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La Dépêche d'Abidjan

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LA LIBERTÉ D'INFORMER








Après la présidentielle : Katinan écrit à ses parents du Nord


Le 25 octobre 2015, il s’est passé en Côte d’Ivoire une consultation du peuple. Quel que soit le nom que l’on peut donner à cette consultation, il est indéniable qu’elle engage la nation ivoirienne. La suite de cette consultation électorale c’est que monsieur Ouattara, le Chef de l’Etat se retrouve reconduit à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire. Un tel fait qui plonge une grande frange de la population dans le désarroi ne peut passer sans qu’il n’en soit dressé un bilan. Il est indéniable que chaque fait offre plusieurs interprétations et chacun se saisit de ce qui l’intéresse. Le bilan que je dresse de l’élection si tant est-il qu’on peut appeler ce qui s’est déroulé ce dimanche 25 octobre par ce nom, m’oblige en conscience de faire la présente adresse à la communauté qui est la fondation de mon identité culturelle : j’entends là, la communauté du Nord de la Côte d’Ivoire dans son ensemble : d’Odienné à Bouna, de Ouangolo à Katiola. La nature des liens historiques qui lient ces populations entre elles, m’autorise à parler au Mahou de Touba ou de Ouaninou, au Koyaka de Séguéla et de Sifié, aux Odiénéka d’Odienné et de Minignan, au Palaga et au Nianforo de Ferké, de Ouangolo et de Diawala , au Lobi de Doropo et de Bouna y compris les Kamara sans oublier le Koulango de Nassian et de Bouna, et bien sûr au Tiébara, au Nafana, au Folon etc. de Korhogo, de Dikodougou, de Tingréla, de Sinématiali, de Boundiali etc. au Djimini et au Djamala de Dabakala , au Tagbana de Katiola et de Niakara. Oui, la sagesse de nos ancêtres qui ont su trouver un mécanisme de communication entre ces populations voisines et ayant une commune racine culturelle, me donne une licence de leur parler. Même si des personnes sans épaisseur culturelle et des fous du pouvoir et de l’argent facile ont par leur comportement, réduit la portée de cette licence que ces populations s’étaient donnée pour se parler entre elles franchement, pour ma part, j’entends utiliser ce formidable pont intercommunautaire dressé par la sagesse de nos ancêtres pour le tourner à l’avantage de la cohésion nationale. Le présent exerce n’est pas inédit de ma part. En 2012, j’avais attiré l’attention de ma grande communauté d’origine sur son inadmissible silence et omission sur l’emprisonnement, chez nous au Nord, des cadres et des enfants d’autres régions comme des trophées d’une guerre de conquête. Ces emprisonnements, qui se déroulent dans le silence complice des leaders d’opinion du Nord, me paraissent gravement attentatoire à la cohésion nationale. Toujours en restant dans cette logique, j’étais curieux de savoir quel serait le comportement des miens pendant les élections de 2015. J’étais surtout pressé de savoir si le soupir de mécontentement des autres populations avait finalement fini par toucher notre sensibilité, ou alors, si nous sommes toujours dans la même logique de la guerre de conquête de la Côte d’Ivoire. C’est le seul intérêt d’ailleurs que j’accordais au forcing électoral du dimanche 25 octobre 2015. Pour cela, je m’étais donné les moyens de m’informer en temps réel sur le déroulement du scrutin dans une grande partie du Nord. Malheureusement, le bilan qui m’a été fait et suffisamment étayé par les plaintes et autres complaintes des autres candidats, établit sans complaisance que notre mouvement de conquête du reste de la Côte d’Ivoire se poursuit (I) sans que nous ne nous rendrions compte que nous nous offrons comme instrument de notre propre asservissement (II).

