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La Dépêche d'Abidjan

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Côte d'Ivoire - BAYOTA : Les jeunes de la diaspora et des autres régions du pays, originaires du village de Téhiri, apportent soutien et réconfort à leurs parents.


C'est en présence du 4 ème adjoint au maire de Ouragahio, représentant le député Antoni Garou, du lieutenant Ouattara du poste des eaux et forêts de Bayota, représentant le directeur régional et de Coulibaly Yohou Hevelyne, fille de Téhiri, que les jeunes originaires de cette localité ont apporté soutien matériel et réconfort moral à leurs parents. Un acte social posé suite aux événements malheureux et douloureux qu'ont connu les populations du quartier bété du village de Téhiri le 31 octobre 2020, date des élections présidentielles.

Selon, Séri Hilaire, le responsable de cette jeunesse, si quelqu'un taillade ta mère et fuit, il est raisonnable de t'occuper dans un premier temps de ta génitrice qui est en agonie que de poursuivre le malfaiteur. Autrement dit, si tu le faisais tu trouveras certainement ta mère morte. "Nous ne pouvons donc pas poursuivre ceux qui ont agressé nos parents, ceux qui ont tué nos parents, ceux qui ont brûlé plus d'une centaine d'habitations. Nous devons apporter à notre mère à nous, le village de Téhiri, les soins que nécessite son état de santé. Nous sommes venus passer quelques temps avec nos parents pour leur dire que nous sommes avec eux. Mais surtout leur permettre d'oublier un temps soit peu toute la barbarie dont ils ont été victimes", a-t-il affirmé.

Séri Hilaire a souligné que les jeunes de Téhiri ne sont pas en ce moment dans cette localité pour festoyer. Parce qu'il est inconcevable, inadmissible et impardonnable de se réjouir à Téhiri alors que Koudou Paul, le chef de village, agressé lâchement, est toujours absent pour des soins de santé. " Nombreux sont ceux qui ont fui ce village et qui ne sont toujours pas revenus. Téhiri saigne encore et Téhiri n'est toujours pas dans le village de Téhiri", a dit Séri Hilaire en sanglots.

Pour Coulibaly Heveline, Téhiri vient de loin. Il est maintenant question de travailler afin que toutes les populations de ce village vivent et continuent de vivre ensemble dans la paix au sens plein du terme pour un développement harmonieux de Téhiri. "Notre village est une famille et nous avons obligation de la souder. Quand on extrait de l'or, il ne brille pas aussitôt. Il faut qu'il passe par des fourneaux pour voir tout son éclat. Nous devons prôner la paix, l'amour et être en conformité avec le nom glorieux de notre village. C'est à dire Téhiri Zikèkou. Nous devons aller de l'avant, être ensemble sans aucune considération de partis politiques, .
oublier tout ce qui s'est passé. Il faut que ce mal reste derrière nous. Ce que nous devons rechercher, c'est comment pardonner et pourquoi pardonner. Nous devons vivre ensemble avec tous ceux qui sont dans ce village de Téhiri " a-t-elle précisé.


Il faut rappeler qu'au cours de ce qui convient d'appeler les événements de Téhiri, ce 31 octobre 2020, 73 habitations ont été brûlées ou saccagées, plusieurs blessés dont 6 dans un état critique, 4 morts et une femme disparue. Les jeunes ont offert deux broyeuses mobiles de mainioc aux femmes du village.

Jefferson GNABRO
Correspondant permanent à Gagnoa.
Mardi 17 Août 2021
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