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La Dépêche d'Abidjan

Côte d'Ivoire : quatre mois avant l'élection présidentielle

A l’approche du scrutin présidentiel d’octobre prochain, l’opposition ivoirienne accuse le pouvoir de vouloir frauder. De son côté, Alassane Ouattara promet des élections « apaisées, démocratiques et ouvertes ». Etat des lieux à quatre mois de la présidentielle.


Des élections « totalement apaisées », « démocratiques » et « ouvertes », c’est ce qu’a promis, mardi 16 juin, Alassane Ouattara, pour le scrutin présidentiel ivoirien d’octobre prochain. Le président de Côte d’Ivoire était en visite à Paris où il a rencontré son homologue français François Hollande. « La Côte d’Ivoire veut être un exemple après (la) crise post-électorale » de 2010 a déclaré le président devant la presse, estimant que « de bonnes élections permettront de tourner la page », a ajouté Alassane Ouattara. Pour éviter le scénario de 2010-2011, plusieurs mesures sont mises en place, mais il reste quelques obstacles.

Samedi 13 juin dernier, l’opposition a critiqué l’organisation de la présidentielle d’octobre, accusant le pouvoir de préparer des « fraudes massives » sur les listes électorales. Bertin Konan Kouadio, cadre de la CNC, pense que le pouvoir est en train de se « tailler des listes électorales sur mesure sur lesquelles seront inscrits ses partisans », révèle la BBC Afrique.

L’opération de révision des listes électorales en Côte d’Ivoire, en vue de la présidentielle, a débuté lundi 1er juin. Elle concerne trois millions de nouveaux électeurs, selon la Commission électorale indépendante (CEI). La campagne devrait durer tout le mois. « Cela va être compliqué en Côte d’Ivoire, car tous les regards sont braqués sur nous, assure Etienne Aboua, chef du service politique du journal Fraternité Matin. Et puis le président Ouattara a montré qu’il était démocrate ».

L’opposition accuse la CEI d’être favorable au pouvoir. La CNC estime que la composition de la commission est trop pro-Ouattara. Selon la coalition, la CEI est « entachée d’une partialité criarde, qui porte en elle les germes d’élections truquées à l’avance », peut-on lire sur le site de la BBC Afrique. La coalition exige sa dissolution.

Une opposition divisée

Face au Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), la coalition au pouvoir, l’opposition ivoirienne est divisée.

D’un côté, le Front populaire, et de l’autre la Coalition nationale pour le Changement (CNC). Le FPI, parti de Laurent Gbagbo, est lui-même en proie à une crise interne. Son président, Pascal Affi N’guessan, a été désigné candidat du parti à la présidentielle d’octobre prochain. Mais sa candidature est contestée par une partie des militants du FPI, emmenée par Abou Drahamane Sangaré, qui souhaite voir revenir Laurent Ggagbo et refuse d’aller à la présidentielle tant qu’il ne sera pas libéré. L’ancien président est emprisonné depuis trois ans à La Haye où il doit être jugé à partir de novembre pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI).

« On peut dire que l’opposition est un peu déchirée, assure Etienne Aboua, chef du service politique au journal Fraternité Matin. Elle a du mal à trouver un candidat unique contre le président Ouattara. Charles Konan Banny, ancien Premier ministre sous Gbabo et dissident du PDCI, essaie de se faire un trou. Mais c’est un peu difficile car chez lui, il ne fait pas l’unanimité. Dans son village, les chefs traditionnels lui ont même demandé de retirer sa candidature ».

Alassane Ouattara, sûr d’être réélu ?