I/ La poursuite de la conquête de la Côte d’Ivoire

L’élection présidentielle du 25 octobre dernier a été la copie conforme de celle de 2010 marquée par l’absence de compétition dans la partie septentrionale de la Côte d’Ivoire. La différence entre ces deux élections réside dans la violence meurtrière de 2010 qui ne s’est pas manifestée en 2015, puisque l’élection entre adversaires-partenaires lui a ôté tout intérêt. Malgré ce manque d’enjeu, pour sauver notre « fils » d’une honte certaine consécutive au faible taux de participation enregistrée au cours de cette élection, mes parents n’ont pas hésité à refaire exactement ce qu’ils ont fait en 2010 : obliger les populations à voter dans un seul sens et à défaut, falsifier les résultats en donnant un taux de participation et un score à tout point de vue honteux à notre « parent ». Ainsi dans plusieurs bureaux de vote, notre candidat à nous, notre « enfant prodige » a obtenu la totalité des voix exprimées sur la totalité des personnes inscrites dans les dits bureaux de vote. En d’autres termes, dans ces villages ou ces bureaux de vote, depuis l’adoption de la liste électorale, aucun ressortissant n’est décédé, aucun n’a été empêché soit par maladie, soit par voyage d’aller voter. Tous étaient présents. Je suis le premier à en être heureux. Depuis que notre enfant et notre frère dirige la Côte d’Ivoire, nous sommes devenus des immortels par ailleurs hors d’atteinte des maladies. Nos retours sur investissement de la guerre de conquête menée contre le reste de la Côte d’Ivoire depuis 2002 sont immenses. Les autres « candidats » se sont plaints de ce que leurs affiches aient été détruites et leurs représentants chassés de chez nous parce qu’ils ne sont pas de chez nous. Faut-il plaindre ces pauvres ? Ils doivent s’estimer heureux que ce soient seulement leurs affiches qui aient été détruites. Tant pis pour eux s’ils ont la mémoire très raccourcie par les petits calculs politiciens. En 2010, nous avons tué, nous avons violé, nous avons bastonné pour empêcher que d’autres voix se prononcent contre notre fils chez nous, de surcroît en faveur d’un « Borgnordjan »[1], d’un « Boussoumani » de la pire espèce : « assafroulaye »[2]. Nous l’avons fait et rien n’y fit. Notre enfant est ami de tous les « Blancs » et ce sont eux qui décident. Pour avoir été reçus par quelques « Blancs », certains « boussoumani » se sont crus capables de remplacer notre « fils » dans l’estime des « Blancs ». Nous leur avons montré que nul n’a le droit de défier notre « fils » sur ses « sols ». Lui, il a le droit de défier les autres partout en Côte d’Ivoire sur leurs sols. Pour ce faire, nous lui avons construit une armée composée uniquement de nos enfants, « ses frères ». Nous leur avons appris l’art de la chasse au gibier. Ils sont devenus experts dans la chasse aux Boussoumani[3]. Donc tout le monde peut voter pour notre fils, mais nous ne pouvons voter pour personne autre que lui. Nous avons conquis la Côte d’Ivoire. Elle se soumet ou nous la soumettons. Si les Blancs sont pour nous qui peut quoi contre nous ?
