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Bénin : une campagne de protestation contre la taxation des réseaux sociaux - L’ARCEP justifie la mesure du gouvernement]


Au Bénin, des internautes ont lancé une campagne de protestation contre la taxation de l’utilisation des réseaux sociaux. Le hashtag #TaxePasMesMO, pour dire « ne taxe pas mes méga » devient virale, appelant les Béninois à se désabonner massivement des comptes et réseaux sociaux des officiels du gouvernement. Une campagne pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis du décret n°2018-341 du 25 juillet 2018 créant une contribution de 5% sur le montant hors taxe des communications (voix, sms, Internet) et une taxe de 5F CFA par méga-octet consommé par l’utilisateur des services Facebook, Whatsapp, Twitter, Viber, Telegram, etc. Les internautes béninois sont invités sur les réseaux sociaux à se désabonner et à poster des captures d’écran où on peut lire « je n’aime plus cette page » ; « désabonner », etc.

Une restriction de la liberté d’expression

L’association béninoise des web activistes « dénonce une entrave considérable à la liberté d’expression ». Le décret n°2018-341 du 25 juillet 2018 « empiète sur la volonté du gouvernement de faire de l’Economie numérique un pilier essentiel de la relance économique », souligne un communiqué rendu public jeudi. Depuis le 28 août, Reporter Sans Frontière est monté au créneau, dénonçant elle aussi « des entraves à la libre expression » et fait observer que la mesure « contredit l’ambition du gouvernement béninois de faire de l’économie numérique un des secteurs stratégiques pour la relance économique ».

Reporter Sans frontière rappelle que le coût d’accès à Internet est déjà très élevé au Bénin (1Gb de connexion mobile valable pour 1 mois coûte environ 11 euros, selon RSF) ; la population connectée est estimée à 625.333 (selon une étude de Internet Live Stats, en janvier 2017).

Le décret pris par Patrice Talon enjoint aux opérateurs télécoms de prélever les taxes et de les reverser au Trésor public. Reporter Sans Frontière dit comprendre la volonté du gouvernement à faire participer tous les acteurs du numérique au financement du développement du secteur. « Mais faire peser le poids de ce financement sur les épaules des utilisateurs est un choix injuste qui viole la liberté d’expression et menace l’accès de tous à un internet libre et ouvert », a martelé le coordonnateur Afrique de l’Ouest de Reporter Sans Frontière, Qémal Affagnon.
In cio-mag.com

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Bénin -Taxe sur les réseaux sociaux : l’ARCEP justifie la mesure du gouvernement

Face à la grogne que suscite le décret portant taxation des réseaux sociaux au Bénin, l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP-BENIN) justifie la mesure prise par le gouvernement à travers le décret 218-341 du 25 juillet 2018. Le Secrétaire Exécutif de l’ARCEP-Bénin, Hervé Coovi Guedegbe, interrogé par Océan Fm, a expliqué qu’il s’agit « d’une politique pour l’efficacité et la durabilité du secteur ». Dans cette interview reprise sur son site, l’ARCEP-Bénin rappelle d’abord que le décret aujourd’hui contesté n’est pas aussi nouveau que l’on l’imagine.

« Qu’il vous souvienne qu’en 2015, le gouvernement d’alors s’est vu obligé de mettre en place une fiscalité sur les communications GSM à l’époque. Je vais vous donner quelques chiffres. Sur les appels internationaux il y avait 53 FCFA et sur les appels nationaux, c’était 5FCFA la minute », a déclaré M. Guedegbe. Il ajoute que la mesure avait été suspendue avec le gouvernement Talon afin de réfléchir à une nouvelle stratégie. D’où le décret 218-341 du 25 juillet 2018. « Aujourd’hui, nous avons une contribution de 5% ; ce qui fait vraiment une réduction par rapport à ces taxes qui étaient en cours en 2015 qui étaient de 5 FCFA la minute. La minute étant à l’époque à 50 FCFA. Donc cette contribution a été divisée par 2, par 3 aujourd’hui », explique-t-il.

A en croire le Secrétaire Exécutif de l’ARCEP-Bénin, la politique de taxation des réseaux sociaux ne devrait pas entraver la liberté d’expression et de communication des internautes béninois. « Le style de consommation des Béninois va rester tel », martèle Hervé Coovi Guedegbe. Se voulant rassurant, il ajoute que « le régulateur a déjà travaillé à ce que les effets de cette règlementation ne puissent pas être préjudiciables à la consommation des services de communications électroniques au Bénin ».

Aussi soutient-il que le gouvernement béninois n’est pas en contradiction avec ses intentions de développer l’économie numérique, bien au contraire. « Il s’agit d’une contribution. Parce que, notre secteur nécessite beaucoup d’investissement et pour le faire, à des moments donnés, il faut la contribution des acteurs. Ce n’est pas une nouvelle charge en soi », insiste le S.E de l’ARCEP-Bénin.

