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DEVOIR DE MEMOIRE - Crise au FPI : Quand Ahoua Don Mello jetait l’éponge…


DEVOIR DE MEMOIRE - Crise au FPI : Quand Ahoua Don Mello jetait l’éponge…
L’ambiance électrique d’avant le 4è Congrès ordinaire du FPI (11, 12, 13 et 14 décembre 2014) rappelle étrangement l’atmosphère délétère qui a précédé le 2è Congrès ordinaire, en 1996.
Si aujourd’hui, la crise politique, consécutive à une crise de confiance, qui a éclaté est la face visible d’une rupture idéologique relative, selon Laurent Gbagbo, à «l’hibernation dans laquelle est plongé le parti face aux défis de la reconquête des libertés démocratiques obtenues à partir de 1990, et assassinées depuis le 11 avril 2011» et au détournement de la lutte du FPI qui devrait «être le recouvrement des libertés démocratiques gravement embastillées», si l’on en croit Jo Mamadou, chargé de mission de Gbagbo (in le journal Le Temps du 21 novembre 2014), hier, les graves dissensions portaient sur l’exercice de la démocratie interne à travers le Comité central.
Car, cette instance créée pour éviter la dictature et les velléités autocratiques à l’intérieur du parti et dirigée par Ahoua Don Mello, a eu maille à partir avec la direction du FPI représentée par Laurent Gbagbo. La raison, les décisions du Comité de contrôle étaient exécutoires de sorte que quand il contestait la légalité et la régularité d’une mesure de la direction du parti, celle-ci devenait nulle et de nul effet, sans appel. Au nom de ce bicéphalisme qui ne disait pas son nom, Don Mello, à la tête d’une instance puissante, était devenu l’homme à abattre.

Gbagbo atteignait son objectif avec Affi.

Ainsi, si aujourd’hui la lutte, âpre et sans quartier, oppose les parricides aux fratricides pour contrôler le parti, hier elle a mis aux prises, dans un débat passionné au cours duquel le tribalisme a été exacerbé, ceux appelés «Akancrates» pour les discréditer - Ahoua Don Mello, Jacques Kacou, Franck Komenan et autres Guéi Valère - et les «Gbagbocrates», c’est-à-dire les partisans de Laurent Gbagbo.
A ce Congrès, le Comité de contrôle, dans le collimateur de la direction, a été émasculé et a perdu tout pouvoir exécutoire. Et Laurent Gbagbo, avec le soutien actif et sans faille de… Pascal Affi N’Guessan, atteignait son objectif : il se débarrassait d’un empêcheur de tourner en rond, devenait président du parti (au lieu de secrétaire général), avec les pleins pouvoirs. Mis alors en minorité, à l’issue du Congrès dirigé par Paul Yao N’Dré, Ahoua Don Mello, candidat à sa propre succession, créait l’événement de ces assises surchauffées en retirant sa liste de la course. Et sa déclaration, que je vous propose ci-dessous, toujours d’actualité, interpelle sur les dérives, face à l’absence de contre-pouvoir et les enjeux cruciaux de la lutte du FPI, parti encore à la croisée des chemins.