Mes chers parents, ouvrons les yeux et débouchons nos oreilles. Le ciel gronde, les nuages s’amoncellent, les temps pluvieux s’annoncent et l’horizon s’obscurcit. Les soupirs douloureux de nos conquis sont arrivés à Dieu. Ces conquis sont aussi ses enfants. Ils ont démontré par leur abstention massive qu’ils ne veulent pas de notre fils ou du moins qu’ils n’aiment pas sa façon de gouverner. C’est une réalité. Nos méthodes tribales n’arrangent pas les affaires de notre « fils et de notre frère ». Il ne peut gagner le cœur des Ivoiriens si nous continuons notre guerre de conquête. On peut vaincre un peuple par la guerre, mais on ne conquiert pas son cœur par les armes. Notre destin collectif vaut bien plus que les ambitions de chacun de nous. Nous avons suffisamment frelaté l’histoire pour nos générations futures. Il faut savoir s’arrêter. Nos concitoyens souffrent de nos agissements, des humiliations que nous leur infligeons. Voici à ce propos ce que nous avons écrit dans notre chartre de 1991 : « Il importe désormais de situer le Grand Nord à l’écart du Pdci, très loin du Fpi et de l’opposition parce que cette région doit emprunter sa propre voie, car la différence de zone entraine, ipso facto, une différence de compréhension ».[4] Ces propos, nous les avons tenus bien avant que le Vieux duquel notre fils se réclame, ne commençât à manger les pissenlits par les racines. Il y a quelque chose d’incompréhensible dans notre logique. S’il est vrai que nous avons écrit notre chartre en 1991 pour dénoncer l’ostracisme qui nous frappait à cette période, et qui justifie que nous nous rattrapions aujourd’hui, il me semble que nous dressions en ce moment-là, le bilan de notre bien-aimé Vieux qui était l’alpha et l’oméga dans le pays. D’où vient alors le fait qu’il devienne notre icone et inversement Laurent Gbagbo, qui était très loin de la gestion des affaires publiques à cette époque, concentre sur lui toute notre haine ? Il ne peut avoir qu’une seule explication à notre démarche. Nous avions voulu notre propre voie comme nous l’avons écrit dans notre chartre. Cette voie, nous l’avons empruntée en septembre 2002 et elle croisait absolument un certain Laurent Gbagbo qu’il fallait détruire par tous les moyens. Depuis lors, lui et les siens ne sont bons à nos yeux que pour l’enfer. Nous nous attelons à construire cet enfer sur la terre pour eux. D’ailleurs comme projet phare de son nouveau mandat, notre fils veut construire 22 nouvelles prisons. C’est le cadeau qu’il offre après sa brillante élection. Les pensionnaires se connaissent déjà. C’est quand même curieux comme priorité dans un pays où les classes d’école manquent de table-bancs par exemple. Pour notre seule région, une source bien crédible a estimé à au moins 750 000 table-bancs pour satisfaire les besoins de nos enfants qui sont appelés à assurer la relève. Pour contourner ce manque criard de table-bancs, nos enfants ont recours à la vieille méthode de notre formation à l’école coranique : s’asseoir à même le sol. La situation est identique partout en Côte d’Ivoire. C’est une vérité historique que chaque conquérant apporte sa part de culture et de pratiques aux peuples conquis. Il faut que nos conquis expérimentent notre pratique « du postérieur à même le sol » que nous maitrisons parfaitement. Nous avons voulu une voie spéciale pour notre « fils ». Il est bien dans cette voie bien qu’elle soit asphaltée du sang de nos compatriotes, nous nous y plaisons, sans nous rendre compte que l’endurcissement de nos cœurs face aux souffrances de ceux dont nous nous tenons « à l’écart » nous fait perdre notre âme. En effet d’enfants d’opposants des « Blancs », nous sommes devenus les collabos des Blancs, sans savoir que nous sommes les premières victimes de cette collaboration. Nous sommes devenus les instruments de notre propre asservissement.

