Connectez-vous S'inscrire
La Dépêche d'Abidjan

Côte d'Ivoire: Le CFA et l'émergence: Vie ou Immolation? Quand l’émergence devient meurtrière !

L’émergence est devenue le véritable cheval de bataille du pseudo expert économiste venu du FMI et de la BCEAO, individu devenu Chef d’état ivoirien grâce aux bombes démocratiques de la France courant Mars/Avril 2011. Il fut annoncé comme un véritable bosseur et l’homme providentiel pour l’économie ivoirienne, visiblement en difficultés après une décennie de crise politico-militaire, ironiquement orchestrée par la rébellion nordiste de M. Ouattara.


Côte d'Ivoire: Le CFA et l'émergence: Vie ou Immolation? Quand l’émergence devient meurtrière !
Pendant la campagne électorale de d’Octobre/Novembre 2010, cet homme politique prétendait apporter une émergence en Côte D’Ivoire et le développement des différentes régions sinistrées. Il avait pour l’occasion annoncé une pluie diluvienne de milliers de milliards par région, la construction d’une université par région par an, des millions d’emplois, des logements sociaux et bien d’autres promesses électoralistes.
Pendant la crise post-électorale, le Président américain Hussein Barack Obama annonçait aux ivoiriens que le sieur Ouattara était l’homme de la situation afin d’apporter la démocratie et l’émergence en Côte D’Ivoire. Depuis lors, les ivoiriens attendent patiemment la traduction en faits et actes les promesses de M. Ouattara, homme politique et financier qui passa son temps à diaboliser ses adversaires politiques, se mystifiant pour se donner de la contenance et se présenter comme l’homme de la situation avec les solutions pour l’état ivoirien. Il avait coutume de distraire les populations avec sa rhétorique selon laquelle, il avait travaillé dans les plus grandes institutions financières de la planète et qu’il savait comment chercher de l’argent.
Aussi, il ne ratait jamais l’opportunité de dire aux populations ivoiriennes, qu’il avait un carnet d’adresses très chargé contenant tous les noms des personnalités politiques et financières de notre univers. En clair, M. Ouattara soutenait mordicus être l’individu providentiel, le sauveur ou le messie tant attendu afin d’apporter la justice, l’égalité, la réconciliation des ivoiriens, la cohésion sociale et l’émergence. Pour ce faire, son régime d’analphabètes fit de l’économie ivoirienne, une propagande outrageuse. Tantôt, ce régime annonçait le taux de croissance de 6.3% ou tantôt de 9.8% après quelques mois de pouvoir. La patronne du FMI, Christine Lagarde, en véritable françafricaine avait apporté un soutien de taille au régime, en confirmant le taux de croissance annoncé. Depuis lors, M. Ouattara s’est lancé dans sa course à la réalisation de l’émergence en Côte D’Ivoire. Tout le monde parle d’émergence et rien que cela. Pour ce faire, le régime tortionnaire d’Abidjan, avait honteusement récupéré les projets et budgets alloués aux projets de l’ancienne administration pour en faire la preuve palpable d’une Côte D’Ivoire en pleine émergence. C’est ainsi que les vieux bâtiments de l’Université d’Abidjan-Cocody fut repeints à hauteur de 130 milliards CFA sans pour autant prévoir des toilettes, des restaurants, des salles de TD, des amphis, des micros, la climatisation des salles de TD et amphis, l’équipement informatique et les sites universitaires, encore et toujours illégalement occupées par les soldats FRCI et leurs familles.
Aussi, M. Ouattara offrit un contrat juteux à Bouygues pour la livraison de 3 bus électriques de 15 places chacun, à hauteur de 3 milliards CFA, en lieu et place des bus TATA d’une capacité de 60 places chacun et au nombre de 30 pour une population estudiantine de 75,980.
Aucune université ne fut construite depuis la prise de fonction du Chef d’etat ivoirien, comme promis en Novembre 2010. Les frais d’inscription sont passés de 3000 CFA à 100 000 CFA, pour des étudiants issus de familles pauvres et dans un pays en pleine récession.

Les soit disant projets de l’émergence version Ouattara couvrent la construction du 3e pont et l’échangeur de la Riviera, le prolongement de l’autoroute du nord et l’autoroute de Bassam.
En réalité, tous ces projets dont les budgets furent sécurisés par l’administration Gbagbo, sont exclusivement des projets du FPI et non du RDR. Les projets du Président Gbagbo pour l’émergence furent le transfert de la capitale à Yamoussoukro, la construction de l’hôtel des députés, la construction de la nouvelle Assemblée Nationale, la construction du nouveau palais présidentiel, le prolongement et l’élargissement de l’autoroute du nord, la construction d’un hôpital avec la dernière technologie médicale à Gagnoa, le pont de Bouaflé, le pont de Jaqueville, la construction du 3e pont et l’échangeur de la Riviera pour désengorger Abidjan, le pont de la 7/8e tranche, l’autoroute de Bassam, la construction d’un pont reliant la commune de Yopougon à l’Ile Boulay et la construction d’un nouveau port sur l’Ile Boulay, tout ceci baptisé « Le Grand Abidjan ».
Ces projets n’ont pour la plupart jamais vu le jour, en grande partie dû à la guerre civile injustement imposée au Président Gbagbo, pour des questions d’élections ou de résultats contestés.

