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DOBET GNAHORE (PALEA)


Il y a des mélodies comme ça qui prennent de l’allure et s’envolent au rythme des musiques. Ensemble, les deux marchent et suivent le cours de la musicalité. Même sur les feuilles séchées par l’aridité climatique, nul n’entend le bruit de leurs pas. Telle une eau de la source fend le cœur de la terre au rythme des trémolos de l’air, ainsi pleurent les chansons de certains artistes de par la vivacité de leur aura. Ces chansons-là, portent en elles toutes les sensations sublimées. Elles racontent en quelque sorte la vie et l’existence. Parce que quelque part, rayonne dans l’univers temporel et intemporel le substrat de la mémoire collective. Loin d’une quelconque nostalgie, ces chansons portent en elles une couche mélodique éternelle. Elles ne sont plus dans le temps, mais elles le sont, en résistant à toutes sortes d’intempéries. Elles fredonnent toujours le présent. Comment leurs auteurs, arrivent-ils à inscrire dans les notes musicales leurs propres sensibilités qui se chantent universellement et se retrouvent en soi ? Sans nul doute, c’est parce qu’ils ont des doigtés qui se démarquent de tout autre doigté dont eux seuls savent et connaissent les courbes du corps. Oui, c’est le cas de le souligner car, la dame qui fait l’objet de notre lecture analytique de ce jour, n’est pas allée loin pour amener chacun de nous à adopter la beauté de son timbre vocal. Au travers d’une écriture musicale simple, elle nous fait visiter les reliefs de son coffre vocal plein de luminosité. Tout scintille sur les cordes de sa voix et les notes musicales dansent, s’exhibent majestueusement. Elles nous font parvenir les rayons de soleil d’un ciel dépourvu de nuages. Cette approche harmonique qui lui sert de force narrative, lui est particulière. Elle fait découvrir ce que l’on sait, mais qu’il n’est pas donné d’exprimer. C’est dans ces interdits-là, que l’artiste fait miroiter toutes les facettes de la vie avec chacune sa coloration spécifique. Sa passion de chanter et de magnifier de vrai. Cette dame a été visitée par le génie. Un génie créateur des merveilles logeant çà et là que seul un génie peut découvrir à l’œil nu. Cette dame sortie des vannes paternelles de la création au sens plein du terme, est un génie. Son père est un grand artiste qui fait des éloges aux mélodies encrées dans les reliques des traditions. Que nul ne peut psalmodier au travers de la gerbe de fantasmagories d’une prestidigitation musicale. Dobet Gnahoret est l’enfant de l’autre. Même si ceci n’explique pas forcément cela, il y a lieu de l’affirmer. Une fois n’est pas coutume ! En tout cas, elle s’est bien allaitée à la mamelle musicale du père. Mieux, elle a su fédérer l’aura du père et celle de son âme créatrice en faisant germer sur le terreau hérité des graines séduisantes. S’appuyant sur une orchestration radieuse battant la mesure avec précision, ses mélodies coulent comme l’eau de la source en traversant les marécages, les difficultés que l’on enjambe sur les sentiers de l’art oral. La tradition dit de tels artistes : Qu’ils tiennent ferme entre les pieds la liane de l’art oral. La guitare qui soutient la voix de Dobet Gnahore, donne des colorations très aérées laissant la conduite du chant s’orner de toutes sortes d’altérations musicales larmoyantes. Cela lui permet de donner respiration à sa voix pour articuler les notes musicales avec clarté. Il y a de l’oxygénation dans sa mélodie qui respire en pleins poumons. Ô ! Qu’elle luit d’éclats à éclats. Elle pleuvine cette mélodie Paléa de Dobet Gnahore ! Et c’est cette sensation d’une fine pluie sur son corpus qui traverse les murailles de la sensibilité de tout auditeur en l’écoutant. L’on se surprend par moment par l’intervention du tambour d’eau qui jette des vagues musicales au visage de tout voyageur à bord de ce radeau mélodique. Et l’on se réveille soudain en tombant dans les bras des délires de la voix amoureuse de Dobet Gnahore qui se marie avec la musique dans l’harmonie. Auditrices et Auditeurs de Fréquence 2, Carrefour Weekend vous offre ses délires vacanciers sur l’Autre de la Mélodie !

Valen Guédé
Valen_guede@yahoo.fr
Samedi 30 Août 2014
La Dépêche d'Abidjan



Arts et Cuture
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