Bally Ferro

Déclaration de Don Mello sur le retrait de sa liste au Congrès de 1996

«Bien chers camarades,
C’est avec un réel plaisir que j’ai eu à assumer avec responsabilité, mes charges de président du comité de contrôle du FPI.
Vos réactions face aux rapports du Comité de Contrôle, prouvent que je ne vous ai pas déçus dans l’accomplissement de la lourde tâche que vous m’aviez confiée. C’était une grande première qu’un contre-pouvoir soit instauré dans un parti politique pour expérimenter la démocratie interne.
Comme un parti non démocratique, ne peut conduire son peuple vers la démocratie, je me suis battu à la convention de Man et à ce congrès pour maintenir le principe du contre-pouvoir et proposer des améliorations.
Hélas, mille fois hélas, je n’ai pas été entendu, vous avez décidé à une écrasante majorité de présidentialiser le FPI et de supprimer le principe du contre-pouvoir en rendant non exécutoire les décisions du Comité de contrôle. Je m’incline devant la majorité tout en assumant ma minorité.
Je continuerai le combat en interne car je suis convaincu que nous faisons fausse route et que nous creusons la tombe de la démocratie interne.
Après avoir creusé la tombe de la démocratie interne, nous avons aussi creusé la tombe du socialisme en adoptant un nouveau programme de gouvernement qui livre les secteurs stratégiques de notre économie à l’impérialisme sous prétexte de la bonne gouvernance, du recul du socialisme et le triomphe du libéralisme après la chute du mur de Berlin. Nous sommes allés plus loin en soutenant le RDR et son leader par l’adoption du Front Républicain à ce congrès et donc une échelle politique à celui qui a livré notre économie à l’impérialisme en sacrifiant les acquis sociaux sans redresser les finances publiques.
La conséquence à terme d’une telle inconséquence, est la recolonisation de la Côte d’Ivoire avec notre complicité active pour enterrer notre souveraineté.
Voilà pourquoi je me suis battu pour le maintien d’un programme de gauche et une alliance avec les forces sociales qui constitue notre raison sociale au lieu d’une alliance structurelle avec les représentants de l’impérialisme pour une alternance sans alternative idéologique et qui nous coupera de notre base sociale.
Là aussi j’ai été vaincu. J’assume ma minorité car je suis convaincu que la voie empruntée conduira notre souveraineté à la tombe et une recolonisation de la Côte d’Ivoire.
Dans cette bataille, on m’a accusé de tribalisme, de vendu au PDCI, de celui qui veut prendre la place de Gbagbo, etc. Je n’ai pas voulu réagir publiquement car ce sont les armes de ceux qui n’ont pas d’arguments, mais je tiens à dire haut et fort et d’une manière solennelle que je ne suis pas un «Akancrate» mais un démocrate et un socialiste qui se bat pour un FPI démocratique et socialiste pour l’avènement de la démocratie et du socialisme en Côte d’Ivoire et en Afrique.
Je n’ai donc pas un combat contre Gbagbo mais un combat contre les dérives dictatoriales et impérialistes du FPI. Gbagbo et moi nous nous connaissons depuis 1983 et le débat a été notre pain quotidien, franc et sincère et il sait lui-même que je ne suis pas au FPI pour prendre sa place car je n’ai que 38 ans et je ne suis pas éligible aux élections présidentielles.
Quant à mon adversaire du Jour, le doyen Memel Foté, je tiens à m’incliner devant le grand combat qu’il a mené dans le passé. C’est dans les livres d’histoire que nous autres, nous avions connu son nom et son adhésion au FPI est une fierté pour chaque militant du FPI.
Par respect pour son combat et pour continuer le mien et contribuer à faire renaître le FPI et la Côte d’Ivoire suite à la mort programmée que nous venons de décider à ce congrès, j’annonce la création d’un courant politique et le retrait de ma candidature.

DON MELLO Ahoua
Secrétaire à l’organisation du FPI (1988-1990)
Président du Comité de Contrôle du FPI (1990-1996
Samedi 22 Novembre 2014
La Dépêche d'Abidjan



Tribune
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1.Posté par Akossia Pierre le 22/11/2014 18:53 | Alerter
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Dano Djédjé, président du Congrès, retient les candidatures du président Laurent Gbagbo et d’Affi N'Guessan Pascal.

Vive le président Laurent Gbagbo !

2.Posté par Akossia Pierre le 23/11/2014 11:49 | Alerter
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La candidature d’Affi est « de trop » selon Laurent Akoun (cadre)

Le 5e vice-président du Front populaire ivoirien (FPI), Laurent Akoun, a qualifié samedi “de trop’’ la candidature à sa succession de l’actuel patron Pascal Affi N’guessan à la tête du principal parti de l’opposition, créé par l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo, détenu à la Haye.

“Tant que Gbagbo ne sort pas, parce que c’est lui qui est le ciment, c’est autour de lui et lui seul qui peut nous rassembler, on ne bouge pas’’, a affirmé Laurent Akoun, lors d’un meeting à Koumassi (quartier populaire au sud d’Abidjan).

Ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, qui dirige depuis 2001 ce parti en proie à des dissensions, postule pour un second mandat, lors du congrès prévu à la mi-décembre.

