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Cacao: Arrêtez d’en vendre, afin que mon beau-fils en vende !


Pr Martial Frindéthié (Photo :DR)
Pr Martial Frindéthié (Photo :DR)
L’exhortation de Ouattara aux exportateurs de café et de cacao ivoiriens de suspendre toute exportation afin d’asphyxier économiquement les Ivoiriens dans l’espoir que ceux-ci s’en prennent au président Gbagbo commence à révéler ses dessous mafieux. On s’en souvient, les autorités ivoiriennes, tout en restant assez prudes pour n’indexer personne nommément, ont dénoncé une autre machination ouattariste mal déguisée. Un proche de Ouattara avaient-elles révélé, avait acheté et stocké une énorme quantité de fèves de cacao, attendant une éventuelle pénurie des précieux haricots sur le marché international consécutive à une crise politique en Côte d’Ivoire pour les écouler et en tirer d’énormes profits. Or des informations de plus en plus avérées font état de ce que ce spéculateur-là serait nul autre que le fils de Fanta Gbeh (Dominique Ouattara) herself, Loïc Folleroux de la société Armajaro, qui aurait acquis et stocké plus de 24.000 tonnes de fèves l’année dernière. Voici qu’une fois encore, Dramane Ouattara a laissé sa mémoire calculatrice prendre le pas sur sa bonne foi. Après tout, pourquoi s’étonner ? Dramane Ouattara n’avait-il pas déjà, à plusieurs reprises, lancé des mots d’ordre de « pays mort » alors que ses compagnies, les compagnies de son épouse et celles de ses proches faisaient affaires ? Ainsi donc cette affaire de « suspension d’exportations » ne revenait-elle qu’à une boutade mesquine : « arrêtez de vendre votre cacao afin que mon beau-fils en vende le sien ». C’est à croire que cet homme-là, qui depuis 1993 remue ciel et terre pour être président en Côte d’Ivoire, a été « maudit avec de l’argent », au point ou son obsession du gain frise le pathologique.

Pr Martial Frindéthié

Martial Frindéthié Enseigne le français, la littérature comparées et les études globales à Appalachian State University. Il est l’auteur de Globalization and the Seduction of Africa’s Ruling Class: Argument for a New Philosophy of Development (McFarland, 2010), Francophone African Cinema: History, Culture, Politics and Theory (McFarland, 2009), et The Black Renaissance in Francophone African and Caribbean Literatures (McFarland, 2008, Choice Magazine Outstanding Academic Title)
Mercredi 26 Janvier 2011
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La Dépêche D'Abidjan | 04/05/2011 | 2271 vues
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