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DR GNAKA LAGOKÉ : "La Côte d‘Ivoire est le microcosme des États-Unis d’Afrique. Elle a la responsabilité historique de construire ce nouveau panafricanisme"
Vous étiez récemment à Accra, à la commémoration du 60e anniversaire de la Conférence de tous les peuples africains. Quelle était la logique de la célébration ?

J’ai eu le privilège, en effet, de participer du 5 au 8 décembre 2018, à Accra , à l’Université de Legon au 60e anniversaire de la première grande conférence panafricaine jamais organisée sur le continent africain.
Elle est dénommée All African People’s Conference ou “La Conférence de Tous les Peuples Africains”. Elle a eu lieu du 8 au 13 décembre 1958, un an après l’indépendance du Ghana. L’indépendance du Ghana a été une onde de choc dans les colonies africaines et au-delà. Elle a été un symbole d’espoir pour tous les opprimés en Afrique et dans le monde, notamment aux USA où les noirs souffraient de la ségrégation raciale, lynchés, martyrisés. Martin Luther King, jeune leader du mouvement civique prenait Kwame Nkrumah comme symbole. Il a été à la prestation de serment de ce dernier, ainsi que de nombreux leaders du mouvement des droits civiques, en 1957. Dr Martin Luther King a mis l’accent sur l’impact de l'indépendance du Ghana sur le mouvement des droits civiques aux USA, dans un discours intitule “La Naissance d’une Nouvelle Nation” qu’il a prononcé le 7 avril 1957 aux USA. Il a soutenu les mouvements de libération sur le continent africain et le Ghana était devenu la plaque tournante du panafricanisme, l’espace de réflexion et le point de départ des actions de libération de l’Afrique. C’est dans cet esprit qu’il a organisé les Conférences de 1958 et la série des Conférences de Tous les Peuples Africains qui était devenue annuelle.
Le maître d’œuvre de la Conférence de Tous les Peuples Africains de décembre 1958 était George Padmore, Conseiller d’alors de Kwame Nkrumah avec lequel il avait d’ailleurs organisé le Congres Panafricain de Manchester en 1945, sous le leadership de W.E.B du Bois.
Pendant près d’une semaine, du 8 au 13 décembre 1958, près de 300 délégués représentant plus d’une trentaine de pays ont débattu de la stratégie de lutte pour l’indépendance et des modes de conquête de la liberté. La plupart des délégués se rencontraient pour la première fois et ils ont partagé leurs expériences respectives de la lutte. Ils sont sortis de cette conférence davantage motivés et engagés pour l’indépendance de l’Afrique. Deux ans après, 17 pays africains sont devenus indépendants. Même des pays comme la Côte d’Ivoire, qui voulaient demeurer dans la Communauté Franco-Africaine, ont dû accepter l’indépendance, la mort dans l’âme.

Rappelons qu’a cette conférence de décembre 1958, il y avait des personnalités qui allaient devenir présidents, premiers ministres, ministres, Ambassadeurs. Juste pour donner quelques exemples, on pourrait citer Hastings Banda, Julius Nyerere, Patrice Lumumba, Robert Mugabe, qui allaient devenir des leaders de leurs pays respectifs, ainsi que Frantz Fanon (représentant l’Algérie) et Tom Mboya du Kenya, ainsi que bien d’autres. À travers cette commémoration, nous revisitions une conférence passée aux oubliettes mais qui a été ô combien importante dans notre histoire. Nous voulions en tirer aussi des leçons dont nous avons besoin pour continuer la lutte pour l’indépendance économique et l’unité de l’Afrique.
Bien avant la Conférence de Tous les Peuples Africains de décembre 1958, le Ghana avait abrité,  en avril de la même année, la Conférence des Etats Indépendants d’Afrique qui réunissait les représentants des pays Africains déjà indépendants, outre le Ghana, l’Ethiopie, le Liberia, le Maroc, la Libye, le Soudan, la Tunisie, la République Arabe Unie qui comprenait l’Egypte et la Syrie.

L’indépendance du Ghana ainsi que ces deux conférences ont accéléré le processus de la décolonisation de l’Afrique et consolidé le besoin d’unité parmi les nationalistes Africains de l’époque. Les colonies françaises tout comme la Communauté Franco-Africaine dirigée par le Général de Gaulle en ont été touchées. À moins de 3 mois de la Conférence de Tous les Peuples Africains, le « Non » de Sékou Touré, le 28 septembre 1958, à l’adhésion à la Communauté Franco-Africaine, a sonné le glas de celle-ci.

