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Cameroun: Lettre ouverte à SORO GUILLAUME, agent zélé de l'impérialisme et du néocolonialisme en Afrique


Cameroun: Lettre ouverte à SORO GUILLAUME, agent zélé de l'impérialisme et du néocolonialisme en Afrique
Monsieur, J’ai suivi avec nausée votre discours immonde prononcé hier devant le parlement Kamerunais, qui est une chambre d’enregistrement tout aussi néocolonialiste que celle que vous présidez en Coté d’Ivoire.

Aussi, en vrai panafricaniste et en vrai patriote africain que je suis contrairement au garde-chiourme de l’impérialisme que vous êtes, J’ai décidé de vous écrire cette lettre afin de restituer la vérité à l’histoire. Mon message à vous adressé ici portera essentiellement sur deux points : votre langue de bois et votre vrai visage.

1) De votre langue de bois

Dans votre adresse, vous vous êtes présenté comme un panafricaniste et un patriote anti-impérialiste. Vous avez prétendu être l’ennemi de la domination impérialiste d’où qu’elle vienne, voulant implicitement insinuer par-là que l’impérialisme peut être chinois, indien, cubain ou même africain. Mais monsieur, il n’y a qu’un seul impérialisme qui domine l’Afrique, à savoir : l’impérialisme occidental. Ce ne sont ni les chinois ni les Russes, encore moins les cubains qui ont envahi la Libye et tué Kadhafi, ou chassé Laurent Gbagbo pour vous
installer au pouvoir en Côte d’Ivoire, mais les Français, les anglais, les Américains, les belges et les Italiens. Vous savez très bien que le malheur des peules d’Afrique et du tiers-monde vient en grande partie des puissances occidentales ; mais vous jouez à l’ignorer en nous faisant croire que tout le monde peut être impérialiste. Cela s’appelle la langue de bois, « honorable ». Vous refusez de nommer clairement les ennemis de l’Afrique parce c’est grâce eux à que vous êtes au pouvoir.
Ensuite, vous avez rendu un grand hommage aux vrais patriotes anticolonialistes et anti-impérialistes Kamerunais que furent Douala Manga Bell, Samba martin Paul, Ruben Um Nyobe, Moumié Félix Roland. C’est très bien. Les traîtres au panafricanisme et à la patrie africaine ont toujours agi de la même façon. Um Nyobe, le vrai père de l’indépendance et de la nation kamerunaise, ainsi que ses camarades de lutte ont été réhabilités par le parlement néocolonial dont vous êtes l’hôte aujourd’hui. Blaise Compaoré, l’enfant chéri actuel du néocolonialisme français en Afrique et fils spirituel d’Houphouët-Boigny, avait aussi réhabilité Thomas Sankara en le proclamant héros national, après l’avoir froidement assassinané. Mobutu Sese Seko, du temps de sanguinolente gloire au Congo, avait fait autant à l’endroit de patrice Lumumba qu’il avait pourtant livré à la mort. Monsieur le président, le discours à la langue de bois n’est pas nouveau, surtout pour nous autres kamerunais qui avions été nourris pendant 25 ans par ce type de phraséologie. Tenez : dans le but d’amener ses compatriotes à le suivre dans sa politique néocolonialiste et pro-impérialiste, Ahmadou Ahidjo, l’un de vos pères spirituels, leur tenait les mêmes types de boniment que vous avez tenu aux parlementaires Kamerunais, et cela afinde leur faire croire qu’il était aussi, comme les vrais panafricanistes de son époque, contre l’impérialisme. Je me rappelle que tous ses discours hors de son pays ou lors des réceptions de ses homologues étrangers étaient toujours des dithyrambes contre l’impérialisme et le