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La Dépêche d'Abidjan

Conférence de Bensouda à Accra

À la suite des propos liminaires de Bensouda, plusieurs questions ont été posées. Parmi celles-ci, des questions précises relatives à la crise ivoirienne et à la poursuite d'un seul camp par la procureure, dont l'attitude a été fustigée. Visiblement heurtée, la procureure Fatou Bensouda a donné la réponse dont les points saillants vous sont résumés plus bas.


Conférence de Bensouda à Accra
RÉPONSE DE BENSOUDA

* Ce n'est pas la réalité de dire ce genre de choses sur la CPI, il faut quitter la tentation de dépeindre négativement la CPI. Tenter de fragiliser la CPI n'est pas une bonne chose. Le Budget de la CPI n'est pas financé uniquement par des états dit privilégiés dont les USA, mais plutôt par tous les états partis du statut de Rome ;
* Notre budget est financé par les 100 États partis, dont 34 sont africains et non pas par des états privilégiés de l'ONU. Nous sommes même en ce moment entrain de travailler sur le budget de l'année prochaine, on sait qui finance et ce que vous dites n'est pas exact ;
* Une probable sortie de la CPI des pays africains n'est pas un bon signal pour la lutte contre l'impunité et pour l'état de droit. Ce sont les pays Africains qui ont permis la naissance de la CPI et son évolution. Ce sont les pays africains qui saisissent la CPI pour venir enquêter chez eux, alors tu ne peux pas saisir et après quand la CPI vient, tu cries qu'elle est partiale ;
* Ce n'est pas exact de dire que la CPI est une cour qui existe uniquement pour poursuivre les Africains, c'est un faux procès car nous agissons dans d'autres pays en dehors d'Afrique ;
* Pour la Côte-d'Ivoire nous savons que cette situation crée beaucoup de débats et nous sommes désolé de ce qui est arrivé dans ce pays, mais la CPI fait son travail, elle ne s'est pas auto-saisie, c'est d'abord l'ex président Laurent GBAGBO qui a fait appelle à la CPI, et ensuite le président Ouattara a fait aboutir la ratification du statut de Rome, c'est pourquoi nous avons agi dans ce pays et notre travail se fait dans la justice, sans parti pris ;
* Comme je l'ai déjà dit, toutes les situations seront analysées, les autres parties seront poursuivies. Nous sommes actuellement entrain de regarder du côté de ouattara, mais sachez que ce n'est pas possible de poursuivre les deux camps en même temps et nous agirons selon notre programme ;
* Les juges ne sont pas là pour dire qui a gagné les élections ou qui les ont perdues, nous jugeons des crimes qui ont été commis, et même si ceux-ci proviennent de crise politiques, mais la CPI ne fait pas de politique et ne règle pas de différents politiques, mais les exactions commises ;
* Nous arrêtons et jugeons des personnes qui sont soupçonnées de crimes, mais si celles-ci sont innocentes ou si les preuves sont insuffisantes, les juges les libèrent. Il y a eu des cas où le bureau du procureur a été débouté et des personnes jugées ont été libérées, alors notre action n'est pas politique mais juridique ;
* Pour finir, sachez que nous sommes en train de faire des enquêtes dans le camp Ouatara et nous lancerons des poursuites quand nous seront prêts, quand nous le jugeront nécessaire, nous prendront notre temps, nous iront à notre rythme et n'accepterons aucune pression. /
‪#‎NB‬ : Camarades, voici les résumés ramassés des reponses de bensouda. Mais mal lui en a pris, car après cette réaction, on la pas laissé s'en tirer aussi facilement et les interventions plus corsées et précises ont plu sur sa tête, au point où la conférence était devenue un forum de règlement du litige ivoirien. Notez que c'est après cette réponse de bensouda que jai fait mon intervention. Dans une prochaine publication vous aurez les interventions des participants ivoiriens dont celle du ministre Katina, du professeur Tanoh Félix, de Askène Cissé, etc. Merci.

Kakry Khaza

Conférence de Bensouda à Accra
La question du docteur ‎Gnaka_Lagoké‬ sur la situation en ‪Côte d'Ivoire‬ soulève un tonnerre d'applaudissements dans la salle.

Après le speach de bensouda (que je vous resumerai après), place a été donné aux questions. 1er à intervenir, le professeur Lagoké à brièvement développé la situation en Civ, et a ensuite pris Bensouda au mot, en demandant à la procureure, si c'est faire preuve d'impartialité que de poursuivre un seul camp après une crise post-électorale où il est reconnu qu'il y a eu des exactions de part et d'autre. Il s'est étonné de la boulimie sectaire de la CPI, qui, non contente d'avoir arrêté le Président Laurent GBAGBO et le Ministre Blé Goudé, reclame encore la 1ère dame Simone GBAGBO, alors que cette même cours ne s'occupe pas du camp dramane. Pour corroborer ses dires, le professeur a rappelé les morts de Duekoué, les exactions des rebelles à Abobo, Yopougon, etc. et a demandé à Bensouda le moment auquel elle allait se résoudre à poursuivre les auteurs connus de ces crimes. Au regard de tout ce qui précède, le professeur a conclu pour dire qu'il doutait de l'impartialité de cette cour et de sa procureure.

Après cette intervention classe, la salle n'a pu s'empêcher de donner un satisfécit à l'intervenant à travers des applaudissements nourris, comme si les Ghanéens et leurs invités étrangers guettaient Bensouda et la CPI depuis longtemps.



Kakry Khaza
Jeudi 17 Mars 2016
La Dépêche d'Abidjan



Tribune
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1.Posté par Tommy le 18/03/2016 23:22 | Alerter
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On est tres loin de la justice ici. Car dans le cas kenyan les poursuites ont ciblees les deux camps en meme temps et de facon simultannee. Trois personnes de chaque bord pour etre plus exact. Comme par hasard ils s en sont tous tire. mais la realite plsu pragmntique des anglo-saxons et differentes de celle rancunieres des pays latins fautil le croire. C estd e la mauvaise foi tout simplement. VOus immagine soro guillaume a la cpi ? N ayant plus rien a perdre, bien-sure qu il ira dire comment le coup a ete planifie, comment la france, encore elle, a tout finance et tout prepare, comment les reunions se pasaient, comment les preparatifs se deroulaient, etc...... et cette france ne veut pas se retrouver dans la merdre voila tout. Le reste c est du blah, blah, blah, blah !

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