Autour de cette conférence et dans le contexte de l’âge d’or du panafricanisme, il y eu deux tentatives sérieuses de création de noyaux de l’Union des États de l’Afrique de l’Ouest : la Fédération du Mali qui comprenait des colonies françaises, le Soudan Français, le Sénégal, la Haute-Volta, le Dahomey et l’Union Ghana-Guinée. Face aux contradictions internes et aux menées de déstabilisation externes les tentatives de création de fédérations africaines indépendantes n’ont pu prospérer.

Il est important de signaler que c’est à la fin de la 2e édition du Festival Panafricain Intellectuel et Culturel Kwame Nkrumah, qui a eu lieu du 26 juin au 1er juillet 2017, que nous avons adopté le principe de la commémoration du 60e Anniversaire de la Conférence de Tous les Peuples Africains à Accra. Nous sommes en train de transformer la capitale du Ghana (Accra) en un lieu de pèlerinage pour le panafricanisme comme elle l’était au temps de Kwamé Nkrumah.

Quels étaient les points saillants de la commémoration du 60e Anniversaire de la Conférence de Tous les Peuples Africains ?

Nous étions quelques centaines de personnes venues de plusieurs pays d’Afrique, notamment le Bénin, la Cote d’Ivoire, le Togo, le Cameroun, le Burkina Faso, le Sénégal, le Nigeria, l’Egypte, de l’Europe et d’ailleurs pour discuter du thème suivant : « Combat Inachevé de la Libération et de la Transformation de l’Afrique. ». Cette conférence qui a réuni jeunes, vieux, syndicalistes, hommes politiques, universitaires, et des non-universitaires était placée sous la présidence effective du doyen Balogun, qui était un des participants de la Conférence de décembre 1958. L’Institut des Etudes Africaines de l’Université du Ghana dirigé par Dr. Dzodzi Tsikata était le maître d’œuvre de la conférence coordonnée par mon amie et promotionnaire du programme de doctorat à Howard University (Washington, DC), Dr. Mjiba Frehiwot. Cette dernière, noire américaine, enseigne depuis quelques années à l’Institut des Études Africaines de l’Université du Ghana. Elle était un élément important des conférences panafricaines que nous avions lancées aux Etats-Unis depuis une dizaine d’années. Dr. Mjiba Frehiwot était déjà membre du comité d’organisation de la 2e édition du Festival Panafricain Intellectuel et Culturel Kwame Nkrumah qui a eu lieu du 26 juin au 1er juillet 2017 sous le leadership de Dr. Horace Campbell. Ce dernier occupait la présidence de la Chaire Kwame Nkrumah de l’Institut des Études Africaines de l’Université du Ghana. Avec ces détails, je veux démontrer la constance dans le travail qui est abattu, avec une même équipe qui chaque année est renforcée. Je veux mettre l’accent sur la convergence de plusieurs groupes qui n’avaient pas l’habitude de travailler ensembe et qui travaillent désormais ensemble. Ainsi, Lincoln University de la Pennsylvannie, où Kwame Nkrumah a frequenté et travaillé, était impliquée dans la stratégie globale de cette conférence. J’y enseigne depuis aout 2017. Le premier président noir Américain de Lincoln University était à la Conférence de Tous les Peuples Africains de 1958. Cette commémoration était donc marquée par plusieurs types de symbolisme.
Il y avait donc une délégation de Lincoln University composée de 7 personnes dont moi. Les six autres sont de nationalité noire-Américaine. La délégation était dirigée par la Vice-Présidente de l’Université chargée du Succès Académique des Etudiants, Dr. Lenetta Lee. Dans la délégation, il y avait Dr. Zizwe Poe, en Charge du Programme des Études Pan-Africana et son épouse Evelyn Poe, adjointe de Dr. Lee, qui est en charge du Support Académique aux Etudiants, et trois étudiants dont Jabir McKnight, Président des Etudiants de Lincoln University et Zayna Parham, Ancienne Présidente de PASU, Association Panafricaine Estudiantine de Lincoln University. Il y avait bien sûr d’autres Américains noirs à cette conférence. L’autre symbolisme, c’est que depuis l’année dernière, les organisateurs des conférences panafricaines d’Accra permettent que les contingents les plus gros soient ceux de la Cote d’Ivoire et du Burkina Faso. Comme par hasard ! Je vais élaborer sur ce point dans quelques instants. Une trentaine d’Ivoiriens étaient à cette conférence dont une délégation de jeunes cadres et d’étudiants qui sont venus de la Côte d’Ivoire, 19 jeunes cadres et étudiants venus du Burkina Faso dont 18 membres de l’association « Génération Joseph Ki Zerbo » dirigée par Mare Parfait. C’est le lieu de rappeler que Joseph Ki Zerbo était d’ailleurs à la Conférence de Tous les Peuples Africains de 1958. L’autre représentant Burkinabè, Serges Bayala, est membre du bureau exécutif du Mémorial Thomas Sankara. La délégation ivoirienne était composée de représentants de plusieurs associations, dont Association Vision Future (AVF) des étudiants de l’UCAO, du Club Panafricain Universitaire (CPU), de l’ONG Volet-Vert, et du Mouvement d’Action Panafricaine de Côte d’Ivoire (MAPCI). Il est important de signaler que l’Association Vision Future (AVF) dirigée par Pierre Elie Koffi est celle qui avait organisé une mini-conférence commémorative de la conférence de 1958 à l’UCAO, le 2 mars 2018. Elle était donc représentée par 14 de ses membres.
Pour ce qui est des travaux, il convient de signaler que nous avons travaillé d’arrache-pied, de façon intensive et discuter des défis auxquels sont confrontés l’Afrique et sa diaspora. Il y a eu des panels, des ateliers, et des plénières. Il était beau de voir cette communion intergénérationnelle de panafricanistes et surtout ces jeunes du continent qui ont tenu la dragée haute aux plus âgés. Nous contribuons ainsi à bâtir un mouvement révolutionnaire panafricain. Nous sommes sur le bon chemin.