néocolonialisme, alors qu’il était en réalité plus que tout autre dirigeant africain, un lèche-botte des impérialistes français en Afrique. Vous, nouvel enfant chéri de l’impérialisme français en Afrique, n’avez donc pas dérobé à la règle. Vous êtes le véritable chien de son Maître. Ce qui me fait dire que votre discours est une langue de bois, c’est-à-dire un masque idéologique pour divertir le peuple kamerunais dans son immense majorité rangé derrière les vrais panafricanistes ivoiriens conduits par le président Laurent Gbagbo, c’est que vous laissez croire que ces grands Kamerunais morts pour la liberté et l’indépendance de l’Afrique que vous avez nommé dans votre phraséologie, menaient le même combat que vous et vos pères spirituels kamerunais qui vous ont invité. Or tel n’est pas la vérité. Par exemple, vous avez expressément omis de dire que Um Nyobe qui était vice-président du RDA fondé par votre grand- père spirituel Houphouët-Boigny avait démissionné de ce mouvement politique panafricain parce que ce dernier, qui était au départ un anticolonialiste, avait dévié à droite et avait aligné le RDA sur la politique colonialiste pratiquée par la droite française en Afrique, alors qu’à sa création, Le RDA avait pour objectif de rassembler les Africains d’expression française pour combattre le colonialisme. Cette omission volontaire de votre part voudrait-elle dire que Um et Houphouët menaient-ils le même combat ? Je ne le pense pas. Um Nyobe combattait le colonialisme tandis qu’Houphouët le soutenait. La preuve ? Les colonialistes français ont assassiné Um Nyobe au Kamerun en 1958 et ont porté au pouvoir en Côte d’Ivoire en 1960 Félix Houphouët-Boigny, son camarade du RDA. On dit que l’histoire ne se répète pas. Mais c’est vrai seulement en partie, puisqu’elle s’est répétée en Côte d’ivoire à notre époque entre vous et votre mentor Ouattara, disciples d’Houphouët, et les disciples de Um que sont Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Car tandis que les impérialistes français vous ont portés par la guerre au pouvoir pour services rendus, ils ont déporté ces derniers en prison à la Haye pour « insubordination ». Vous Vous êtes vanté d’être un rebelle, mais un rebelle contre la domination et les injustices, telle que l’ivoirité par exemple. Mais vous avez omis volontairement de dire solennellement au peuple Kamerunais que c’est toujours Konan Bédié, Houphouêtiste et agent du néocolonialisme comme vous, qui avait instauré l’abjecte loi sur l’ivoirité et dans le but d’empêcher votre mentor Ouattara d’accéder au pouvoir. Mais au lieu de vous rebeller contre lui, vous avez plutôt retourné vos armes contre l’innocent Laurent Gbagbo. Cela est une preuve flagrante que votre objectif n’était pas de mettre fin à cette loi abjecte, mais d’accéder au pouvoir que vos maîtres impérialistes ont fini par vous octroyer en marchant sur les cadavres des milliers d’innocents ivoiriens. Vous avez aussi omis de nous dire que sans ces derniers qui vous ont soutenu financièrement et militairement depuis 2002, date de votre entrée en rébellion contre le régime de Laurent Gbagbo, lesquels ont fini par violer le droit international afin de vous installer militairement au pouvoir, votre rébellion n’aurait pas franchi le seuil de la porte. Dès lors, quelle crédibilité le peuple kamerunais peut-il encore accorder à vos blablablas ? Qui êtes-vous vraiment et pour qui travaillez-vous, monsieur le président Soro Guillaume ?

