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Après la mesure d'interdiction des Wôrô-wôro: Le calvaire des abidjanais

Longues files d'attente. Des visages crispés sur lesquels on pouvait lire la fatigue et le ras-le-bol dû à la longue attente. Des Wôrô-wôrô ou véhicules banalisés qui rusent. Des taxis-compteur stationnés qui veillent au grain sur les lignes intercommunales.


Après la mesure d'interdiction des Wôrô-wôro: Le calvaire des abidjanais
Voilà le constat que notre équipe de reportage a fait hier lundi 27 août 2012 dans les gares de Wôrô-wörô ou véhicules banalisés dans certaines communes de la capitale économique de la Côte d'Ivoire. Notamment au grand carrefour de Koumassi, à Yopougon Lavage et Siprex, à Abobo gare. Malgré la reprise effective du travail par les chauffeurs de taxis-compteurs, qui ont entamé une grève depuis mardi dernier pour protester contre la concurrence déloyale que leur font les véhicules banalisés (véhicules particuliers assurant le transport intercommunal à Abidjan), l'on a constaté une sorte de paralysie dans le secteur du transport intercommunal.

Les taxis-compteur n'arrivent pas à assurer le service face au flux de passagers à transporter. Certains ont confié être arrivés en retard à leurs différents lieux de service, après avoir passé au moins deux heures d'attente avant d'espérer avoir un véhicule. Un autre groupe a dénoncé la surenchère faite par les taxis-compteur, qui squattent ces gares de fortune érigées de part et d'autre des carrefours et sur les trottoirs dans les communes d'Abidjan. Une victime raconte son calvaire. '' De Yopougon à Koumassi, je paye habituellement 800 Fcfa, avec des voitures banalisées. Aujourd'hui, avec les taxis-compteur, je décaisse la somme de 1300 Fcfa, pour le même trajet'', s'est-elle désolée. Des usagers ont évoqué leurs inquiétudes face à cette situation qui pose la problématique de la satisfaction des besoins en transport à Abidjan.

En effet, la démographie croissante augmente les besoins en transport que la Sotra, les taxis compteurs, les Gbaka et les taxis-communaux ne peuvent à eux seuls satisfaire. Toute chose qui a favorisé la création de lignes intercommunales, de plus en plus sollicitées par des abidjanais. Malheureusement, ces véhicules banalisés qui opèrent dans ce domaine sont sans redevance, et donc pas en règle. Le gouvernement s’est engagé à mettre tout en œuvre pour assainir ce secteur. '' Nous invitons le gouvernement à initier des états généraux pour résoudre définitivement les maux qui minent le secteur du transport ivoirien, au lieu de jeter son dévolu sur les véhicules banalisés, qui sont pour l'heure un mal nécessaire '', a plaidé un autre usager.

Marcelle AKA in L'Inter
Mardi 28 Août 2012
La Dépêche d'Abidjan



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