De nos jours, le régime Ouattara honteusement pompe dans ce vaste projet de gouvernement et l’émergence de la Côte D’Ivoire, afin d’en tirer quelques projets, en faire siens et distraire à travers la propagande les militants et sympathisants du RDR.
Les projets de gouvernement du RDR, n’existent pas dans les faits, car l’actuel régime n’avait jamais envisagé se trouver à la tête de l’état ivoirien. Le pouvoir les a surpris grâce à la générosité du nain français, à l’époque Chef d’état français et son armée d’envahisseurs, la Licorne et la collaboration tacite et stratégique des forces dites de paix et impartiales, l’ONUCI.
En d’autres termes, le régime d’Abidjan n’avait rien de concret à proposer aux populations sinon que de reprendre les projets de leurs prédécesseurs pour en faire les leurs pour la propre survie.

Cependant, les tenants du pouvoir sont toujours incapables de mener à bien les projets empruntés. D’ailleurs pour la construction du 3e pont et l’échangeur de la Riviera, la Chine se proposait de le faire à 135 milliards CFA. Bouygues propose de le faire à 225 milliards CFA. Finalement, c’est Bouygues qui décrocha le contrat de la construction du 3e pont et l’échangeur de la Riviera. Cet échangeur sera payant pour l’utilisation. Chose inadmissible par ces temps qui courent et l’intention de désengorger la capitale. L’autoroute du nord est aussi payante depuis quelques jours.

L’émergence ivoirienne version Ouattara est un cas d’école. En l’absence totale de toutes les conditions nécessaires pour l’avènement d’un état émergent, le régime Ouattara continue de faire de la distraction en parlant en termes de progrès ou émergence du pays. L’administration ivoirienne existe que de nom. Le trésor public ivoirien est désespérément vide. Les taxes et autres recettes de l’état ne sont pas versées au trésor. Il existe une économie parallèle, tenue par les ex Com et certains barons du régime, faisant le beau temps et la pluie en Côte D’Ivoire.

Il existe aussi la fuite de capitaux vers la sous–région en particulier le Burkina Faso, pays sahélien devenu grand producteur de cacao depuis le début de la crise ivoirienne et aussi anciennement base arrière de la rébellion et de nos jours un véritable paradis fiscal pour le régime Ouattara, détenant des immeubles, hôtels, boites de nuit et des milliards CFA dans les banques burkinabés.

La zone CNO (Centre-Nord-Ouest) productrice de cacao, café, bois de Thèque, diamant, or, est encore et toujours sous le contrôle de certains ex Com de la rébellion. Les recettes de ces produits sont versées dans les caisses obscures de la rébellion, encore tenues par le PAN Soro Guillaume, véritable patron des FAFN (Forces Armées des Forces Nouvelles), armée de fortune du RDR et véritable force d’occupation de ladite zone. Les commandants de cette armée prélèvent aussi des taxes de toutes sortes sur les populations et les automobilistes.
En d’autres termes, malgré la réunification du pays, il existe encore deux Côte D’Ivoires, à savoir celle du nord tenue par les FAFN et au sud tenue par le régime Ouattara. Partant de ce fait, les recettes nationales ne convergent pas vers le trésor public, réduisant le pouvoir économique et ou financier du pays.

M. Ouattara, prétendument connu comme rigoureux et grand avocat de la bonne gouvernance, laisse faire les choses dans l’unique but de conserver son fauteuil. Il préfère le pillage des ressources naturelles et l’économie ivoirienne par ses soldats et barons afin de les contenter et les distraire et enfin les occuper à ne point lorgner son fauteuil.
En d’autres termes, il laisse ses militants et soldats s’enrichir au détriment des populations dans l’unique but de se maintenir au pouvoir. Il en fait autant avec l’ancienne métropole, bénéficiant des largesses des Ouattara en termes de contrats. Tout ou presque tout revient à la France. En retour, la France s’apprête à construire une base militaire, uniquement pour sa sécurité, opérationnelle dès Janvier 2015, quelques mois avant les échéances électorales de la même année.