2) de votre vrai visage.

A travers la phraséologie pseudo-révolutionnaire tenue aux parlementaires kamerunais, vous avez semblé vouloir vous dédouaner de vos nombreux crimes en Cote d’Ivoire. Mais mal vous en a pris car le peuple kamerunais dans son immense majorité, n’est pas dupe. Vous ne pouvez donc pas nous tromper. Nous savons clairement que vous êtes un thuriféraire, un garde-chiourme, bref un serviteur zélé des intérêts de l’impérialisme en Afrique et surtout, un pouvoiriste froid, implacable, impitoyable. Depuis 2002, date à laquelle vous êtes entré en rébellion contre la Révolution africaine en Cote d’ivoire, votre parcours politique est jonché de sang. Le sang des pauvres ivoiriens, le sang des pauvres enfants D’Afrique qui n’aspirent qu’à vivre libres et heureux sur les riches terres de leurs ancêtres que vos pères spirituels et vous, avez vendues et continuent de vendre aux dominateurs étrangers. Le bilan de votre parcours politique est macabre. On se rappelle ici des innocents (hommes, femmes et enfants que vous et vos rebelles avez violés, sodomisés, éventrés et tués, des villages incendiés lors de votre fuite vers votre fief de Bouaké au Nord, quand votre coup d’Etat contre Gbagbo avait échoué, sans oublier les soldats ivoiriens rituellement égorgés par vos sorciers, le génocide de Douékoué et les massacres que vos rebelles militairement soutenus par l’armée impérialiste française et onusienne ont perpétrés à Abidjan après votre défaite à l’élection présidentielle de 2011. Et pour clore votre bilan politique macabre imbibé de sang, on pourrait citer enfin le froid assassinat de votre propre compagnon de lutte, IB alias « Commandant Esprit », qui avait pourtant effectué le sale boulot en infiltrant les lignes des troupes ennemies et avait ainsi sapé leur moral et facilité l’entrée de vos troupes à Abidjan. Le vrai patriote que jouez à être aurait tout simplement laissé la vie sauve à son compagnon de lutte aussi brave que IB, fut-il son ennemi ou son rival intérieur juré. Votre l’aurez par exemple exilé ou à défaut, l’emprisonné. Car grands homme que vous r^vé d’être se distingue surtout par son sens du pardon. Mais votre soutien aveugle à l’impérialisme prouve que vous êtes un homme sans tête, et votre froideur, votre haine inouïe contre vos ennemis et votre paranoïa pour le pouvoir montrent également que vous êtes un homme sans cœur, bref, que vous n’^tes pas un grand homme d’Etat potentiel, mais plutôt un despote en miniature. Vous faites « la politique des abeilles et des singes » qui consiste à tuer pour régner seul. Car comme Ahmadou Ahidjo, l’un de vos pères spirituels qui avait éliminé tous ses ennemis politiques pour gouverner seul, vous avez tué IB et envoyé les patriotes Gbagbo et Blé Goudé à la Haye pour régner seul sur la Côte d’ivoire. Même Votre mentor Ouattara, s’il ne quitte pas vite le pouvoir et veut y mourir comme c’est cas de Monsieur Paul Biya ici au Kamerun, il vous trouvera sur son chemin. Qu’il se tienne sur ses gardes. Vous avez un seul maître, un seul ami, un seul confident : le pouvoir. « Accéder à la magistrature suprême et mourir », telle est votre devise la plus intime.
Voilà donc honorable et premier parlementaire ivoirien avec cumulativement vos martiales fonctions de Ministre de la défense, tout ce qui prouve que vous êtes un assoiffé du pouvoir au service des intérêts étrangers en Afrique et non un patriote panafricaniste comme vous avez insinué à travers vos galimatias aux parlementaires kamerunais. Vous travaillez donc non pas pour l’indépendance et la réunification de notre continent en vue du bonheur de tous les Africains, mais pour vos intérêts égoïstes et ceux de vos maîtres impérialistes. Vous n’aviez donc pas qualité pour rendre hommage et citer comme modèles anticolonialistes et anti-impérialistes les braves Kamerunais qui ont versé leur sang en combattant ceux qui vous ont porté au pouvoir. Ni Douala Manga Bell, Ni Samba Martin Paul, encore moins Um Nyobe et Moumié n’avaient jamais rêvé un jour qu’ils pouvaient céder un brin des richesses et de la souveraineté de leur pays aux colonialistes et aux impérialistes comme vos mentors et vous l’aviez fait et continuent de le faire. Les Seuls ivoiriens qui ont qualité pour parler fièrement de ces héros kamerunais sont les vrais patriotes ivoiriens rassemblés derrière le président Laurent Gbagbo. En prononçant en vain les noms de ces grands Kamerunais, vous avez, monsieur le président, plongez leur mémoire dans les immondices du l’impérialisme et du néocolonialisme dont vous êtes l’ardent défenseur. Car les gens comme eux n’aimaient pas les pourritures impérialistes dans lesquelles vous vous êtes embourbés. Si Um Nyobe, Moumié Félix ou Ouandié Ernest n’étaient pas des êtres sublimes et aimaient la boue comme vous, n’ont seulement ils n’auraient pas été tués par vos maîtres impérialistes, mais ceux-ci leur auraient confié le pouvoir, exactement comme ils font avec vous aujourd’hui. Mais au lieu de vendre leurs âmes comme vous pour le pouvoir dans l’esclavage, ils ont choisi la lutte pour la liberté et l’indépendance de leur peuple. Or contrairement à ces braves et dignes patriotes, vous n’êtes qu’un traître à la liberté et l’indépendance des peules africains.
Je salue ici en passant le geste des parlementaires du SDF qui ont fait preuve de solidarité patriotique et militante envers le FPI en quittant la salle avant le début de votre charabias infâme, geste que vous avez honteusement évoqué. Je salue aussi les prises de position du Manidem et de tous les patriotes kamerunais perpétuellement en lutte contre l’impérialisme dans notre pays. A ces patriotes, je demande de resserrer les rangs afin qu’un jour nous boutions à jamais les impérialistes et leurs agents locaux hors d’état de nuire.

Pour terminer, je souhaite à monsieur le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire un agréable séjour dans notre pays. Mais sachez, monsieur le président, que les patriotes kamerunais savent démasquer les traitres comme vous, quelle que soit l’épaisseur de leur masque. La teinture révolutionnaire de vos phraséologies n’y fera rien. Sachez aussi, monsieur le président, que l’impérialisme, dont vous êtes l’ardent serviteur, « est un tigre de papier » comme le disait le dirigeant chinois Mao Zédong. Servez- le tant que vous pouvez. Mais tôt ou tard, il sera vaincu en Afrique.

Veuillez agréer Monsieur le président, l’expression de ma très profonde nausée.

FONGANG MEH GOUONG,
Président national du PCASEUA
(Peuple Camerounais pour le Socialisme et les États -Unis d’Afrique)
Bafoussam, 12 Juin 1014
Vendredi 13 Juin 2014
La Dépêche d'Abidjan



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