Face à lui, Laurent Gbagbo dont la candidature, malgré son incarcération à la Haye, avait été déposée début novembre par l’entremise de son fils Michel et de cadres du FPI.

Pour les partisans de M. Gbagbo, seul l’ancien chef de l’Etat peut encore fédérer les différents courants au sein du parti. Pour eux, tant qu’il est en prison, il n’est pas question de parler d’élections, pour ne pas “légitimer’’ l’actuel chef de l’Etat Alassane Ouattara.

Le camp Affi N’Guessan, aspire, quant à lui, à s’investir davantage dans le jeu politique et à participer à la présidentielle de 2015. Pour lui, la candidature de M. Gbagbo est “une erreur’’ qui “peut compliquer sa situation’’ à la CPI.

“Actuellement au FPI, il y a une candidature de trop (…) La sagesse commande que quand tu es de trop, poliment, gentiment, proprement tu te retires’’, a poursuivi M. Akoun, l’un des chefs de file du camp Gbagbo, faisant allusion à Affi N’guessan.

“Nous n’avons qu’un seul choix et ce choix s’appelle Laurent Gbagbo’’, a-t-il conclu sous les applaudissements des militants.

3.Posté par Akossia Pierre le 23/11/2014 12:52 | Alerter
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J’ai lu pour vous : “ A lire sans modération “ !


JO MAMADOU: «VOICI CE QUI S’EST PASSÉ À LA CPI ENTRE L’ÉMISSAIRE D’AFFI ET GBAGBO».

Rencontre entre Gbagbo et ThomasTiacoh, l’émissaire de Pascal Affi N’Guessan : Jo Mamadou , chargé de mission du Président Laurent Gbagbo, et témoin oculaire de la rencontre sort de sa réserve et dans cette interview vérité met au grand jour ce qui s’est passé .

Le Temps : Comment va le Président Laurent Gbagbo ?
Jo Mamadou : Le Président Laurent Gbagbo tient le coup, par la grâce de Dieu. Il faut toutefois faire observer qu’avec tout ce qu’il a souffert à Korhogo, n’eut été la main de Dieu, on ne pouvait humainement imaginer qu’il puisse se porter comme un charme au sortir d’un tel calvaire. Mais Dieu merci, il est là.

Le Temps : Tiacoh a échangé avec le Président Gbagbo. Etiez-vous présent à cette rencontre ?
– Je répondrai d’abord avoir pris part à cette rencontre. Et ce n’est pas monsieur Thomas Tiacoh qui le contredirait. Il faut préciser que lorsque Monsieur Thomas Tiacoh avait sollicité et obtenu du Président Laurent Gbagbo une rencontre, il avait souhaité que je sois de la partie. Après l’avis favorable du Président Laurent Gbagbo, j’ai donc participé à cette rencontre.

Le Temps : Pouvez-vous nous raconter la rencontre entre le Président Laurent Gbagbo et Thomas Tiacoh ?
Cette rencontre a eu lieu le vendredi 17 octobre 2014 à 13 heures à la Haye. Y prenaient également part deux autres membres de la famille du Président Laurent Gbagbo. Après le déjeuner que le Président nous avait offert, les nouvelles avaient été demandées à l’hôte Thomas Tiacoh. En réponse, monsieur Thomas Tiacoh avait indiqué qu’il venait rendre visite au Président Laurent Gbagbo en tant qu’ami. Et en cette qualité, il tenait à mettre à profit l’occasion pour poser trois questions au Président Laurent Gbagbo, questions relatives essentiellement à la confiance en Affi. Il a précisé qu’il a informé le Président Affi de son initiative, et que celui-ci y avait entièrement adhéré. C’est alors que monsieur Thomas Tiacoh, en notre présence constante, avait demandé au Président Laurent Gbagbo s’il maintenait encore sa confiance en Affi ?
Pendant une quinzaine de minutes, le Président Laurent Gbagbo a déploré le tribalisme qui est en train de prendre corps au Fpi. Il avait poursuivi pour stigmatiser le non respect des décisions émises par les organes du parti, fragilisant ainsi ledit parti. Il a fini par dénoncer l’hibernation dans laquelle est plongé face aux défis de la reconquête des libertés démocratiques obtenues à partir de 1990, et assassinées depuis le 11 avril 2011. Que la priorité de la lutte du Fpi doit être le recouvrement des libertés démocratiques gravement embastillées. Pour conclure, le Président avait répondu à monsieur Thomas Tiacoh qu’en conséquence de ce qui précède, il ne pouvait plus faire confiance au président Affi. Il avait donc répondu par un NON, sans détour. Poursuivant, le Président Laurent Gbagbo avait indiqué qu’au plan professionnel, il n’avait aucun grief contre le Président Affi qui avait été un très bon premier ministre. Pour terminer, le Président Laurent Gbagbo a demandé à monsieur Thomas Tiacoh d’en rendre fidèlement compte au président Affi N’Guessan. Ce sont donc ces propos qu’il a été demandé au Conseiller Bernard Houdin de relayer face aux amalgames que certains avaient commencé à ventiler.

