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La Dépêche d'Abidjan

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LA LIBERTÉ D'INFORMER








Après l’attaque du corridor d’Erimakouguié : Les FRCI font leurs emplettes de noël à Grand Yapo

Vraiment, il ne faisait pas bon d’être à Grand Yapo, gros village de 20 mille âmes, à 11 Km d’Agboville, (le chef lieu du département de l’Agnéby-Tiassa dans le sud de la Côte d’Ivoire) le dimanche 16 décembre. Après la deuxième attaque (la première ayant eu lieu le 08 août) subie par les Frci au corridor d’Erimakouguié (Village situé à 2Km d’Agboville) le dimanche 16 décembre, à 6h, des populations des environs, principalement celles de Grand- Yapo (qui se situe à environ une dizaine de kilomètres du lieu de cette attaque) ont payé le prix fort.


Après l’attaque du corridor d’Erimakouguié : Les FRCI font leurs emplettes de noël à Grand Yapo
Informé des hauts faits d’arme de notre vaillante armée appuyée pour la circonstance par une unité d’élite des dozos, l’infernal quadrupède se rend sur place pour en avoir le coeur net le mercredi 19 décembre 2012. Les journalistes de « L’Eléphant » décident d’effectuer le voyage en car pour constater le dispositif sécuritaire mis en place après cette attaque.

Mercredi à 08h30, ils embarquent à la gare SBTA à Adjamé. Direction Petit-Yapo à 14 Km d’Agboville, d’abord. Sur ce tronçon d’à peine 66 km, ils dénombrent 11 barrages dont quatre seulement semblent réguliers. Le premier à l’entrée d’Abobo, le second au carrefour Agripac, le troisième au corridor d’Anyama et le quatrième à l’entrée d’Azaguié où, il sera procédé (de façon expéditive) à un contrôle des pièces d’identité des voyageurs. Scène cocasse.À cet endroit, l’un des éléments des Frci refuse de retirer de la voie la branche d’arbre qui obstrue le passage. Au conducteur du car, il demande avec une gêne à peine feinte, « quelque chose ». Réaction sèche du chauffeur, « libère le passage je vais passer ! Tu viens d’arriver ou bien ? » Réponse du soldat désabusé, « Oui.». Assis à l’avant du car, nous nous enquérons de la situation. Le chauffeur nous explique qu’il paie au minimum 500 FCFA par barrage en début de journée. Ce qui leur permet de circuler en toute quiétude tout le reste de la journée. Un constat qui n’a pas échappé à « L’Eléphant ». Aux différents barrages franchis, les Frci étaient plus préoccupés à vérifier la plaque d’immatriculation des véhicules que l’identité de ceux qu’ils transportaient.

PREMIERE ETAPE, PETIT YAPO

Après 1h de route, nous voilà à Petit Yapo, village situé à 14Km d’Agboville (pensant que ce hameau a également reçu la visite des Frci).Il faut descendre du car pour se soumettre à un second contrôle d’identité. Un passager qui n’apprécie ce dérangement fait savoir son mécontentement à haute voix. « On n’aurait pu au moins nous informer par voix de presse qu’il faut descendre ici ? Ce n’est pas normal». Cette liberté de ton n’est pas du goût d’un élément des Frci qui l’interpelle en ces termes, « Monsieur, venez ici ! ».Les échanges sont houleux. Le plaignant est immédiatement encerclé par d’autres éléments des Frci qui ont suivi la scène. Sorti du baraquement de fortune, juste à côté, l’un des soldats dont le sang a fait un tour dans les veines, pointe le doigt sur la tête du voyageur et lance :« maudit là !». Quant à un autre, il se saisit de sa kalachnikov (par le canon) avec l’intention de frapper l’infortuné plaignant avec la crosse. Un troisième vocifère :« Tu as la chance qu’il y a du monde, sinon on n’allait te montrer quelque chose ». Ouf, mieux vaut ne pas imaginer ce qui se serait passé si la scène s’était déroulée en l’absence de nombreux regards indiscrets.