II/ Acteurs consentants de notre propre asservissement

Je voudrais humblement rappeler ce que disait Patrice Lumumba quelques jours avant sa mort atroce :
« Si je meurs demain, c’est parce qu’un Blanc aura armé la main d’un Noir ». Pendant cette « élection » j’ai été impressionné par l’amour débordant des Américains pour notre «fils » au point de mettre à sa disposition, leur ambassade transformée pour l’occasion, en agence de communication pour notre « héro ». L’activisme débordant de l’ambassadeur des Usa s’inscrit dans la poursuite de ce qui a été fait par son prédécesseur. C’est cet activisme qu’on appelle impérialisme occidental en Afrique contre lequel l’un de nos ancêtres, en l’occurrence l’Al mamy Samory Touré a lutté, il y a juste à peine plus d’un siècle. Cette lutte lui a valu sa déportation et sa mort loin des siens quelque part dans la forêt du Gabon. Je trouve bizarre que personne de chez nous n’ait pu déconseiller à notre « enfant prodige » d’en faire autant avec le Président Laurent Gbagbo. C’est une malédiction que l’un des nôtres fasse subir le sort de notre ancêtre à un autre Africain. C’est bien ce que nos anciens nous ont appris. Il semble que nous vantons les liens solides d’amitié qui unissent notre « fils » aux « Toubab ». Mais qu’est qu’il peut bien leur donner pour satisfaire leur boulimie insatiable qui a coûté la vie de plusieurs millions de nos ancêtres dans les flots de l’Océan Atlantique régulièrement en furie pour réclamer toujours du sang de nos aïeuls sur 4 siècles. Comment peuvent-ils prétendre nous aimer alors que dans le même temps, chez eux, dans leur pays, ils méprisent nos descendants du seul fait de la couleur de leur peau qui est exactement celle de la nôtre. Ne sommes-nous pas étonnés que bien que notre « fils » soit le Chef du pays, notre coton et notre anacarde ne connaissent pas meilleure fortune. Je vous le dis, c’en est ainsi parce que le système qu’il sert et qui lui vaut l’amitié des Toubabs est conçu à cette fin. Tu appauvris tes parents pour eux et tu deviens leur meilleur ami. Tu t’y opposes, ils te déportent dans une prison de chez eux. Donc c’est une erreur de penser qu’il suffit que l’un des nôtres soit à la tête du pays pour que notre misère se transforme en opulence. Certes Korhogo, notre cité mère et quelques-unes de nos villes pourraient faire peau neuve, mais juste pour entretenir notre illusion, car notre destin individuel ou collectif n’échappera pas au sort misérable qui lui est réservé par le système que sert notre propre « fils ». Donc « anté Massa yé. An worrola Djonhon yé an bé nato Djonhon yé : Toubabou ya Djonhon yé »[5]. C’est la règle du système. Et cette règle marche parce qu’elle s’appuie sur la logique de « diviser pour mieux régner ». Donc, en nous liguant contre nos compatriotes pour les tenir à l’écart de nous comme nous l’avons écrit et comme nous comportons, nous agissons conformément à la volonté du système. Faut-il vous rappeler que ce système ne fait pas la différence entre le Boussoumani et nous. Nous sommes tous éligibles au même traitement. Nous l’apprendrons à nos dépens le jour où notre « fils bien aimé » voudra travailler effectivement pour notre intérêt et rien que pour notre intérêt. Il rejoindra les jours qui suivront le « Boussoumani » Laurent Gbagbo dans une des prisons construites par le système. Mais connaissant notre brave fils, il y a très peu de chance qu’il commette une telle erreur. Donc il continuera d’être aimé par les toubabs pour que nous restions éternellement leurs « Djohon ». C’est pourquoi j’insiste pour dire notre logique de nous tenir à l’écart des autres et de ne pas les accepter chez nous est à la fois mauvaise et dangereuse pour nous-mêmes, car nous n’en tirerons rien de probant mais en plus, elle nous prépare des lendemains sombres. Il semble que beaucoup des nôtres me détestent. Ils me considèrent comme un égaré, un infiltré de l’extérieur dans la famille, qui mérite la potence. Il faut bien du tout dans une famille. Je suis fou et j’assume ma folie. Mais je préfère ma folie à une sagesse qui nous condamne collectivement. Je répète : nous sommes dans le faux. Je m’imagine que notre fils, notre frère, n’est pas au courant de tout ce que je viens de dire. Nos autres enfants qui gravitent si nombreux autour de lui ne lui rapportent pas fidèlement le mécontentement des autres populations. Ils sont occupés à jouir des privilèges princiers que leur confère le pouvoir que nous avons conquis de haute lutte. Je me rends compte que c’est l’appât de la jouissance du pouvoir qui les a poussés à mentir plusieurs années durant, pour créer chez nous la haine du Boussoumani, tueur et mangeur du Nordiste. Disons le net : ils se rattrapent plus qu’ils ne rattrapent le Nord. Moi je me donne le devoir de dire à « mon grand-frère » ce que les autres refusent de lui dire. Nos parents nous ont appris une grande leçon de vie : « si ton ami ou ton frère ne peut te dire la vérité, alors paie ton ennemi pour qu’il te la dise ». Si je me tais devant le faux que nous servons aux ivoiriens, je ne serai pas moins complice que ceux qui se taisent pour préserver leurs petits intérêts égoïstes auprès de notre « brave fils ». Je refuse le silence de la traitrise et de la honte. Grand frère Ouattara : « libère Gbagbo, son épouse et les centaines de prisonniers qui croupissent en prison pour la seule raison qu’ils sont ses supporteurs et alors tu pourras peut-être améliorer ton estime auprès des autres populations. Tu as besoin de tout pour diriger, y compris des « Boussoumanis ». Nous n'avons pas le monopole de l'amour des nôtres ». Très familialement. Votre fils fou qui vous aime.