Le Temps : Comment ?
– Dans le souci d’expliquer aux ivoiriens les motifs de la candidature du Président Laurent Gbagbo à la présidence du Front populaire ivoirien lors du prochain congrès, son conseiller, monsieur Bernard Houdin, avait cru devoir évacuer un certain nombre de doute, en relayant, entre autres, la trame de la mission effectuée par monsieur Thomas Tiacoh auprès de celui. A l’occasion, monsieur Bernard Houdin avait rapporté, sur la question du maintien de la confiance du Président Laurent Gbagbo au président du Fpi, monsieur Affi N’Guessan, que la réponse négative de l’interlocuteur de monsieur Thomas Tiacoh avait été sans ambages.

Le Temps : Tiacoh dément les propos de Bernard Houdin selon lesquels le Président Laurent Gbagbo aurait retiré sa confiance à Affi …
– Je ne sais pas ce qui motive réellement monsieur Thomas Tiacoh. Mais en toute chose qu’il sache que le Président Laurent Gbagbo est encore vivant. Ce que Bernard Houdin a rapporté lui a été non seulement dit par Thomas Tiacoh lui-même à Paris, à son retour de la Haye, mais monsieur Thomas Tiacoh ne peut nier que nous étions plusieurs témoins à cette rencontre là. J’ai lu sa mise au point mais je n’ai pas bien saisi. Je sais que monsieur Thomas Tiacoh peut tout dire sauf que le Président Laurent Gbagbo n’a pas dit qu’il en fait plus confiance à monsieur Affi en raison du tribalisme qui sévit actuellement au Fpi, le non respect des décisions des instances par Affi lui-même, et l’abandon du combat relatif à la reconquête des libertés démocratiques acquises depuis 1990. Je suis vraiment peiné de constater ce genre de choses. Mais chacun assumera devant l’histoire. Dans tous les cas, nous sommes tous des croyants. Par-delà ce que nous faisons devant les hommes, il va sans dire que chacun doit faire attention au compte qu’il doit rendre par ailleurs.

Le Temps : On dit qu’il a été envoyé par Affi N’Guessan ?
– Comme je viens de le dire, je n’étais pas au départ de la mission de monsieur Thomas Tiacoh. Mais c’est lui-même qui avait souhaité que je sois de la rencontre qu’il se proposait d’avoir avec le Président. En ma présence constante, il a tout simplement dit qu’il venait poser la question de confiance du Président Laurent Gbagbo avec l’accord de monsieur Affi N’Guessan. Dès lors, on peut en déduire qu’il était en mission de la part du président Affi dont il venait parler d’ailleurs.
Le Temps : Il se raconte que le Président Laurent Gbagbo soutien Affi …

– Le Président Laurent Gbagbo soutiendrait AffiI dans quoi ? Je ne perçois pas bien la portée de votre question ? S’il s’agissait de faire allusion à l’élection de la présidence du Front populaire ivoirien, je vous dirais tout net qu’il serait insensé de la part d’un candidat de soutenir un autre candidat.
Le Temps : Le Président Laurent Gbagbo est attaqué dans sa vie privée….