PEUR ET MEFIANCE

A Yapokpa, (500 mètres après le barrage de Petit Yapo), nous mettons pied à terre. Il est difficile de trouver quelqu’un pour nous indiquer le chemin.

Tout le monde a peur et se méfie. Tout le monde nous dévisage, sait que nous ne sommes pas du village, et des mots se susurrent à voix basse à notre passage. Une dame rencontrée sous un appatam faisant office de petit commerce nous déclare, «ici on ne parle plus comme ça désormais ; parce qu’on peut venir vous prendre à tout moment. On ne sait pas qui est qui, même si vous ne paraissez pas des gens dangereux à première vue ». A première vue, c’est bien vrai, parce que « L’Eléphant » est plutôt pacifique comme quadrupède !Et dire qu’à Abidjan, certains s’imaginent que la situation s’est normalisée ! La franchise de la dame nous situe sur l’atmosphère qui va prévaloir tout le long de nos investigations. Qu’à cela ne tienne, « L’Eléphant », guidé par le seul souci de connaitre la vérité n’entend pas baisser sa trompe. Finalement, un habitant de ce village (bravant sa peur) accepte de nous parler. A une condition cependant. Ce sera sous le sceau de l’anonymat. Il nous explique que les coups de feu qui ont été entendus du côté d’Erimakouguié n’ont duré qu’une seule minute. A la question «une heure où une minute ? », il repond, «une minute, mais c’était une minute d’enfer». Il nous suggère, pour en savoir plus, de nous rendre à Grand Yapo (à 3 Km).«Nous n’avons pas reçu la visite des Frci. C’est à Grand Yapo qu’on pourra mieux vous informer ». Cap est donc mis sur Grand Yapo. A bord d’un taxi-brousse qui dessert le trajet Petit Yapo- Agboville.

SUR LE THEATRE DES EVENEMENTS

A Grand Yapo, malgré la tristesse, la désolation et la crainte qui se lisent sur les visages, certains osent parler car «trop c’est trop», disent-ils. Des informations glanées ça et là sur la vendetta-razzia des Frci, il ressort que c’est le matin du dimanche (16/12) que le corridor d’Erimakouguié a été attaqué par des individus armés non identifiés (Cette attaque a causé la mort de deux soldats des Frci). Dans leur fuite, les agresseurs ont procédé à la réquisition d’un véhicule de type 4×4 appartenant à un agent du Bureau National d’ Etudes Techniques et de Développement (BNETD). Un kilomètre plus loin, sur le pont avant le corridor, le véhicule à bord duquel ont pris place les assaillants va perdre un pneu à la suite d’une crevaison. Contraignant les assaillants à l’abandonner et à fondre dans la nature. Il faut noter qu’après l’attaque du corridor, les Frci ont fait appel à des renforts. Le véhicule du Bnted est donc retrouvé sur le pont avant Erimakouguié mais sans ses occupants. Il n’en faut pas plus pour que Grand Yapo, situé à environ une dizaine de kilomètres du lieu où le véhicule a été découvert, soit ciblé !

LE DEBUT DU CALVAIRE

Selon des habitants, entre 7 heures et 7 heures 30 minutes, sans se douter de quoi que ce soit, les habitants voient le village envahi par des individus armés qui de kalachnikov, qui d’une machette. Ils sont vêtus de treillis militaires. De prime abord il est difficile de les identifier. Ils procèdent à un quadrillage total des 4km2 (C’est la superficie du village). Pour en revenir à l’dentité de ces visiteurs du dimanche, il faut attendre qu’ils interpellent des jeunes gens et les emmènent vers les rails (Pour accéder à Grand-Yapo, il faut parcourir au moins 1,5 Km à partir de l’axe principal où vous déposent les véhicules de transport en commun) pour découvrir des cargos estampillés Frci Azaguié, Anyama ou encore Agboville et 1er BCP. Des jeunes affirment avoir reconnu parmi les visiteurs vêtus de treillis des dozos qui officient (Eh oui !) à Yapo gare.

