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Côte d'Ivoire - OURAGAHIO - Le maire aux populations : "Nul n'a intérêt que Ouragahio brûle"

Antony Garou, maire de la commune de Ouragahio a rencontré les différentes couches sociales de sa circonscription pour leur signifier que nul n'a intérêt que la ville de Ouragahio et ses environs brûlent. Et cela suite à la marche organisée par la société civile et les partis politiques de l'opposition. Une marche au cours de laquelle des individus ont fait deux blessés parmi les manifestants. C'était le lundi, 17 août dernier dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville de ladite localité.



Pour le maire, il s'agissait d'abord d'avoir les bonnes informations en écoutant les uns et les autres. Non sans avoir condamné au préalable toutes les formes de violence d'où qu'elles viennent. "Il est clairement établi que individus ont agressé délibérément ceux qui marchaient pacifiquement conformément à l'article 30 de la constitution ivoirienne, notre loi fondamentale qui autorise même des marches de protestation. Il n'est donc pas question que certaines personnes avec des machettes viennent agresser ceux qui marchent. Et ce qui est plus grave encore dans le cas de Ouragahio c'est que certains ressortissants de la CEDEAO sont pointés du doigt. En ma qualité de maire j'ai l'obligation de faire en sorte que tous ceux qui vivent sur le territoire de la commune de Ouragahio soient en sécurité et qu'ils vivent en paix. Nul n'a intérêt que Ouragahio brûle. Chacun doit jouer sa partition afin que l'entente, la cohésion sociale et la paix règnent à Ouragahio", a-t-il souligné.

Antony Garou n'écarte pas l'idée d'expulser de la commune les auteurs des troubles dont les noms reviennent de façon récurrente à travers des pétitions émanant des populations afin de permettre aux vaillantes populations de sa commune qui vivent en parfaite harmonie depuis des décennies d'entretenir ce parfait vivre ensemble. "Sans la paix personne ne peut vaquer à ses occupations. Nous sommes sur la terre des hommes et il n'en est existe pas un seul qui soit parfait. C'est pourquoi nous sommes en communauté afin que la défaillance des uns soit supplée par les autres. Personne ne peut vivre seul. Nous sommes condamnés à vivre ensemble dans le respect mutuel", a affirmé Antony Garou. Qui pense qu'il ne faut pas tribaliser le débat politique non sans avoir demandé à chaque habitant de Ouragahio de sensibiliser ses voisin, ses amis, ses parents à la paix.

Jefferson GNABRO
Correspondant permanent à Gagnoa.
Mercredi 19 Août 2020
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