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Côte d'Ivoire - Que le FPI continue à réclamer ces " États Généraux de la République "


Côte d'Ivoire - Que le FPI continue à réclamer ces " États Généraux de la République "
Le président du Fpi, le premier ministre Pascal Affi N’Guessan, lors de la passation des charges entre Miaka Ouretto et lui le 07 septembre 2013, avait donné sa vision de la sortie de crise. Pour lui et son parti le FPI, il faut "des états généraux de la République» pour débattre plus largement et en profondeur des questions d’intérêt national qui transcendent les partis politiques. Car lesdits états généraux seront «l’instrument opérationnel de la réconciliation, instrument pour fonder un nouveau contrat social, un consensus sur toutes les questions qui nous divisent». Des états généraux auxquels devraient participer toutes les couches socio-professionnelles du pays

Quant au régime, il propose que le FPI vienne tout simplement prendre sa place dans le cadre permanent de dialogue qui avait été créé à Bassam et qui rassemble autour d'une même table le régime et tous les partis politiques plus ou moins visibles.

Rappelons que le FPI avait boycotté cette rencontre.

Mais au fait, à quoi devrait servir ce cadre de dialogue que propose le gouvernement si ce n'est pas pour parler de la république qui, pour le FPI en tout cas, va mal ?

Si le régime Ouattara estime que tout va bien dans la république, il n'a pas besoin de dialogue et de concertation puisque la république elle-même établit par ses lois un cadre de co-existence politique. Qu'il s'engage tout simplement à respecter et qu'il respecte effectivement les lois qui assurent la liberté à tous les citoyens et aux groupements politiques, la sécurité à tous par la protection des personnes et des biens, l'égal accès aux emplois publics, le respect des choix du peuple, etc.

Mais on sait d'ores et déjà, comme l'avait d'ailleurs dénoncé un chef de parti qui avait parié naïvement sur sa bonne foi, que ce gouvernement, enfin ce régime, n'est nullement mû par une quelconque volonté de décrispation ou de normalisation. Il agit parce qu'il est poussé dans le dos, ou pour présenter à d'éventuels investisseurs le visage maquillé d'une Côte d'Ivoire dont la laideur est devenue repoussante.

Si ce régime ne veut faire aucune concession politique décisive, pourquoi tient-il donc autant à discuter avec ses adversaires alors que ceux qui l'ont installé au pouvoir ont été très clairs sur la question du partage du pouvoir puisqu'apparemment, c'est la proposition qu'il cache dans sa manche.

Pour rappel, voici ce que disait Choï Young-jin, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire et patron de la mission de l'ONUCI, celui par lequel le régime Ouattara jure pour convaincre de sa victoire électorale : " Je pense qu'un partage du pouvoir en Côte d'Ivoire ne devrait pas avoir lieu, si vous entendez respecter la volonté du peuple ivoirien ".

Et Choi de continuer : « La signification de toute élection serait remise en question si nous acceptions un partage du pouvoir. En Côte d'Ivoire, les résultats de l'élection (du 28 novembre) sont très clairs, il n'y a aucune place pour le doute »

Rappelons ici que Youssouf Bakayoko, Choi et la communauté internationale avait crédité Ouattara de 54.10 % des voix contre 45.90 pour Laurent gbagbo. Le 11 décembre 2011, Ouattara s'assurait encore une majorité confortable à l'assemblée Nationale. C'est donc un pouvoir qui devrait être solide puisqu'en plus de la légitimité dont il se targue, la sécurité serait revenue dans le pays, le taux de croissance de l'économie n'aurait jamais été aussi élevé, si l'on en croit les propos de ce qui dirigent ce régime. Tout va donc très bien, circulez, il n'y a rien à voir !

D'où vient-il donc que le pouvoir qui jouirait d'une telle onction populaire voudrait maintenant gouverner avec d'autres, comme le laisse régulièrement entendre une certaine presse ?

Nous espérons que le FPI ne se laissera pas prendre au piège d'un régime économiquement aux abois en renonçant à ce qui reste une proposition de bon sens: Les états généraux de la république.

Ces états généraux de la république doivent précéder tout accord éventuel. Le bon sens politique le recommande. Il faut d'abord faire l'état des lieux avant de rechercher les solutions. C'est comme le médecin qui se penche sur un malade. Le diagnostic doit précéder l'ordonnance.

Que le FPI continue donc à réclamer ces " Etats Généraux de la République " car un dialogue avec le régime Ouattara doit avoir un seul objectif : nettoyer les écuries de la république en ayant à l'esprit le sort de ceux qui sont en prison ou en exil, et organiser de nouvelles élections pour que la Côte (re)marche sur ses deux pieds, et non plus sur la tête.

J'ai fini de parler

Alexis Gnagno
Lundi 30 Septembre 2013
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