DEBUT DU FEU D’ARTIFICE

Vers 10h (le quadrillage terminé) au moment où les villageois qui étaient à l’église s’apprêtaient à recevoir la bénédiction finale, les visiteurs qui n’ont pas jugé utile de prendre contact avec qui que ce soit (dans le village) commencent à tirer en l’air. (Ces tirs dureront plus d’une heure de temps). C’est la débandade générale. Chacun tente de trouver un refuge de fortune. Avec les balles qui pleuvent, (il n’y a pas que les milliards) prudence est mère de sûreté. Retors, ces artificiers profitent de la psychose pour commencer à faire leurs emplettes de Noël. Chaque cours est visitée. Des portes et des fenêtres sont fracturées. Les habitants qui ont eu la mauvaise idée de se cacher sous leurs lits sont extraits, dépouillés et copieusement passés à tabac.« Dès qu’ils vous prennent de l’argent, ils se le partagent immédiatement entre eux », nous confie un jeune homme qui a reçu des coups sur tout le corps. Dans cette chasse à l’homme et au trésor, nos vaillants soldats ne font pas de quartier. Des personnes du troisième âge, hommes comme femmes, seront tabassées, piétinées et humiliées. Un des notables du village qui a eu tort de demander aux Frci de prendre au moins langue avec le chef du village (comme cela se fait dans toute société régie par des règles) subira l’ire des soldats. Quelle impertinence de faire la leçon aux nouveaux maîtres du pays !

Tous les coins et recoins du village sont passés au peigne fin. Deux enseignants de l’école primaire surpris en train de préparer les cours du lundi reçoivent une correction qu’ils n’oublieront pas de sitôt. Depuis, les vacances de Noël ont été anticipées à Grand Yapo. En signe de solidarité pour leurs collègues battus, tous les enseignants observent un arrêt des cours.

RENDEZ-VOUS VERS LES RAILS

Après avoir battu tout le monde comme plâtre, les soldats interpellent des centaines de jeunes et de vieux qu’ils regroupent juste à côté des rails, à l’entrée du village. « L’Eléphant » a pu constater la présence de tee-shirts et de chaussures jonchant ce lieu. Alignés comme des détenus, à la queue leu-leu, ceux qui n’ont pu être soulagés de leurs portables et petites économies (certains venaient de procéder à la vente de leur cacao) se voient offrir une séance de rattrapage. Comme c’est gentil! De nouveau bastonnés, ils sont contraints de nager dans les gravillons avant d’être immobilisés, en ligne, à même le sol.

En dépit de l’opposition de certains éléments des Frci qui déclaraient, «ne les frappez pas, ce ne sont pas les instructions que le Commandant nous a données », les brimades et le bizutage se sont poursuivis avec joie. Certains FRCI se sont permis de piétiner et de courir sur ces corps de villageois couchés ! A plusieurs reprises. C’est vrai que ces faits ne constituent pas des actes de torture. N’est-ce pas, messieurs les ministres de la Justice et délégué à la Défense?

Certains des villageois qui ont vécu le martyre ont fait savoir que de l’urine a été déversée sur eux. Incroyable ! Qu’ils ont été obligés de chanter une chanson dont « L’Eléphant », par pudeur et par respect pour notre président de la république, vous épargne les paroles. Jusqu’au seuil de l’absurde. Une vieille femme (toute émue) affirme que des FRCI ont sauté sur elle, avec leurs bottes.

Elle continue de geindre à cause des atroces douleurs qu’elle dit ressentir. Elle tient en main une ordonnance qu’elle affirme ne pas avoir les moyens de payer. Le tenancier de la poissonnerie de Grand Yapo a eu un traitement bien particulier: poignardé à une fesse jusqu’à la moitié de la lame du couteau, les

3,5 millions de FCFA réservés pour le ravitaillement de son magasin en prélude des fêtes de Noël et de fin d’année, ont été récupérés par les vrais propriétaires.

Un autre jeune homme a reçu un coup de couteau qui lui a laissé une blessure longue de plusieurs centimètres sur le dos.

JOINDRE L’UTILE A L’AGREABLE

L’un des éléments des Frci a voulu, au cours de cette razzia de Noël, joindre l’utile à l’agréable. Il a emporté le sac contenant les effets scolaires d’une écolière en classe de CM1. Sûrement un qui (après Grand Yapo) s’est inscrit au cours d’alphabétisation pour adulte. C’est déjà ça !