– Malheureusement, vous et moi observons que pour soutenir la candidature de monsieur Affi N’Guessan, certains de ses soutiens se croient obligés d’attaquer le Président Laurent Gbagbo dans sa vie privée. Nous n’y comprenons rien. Mais, ce qui est grave, c’est que nous observons que le président Affi n’interpelle pas ces personnes. Est-ce donc à constater qu’il les a mises en missions pour une telle besogne, nous nous perdons en conjectures. Mais nous espérons qu’il n’est pas tard pour que le président Affi mette fin à ce genre d’agissements pour son compte.

Le Temps : Est-ce que le Président Laurent Gbagbo est candidat à la présidence du Fpi ?
– En répondant à votre question relative à un prétendu soutien de Laurent Gbagbo à Affi N’Guessan, je me suis interrogé si un candidat peut soutenir un autre candidat à la même élection ? Une telle interrogation ne constitue telle pas une réponse claire à votre question ? Oui, je vais vous le répéter, le Président Laurent Gbagbo est candidat à l’élection à la présidence du Fpi. J’espère qu’après moi, cette question sera ainsi définitivement vidée.

Le Temps : Les fédéraux ont déposé sa candidature….
– Tout le monde a connaissance que les fédéraux ont lancé un appel au Président Laurent Gbagbo. Face à la situation décrite par le Président Laurent Gbagbo en présence, on va dire, de l’émissaire du président Affi N’Guessan, il a décidé de répondre favorablement à cet appel à l’effet de sauver ce seul outil dans lequel espère le peuple ivoirien. C’est donc avec son accord que sa candidature a été déposée par ces fédéraux.

Le Temps : Ses détracteurs estiment qu’il n’a pas déposé un courrier manuscrit…
– On ne sait plus dans quoi nous sommes. La candidature du Président Laurent Gbagbo a été déposée conformément aux règles de l’art. Quelle est cette histoire de « courrier manuscrit » ? Quelle est la disposition du statut qui l’exige ? Je pense qu’on doit éviter de soulever des débats qui n’en valent pas la peine.

Le Temps : Qu’est-ce qui fait courir Affi ?
– Affi est libre de courir comme il le veut. Mais comme on l’observe, il nous semble qu’il court très mal. Le Président Affi devrait être d’avis, sauf à faire croire qu’il est animé d’autres motivations, que la candidature du Président Laurent Gbagbo a vocation à le sauver. Lorsqu’un président du Fpi n’est pas en harmonie sur toute la ligne avec la base, il doit s’interroger s’il est encore ce leader qui incarne leur volonté, ou s’il n’agit que pour lui-même ?

Le Temps : Certains disent que ce n’est pas bon pour le Président Laurent Gbagbo ?
– On a même entendu que la candidature du Président Laurent Gbagbo serait une « erreur ». Mais nous comprenons de tels raisonnements. Ils émanent de ceux qui n’ont jamais lutté à un tel degré. Mais que les uns et les autres sachent que le Président Laurent Gbagbo sait ce qui est bon pour lui, et ce qui ne l’est pas. Nul ne peut prétendre être plus royaliste que le roi. C’est un faux débat, en tout cas une sorte d’échappatoire. La communauté internationale qui avait été abusée par certains a fini par se rendre à l’évidence que le Président Laurent Gbagbo est un vrai démocrate. Il n’a tué personne. Il est donc prisonnier pour la dignité de l’homme africain. Il jouit de toutes ses facultés. Qu’on arrête donc ce genre d’alibi.

Le Temps : D’autres soutiennent qu’il se rabaisse…
– Ne me faites pas tousser. De quoi parle t-on ? Qu’est-ce qui est dégradant dans la réponse à apporter aux angoisses de sa base ? Dans ce monde, ceux qui raisonnent ainsi n’ont-ils pas connaissance des Président qui deviennent Premier Ministre et vice-versa ? Non, qu’ils se soulagent avec d’autres arguments ? La décision du Président Laurent Gbagbo n’est nullement un précédent.

Le Temps :Affi dit qu’il est candidat pour libérer Gbagbo…
– Le Président Laurent Gbagbo est candidat pour libérer la Côte d’Ivoire. Et la aussi, il y a un choix à faire. Et je choisis le Président Laurent Gbagbo pour mon pays.

Source: Le Temps.

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