Le Mouvement Panafricain a été très actif en 2018. À quoi faut-il s’attendre pour l’année 2019 ?

Au sortir de la commémoration du 60e Anniversaire, mes amis et moi avons estimé qu’il était important de passer à une étape supérieure de notre stratégie de lutte pour l’avancement du panafricanisme en lançant une série de conférences panafricaines qui seront dénommées All African People’s Conventions, avec le même sigle (AAPC) que celui de All African People’s Conférence dont nous revendiquons l’héritage. Il nous faut cependant une nouvelle appellation de nos rencontres Panafricaines. Il ne faut pas donner le sentiment que nous nos activités ne sont que commémoratives. Ce qu’elles ne sont pas. C’est à travers les All-African People’s Conventions que nous allons faire le suivi des résolutions de la commémoration de la Conférence de Tous les Peuples Africains. Ainsi, nous préparons la rencontre panafricaine qui devrait avoir lieu en juillet prochain à Accra. Toutes ces activités seront coordonnées par un mouvement panafricain que nous avons créé depuis quelques années, en marge du Forum pour le Réveil du Panafricanisme, et que nous allons rendre public très bientôt. Il est convenable de rappeler qu’en prélude à la grande commémoration que nous venons de terminer, nous avions contribué à organiser, avec nos partenaires, trois mini-conférences commémoratives du 60e anniversaire, respectivement à Lincoln University, à Washington, DC et à Abidjan.
Celle de Lincoln University était la cérémonie inaugurale des conférences commémoratives. Elle a eu lieu le 30 janvier 2018, et le PASU, alors dirigé par Zayna Parham, a contribué au succès de la rencontre. Nous avons fait la deuxième conférence le 17 février à Washington, DC. À l’occasion de celle d’Abidjan, qui a eu lieu à l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), le vendredi 2 mars, organisée par AVF et son président Pierre Élie Koffi, Dr. Zizwe Poe, responsable du programme d’Études Panafricana », et moi, avons eu le privilège d’intervenir par vidéoconférence depuis Lincoln University.
La commémoration du 60e anniversaire de la Conférence de Tous les Peuples Africains est une étape décisive de notre stratégie de lutte panafricaine. Nous continuerons de promouvoir une nouvelle conscience collective africaine et une nouvelle dispensation du panafricanisme dont l’idéologie transcendantale est la philosophie Ubuntu. La philosophie Ubuntu est l’illustration du collectivisme africain et a pour fondement l’unité culturelle et linguistique africaine.
Les valeurs de la philosophie Ubuntu sont le partage, l’amour, l’harmonie, la cohésion sociale, le consensus, l’interdépendance, la prospérité partagée. Ce sont ces valeurs qui informent la conception d’un nouveau système politique qui s’appuie sur la démocratie inclusive, participative, une unité spirituelle pour l’Afrique, une identité économique, l’économie Ubuntu, une révolution culturelle qui mette en avant nos valeurs ancestrales africaine mentionnées plus haut.
Depuis 2007, mes amis et moi avions lancé aux USA une plate-forme panafricaine dénommée “Le Forum pour le Réveil du panafricanisme”. Depuis 2012, nous avons lancé une conférence annuelle sur Thomas Sankara aux Etats-Unis. Et depuis 2015, nous avons aussi lancé la plate-forme, « Cuba l’Afrique et le Monde » aux États-Unis. Depuis deux ans, nous contribuons à consolider la plateforme Kwamé Nkrumah à Accra. Il est maintenant temps de canaliser les passions pour le panafricanisme avec la série des conventions de tous les Peuples Africains et la mise sur pied d’une organisation panafricaine qui va fédérer les actions et initiatives panafricaines et accélérer la création des Etats-Unis d’Afrique à partir de la Cote d’Ivoire et dont le noyau sera l’union Côte d’Ivoire-Burkina Faso.

