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Cameroun: la diaspora et les excès des fêtes de fin d’année

Les Camerounais de la diaspora profitent des fêtes de fin d'année pour revoir parents et amis. C'est aussi l'occasion de se laisser vire. Loin du stress à l'occidental.
Nous sommes le 19 décembre, Patricia M., arrivée la veille au Cameroun avec son mari français et leurs deux enfants est en pleine fête au milieu de sa famille. Balafon, tamtams et tambours rythment la soirée au village Leboudi 2 dans le département de la Lékié.


Cameroun: la diaspora et les excès des fêtes de fin d’année
C'est que Patricia a profité de la trêve de noël pour organiser une messe d'action de grâce avec les siens. « Je me suis mariée en France, il y a quelques mois, mes frères et mes parents n'ont pas pu assister à la cérémonie. Tout s'est très vite passé et nous n'avons pas pu offrir à manger à la famille. Pendant toute l'année je m'étais préparée à cette cérémonie. La messe d'action de grâce c'est aussi un moyen d'offrir une fête pour les amis qui n'ont pas pu assister à mon mariage. J'en profite également pour faire découvrir mon pays à mes enfants et mon mari. Faire comprendre à Khloé qu'il n'y a pas les huttes en Afrique comme le dit sa maîtresse. »

Le week-end dernier, était la première étape du périple de Patricia. Dès lundi, ils se sont rendus à Kribi, l'une des villes balnéaires du Cameroun, pour passer noël. Ensuite la famille camerouno-française doit visiter le sud-ouest et le nord, ce malgré le danger que représente Boko Haram.

Comme Patricia, Ernest A. est également venu au Cameroun pour célébrer son mariage avec sa fiancée de longue date Priscille N. M.. Lui, il s'est installé dans un meublé avec sa chérie. Ainsi, il peut recevoir ses amis en toute tranquillité. Cependant, presque toutes les deux familles sont venus les rejoindre. Une situation qui ne les dérange pas plus que ça. « C'est mieux que la solitude et la vie speed que nous menons en Occident. Certes pour venir il faut avoir des moyens conséquents mais nous nous y sommes préparés. En dehors des frais alloués au mariage, nous avons prévu des paquets pour les amis et les membres de la famille. » Raconte-t-il ravi. Avec ses amis, ils se rendent au cabaret pour retrouver d'autres qui les attendent sur place.

Double vie

A côté de ceux qui sont venus avec un projet bien ficelé, il y a ceux qui profitent de leur séjour pour faire des excès de tout genre. « La vie à « Mbeng » (Paris, NDLR) est trop stressante, nous essayons de rattraper le temps perdu. » Le temps perdu pour Corine, c'est retrouver son petit ami laissé au pays. Alors qu'elle est mariée à un Suisse, elle continue d'entretenir une relation suivie avec ce dernier à qui elle a même offert récemment une maison. Chaque année, ils s'offrent un mois de vie conjugale. « Nous avons un deal, cette situation nous convient. Je comprends que c'est pour le bien de la famille,'' se justifie-t-elle.

Ce phénomène de double vie est assez courant pour ces vacanciers qui profitent de la frénésie des fêtes de fin d'année pour croquer la vie à pleines dents. C'est aussi une aubaine pour les jeunes filles du coin qui attendent, avec intérêt, l'arrivée de ces nouveaux « bourgeois ». Ensemble, ils vivent généralement des aventures brèves, mais lucratives. « Ils viennent nous bluffer. On se laisse prendre au jeu sachant qu'ils sont presque tous mariés là-bas, » raconte Judith E. amusée par la situation. Avec ses copines, elles profitent de cette période pour se faire de l'argent. Conscient de la précarité de leur situation, ces filles n'hésitent pas à faire exploser la tirelire de ces amants d'un jour.

Chantage

Seulement d'autres, les moins aguerries se laissent encore embobiner. C'est le cas d'Odile E. qui a découvert par hasard que les promesses d'Antoine n'étaient qu'un leurre. En répondant au téléphone de son bel amour, elle a découvert le pot aux roses. Humiliée, furieuse, elle menace désormais de briser son ménage. Le séjour d'Antoine est en train de virer au cauchemar. « S'il a eu l'habitude d'utiliser les filles, avec moi il va vite déchanter ! »



afriqueactualite.com
Vendredi 25 Décembre 2015
La Dépêche d'Abidjan



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