Alassane Ouattara, arrivé au pouvoir en avril 2011 après une crise post-électorale meurtrière, semble donc être sur la bonne voie pour sa réélection en octobre prochain. « Les résultats économiques sont bons et il n’a pas d’adversaire de poids », assure Ange Herman Gnagni, correspondant pour TV5MONDE. « Les actions qu’il a entreprises, les infrastructures réalisées plaident en sa faveur », souligne Etienne Aboua. De plus, le chef de l'Etat est en campagne et parcours le pays à la rencontre des populations. Selon Illary Simplice, rédacteur en chef du journal satirique ivoirien Gbich, ce n'est pas le cas de l'opposition : "Les membres de l'opposition ont des discours, mais ils n’envahissent pas le terrain. C’est un peu handicapant pour eux."

S’il est réélu, Alassane Ouattara a promis de quitter le pouvoir après deux mandats, selon la présidente de la Commission de l’Union Africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, qui s’est entretenue avec lui.


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Samedi 20 Juin 2015
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1.Posté par Akossia Pierre le 21/06/2015 11:28 | Alerter
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Salut avec fierté pour le Giga meeting du 20 juin 2015 à la place Ficgayo de Yopougon.

On nous parle de la réélection du burkinabè :

Comment s’il est réélu Alassane Dramane Ouattara, il va quitter le pouvoir après son deuxième mandat ! D’abord, il n’est pas éligible, selon la constitution ivoirienne. Sa candidature avait été un accord avec une clause bien définie et non un droit. Le pire, malgré cet effort, il a obtenu son mandat par coup de canon.

La présidente de la Commission de l’Union Africaine n’a aucun droit de nous faire savoir que le menteur a promis de quitter le pouvoir après deux mandats.

Déjà, il n’avait même pas le droit d’avoir un mandat, il n’avait pas gagné il est allé chercher l’armée française pour venir nous faire la guerre en leur promettant tous nos biens, ça suffit maintenant !

Toute la terre entière sait qu’Alassane Dramane Ouattara n’est pas ivoirien de père et de mère, à cause de sa fraude, le pays est plongé dans un cataclysme.

Comme il veut poursuivre la destruction de notre pays, en passant par des récompenses des rattrapés, en mettant à tout prix l’inconscient Youssouf Bakayoko à la tête de la CEI pour donner de faux résultats au profit de ce burkinabè, est-ce admissible ?

Et il a mis à la tête du conseil constitutionnel Mamadou Koné pour valider ses fraudes. Alassane Dramane Ouattara veut parachever son travail de destruction des partis politiques de notre pays, pourquoi devons-nous, nous laisser faire par un illégitime du Burkina Faso ?

Ce que Boni Claverie vient de dire, je crois que cette femme si elle n’a plus rendu service à la Côte d’Ivoire, disons ce qu’elle vient de démontrer est énorme et très significatif et c’est avec un respect profond que nous lui disons merci chère ivoirienne !

Elle dit au fraudeur Alassane Dramane Ouattara, qu’il n’est pas éligible, au même titre que d’autres ivoiriens dont elle-même, et d’ailleurs, Akissi Danielle Claverie métisse de père ivoirien et de mère française.

Même elle a cherché à rassurer le fraudeur d’Alassane Dramane Ouattara en disant ceci : Selon les fichiers officiels de la république de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara est de père voltaïque (actuel Burkina-Faso) et de mère ivoirienne. Et moi, je dis « fôhi, maman ivoirienne bôbô ! »

La grande dame rappelle à Alassane Dramane Ouattara que « L’article 35 de la constitution ivoirienne exige que les deux parents soient ivoiriens. »

Danielle Boni Claverie, elle a grandi dans les jalons de la loi, ensuite devenue elle-même ministre sous PDCI ainsi que sous FPI. Donc, quand elle dit, qu’elle est légitime pour évoquer l’impossibilité de l’actuel chef de l’état ivoirien à se présenter aux prochaines présidentielles.

Cet homme-là est en train de nous casser les bonbons, abîmer notre vie à cause des razzias du nord. Maintenant, ils font leur campagne au nom de l’islam dont Hamed Bakayoko le précurseur.

Vive la CNC !

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