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Côte d’Ivoire: « Il y a trop d’improvisation » au FPI selon Eugène Djué

Eugène Djué, cadre du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, a estimé dimanche qu’ “il y a trop d’improvisation’’ au sein de sa formation politique, l’invitant à seize mois de la présidentielle de 2015, à ne pas rester “dans les boycotts éternellement’’, dans une interview à ALERTE INFO.


Côte d’Ivoire: « Il y a trop d’improvisation » au FPI selon Eugène Djué
Vous vous êtes illustré pendant la gouvernance du président Laurent Gbagbo comme l’un de ses plus farouches partisans. Depuis son arrestation le 11 avril 2011, on ne vous entend plus, on ne vous voit plus. Qu’est-ce qui explique ce silence ?

C’est une démarche personnelle que j’ai bien envie de conseiller à tous les hommes politiques. Qu’on parle moins, surtout les gens de mon camp, je pense qu’on parle trop. Pour moi, cela fait partie des leçons que nous devons tirer de la crise. Il fallait tirer des leçons collectives et individuelles de cette crise. En ce qui concerne le volet collectif, nous n’avons pas encore eu le temps de le faire. Mais il faut le faire absolument. Au niveau individuel, quand je fais le bilan, j’estime qu’on a trop parlé et j’ai décidé de moins parler et d’agir plus.

De nombreuses personnes de votre camp vous reprochent d’avoir abandonné le terrain de la mobilisation au profit d’un jeune comme Justin Koua.

Koua Justin était le secrétaire national chargé de la jeunesse du Front populaire ivoirien (FPI). Donc, il était dans son rôle. De septembre 2011 à août 2014, j’étais membre du secrétariat général du FPI. Et le FPI a un porte-parole. Et moi je travaillais au sein du parti donc je n’avais rien à dire. Koua Justin dirigeait une structure spécialisée, donc il avait le droit à la parole. Moi j’étais au secrétariat général qui a un porte-parole.

En l’absence de Blé Goudé qui était le leader de cette jeunesse pro-Gbagbo, certaines personnes auraient voulu vous voir prendre le relais au niveau de la mobilisation...

Blé Goudé n’est pas mon leader et il ne mobilisait personne. Il parlait au nom de Laurent Gbagbo c’est pourquoi vous voyiez les gens à ses meetings. Pourquoi n’avez-vous vu personne quand il a été arrêté ? Parce que ce n’est pas pour lui que les gens travaillaient, mais Blé Goudé travaillait pour Laurent Gbagbo, comme nous tous. Et chacun avait son rôle.

Les gens s’attendaient quand même à vous voir sonner la mobilisation en l’absence de Blé Goudé !

Sonner quelle mobilisation ? Pourquoi Blé Goudé lui-même est allé en exil ? Il était là qu’il n’aurait pas pu le faire. Moi, je ne suis pas un remplaçant de Blé Goudé et il n’est pas mon leader non plus. Ce qu’on a fait pendant dix ans quand on était au pouvoir. On chute et vous voulez qu’on fasse la même chose. Ça sert à quoi ? Il y a des gens qui sont restés nostalgiques. Si la mobilisation avait des effets on serait encore au pouvoir. La politique c’est la saine appréciation des réalités du moment. La réalité du moment, c’est quel meeting tu vas aller faire et c’est pourquoi ?

Que devient votre mouvement l’Union pour la libération totale de la Côte d’Ivoire (UPLTCI) ?

L’UPLTCI est là. Nous nous organisons.

Quels sont vos objectifs maintenant ?

Nos objectifs sont très clairs. Nous avons compris que la violence a montré ses limites. La guerre n’a pas sauvé la Côte d’Ivoire. Notre premier objectif est de ramener la paix en Côte d’Ivoire.

Au jour d’aujourd’hui quels sont vos rapports avec le FPI ?


Je suis militant du Front populaire ivoirien. Aujourd’hui, je ne suis plus membre d’une instance du parti.

On sent un achoppement entre vos prises de position et la ligne du parti. Tout à l’heure vous avez dit que le boycott n’est pas une bonne chose...

Je n’ai pas dit ça. J’ai dit qu’on ne restera pas dans les boycotts éternellement. Parce qu’un parti ça vit, ça concourt au suffrage, à la promotion de ses militants. Si on reste dans les boycotts, nous allons tuer le parti.

Le FPI doit-il présenter un candidat à la présidentielle de 2015 ?


Nous ne sommes pas encore à ce débat. Le moment venu nous en parlerons. Pour le moment nous sommes dans la logique de la lutte. L’autre aspect que les gens doivent comprendre, ce n’est pas avec des fusils que nous irons chercher Laurent Gbagbo à La Haye. Ce n’est pas avec des fusils que nous sommes allés chercher Affi N’Guessan à Bouna. Depuis avril 2011, beaucoup de camarades ont été libérés. Ce que nous devons faire, c’est de nous adresser au pouvoir qui les détient pour leur dire de les libérer. C’est par le dialogue et la négociation que nous avons sorti tous ceux qui sont là. J’ai foi dans le dialogue et la négociation.

Aujourd’hui le Président du FPI Pascal Affi N’guessan est soupçonné de jouer sa carte personnelle...

Ce sont ces débats que je déplore au Front populaire ivoirien : les suspicions de traitrise. Moi je n’apprécie pas forcement la ligne actuelle.

Qu’est-ce que vous n’appréciez pas actuellement dans la ligne de la direction actuelle du FPI ?

Je crois qu’il y a trop d’improvisation. Et on ne réagit qu’après les actions, les décisions du gouvernement. Nous n’avons pas un plan cohérent d’organisation, de planification d’actions. Cela est déplorable.

Comment avez-vous vécu le transfèrement de Blé Goudé à La Haye ?

Blé Goudé arrêté et transféré à La Haye. Je ne me sens pas visé mais très concerné. Souvenez-vous que c’est Blé et moi qui avons été sanctionnés dans notre camp par l’ONU.

Blé Goudé a-t-il selon vous des chances de s’en sortir ?


Il faut qu’il s’en sorte. Il faut qu’on le libère. J’ai espoir que Blé Goudé revienne. Personne en Côte d’Ivoire ne doit être à La Haye. Il faut que Gbagbo revienne. Il faut que les acteurs politiques se retrouvent. C’est pourquoi je suis contre toute action de belligérance, toutes ces violences verbales qui ne nous ont conduits nulle part. Malheureusement, certaines personnes veulent perpétuer ces violences.

Un journal de la place vous a récemment accusé de faire campagne en ce moment pour le président Alassane Ouattara…

Si parler de paix, de cohésion, de dialogue pour faire tomber les murs de la méfiance c’est faire campagne pour Ouattara….Sinon voici ce qui me fait courir et je n’ai pas encore été sollicité pour faire campagne. On me reproche d’être très souvent avec des leaders de mouvements pro-Ouattara. Vous voulez que je sois avec qui ? C’est avec eux qu’on a des problèmes et c’est avec eux qu’on doit se réconcilier. Je suis allé recevoir Ouattara dans mon village mais cela ne fait pas de moi un militant du RDR (Rassemblement des républicains). Je ne crois pas que c’est en insultant Alassane Ouattara qu’on fera libérer Gbagbo. Tous ceux qui insultent Alassane Ouattara, je les vois œuvrer pour que Gbagbo ne soit pas libéré. Et cela me fait mal.

Avez-vous l’impression qu’en trois ans, Alassane Ouattara a beaucoup fait pour la réconciliation ?

Beaucoup de choses ont été faites mais il a besoin de faire toujours des efforts.

Source : Alerte-info
Mardi 1 Juillet 2014
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