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Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara investi président

Nicolas Sarkozy, qui a assisté à la cérémonie d'investiture, affirme que la France gardera "toujours" des forces militaires en Côte d'Ivoire.


Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara investi président
Un mois après la reddition sous les baïonnettes de Laurent Gbagbo, Nicolas Sarkozy est venu apporter ce samedi 21 mai son onction au président ivoirien Alassane Ouattara, érigé en modèle de ces démocrates africains que la France entend désormais soutenir.

"Ce jour est pour nous un moment historique", a assuré Alassane Ouattara, se félicitant que la crise se soit "achevée par la victoire de la démocratie". "C'est un succès pour la Côte d'Ivoire et pour l'Afrique toute entière".

"Ce sont les Ivoiriens qui doivent choisir"

"C'est important d'être ici en Côte d'Ivoire aux côtés du président Ouattara, pour la démocratie, pour l'Afrique", a dit à l'aéroport Nicolas Sarkozy devant Ouattara.

"Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants", a déclaré Sarkozy lors d'une rencontre avec la communauté française à Abidjan, dans la base de la force militaire française Licorne à Port-Bouët, dans la sud de la ville. "Mais je veux que les choses soient claires entre nous: l'armée française n'est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que cela soit, fût-il un gouverment ami. Ce sont les Ivoiriens qui doivent choisir", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy est venu apporter un soutien politique à son "ami" Alassane Ouattara et, surtout, tourner enfin la page des relations souvent troubles entretenues par la France avec ses ex-colonies africaines dans ce pays qui en fut longtemps le symbole.

Les premières déclarations

"Le temps est venu de renouer avec les valeurs profondes de notre belle Côte d'Ivoire et de rassembler les Ivoiriens", a déclaré le nouveau président, Alassane Ouattara, après avoir été solennellement investi devant un parterre de chefs d'Etat africains, le président français Nicolas Sarkozy et le chef de l'ONU Ban Ki-moon.

"Célébrons la paix sans laquelle aucun développement n'est possible", a poursuivi Ouattara, lançant un appel "solennel à la réconciliation" pour qu'émerge "un Ivoirien nouveau".

"La Côte d'Ivoire se réconcilie et se rassemble", a-t-il insisté.

"Un moment historique"

La crise née du refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010 a débouché sur 15 jours de guerre et été marquée par la mort de près de 3.000 personnes, selon le nouveau pouvoir.

Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril à Abidjan par les forces de Ouattara, qui dans leur offensive ont reçu l'appui décisif de la France et de l'ONU.

Un grand merci à Sarkozy

Le président ivoirien, qui avait prêté serment le 6 mai, a salué "tout particulièrement" la France, ex-puissance coloniale, "avec laquelle la Côte d'Ivoire a des liens historiques et une vision commune de l'avenir", malgré des tensions parfois très fortes sous la décennie Gbagbo.

"Monsieur le président Sarkozy, le peuple ivoirien vous dit un grand merci", a-t-il déclaré sous des applaudissements nourris, avant de rendre hommage notamment à "l'engagement de l'ONU".

Plusieurs milliers de personnes chantaient et dansaient dans une ambiance très festive aux abords du site de la Fondation Félix Houphouët-Boigny, où s'est tenue la cérémonie et placée sous haute surveillance des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FCRI) et des Casques bleus de l'Onuci.

La Côte d'Ivoire se reconstruit

Depuis le 11 avril, la Côte d'Ivoire se relève peu peu: les fonctionnaires ont repris le travail, les écoles ont rouvert et l'activité économique, touchée de plein fouet, sort de sa paralysie.

Mais le pays reste marqué par les exactions, violences et pillages des dernières mois, et les déplacés et réfugiés sont encore nombreux.

La situation sécuritaire s'améliore mais demeure fragile, notamment dans l'ouest, où des mercenaires libériens pro-Gbagbo en fuite sont accusés par les autorités d'avoir tué plus de 200 personnes début mai. Et policiers et gendarmes tardent à reprendre le travail à Abidjan, toujours contrôlée par les FRCI.

Le nouveau président a promis la réconciliation, en créant notamment une Commission ad hoc, mais aussi qu'aucun crime commis depuis le 28 novembre ne resterait impuni, quels qu'en soient les auteurs. Il a demandé à la Cour pénale internationale (CPI) d'enquêter sur les crimes les plus graves.

Le Nouvel Observateur - AFP
Dimanche 22 Mai 2011
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