Mais le mouvement panafricaniste est en léthargie en Côte d’Ivoire. Comment explique-t-on cela ?

La Côte d‘Ivoire, nation multiethnique et multiraciale, est le microcosme des États-Unis d’Afrique. Elle a la responsabilité historique de construire ce nouveau panafricanisme, ce développement intégré industriel de l’Afrique qui s’appuie sur Ubuntu et les Etats-Unis d’Afrique. Cependant, force est de reconnaitre, qu’historiquement parlant, bien ayant contribué à la création du Syndicat Agricole Africain (SAA) et du Rassemblement Démocratique Africain (RDA), la Côte d’Ivoire a été aux antipodes du mouvement panafricain en tant que tel. Notre pays a raté deux occasions historiques d’accélérer le cours de l’histoire de l’unité africaine, sous Felix Houphouët-Boigny, dans les années 50, et même après, et sous Gbagbo Laurent. Ni avec Houphouët, ni avec Gbagbo, la Côte d’Ivoire n’a pu faire ce bond qualitatif dans le sens de l’accélération du projet de l’unité africaine. Ce sont là des erreurs du passé et de notre histoire que ma génération et les plus jeunes sommes en train de rectifier avec notre engagement pour la rédynamisation du panafricanisme. À cause de la mainmise de la France sur notre pays, à cause du manque de courage des différents leaders qui se sont succédés à la tète du pays, et à cause de la nature du régime liberticide d’Alassane Ouattara, anti-panafricaniste et pion du néocolonialisme, le mouvement panafricain a du mal à éclore. Mais la crise politique que nous connaissons depuis 1999 a permis d’exposer une bonne partie de la population aux vertus du nationalisme et aux idéaux du panafricanisme. Mais la Côte d’Ivoire a un attachement à la souveraineté nationale et une grande partie des Ivoiriens sont davantage nationalistes. Cela est un terreau favorable pour l’avancement du panafricanisme. Les jeunes Ivoiriens au lycée et à l’université s’y intéressent davantage. Il y a un courant international appelé le Kémitisme qui revendique la négritude de la civilisation égyptienne et embrasse le panafricanisme qui fait son bonhomme de chemin en Côte d’Ivoire. Notre pays est une nation melting-pot, le reflet des États-Unis d’Afrique, et c’est à nous qu’incombe de bâtir le projet panafricain du 21e siècle. C’est pourquoi nous avons été heureux de constater que la part belle est faite aux Ivoiriens pendant ces rencontres panafricanistes notamment le 60e anniversaire de la Conférence de Tous les Peuples Africains. Quand les conditions seront favorables, notre pays démontrera pourquoi dans son hymne national il est écrit : « De l’Espérance Promise à l’humanité. » À Accra, la Côte d’Ivoire profonde et multiculturelle y était, des Ouattara, Soro, Mohamed Abdoulaye, Doumbia…des Koffi et Kouassi, des Bayoro et Okou, des Ouédraogo, Bahimey et des Saleh. Dans la réalisation du projet de création de l’Union des Etats Africains, il faut se souvenir que Kwamé Nkrumah et Sékou Touré voulaient la bâtir sur le socle de l’union Ghana-Guinée. C’était un projet beaucoup plus complique que de bâtir l’Union Cote d’Ivoire-Burkina Faso aujourd’hui. Cela fait partie des objectifs a moyen terme de notre génération. Depuis la fin du 20e siècle, le panafricanisme comme théorie et pratique est en train de retrouver ses lettres de noblesse. Nous sommes en train d’écrire une nouvelle page de l’histoire du panafricanisme.


Interview réalisée par JMK AHOUSSOU 
in L’Inter

Vendredi 28 Décembre 2018
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