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La Dépêche d'Abidjan

Campagne présidentielle : La mouvance présidentielle de France en ordre dispersé

Le conflit de compétence qui oppose depuis très longtemps la représentation du Fpi en France et certains mouvements pro-Gbagbo a fini par s'étaler au grand jour. Deux clans rivaux, s'attribuent la responsabilité de la campagne du président sortant, semant du coup le doute dans l'esprit des supporters "français", du champion des refondateurs.


 Campagne présidentielle : La mouvance présidentielle de France en ordre dispersé

Le samedi 7 novembre 2009 a été la date choisie par ces deux groupes pour afficher leurs intentions, dans la ville de Saint Denis, en banlieue parisienne, à l'avenue du Président Wilson, dans deux salles opposées, situées chacune d'un côté de la voie.

Au n°144, Brigitte Kuyo, la représentante du Fpi, qui affirme avoir été désignée comme directrice de la campagne en France du candidat Laurent Gbagbo, organisait un séminaire de formation à l'intention des responsables électoraux de France, dans la perspective du vote à venir, quand de l'autre côté au
n° 139, une manifestation, dénommée "Grande cérémonie d'investiture des mouvements de soutien pour la réélection du Président Laurent Gbagbo", était organisée, évidemment en l'absence de Brigitte Kuyo.

Les deux manifestations étaient placées sous le haut patronage du Président Laurent Gbagbo et chacun des deux groupes a bénéficié du soutien de personnalités nommées par le candidat sortant comme responsables de sa campagne.

Ainsi, le séminaire organisé par Brigitte Kuyo, placé sous le co-parrainage du Docteur Malick Coulibaly, directeur national de campagne et de Pascal Affi N'guessan, porte-parole du candidat Gbagbo, était animé par le député William Atteby et le journaliste Paul Dokui, tous deux proches du candidat de la mouvance présidentielle. De l'autre côté de l'avenue, Gervais Coulibaly, le porte-parole du président de la République, directeur national de campagne adjoint, chargé de la mobilisation et de la société civile et président de Cap URLG, une organisation créée pour soutenir le candidat Gbagbo, procédait, en compagnie de Gnamien Yao, vice-président de ladite association, directeur national de campagne adjoint chargé de la mobilisation des Ivoiriens de l’étranger et de David Koudou, le frère cadet de Laurent Gbagbo, à l'investiture, des responsables des "mouvements de soutien pour la réélection du président Gbagbo".
De son côté, Brigitte Kuyo a aussi convié d'autres associations pro-Gbagbo, à son séminaire, en dehors de celles cooptées par ses adversaires.

À l'origine de tout ce tohu-bohu, une mésentente qui divise depuis longtemps la mouvance présidentielle de Paris. La gestion du "produit Gbagbo" a de tout temps posé problème et la représentante du FPI n'a de cesse de rencontrer l'adversité des responsables de certaines associations qui lui reprochent de "s'approprier" le chef de la Refondation. Interpellée à plusieurs reprises à ce sujet, Brigitte Kuyo s'est toujours défendue d'agir de plein droit, étant donné que Laurent Gbagbo est avant tout un "produit" de son parti. Cette situation qui n'est pas sans susciter des rancoeurs a fini par mettre à couteaux tirés la représentante du FPI et l'une des responsables d'association, Mme Béatrice Guédé, présidente de "Diaspora pour Gbagbo", qui a choisi de s'allier à Gervais Coulibaly pour mener ses activités. De l'avis de certaines personnes, la cérémonie d’investiture organisée par Cap URLG et son association, ce samedi 7 novembre 2009,
apparaît comme un bras de fer engagé avec Brigitte Kuyo.

La preuve en est d'ailleurs donnée par Gnamien Yao, dont les propos éclairent d'avantage sur le malaise qui règne au sein de la famille des pro-Gbagbo à Paris : "Je suis le seul directeur de la campagne du président Gbagbo en France, c'est à moi que vous devez vous référer concernant la campagne du président Gbagbo en France et à personne d'autre" a-t-il martelé sous les ovations de l'assistance", avant d'ajouter qu'il retournait à Abidjan dans les jours à venir pour "aller faire ses valises
dans le but de s'installer en France en vue de la campagne présidentielle".

Brigitte Kuyo que nous avons interrogée à propos de ce qui se présente comme une épreuve de force n' y est pas allé avec le dos de la cuillère : "Je suis la directrice de campagne du Président Gbagbo en France. C'est à moi de coordonner toutes les activités inhérentes à la campagne du président Gbagbo. Gnamien Yao est le directeur de campagne adjoint chargé des Ivoiriens de l’étranger. Qu'il aille consulter sa feuille de route. Quand à Gervais Coulibaly, il est chargé de la mobilisation et de la société civile, qu'il aille lui aussi s'occuper du travail qui lui a été confié au lieu de passer son temps en France. " a-t-elle répondu.
Une véritable cacophonie, conséquence d'une guerre de positionnement qui ne dit pas son nom s'est installée au sein de la mouvance présidentielle de Paris, pour le contrôle de la campagne du candidat Gbagbo.

Axel Illary
Vendredi 27 Novembre 2009
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