Cette base militaire française, la deuxième après le 43e BIMA de Port-Bouët serait pour la lutte contre le terrorisme islamiste. En réalité, il fallait faire du terrorisme islamiste un prétexte justifiant la présence de l’armée française en Côte D’Ivoire.
Les armées étrangères sont en Afrique pour diverses raisons à savoir la protection des intérêts de leurs états, la protection des installations, la protection du personnel diplomatique et des ressortissants, l’espionnage, la reconnaissance, la formation des rebelles et frustrés des régimes, le sabotage ou exercer des pressions de toutes sortes sur les états opposés à leur politique africaine.

En termes d’émergence, il se trouve un grand nombre de critères à satisfaire. L’état souhaitant l’émergence doit avoir une politique pertinente, avec des lois pertinentes, une main d’œuvre qualifiée, la sécurité des biens, personnes, ressources naturelles et des frontières, la maitrise de l’inflation, un strict minimum de taux de croissance, un taux de croissance stable, une monnaie locale et propre à l’état concerné et une banque centrale. C’est justement sur ce point que l’émergence version Ouattara distrait tout le monde.
En effet, l’état ivoirien n’a pas de monnaie locale et dépend du CFA, monnaie franco-africaine de l’ère coloniale. Il est certes vrai que l’état ivoirien commande 40% de la zone UEMOA, mais cela ne peut en aucun garantir une quelconque émergence à la Côte D’Ivoire. Vouloir faire de l’émergence une réalité avec le CFA comme monnaie, c’est justement retarder le progrès économique de ce pays, c’est se faire hara kiri.

Le CFA n’est pas une monnaie ivoirienne mais plutôt une monnaie française léguée aux anciennes colonies françaises. La BCEAO et la BEAC sont des banques centrales françaises, installées en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale. Le Conseil d’Administration est encore aux mains des français. La France décide toute seule des grandes décisions économiques et ou financières des états usant du CFA. Ces états africains sont donc contraints par les accords économiques à savoir la retenue de 50% des recettes des produits agricoles, miniers et pétroliers africains, recettes retenues au trésor français depuis 1961. C’est la somme de 4 000 milliards CFA des pays africains, retenues au trésor français. Cet argent est souvent prêté aux africains sous formes de prêts ou d’aide au développement avec des intérêts exorbitants.

En réalité, les états africains payent encore les dettes coloniales remontant à la fin de la deuxième guerre mondiale et le Plan Marshall. L’Afrique a payé pour la reconstruction de l’ancienne métropole. Elle continue encore de payer ses dettes à la France, pour la soit disant perte de revenues due aux indépendances africaines.

L’Afrique est malheureusement super-endettée ou surendettée avec le CFA. Pendant plus d’un demi-siècle, l’Afrique continue encore de servir de source ou manne financière de la France. L’Afrique n’est pas encore sur la voie de se défaire de ses dettes coloniales.
Souvent des promesses sont faites par les occidentaux afin de réduire ou annuler les dettes coloniales, mais toujours et encore des discours pompeux et hypocrites afin de distraire les populations ou les états concernés.

Soit la France réduit une partie de la dette du pays et automatiquement contraint ce même état bénéficiaire à accepter un nouveau prêt pour la construction ou le développement du pays, faisant à nouveau de cet état un état dépendant de la métropole.
En d’autres termes, la France annule les dettes pour imposer de nouvelles dettes, faisant des pays africains, des éternels états endettés. Telle est la politique africaine de la France. Elle maintient les états africains dans la dépendance économique.
M. Ouattara, si ce dernier avait suivi correctement ses cours d’économie, il l’aurait su qu’on ne peut développer une économie sur une monnaie étrangère. C’est un peu l’image d’un père de famille dépendant de son voisin afin de nourrir ses propres enfants. Quel intérêt aurait-il le voisin à nourrir vos propres enfants ?

Vouloir compter sur la générosité du voisin afin de nourrir votre propre famille, c’est manquer d’indépendance financière. Si l’indépendance financière fait gravement défaut, l’on ne peut rien réaliser en termes d’émergence. Ce fut la raison qui anima le Président Gbagbo à ordonner la cessation des paiements au trésor français et explorer la création d’une monnaie ivoirienne, le MIR.
Malheureusement, la monnaie ivoirienne n’est plus à l’ordre du jour, car le Président Gbagbo fut « dégommé » du pouvoir et le nouvel homme fort est étroitement lié à la politique africaine de la France, communément appelée la Françafrique.
Ce déséquilibre économique est la véritable raison de l’endettement effréné de M. Ouattara depuis sa prise de fonction en Avril 2011. Il lui faut emprunter pour payer les agents et fonctionnaires de l’état et les dettes intérieures. Avec un trésor public ivoirien tristement et désespérément vide, il est virtuellement impossible de soutenir la politique émergente de M. Ouattara.
Dans pareilles circonstances, l’état n’a d’autres choix que d’emprunter et emprunter pour conduire à bien les services de l’état. M. Ouattara ne peut donc point échapper à cette politique économique déséquilibrant son programme d’émergence et l’économie ivoirienne.