Son pays, dit-il, n’a pas fait le choix de museler les réseaux sociaux mais de trouver des financements pour encourager l’investissement des opérateurs dans les infrastructures. C’est pourquoi, soutient-il : « Quand on parle de la fracture numérique, c’est le renouvèlement des investissements, c’est aussi permettre à ceux qui, aujourd’hui n’ont pas accès au service internet d’en avoir accès demain. Et pour cela, si le service internet est gratuit pour eux d’aujourd’hui, on ne saurait investir pour ceux qui n’ont pas encore accès à ces technologies. »

Ce que défend l’ARCEP-Bénin, c’est que « la gratuité ne pourrait permettre à terme de continuer d’investir dans les réseaux », a en croire son Secrétaire Exécutif. Mais en attendant, sur les réseaux sociaux, une campagne de protestation est en cours pour obliger le gouvernement à revoir la copie de ce décret dont « la mise en application court de la date de signature, c’est-à-dire le 25 juillet 2018 », selon le régulateur béninois.

Face à la grogne que suscite le décret portant taxation des réseaux sociaux au Bénin, l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP-BENIN) justifie la mesure prise par le gouvernement à travers le décret 218-341 du 25 juillet 2018. Le Secrétaire Exécutif de l’ARCEP-Bénin, Hervé Coovi Guedegbe, interrogé par Océan Fm, a expliqué qu’il s’agit « d’une politique pour l’efficacité et la durabilité du secteur ». Dans cette interview reprise sur son site, l’ARCEP-Bénin rappelle d’abord que le décret aujourd’hui contesté n’est pas aussi nouveau que l’on l’imagine.

« Qu’il vous souvienne qu’en 2015, le gouvernement d’alors s’est vu obligé de mettre en place une fiscalité sur les communications GSM à l’époque. Je vais vous donner quelques chiffres. Sur les appels internationaux il y avait 53 FCFA et sur les appels nationaux, c’était 5FCFA la minute », a déclaré M. Guedegbe. Il ajoute que la mesure avait été suspendue avec le gouvernement Talon afin de réfléchir à une nouvelle stratégie. D’où le décret 218-341 du 25 juillet 2018. « Aujourd’hui, nous avons une contribution de 5% ; ce qui fait vraiment une réduction par rapport à ces taxes qui étaient en cours en 2015 qui étaient de 5 FCFA la minute. La minute étant à l’époque à 50 FCFA. Donc cette contribution a été divisée par 2, par 3 aujourd’hui », explique-t-il.

A en croire le Secrétaire Exécutif de l’ARCEP-Bénin, la politique de taxation des réseaux sociaux ne devrait pas entraver la liberté d’expression et de communication des internautes béninois. « Le style de consommation des Béninois va rester tel », martèle Hervé Coovi Guedegbe. Se voulant rassurant, il ajoute que « le régulateur a déjà travaillé à ce que les effets de cette règlementation ne puissent pas être préjudiciables à la consommation des services de communications électroniques au Bénin ».

Aussi soutient-il que le gouvernement béninois n’est pas en contradiction avec ses intentions de développer l’économie numérique, bien au contraire. « Il s’agit d’une contribution. Parce que, notre secteur nécessite beaucoup d’investissement et pour le faire, à des moments donnés, il faut la contribution des acteurs. Ce n’est pas une nouvelle charge en soi », insiste le S.E de l’ARCEP-Bénin.

Son pays, dit-il, n’a pas fait le choix de museler les réseaux sociaux mais de trouver des financements pour encourager l’investissement des opérateurs dans les infrastructures. C’est pourquoi, soutient-il : « Quand on parle de la fracture numérique, c’est le renouvèlement des investissements, c’est aussi permettre à ceux qui, aujourd’hui n’ont pas accès au service internet d’en avoir accès demain. Et pour cela, si le service internet est gratuit pour eux d’aujourd’hui, on ne saurait investir pour ceux qui n’ont pas encore accès à ces technologies. »

Ce que défend l’ARCEP-Bénin, c’est que « la gratuité ne pourrait permettre à terme de continuer d’investir dans les réseaux », a en croire son Secrétaire Exécutif. Mais en attendant, sur les réseaux sociaux, une campagne de protestation est en cours pour obliger le gouvernement à revoir la copie de ce décret dont « la mise en application court de la date de signature, c’est-à-dire le 25 juillet 2018 », selon le régulateur béninois.
In cio-mag.com

Bénin : taxe sur les "Datas réseaux sociaux", intégralité des propos de Romuald Wadagni (vidéo)

Mardi 4 Septembre 2018
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1.Posté par roberto le 25/11/2018 08:57 | Alerter
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nous assistons dans le monde entier la concentration du pouvoir et de la richesse entre les mains de quelques-unes: grandes entreprises liées à la politique et aux hommes politiques et sommets institutionnels au service des grandes entreprises. La classe ouvrière et le pouvoir des syndicats disparaissent, la bourgeoisie qui a soutenu le progrès disparaît et la mondialisation avance, enterrant les droits du peuple et enrichissant les grandes entreprises, les banquiers et les politiciens.

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