Chez les parents d’un membre du corps médical (bien connu dans la région) qui célébraient un mariage et qui, pour la circonstance avaient prévu à manger, les Frci, non invitées aux noces, se sont contentées de renverser la nourriture, de la piétiner (ça devait être le nom de code de l’opération, certainement) et d’emporter toute la boisson. Après un si rude combat avec des populations terrorisées et aux mains nues, il est vrai qu’on peut avoir très soif !

Grand Yapo SAUVE PAR UN FRCI

D’autres témoignages recueillis font état de ce que, en dépit des prouesses réalisées, certains éléments des Frci étaient guidés par le souci de n’appliquer que les consignes de la hiérarchie et rien d’autre. Ce qui a valu à un jeune homme à peine sorti de maladie d’avoir la vie sauve. Bastonné, scarifié à l’aide d’un couteau, il n’a eu la vie sauve que grâce à son refus de se laisser égorger facilement ! L’un des soldats, on ne sait trop pourquoi, tenait absolument à lui trancher la gorge pour venger la mort de ses deux frères d’arme tombés à Erimakouguié, plus tôt dans la journée. Il le fait saisir et immobiliser par certains de ses frères d’arme et lui mouille la gorge avec de l’eau avant de sortir une fourche. De tels actes dans une République, effrayant !

Dans un reflexe que permet seul l’instinct de survie, le jeune homme parvient à se retourner. Au terme de deux tentatives infructueuses, le boureau en est dissuadé par un autre de ses frères d’arme. «Tu as essayé à deux reprises de l’égorger. Tu n’y es pas parvenu. Laisse tomber». On se croirait dans un film d’horreur avec l’apparition d’un ange. Relâché, le jeune homme n’est pourtant pas au bout de ses peines, de son calvaire pour être plus proche de la réalité.

Son sauveur lui exige le paiement d’une rançon. Sans le sou, comme un rat d’église, la providence divine viendra une fois encore à son secours. Cette fois, grâce à une cotisation levée par les autres prisonniers du jour, comme lui. A Grand Yapo, on sait se serrer les coudes dans ces moments.

PRIS POUR DES ASSAILLANTS

Dans ce scénario surréaliste et digne d’un film d’horreur, un groupe de 5 jeunes gens qui ont perdu leur sœur (le 06/12) et qui s’en étaient allés creuser une tombe pour son enterrement, sont interpellés, molestés et accusés de faire partie des assaillants qui ont attaqué le corridor. Embarqués, ils ne devront leur salut qu’à une patrouille de gendarmerie qui les intercepte et les transfère à Agboville pour « nécessité d’enquête ». Ils l’ont (vraiment) échappé belle ! En attente d’être auditionnés par le tribunal, à notre arrivée à Grand Yapo, ils ont finalement recouvré la liberté. En voici qui ne vont pas hésiter à vénérer la Gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire.

LE PERSONNEL DU CORPS MEDICAL (RELATIVEMENT) EPARGNE

S’il est des personnes qui ont relativement été épargnées sur le champ de bataille, c’est bien les membres du corps médical. Sûr que tous les habitants du village auraient donné cher pour être Infirmiers ou Sages femmes, dimanche (16/12). Au moins ils respectent certaines règles d’engagement au combat. Au plus fort du crépitement des armes, nos vaillants soldats ont déconseillé à la Sage-femme qui assistait une femme en salle d’accouchement, de mettre le nez dehors. « Avec les balles perdues, restez ici», lui a-t-il été signifié. Pour rien au monde d’ailleurs elle ne se serait hasardée hors de son bloc, c’est certain. Toutefois, si Infirmier et Sage-femme peuvent se réjouir de n’avoir pas reçu des coups de crosse ou de bottes, ils ont dû mettre la main à la poche pour désintéresser les Frci.

