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Après le décret sur l’interdiction des sachets plastiques: Les producteurs d’eau en sachet inquiets de l'impact sur les emplois

« Nous ne fuirons pas nos responsabilités. Nous sommes dans un pays qui est régi par des règles. Nous ne pouvons pas aller contre cette mesure. Mais, après ça, qu’on ne nous trouve pas d’autres problèmes », a tenu à préciser le président du Syndicat national des producteurs agréés d’eau en sachet de Côte d’Ivoire, Ekoun Gervais, le samedi 25 mai 2013, à Treichville.


Après le décret sur l’interdiction des sachets plastiques: Les producteurs d’eau en sachet inquiets de l'impact sur les emplois

Non sans indiquer que le syndicat a déjà réfléchi sur la question. « Nous avons des producteurs qui y ont déjà songé. On nous a donné six mois. Nous n’attendrons pas ce temps pour agir. Dès septembre prochain, nous produirons de l’eau avec des sachets biodégradables. Nous allons jouer notre rôle sur la certification des sociétés d’eau », a-t-il promis. Toutefois, il a insisté sur le fait que les sachets plastiques ne sont pas le problème.

Pour lui, l’éducation civique de l’Ivoirien est en partie responsable de cette situation. « C’est vrai qu’on nous accuse mais une chose est claire en Côte d’Ivoire, tout le monde s’en fout. Les collectivités locales ont fui leurs responsabilités», a-t-il dénoncé, avant d’inviter chacun à jouer le rôle qui est le sien pour éviter que le pire ne se reproduise.

Par ailleurs, le président Ekoun Gervais s’est inquiété de l’impact que pourrait avoir l’interdiction des sachets plastiques sur les emplois créés par la production d’eau. Bien avant, il a dressé le bilan de leurs activités après l’Assemblée générale du 6 avril 2013. En Côte d’Ivoire, a-t-il rappelé, 160 structures sont agréées pour la production d’eau. Il a regretté ce nombre qu’il juge infime par rapport au Ghana qui en dénombre 5600.

Selon lui, cela résulterait de la confiance que l’Etat ghanéen et les populations placent aux structures nationales de production d’eau. Réduisant voire annihilant l’importation d’eau minérale. Revenant sur la mission récente entreprise à Aboisso, Ekoun Gervais s’est outré du désordre qui règne dans le milieu. « Nous revenons de cette mission révoltés. Des fonctionnaires payés par l’argent du contribuable acceptent ce qui n’est pas acceptable. Un directeur régional d’une ville qui prend 50 mille Fcfa pour autoriser de manière clandestine la production d’eau, c’est intolérable », a-t-il décrié. Et d’espérer que cette connivence avec les ‘’clandestins’’ cessent.
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Mercredi 29 Mai 2013
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