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DE LA VIOLENCE ORCHESTREE AU CHEF BETE QUI DEMANDE PARDON OU L'INTOLERABLE AGITATION PAR AFFI NGUESSAN DE DANGEREUSES SYMBOLIQUES ETHNICISTES DANS LA CRISE INTERNE AU FPI


DE LA VIOLENCE ORCHESTREE AU CHEF BETE QUI DEMANDE PARDON OU L'INTOLERABLE AGITATION PAR AFFI NGUESSAN DE DANGEREUSES SYMBOLIQUES ETHNICISTES DANS LA CRISE INTERNE AU FPI
La crise interne au FPI connaît une tournure particulière avec les obsèques de Maman Gado Margueritte, mère du président Laurent GBAGBO. En effet, à l'occasion des veillées funéraires organisées d'abord à Gnaliépa et ensuite à Yopougon, deux symboliques dangereuses ont été convoquées dans cette crise: celle de la violence orchestrée (I) et celle du chef bété qui demande pardon (II).

I - LA VIOLENCE ORCHESTREE

Le comportement du président sortant du FPI aux veillées funéraires de la mère du président GBAGBO, le samedi 17 janvier 2015 à Gnaliépa et le vendredi 30 janvier 2015 à Yopougon est révélateur d'une orchestration de la violence en vue d'en tirer un profit politique par la disqualification de ses adversaires en adeptes de la violence.
Comment comprendre en effet que le président Affi "débarque avec des hommes en armes" (Soir Info du 21/01/2015, page 3) à des funérailles? Comment comprendre qu'il ait prévu spécialement un cameraman à qui il dit, au moment où il va aller saluer le comité d'organisation (Sangaré et les autres) "je vais aller les saluer maintenant. Quant à toi le cameraman, sois prêt à filmer tout ce qui va se passer" (Soir info du 21/01/2015)?
Heureusement, ou malheureusement pour lui, il n'y a aucun incident cette nuit là.
Selon les reportages de la presse, c'est avec la même escorte armée qu'il s'est présentée à Yopougon. Cette fois-ci, ce qu'il souhaitait est arrivé: il a été empêché d'accéder ainsi armé au lieu des funérailles. Et le tintamarre qui s'en est suivi montre bien la machination. La presse proche de lui (Notre Voie, le Nouveau Réveil) ont tout de suite crié à l'unisson à "l'attentat manqué" et "au complot avorté" et désigné le coupable Sangaré Aboudrhamane) avant de requalifier, toute honte bue, les faits en simple "incident".

II - LA SYMBOLIQUE DU CHEF BETE QUI DEMANDE PARDON

Hier matin, les réseaux sociaux ont été inondés par une annonce de proches d'Affi selon laquelle "40 chefs bétés se rendraient chez lui à 14 h pour lui demander pardon pour l'incident (sic) de Yopougon". Cette annonce a suscité des questions: Que se reprochent ces chefs? qui sont-ils? D'où viennent-ils? Etaient-ils présents à la veillée? Qui les a envoyés?
Aujourd'hui, les reportages de la presse (Notre voie, LNC, Soir Info, etc) sur cette rencontre indiquent qu'il s'agissait seulement d'une dizaine de chefs (anonymes) de communautés bété et wè, venus, non pas des villages de l'Ouest, en particulier de Blouzon où se teindront les funérailles, mais du district d'Abidjan. Tout ce tapage pour ça?
Mais plus fondamentalement, pour qui connaît la Côte d'Ivoire, la symbolique du Chef Bété (et/ou de l'Ouest) qui demande pardon est politiquement et historiquement chargée. La convoquer ne saurait donc être neutre de la part du président sortant du FPI. Cette convocation est d'autant plus inacceptable que cette symbolique intègre des idées reçues comme celle présentant le bété en particulier et l'homme de l'ouest en général comme un être violent mais tellement irresponsable que le groupe ou le chef doit toujours venir s'excuser à sa place et pour son compte.
En l'espèce l'attitude du président du FPI est extrêmement dangereuse et révélatrice d'une manipulation du fait tribal, la où, manifestement, il s'agit d'un problème politique dans un parti dont l'histoire et l'actualité montre qu'il est aux antipodes du tribalisme. Je me demande encore comment et pourquoi on a pu invoquer le fait tribal (bété et wè) dans un parti dont le président, depuis 14 ans, est du centre-est et où le premier vice-président depuis toujours est du nord. Comment a-t-on pu ramener ce problème à une question de l'Ouest (bété et wè) alors que le président Gbagbo, qui n'a jamais été tribaliste, a décidé, en son absence, de confier l'organisation des funérailles de sa mère à Sangaré Aboudrahmane qui, jusqu'à preuve du contraire, n'est ni bété, ni wè?
Il me semble encore temps que tous et chacun, mettions un point d'honneur à garder la crise interne au FPI en dehors de l'organisation des funérailles de Feue Gado Margueritte. Il reste moins d'une semaine.

Fait à Dakar, le 04 février 2015
Gnahoua Representant du FPI au Sénégal

Dimanche 8 Février 2015
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