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08/07/2014 - La Dépêche d'Abidjan

CPI/Affaire Laurent Gbagbo - Jean- Baptiste Placca, éditorialiste à RFI admet enfin : «… On peut l’aimer ou ne pas l’aimer. Mais, ces crimes-là, on ne pourra même pas prouver qu’indirectement, il les a commis ou commandités »


Jean-Baptiste Placca et Denise Epoté.
Jean-Baptiste Placca et Denise Epoté.
L’affaire Gbagbo continue de diviser. Et pas seulement en Côte d’Ivoire. Phénomène mondial à la une de toutes les actualités du monde, le cas Gbagbo a encore été évoqué, en fin de semaine dernière, dans les médias français, dans le cadre de l’émission « Afrique presse » présentée par une anti-Gbagbo bien connue Denise Epoté Durand. Elle recevait sur le plateau de TV5 Monde ses collègues de la presse internationale dont le britannique Reuters et RFI, la radio française, la radio du monde selon la réclame, bien connue des Ivoiriens. Le thème du jour, comme depuis de nombreuses années d’ailleurs, était le procès de Laurent Gbagbo à la CPI et la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire, à quelques mois de l’élection présidentielle de 2015.
Point n’est besoin de rappeler la côte de popularité du Président Gbagbo auprès de la presse internationale, et encore moins à quel point celle-ci a unanimement salué sa capture, puis son transfèrement et son emprisonnement à la cour pénale internationale pour y répondre de quatre chefs d’accusation de crime contre l’humanité. Seulement voilà, après que le monde entier se soit finalement rendu compte que les accusations portées l’ancien président sont toujours aussi faibles et que, selon l’expression du magazine français Marianne qui estime que dans une cour normale Gbagbo aurait été libéré depuis longtemps, la presse internationale a revu à la baisse ses prétentions. Tous admettent désormais qu’il va être difficile de prouver que le Président Gbagbo est coupable des crimes qui lui sont reprochés. « Laurent Gbagbo poursuivi pour crimes contre l’humanité, viols et autres… On peut l’aimer ou ne pas l’aimer. Mais, ces crimes-là, on ne pourra même pas prouver qu’indirectement, il les a commis ou commandités », admet Jean- Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, la radio qui a le plus accablé l’ancien président.
Mais l’impossibilité de prouver la culpabilité de Laurent Gbagbo n’est pas une question nouvelle. Elle est contenue dans le premier verdict de la CPI qui avait jugé « insuffisantes » les preuves rassemblées par la procureure gambienne contre l’ancien président ivoirien. Plusieurs mois plus tard, lors du verdict qui a confirmé les charges, la juge belge attirait l’attention de ses collègues sur la faiblesse des preuves présentées « en session de rattrapage » par la procureure de la CPI. Pour elle, même si des atteintes graves à la vie humaine ont été notées en Côte d’Ivoire pendant la crise postélectorale, rien ne permettait en revanche de les rattacher au Président Gbagbo. Rien, surtout que de nombreuses « preuves » reposaient sur des ouï-dire et des témoignages anonymes.
Toutes ces péripéties et déclarations diverses ont sans doute forgé le point de vue de la presse internationale qui avait pris l’habitude de rendre le Président Gbagbo responsables de tous les actes répréhensibles qui avaient été posés durant la crise ivoirienne. D’ailleurs pour l’éditorialiste de RFI, le dossier d’accusation de Fatou Bensouda est tellement insuffisant qu’il sera difficile pour la CPI de l’utiliser contre Gbagbo. « Le dossier de Fatou Bensouda était déjà faible. Maintenant en procès, si Gbagbo au bout de deux, trois ans venait à être relaxé, ça ferait très mal à l’image de la CPI qui est une cour de convenance », accuse Placca, bien trop remonté. En fait, la présence de Gbagbo à la CPI n’a cessé de ruiner l’image de la cour pénale internationale. D’abord parce que cette cour n’a jamais poursuivi les criminels proches du camp Ouattara, promus pour la plupart dans la hiérarchie militaire du pays. Ensuite parce que la CPI a, malgré la faiblesse des arguments de sa procureure, maintenu le Président Gbagbo en prison depuis des années, lui refusant systématiquement la libération conditionnelle.
Enfin, parce que la CPI a refusé en dernier ressort à Laurent Gbagbo d’avoir le droit de faire appel de la décision confirmant les charges contre lui. C’est pourquoi Jean-Jacques Louarn de Reuters ne trouve pas de circonstances atténuantes à ceux qui défendent la jeunesse de la CPI pour mieux justifier ses manquements. Mais c’est aussi la raison pour laquelle l’éditorialiste de RFI estime qu’envoyer Gbagbo à la CPI a été un très mauvais calcul. « La première erreur, c’est d’avoir envoyé Gbagbo à la CPI. Je pense que c’était une façon de se débarrasser d’un colis gênant. Mais ce qui est plus grave, c’est qu’on a le sentiment que la CPI vole au secours des dirigeants ivoiriens qu’on veut ménager ».
Au total, admet la presse internationale, le maintien de Laurent Gbagbo en prison à la CPI rend rédhibitoire la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire. « Est-ce que ce procès va dans le sens de la réconciliation en Côte d’Ivoire ? » se demande le journaliste de Reuters.
La réponse, elle, coule de source.

In Aujourd’hui


Samedi 27 Septembre 2014
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1.Posté par trierou le 27/09/2014 08:20 (depuis mobile) | Alerter
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Le temps un autre nom de dieu

2.Posté par Akossia Pierre le 28/09/2014 12:09 | Alerter
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Tu t’appelles Denise Laurence Djengué Epoté Durand, tu as 60 ans, tu veux nous faire croire que tous les journalistes africains mangent à leur faim sans Guillaume Durand ?

Vous savez, cette femme a toujours détesté le président Laurent Gbagbo. Une fois, cette femme lui disait sur Africa n°1, vous qui êtes intellectuel, les mossis vous réclament leur part du gâteau, pour la réussite de votre pays, puisque ce sont eux qui travaillent chez vous, qui ont construit la Côte d’Ivoire.

Le président Laurent Gbagbo a commencé par lui dire : Madame, en France, les Africains qui travaillent là-bas, ils sont payés, et vous allez dire que la France leur appartient ? Et qu’on doit aussi leur donner la part du gâteau ?

Et le président Laurent Gbagbo ajouta, c’est la même loi en Côte d’Ivoire comme en France, si on ne les payait pas, votre question aurait eu un sens. Ce sont des salariés, on les a embauché, ils ont travaillé et ils sont payés..

Moi, je vous dis que c’est une femme qui défend les terroristes du nord de notre pays, qu’elle change ou non, on n’a rien ciré d’elle, c’est une méchante femme. Cependant, je suis pote aux camerounais. Mais il y a un autre camerounais aussi cruel, qui a fait un film pour défendre la France comme le fait la braillarde de Denise Laurence Djengué Epoté Durand.

Notre peuple vaincra !
Vive le président Laurent Gbagbo !

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