Le ministre Koné Katinan Justin
Jeudi 12 Novembre 2015
La Dépêche d'Abidjan



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1.Posté par Mohamed sanogo le 12/11/2015 04:37 (depuis mobile) | Alerter
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Tu es vraiment fou. Quand ton gbagbo tuait les djoulas , tu etais où? Quand les FDS arrachaient les cartes d''identités de tes freres du Nord , tu etais où? . Tu protegeais les interêts de gbagbo. Tu n''as jamais lever le Pétit pour dire non. Donc nous

2.Posté par katinan le 12/11/2015 14:01 | Alerter
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MERCI KATINAN POUR CE DEVOIR DE MORAL ENVERS TES PARENTS DU NORD QUI JUSQU' A PRESENT NE SAVENT PAS CE QUI SE PASSE REELLEMENT DANS NOTRE PAYS .

3.Posté par Tupeux le 19/11/2015 09:46 | Alerter
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@Mohamed sanogo.....Les dioulas continuent a se vautrer dans l'abjection , en mentant comme des personnes sans foi !!! Gbagbo a tué des dioulas ??? de quand a quand ?? 18 mois après l'élection de Gbagbo , et sur ordre des colons blancs , vous avez mis a feu et a sac la Cote d'ivoire , pendant 8 ans , vous avez tenu tout votre région du nord , et mis en esclavage le centre et l'ouest !!! si vous souffriez tant de Gbagbo chez nous au sud (alors même que Soro dirigeaient la défense pendant près de 6 ans) , alors pourquoi n'aviez vous pas fui en masse vers les zones CNO , dirigés par vos frères comzones et vos dozos ????
Pourquoi n'avez vous pas déclaré votre région comme état indépendant ou vous auriez put vivre libres et heureux avec vos comzones , pendant que vos maitres français imposaient un gouvernement "d'union"national avec vos rebelles????
Vous êtes des menteurs , des vauriens et surtout des esclaves des blancs français , pour la simple raison mon pauvre , que moi je n'ai jamais vu dans le monde , un peuple souffrir d'un autre et ne pas déclarer son propre état alors qu'il libère sa propre région !!...Vous n'avez pas voulu déclarer votre nord dans les mains de vos frères comzones indépendant...car ce que voulais la France , c'est pouvoir exploiter pour elle les ressources du sud de la Cote d'Ivoire et que vous comptiez faire affaire avec elle dans le pillage de la RCI.....Nous considérons les dioulas comme des occupants , et vous serez traité comme il se doit , le jour ou il faudra prendre notre indépendance , du colonialisme français et de l'occupation diuola......vous avez jeté depuis 2002 au moins , les bases d'une impossibilité de continuer a vivre ensemble, dans un état commun , puisque vous aimez tant votre nord , prenez le et rattacher le si vous le voulez au pays de votre dictateur : le Burkina faso....mais pour nous , il n'y aura pas de future , aussi longtemps que la France et ses tirailleurs sénégalais dioulas ne sont pas écrasés et rejetés....J'ai conscience que la France veut cette hostilité entre nous , mais maintenant nous akans et krous , devons savoir que le colonialisme français reste une cible prioritaire autant que les dioulas....Les dioulas devraient savoir , qu'ils n'ont pas les moyens de jouer au colonialiste , chez d'autres peules africains , c'est bien l'armée coloniale française qui vous a offert le pouvoir ! NON ? , et le jour ou la France sera chassé , vous allez devoir payer pour elle......En êtes vous conscient ???

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