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Ça me Révolte: Non, Ouattara ne peut pas !


Ça me Révolte: Non, Ouattara ne peut pas !
Avouons-le ! Le costume prêt-à-porter estampillé « Côte d’Ivoire » offert gracieusement à Dramane Ouattara par Nicolas Sarkozy ne lui sied pas. Il est trop grand. Le président français ne savait pas que pour porter un tel costume, il faut avoir du coffre, des dispositions et des valeurs personnelles naturelles comme celles qu’avaient Houphouet-Boigny et Laurent Gbagbo. Ce n’est d’ailleurs pas fortuit si les deux hommes sont arrivés au pouvoir à l’âge de 55 ans, portés par l’ensemble des Ivoiriens. Ces valeurs personnelles naturelles ont permis à ces deux présidents de faire beaucoup pour leur pays, la Côte d’Ivoire. Et c’est Laurent Gbagbo qui résume bien ce qu’ils ont fait. «Houphouet a rendu la Côte d’Ivoire riche. Moi, je vais rendre les Ivoiriens riches», avait promis le nouveau chef de l’Etat au tout début de son mandat.
Au pied du mur, les Ivoiriens l’ont vu. Malgré dix années passées à lutter contre une rébellion qu’entretenait la France, ils ont gardé un très bon souvenir de son passage à la tête de l’Etat. Et ce sont les partisans de Ouattara qui traduisent le mieux cette reconnaissance : «Gbagbo est mieux (que Ouattara), Gbagbo kafissa» ou encore «Solution (slogan de campagne de Ouattara) est devenue problème». Ces nouveaux slogans produits par les partisans de Ouattara marquent son échec et font le constat de la politique sociale humaine, ouverte et réaliste de Laurent Gbagbo. Parce que le fondateur du FPI a des valeurs naturelles qui lui ont permis de rétablir l’équilibre au niveau des salaires dans la Fonction publique et d’enrichir les travailleurs du privé.
Pendant les dix années qu’il a passées à la tête de la Côte d’Ivoire, il a travaillé à respecter ce qu’il a promis aux Ivoiriens, à savoir les rendre riches. Ainsi a-t-on vu dans ce pays, et pour la première fois, des paysans (presque tous les paysans) rouler carrosse. On sait ce que le cacao, la café, l’hévéa, l’ananas, la banane, le manioc etc., leur ont apporté comme ressources financières. C’est la mauvaise gestion des structures privées qu’ils dirigent eux-mêmes qui a quelque peu ralenti leur enrichissement licite. Quand Sarkozy, par le biais de son armée, arrachait le pouvoir à Gbagbo, le prix du cacao bord champ était de 1200FCFA. Avec Gbagbo et peut-être aujourd’hui encore, des paysans, dans de nombreux villages, sont appelés ou se font appeler «fonctionnaires». Parce qu’à chaque fin de mois, ils perçoivent un «salaire». Dans de nombreux villages et campements, il n’est pas rare de voir des antennes paraboliques au nom de Canal Horizon. La richesse n’est plus qu’en ville ; elle est maintenant dans les hameaux.
Dans la Fonction publique ou Laurent Gbagbo pouvait agir avec des décrets pour faire bouger les lignes, tout s’est accéléré. Des salaires ont été réajustés quand d’autres ont été remis à l’endroit. Au point que, de près de 500 milliards FCFA par an que l’Etat dépensait pour honorer les fins de mois des fonctionnaires, la masse salariale est passée à 800 milliards de FCFA. Rien que pour rendre les Ivoiriens riches. Demandez aux enseignants, aux sous-préfets, préfets, magistrats, commissaires de police, médecins et médecins-enseignants, militaires, gendarmes, policiers, infirmiers, sages-femmes, instituteurs etc. Tous ont eu leurs salaires nettement améliorés. De 300.000FCFA qu’il touchait avant Gbagbo, un préfet en est aujourd’hui à plus d’un million de FCFA. C’est pareil pour les magistrats, commissaires de police, professeur d’université. Ici particulièrement, les enseignants nouvellement recrutés ne touchent plus 200.000FCFA. A la fin de chaque mois, ils perçoivent au moins 350.000FCFA. Ce n’est pas tout. A la RTI (actualité oblige), les salaires ont connu un boom. Les miettes que nos confrères percevaient du temps des Ouattara et autres Bédié ont cédé la place à des salaires conséquents selon la convention collective. On ne peut pas tout dire.
Pour assurer ce bond qualitatif, Gbagbo n’est pas allé chercher midi à quatorze heure. Il a mis les Ivoiriens au travail. Qu’ils soient des Impôts, de la Douane, du Port et de toutes autres structures pouvant renflouer les caisses de l’Etat, tous ont été sensibilisés à la chose publique. Les finances ont été assainies et tout le monde y a gagné y compris les partis politiques qui percevaient chacun 800 millions de FCFA par an. Gbagbo a placé la barre très haut. Il faut avoir des dispositions personnelles naturelles pour la maintenir haut. Or, Ouattara ne semble rien avoir de tout cela. De là les licenciements massifs qui pleuvent partout à la place des milliards promis. Ivoiriens yako !


par Abdoulaye Villard Sanogo in Notre Voie
Mercredi 16 Novembre 2011
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