Il est malheureusement victime et esclave de son choix politique, la Françafrique. C’est le prix à payer pour la collaboration avec les multinationales occidentales.
Le cas Ouattara n’est pas différent ou isolé des autres états ou anciennes colonies françaises. Les pays émergents en Afrique, le sont pour l’unique fait historique d’être des anciennes colonies anglaises ou lusophones. C’est le cas du Nigeria, actuellement l’économie la plus performante de l’Afrique, l’Afrique du Sud, le Kenya, la Tanzanie, le Ghana, la Guinée Equatoriale et l’Angola. Tous ces états africains ont aussi leur propre monnaie et leur propre banque centrale, ce qui est loin d’être le cas des pays francophones y compris la Côte D’Ivoire.

Les résultats d’une telle politique économique ne peuvent que produire la misère pour les populations. La Côte D’Ivoire, anciennement le moteur économique de la sous-région, occupe la dernière place en tout. Le dernier classement opéré par la Fondation Mo Ibrahim est catastrophique pour la Côte D’Ivoire.

Aussi, les populations se plaignent toutes de l’économie ivoirienne. L’argent ne circule plus comme ce fut le cas sous l’administration Gbagbo. Les populations sont encore plus pauvres sous Ouattara que ce fut le cas sous le Président Gbagbo. L’inflation est vertigineuse et incontrôlable. Les autorités ivoiriennes sont incapables d’y apporter des solutions idoines. Le chômage est passé de 1 300 005 à 3 millions en l’espace de 3 ans de mandat de M. Ouattara. Les hôpitaux sont sous-équipés et le personnel soignant très démotivé et sous-payé. Les logements sociaux n’existent toujours pas. Cependant des familles entières et souvent des militants et sympathisants du RDR sont victimes de la politique de déguerpissement, déversant des familles entières et communautés dans la rue à dormir à la belle étoile, sans au préalable prévoir un lieu de chute pour ces gens-là. L’école est en ruine et les débouchés sur l’emploi très minces voire inexistants. Les concours d’entrée à la Police, Gendarmerie, Douane, aux Impôts et à la Fonction publique, très sélectifs et uniquement réservés aux militants et sympathisants du Chef d’état ivoirien, faisant des autres groupes ethniques des chômeurs techniques et ethniques.

Les banques et autres institutions financières n’accordent que des prêts d’investissement aux militants et sympathisant du RDR ou aux barons du régime Ouattara. Les PME/PMI ivoiriennes broient du noir lorsque les entreprises françaises et burkinabés bénéficient des largesses du régime ivoirien en termes de subventions et relaxes ou flexibilité fiscales.
En clair, l’économie ivoirienne sous le premier Chef d’état ivoirien, reconnu comme un expert-économiste, est sous perfusion et dépend de l’extérieur malgré les richesses naturelles du pays. C’est cela le triste constat.

Cependant, les analphabètes et autres illettrés faisant le gros de l’électorat ou soutien du Chef d’état ivoirien, soutiennent le travail colossal abattu par leur champion. Ils soutiennent en chœur l’émergence dont la Côte D’Ivoire serait bénéficiaire. Ils ne se rendent même pas compte des tristes réalités en Côte D’Ivoire, à savoir des familles peinant à se nourrir deux fois par jour ou les populations chassées de leur lieux d’habitation ou de travail ou ne pouvant pas s’offrir le luxe de se soigner dans les hôpitaux publics par manque de médicaments de première nécessité, de lits et d’équipement en tous genres. La jeune Awa Fadiga, mannequin de son état, décéda dans un hôpital de la capitale par faute de soins et de personnel.

Nick de Bessou

Samedi 24 Mai 2014
La Dépêche d'Abidjan



Tribune
Notez

Nouveau commentaire :
Twitter

Conditions d'utilisation
Merci d'écrire dans un langage correct et d'éviter des affirmations sans preuves.




Actualité | Opinion | Contributions | Vidéos | Zouglou Feeling | People | Reportages | Tribune | Lu pour vous | Arts et Cuture | Insolite | Communiqué | Sports | Santé | Tourisme - Voyages | À ne pas manquer | VOTRE PUBLICITÉ SUR LA DÉPÊCHE D'ABIDJAN | Espace Kamite



"Le Franc des Colonies Françaises d'Afrique (FCFA) est une propriété à part entière de la France."

La Dépêche d'Abidjan | 18/05/2018 | 2586 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 12/12/2017 | 3283 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 11/07/2017 | 2157 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 27/04/2016 | 5365 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 24/10/2015 | 51021 vues
33333  (36 votes) | 14 Commentaires
La Dépêche d'Abidjan | 12/05/2015 | 3533 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 04/01/2015 | 5747 vues
00000  (0 vote) | 3 Commentaires