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La Dépêche d'Abidjan

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Cette manie de tout pardonner qui nous fragilise et nous rend ridicules


Il y a 16 ans, l’armée française tuait froidement en Côte d’Ivoire comme elle massacra 70 anciens soldats africains au camp militaire de Thiaroye situé non loin de Dakar (Sénégal), le 1er décembre 1944, si l’on en croit le rapport fait le 5 décembre 1944 par le général Dagnan. Ces anciens prisonniers de la Seconde Guerre mondiale manifestaient pour le paiement de leurs indemnités et le versement de l’argent qui leur était dû depuis des mois.

3 ans plus tard, ce sera au tour de Madagascar de pleurer ses morts. Les historiens parlent de milliers de personnes abattues par l’armée française. Quel crime les Malgaches avaient-ils commis ? On leur reprochait de s’être soulevés pour réclamer leur indépendance.

Ces crimes contre l’humanité sont restés impunis jusqu’ici parce que les Africains sont le seul peuple que tout le monde peut insulter, humilier, piétiner et massacrer et puis ça ne va nulle part parce qu’ils oublient et pardonnent facilement, parce que tout ce qu’ils savent faire, c'est de débiter des idioties du genre “À Dieu la vengeance et la rétribution, laissons-le faire notre palabra.

Quant à nous, nous devons pardonner à ceux qui nous ont offensés, etc." Or Jésus, celui-là même qui a parlé du pardon, ne tendit pas la joue droite quand un soldat le gifla sur la joue gauche mais posa la question de savoir ce qu’il avait dit de mal.
Après le 6 novembre 2004, jour où l'armée française assassina 64 jeunes Ivoiriens qui manifestaient pacifiquement devant l'hôtel Ivoire (Cocody), nous avons rapidement reconstruit le lycée français sans rien faire pour les blessés et les familles des morts. La France, elle, ne remplaça pas nos avions qu'elle avait détruits et je pense qu'elle ne le fera jamais. On laissa revenir les Français qui avaient fui Abidjan alors qu'il aurait fallu nationaliser leurs entreprises. Qui sait s’ils ne furent pas financés par l’État ivoirien pour reprendre leurs activités ? Mais tout cela n’empêcha pas la « patrie des droits de l’homme et de la démocratie » de nous bombarder et de kidnapper Laurent Gbagbo en 2010-2011 avant de le déporter aux Pays-Bas. Aujourd'hui, la même France, qui a soutenu un criminel à qui sa propre Constitution ne permettait pas de briguer un 3è mandat, nous demande de respecter l'ordre constitutionnel et nous ne serons même pas capables de boycotter ses produits.

Pourquoi voulons-nous nous montrer plus gentils que le Christ ? Espérons-nous tenir longtemps dans ce monde impitoyable si nous continuons à nous comporter de cette façon ? Personne n'attaque Israël impunément. Alors, le moment n'est-il pas venu de nous faire respecter en appliquant la lex talionis (la loi du talion) qui demande de rendre coup pour coup ?

Jean-Claude Djéréké

Vendredi 6 Novembre 2020
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