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La Dépêche d'Abidjan

Côte d'Ivoire - GUIBÉROUA : Le sous-préfet prône la réconciliation des fils et filles de Lébam.

Yapo Assamoa Stéphane, sous-préfet de la circonscription administrative de Guibéroua, s'est rendu dans le village de Lébam, localité située à 3 kilomètres du chef-lieu, pour prôner la réconciliation des fils et filles de ce village. Mais également faire taire et de façon significative et définitive le comportement d'insubordination entretenu par une frange de la population de Lébam vis-à-vis de Kougnon Jean Marie, le chef de ce village. C'était samedi, 23 mai dernier, sous l'apatam de Lébam, en présence des représentants des différentes familles, des jeunes, des associations de femmes et de certains cadres dont Hervé Tapé et Drogba Charles.


Côte d'Ivoire - GUIBÉROUA : Le sous-préfet prône la réconciliation des fils et filles de Lébam.
En effet, depuis des mois, un grand fossé sépare les deux plus grandes familles du village de Lébam suite à la désignation par consensus de Kougnon Jean Marie comme chef de village devant Gadji Joseph, président du comité des chefs traditionnels du département de Gagnoa. Un choix selon les us et coutumes en vigueur dans le village de Lébam qui a permis au préfet de région, préfet du département de Gagnoa d'alors, Sanogo Al-Hassana, de lui délivrer un arrêté préfectoral comme l'exige l'administration ivoirienne. C'est ce que conteste le camp de l'ophtalmologue et retraité Dr Drogba Charles N'Guessan à travers plusieurs correspondances adressées au sous-préfet de Guibéroua rendant ainsi l'atmosphère dans le village angoissante, délétère.


Yapo Assamoa Stéphane, sous-préfet de Guibéroua, s'est donc rendu dans le village pour prôner la réconciliation. Selon ce dernier, les cadres et autres contributeurs à la cohésion sociale doivent s'impliquer dans la gestion des crises et difficultés qui surviennent pour éviter une cohésion sociale fragile. Mieux, ces derniers doivent construire une structuration intelligente pour aller à la paix, à la tranquillité, à la quiétude.

"Ne peut-on pas s'asseoir pour discuter sans s'agresser, sans injures ? Les cadres doivent faire des sacrifices sur eux-mêmes pour l'intérêt général du village et s'éloigner de leur égocentrisme. Et ne pas verser dans les petites choses, ni tomber dans un égocentrisme intellectuel. Il faut changer de mentalité, ne pas être frappé d'incompétence et admettre que la société évolue. Si la volonté intellectuelle, émotionnelle et spirituelle n' y sont pas, le physique ne peut pas suivre. La grandeur d'un homme c'est de transcender toute forme de frustration. Les cadres se doivent d'apporter le développement à Lébam en laissant une marque indélébile et le meilleur exemple", a conseillé le sous-préfet. Qui a précisé qu'entre la guerre et la paix, un homme censé choisirait aisément la paix et vivre en harmonie avec les autres parce que les diffamations et le rejet détruisent la paix.

S'adressant à toutes les couches sociales, Yapo Assamoa Stéphane leur a demandé de pendre une volonté de réconciliation, un acte de nouveau départ et de tout laisser tomber. "Abandonnez toutes les velléités pour vous mettre ensemble et vivre ensemble. Transcendez vos émotions. Ce n'est pas la taille de vos muscles qui fait de vous des hommes. Mais c'est savoir être un leader, celui qui conduit son groupe non pas dans un trou, mais dans un endroit paisible ", a-t-il souligné. Puis il a martelé qu'aller à la paix est une liberté. Cependant celui qui ne veut pas y aller ne doit pas semer des troubles.


Le sous-préfet a réitéré que Kougnon Jean Marie est le chef du village de Lébam pour lequel l'administration a signé un arrêté préfectoral. Et qu'en dehors de lui, il n'existe personne d'autre qui est chef de village de Lébam. C'est pourquoi il doit avoir autour de lui l'ensemble de toutes les forces vives de Lébam pour réorganiser le village et poursuivre son développement. " Je ne vous exige rien. Cependant main dans la main avec votre chef de village Kougnon Jean Marie et en laissant tomber toutes les velléités vous participerez tous à tous les niveaux au développement harmonieux de Lébam " à souhaité Yapo Assamoa Stéphane. Le camp du Dr Drogba a mentionné qu'il n'opérait aucune exigence autre que la présentation physique de l'arrêté préfectoral du chef de village Kougnon Jean- Marie aux populations. Ce que le sous sous-préfet a accepté et qui sera fait dans un bref délai.

Jefferson GNABRO
Correspondant permanent à Gagnoa.
Mercredi 27 Mai 2020
La Dépêche d'Abidjan



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