ENFIN L’HEURE DU SALUT

C’est avec l’arrivée en provenance d’Abidjan, du Commandant Ouassénan, le fils de l’autre, à la tête d’un détachement de gendarmes, et l’intervention de la hiérarchie militaire, du préfet et du sous-préfet d’Agboville, de l’ONUCI que viendra pour les martyrisés de Grand Yapo, le salut. Malgré la présence de toutes ces autorités, des FRCI continuaient de sévir. L’un d’eux a d’ailleurs été désarmé et mis aux arrêts sur le champ. Enfin la discipline militaire était de retour.

UNE MOISSON ABONDANTE

A notre arrivée à Grand Yapo vers 10 heures 38 minutes, les victimes (presque tout le village), continuaient d’affluer vers le centre du village pour déclarer les biens qu’ils avaient dû abandonner aux mains des Frci. Chacun venait, se saisissait d’une feuille et d’un stylo à bille, puis faisait le point de ce que les sauveurs lui ont emprunté. Sur l’un de ces inventaires «L’Eléphant » a pu lire : «2 douzaines de petites torches, 2 bouteilles de gin, 2 bouteilles de rhum calao, 10 boîtes de sardine, 1 carton de gin en sachets de marque oden’den, 3 cartons de biscuits millionnaire, 2 cartons de biscuits petit beurre, un demi paquet de rasoirs super max, 10 rasoirs bic, 2 paquets de pastis en sachet, 2 paquets de sachets calao, 2 paquets de sachets plastiques noirs vendus l’unité à 50FCFA, 2 paquets de bonbons sucettes, 2 paquets de sachets vendus l’unité à 15 FCFA, 2 paquets de sachets vendus l’unité à 25 FCFA, 6 savons lux, 6 savons bellivoir, 6 savons rexona, 15 savons fanico PM, 12 savons maxi mousse PM, 2 paquets de cube maggi avec étoile, 1 paquet de cube maggi maxi-goût, 2 portables cellulaires, des boissons pour une cérémonie de baptême de l’ordre de 8700 FCFA, une porte cassée et 9 serrures endommagées, et 20.000 FCFA en espèces». Des provisions pour des fêtes réussies en perspective. Montant cumulé des pertes de cet inventaire, 487.575 FCFA. Sur un autre inventaire établi vers 11 heures, le curieux quadrupède a pu lire, «120.000 FCFA en espèces, 2 chaînes en or, un bracelet en or, une bague en or, 4 portes cassées, un congélateur abîmé, un portable écran plat emporté». Avant de prendre congé de ce village rendu sûr par les Frci, « L’Eléphant » a tenu à faire le bilan partiel de cet extraordinaire ratissage de Noël. Côté ennemi (les villageois) : Un véhicule 4X4 de type Land rover emprunté et retrouvé à Azaguié, 7 motos emportées, de la boisson, des ordinateurs, des congélateurs et des sacs de téléphones portables achetés dans les rayons des domiciles du village. Aux guichets automatiques placés dans les poches de l’ennemi, environ 30 millions de FCFA retirés. Des Cartes Nationales d’Identité (CNI) cassées, des passeports déchirés. De quoi priver l’ennemi de documents administratifs et donc de déplacements hors de Grand Yapo puisque l’armée nationale veille au grain sur toutes les voies d’accès à Grand Yapo. Côté armée de Côte d’Ivoire : beaucoup d’argent.

Ce bilan ne tient pas compte des déclarations de certaines des victimes qui, jusqu’à ce jour, ont pris leurs quartiers dans la brousse. De peur d’une nouvelle visite de courtoisie des FRCI.

PROMESSE D’UNE MANCHE RETOUR

Avant de se retirer avec leurs trophées de guerre de Grand Yapo, les FRCI ont promis revenir ce matin refaire la fête à leurs victimes. Ce, en prélude aux obsèques de leurs deux frères d’arme. C’est du moins, la confidence qu’un soldat a faite à l’un de ses amis qui réside dans ce village. Lui conseillant de ne pas être présent aujourd’hui ce vendredi dans le village.



Bony Valery & Wenceslas Assohou in L'Éléphant Déchainé

(Envoyés spéciaux à grand yapo)
Samedi 22 Décembre 2012
La Dépêche d'Abidjan



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