1.Posté par Akossia Pierre le 31/07/2015 21:58 | Alerter
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Tout le monde condamne une telle imbécillité de ce burkinabè. Ii y a une seule chose à faire pour cet homme, se souder quelque soit les divergences, et lui dire basta. Alassane Dramane Ouattara s'acharne sur TITI, sachant très bien que c'est un rapport de la DGSE piloté par celui qui l'a porté sur le trône illégalement.

Du courage TITI !

2.Posté par Akossia Pierre le 01/08/2015 21:16 | Alerter
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J'ai lu pour vous !

Des graves violations des droits de l’homme menaçant la quiétude des habitants de ce pays.

Cinq ans après les dernières élections présidentielles en côte d’ivoire, la liste des prisonniers politiques ne fait que s’allonger.

Dans ce pays de l’Afrique de l’ouest, que j’ai eu la chance de connaitre, et que j’aime, s’y passe des choses incroyables avec ce gouvernement. Ce n’est pas de trop d’affirmer que la Cote d’Ivoire est une prison à ciel ouvert.

Soudain, les ivoiriens fiers de leurs niveaux d’instruction et de leur parfaite maitrise de la langue française, qui s’exprimaient avec plaisir sur tous les sujets, se contraignent aujourd’hui au silence pour espérer vivre en dehors des prisons. Il suffit que n’importe lequel des citoyens exprime un avis contraire aux tenants du pouvoir, pour qu’il soit inquiété par la justice et par les forces de l’ordre aux ordres.

Cette attitude n’épargne personne, allant des hommes religieux aux politiques, tout en passant par la jeunesse qui refuse le musèlement. Vous vous retrouvez de toute évidence en prison sans aucune forme de procès.

Le 10 juin dernier, trois jeunes leaders de l’opposition (Cisse Mariam Marie France, Alain Sepo et Alain Durand Zagol) en conférence de presse sont arrêtés manu militari et jetés en prison.

Rallongeant ainsi la liste des prisonniers politiques. Comme pour dire la parole vous ai interdite.
Quinze jours après leur arrestation, le Président Ouattara ne déclarait-il pas lors d’une interview télévisée qu’il n’était pas normal d’interdire une conférence de presse, et qu’il ne savait pas que des jeunes avaient été arrêtés? C’est le comble de la supercherie.

Mettre des opposants en prison sans que le gouvernement n’en soit informé? Le Ministre de l’Intérieur serait-il un dieu agissant en toute autonomie sans risque de représailles ?

Hélas! Mais depuis, ils sont toujours en prison. Nous avons affaire à un pouvoir prompt à emprisonner même s’il fallait créer un motif. Lorsqu’il s’agit cependant de mise en liberté, ils prétendent respecter les procédures judiciaires.

Combien sont-ils les prisonniers politiques qui croupissent en prison sans procédures, sans jugements et sans soins, comme sous la loi de la jungle? Disons-le clairement, la violation des droits est la chose la mieux partagé en Côte d’Ivoire ces dernières années.

La liberté d’expression s’est volatilisée.

Pour avoir revendiqué de meilleures conditions de travail face à la cherté de la vie, 24 agents assermentés du Ministère du Commerce ont rejoint le mardi 28 juillet la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan(MACA). le 29, c’était le tour du Directeur de Publication du quotidien Aujourd’hui. Sans oublier ces jeunes leaders de l’opposition, Koua Justin et Dahi Nestor, arrêtés puis déportés dans des prisons à l’intérieur du pays.

Au moment où le gouvernement annonce le dépôt des candidatures pour de nouvelles élections présidentielles qui couteront assurément à leur tour des milliers de morts, nous nous préoccupons sérieusement de l’état de droit dans ce pays. C’est pourquoi, nous attirons avec urgence l’attention des Autorités de l’Italie, de la France, de l’Allemagne et de toute l’Union Européenne sur ce qui s’y passe en matière des droits de l’homme, que les attitudes ambiguës de la Cour Pénale Internationale et de la division de l’ONU en Côte d’Ivoire ont contribué à renforcer.

Nous condamnons avec véhémence le silence coupable de l’Union Européenne, et de l’Union Africaine sur ces violations graves et flagrantes des droits de l’homme, et attirons l’attention d’Amnesty Internationale, Human Right Watch et de toutes les structures qui font des droits de l’homme leur préoccupation.

Nous nous souvenons encore comment l’Union Européenne avec la France de Sarkozy en locomotive, donnait de la voix. Soudain ils sont devenus aphone. Il est bon que les Ambassadeurs accrédités dans ce pays donnent de la voix afin que le monde se rende compte des graves violations des droits de l’homme menaçant la quiétude des habitants de ce pays.

C’est pour un tel gouvernement que l’Union Européenne s’est trempée dans du vinaigre? Nous nous souvenons encore de l’embargo sur les médicaments.

Quelle honte? Après, ce sera des simulacres de compassions à la vue des milliers d’immigrés débarquant sur les côtes italiennes. Ahhh! Pauvre Italie. Tu paies seule le prix de la politique extérieure de l’occident et des multinationales.

Sergio Brizio
Ingénieur Architecte
Vice-Président de l’Organizzazione Ivoriana in Italia ONLUS
ivorianinitalia@yahoo.it

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