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Alassane Ouattara veut à tout prix transformer la Côte d’Ivoire en océan de sang : analyse de son interview à Canal+ avec Dénisot

Pour ceux qui ont eu l’occasion de regarder l’interview sur Canal+ de l’ADO- lescent politique de Côte d’Ivoire, encore appelé Alassane Dramane Ouattara, il n’y a plus de doute à se faire sur sa volonté presque maladive de vouloir usurper le fauteuil présidentiel qui est loin d’être le sien. Ce dernier, tel un vrai adolescent, a cru naïvement à la promesse faite par ceux là même qui commencent à reconnaître que leur hold up électoral a brillamment échoué.


Alassane Ouattara veut à tout prix transformer la Côte d’Ivoire en océan de sang : analyse de son interview à Canal+ avec Dénisot
Aussi, nous comprenons mieux pourquoi Alassane Dramane Ouattara, le candidat le plus malheureux de cette dernière élection présidentielle en Côte d’Ivoire, a tenu un discours plus qu’alarmiste qui n’était que l’expression de sa colère mais surtout de son extrême déception. Et, tellement désespéré et fortement traumatisé par cet échec, le chef de la rébellion qui sévit en Côte d’Ivoire n’hésita pas à nous servir presqu’à l’identique le speech qu’il avait déjà tenu lors de son interview avec Sylvain ATTAL, journaliste de France 24.

Le discours que tint notre ADO- lescent politique était la représentation même du vide et du creux sans omettre son manque criant de saveur telle une méduse dépourvue de son piquant. Autrement dit, il ne nous servit que du réchauffé avec un argumentaire qui n’offrait qu’une seule issue : « je veux avoir accès au cadeau de fin d’année qui m’a été promis et que le peuple ivoirien a donné à Laurent Gbagbo (Le Grand) ».

Le candidat malheureux de l’Occident aurait dû comprendre que Laurent Gbagbo reste Le Grand et qu’un ADO reste un adolescent.

Durant tout l’échange en duplex qui continue de nous laisser perplexe, Alassane Ouattara n’a pas cessé de parler de sang, de tuerie, d’armes, de viol, d’insécurité, de militaires, etc. Un langage qu’il connaît bien et qu’il emploie au quotidien car, pour donner des ordres à des rebelles, il faut leurs parler un langage qu’ils comprennent. Et l’habitude étant devenue une seconde nature, le seul homme au monde qui s’est fait prisonnier dans un hôtel de luxe, a cru qu’il s’adressait à des rebelles et non à des téléspectateurs. C’est pourquoi lors de cette interview, il n’hésita pas à égrainer tout le chant lexical du « malheur » ou de la « peur » qu’il a coutume d’utiliser. Nous comprimes que son but était de susciter la compassion voire une certaine pitié.

Mais hélas, tous ceux qui ont eu à suivre cet échange savent que pour gagner une quelconque élection, il faut passer par la voie des urnes et recueillir un maximum de voix, qui sera ensuite validé par la plus haute instance juridique dudit pays. On parle de Conseil ou de Cour Constitutionnel dans la plupart des Etats libres et indépendants.

De plus, c’est dans un discours, on ne peut plus contradictoire, qu’Alassane Dramane Ouattara a encore une fois de plus exposé son manque criard de crédibilité. Nous nous souvenons qu’il avait fait parvenir par courrier sa prestation de serment au Conseil Constitutionnel. Or, devant de millions de téléspectateurs de l’émission Canal+, il affirma que ce Conseil Constitutionnel n’est point crédible car il serait truffé d’amis et partisans de Laurent Gbagbo, le président de la République de Côte d’Ivoire.

Face à cette incohérence, il y a lieu de se poser la question : pourquoi Alassane Dramane Ouattara qui dénie toute autorité à une institution établie, le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire, prit la décision de lui faire parvenir par voie de huissier sa prestation de serment alors qu’il serait à la solde de Laurent Gbagbo?

Dans le même ordre d’incohérence, Alassane Ouattara affirme que les militaires de la Côte d’Ivoire ne sont pas armés car le président élu par les ivoiriens, Laurent Gbagbo, aurait stocké toutes les armes et les munitions dans SON palais présidentiel (lapsus révélateur d’Alassane Dramane Ouattara). Mais en même temps il reconnaît qu’il y a des morts dus aux affrontements armés entre ses partisans et les forces de l’ordre de Côte d’Ivoire. Ce qui nous invite à nous demander : Par qui sont armés les partisans d’Alassane Ouattara qui tuent sans sommation les forces de l’ordre de Côte d’Ivoire pourtant non armés et de surcroît appartenant à l’ethnie de Laurent Gbagbo?

Puis, dans ce chapelet d’immaturité digne d’un ADO- lescent politique, le chef de la rébellion se disant un homme de paix, pense qu’une ingérence étrangère appelée force militaire contre un président légal et légitime ne serait sans conséquences quand bien même la Constitution de Côte d’Ivoire dit solennellement que tout citoyen a l’obligation de défendre la Patrie contre toutes forces étrangères. Ensuite pour nous dire que si Laurent Gbagbo, le président reconnu par les ivoiriens s’entête, il aurait amener cette intervention à la Côte d’Ivoire tout en reconnaissant le caractère fâcheux d’un tel acte qui ne pourrait épargner la formation d’un océan de sang et d’une montagne de cadavre. Tout cela parce que le coup d’état électoral organisé par le leader de la rébellion ou le chantre de la force légitime aurait raté.

Qu’à cela ne tienne, devant un tel constat regrettable, nous nous apercevons qu’Alassane Ouattara est totalement prêt à tout miser tel un vrai dictateur qui se respecte pour accéder au fauteuil présidentiel. Sa seule volonté est de pouvoir se mettre au même niveau que ses amis qu’il cite avec fierté : Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss Khan, Laurent Fabius, etc. Rappelons au passage que les trois sieurs précités n’entretiennent que de simples rapports courtois avec Laurent Gbagbo, le président de tous les ivoiriens y compris Alassane Dramane Ouattara.

Mais ce que ce dernier semble ignorer est que ses amis ont accédé au sommet d’une hiérarchie sans bain de sang, sans violence, sans armes, sans cadavres et surtout par des voies légales.

Enfin, c’est au terme de l’entretien avec monsieur Dénisot que l’homme qui s’est volontairement fait prisonnier dans un hôtel de luxe, dit avoir peur pour sa vie alors que le monde entier sait qu’il est protégé par plusieurs milliers d’individus. D’abord par ses rebelles puis par les casques bleus de l’ONU. Or, celui qui fut son adversaire durant la dernière élection présidentielle, Laurent Gbagbo ne cesse de collectionner des adhésions qui s’érigent en véritable bouclier humain essentiellement constitué de citoyens ivoiriens dénommés les patriotes. Ce mouvement de soutien indispensable est même présent sur Internet car on compte aujourd’hui les patriotes numériques www.lespatriotes.org. A cela nous pouvons voir celui qui détient réellement son pouvoir du peuple de Côte d’Ivoire.

Au regard de la situation en Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara devrait arrêter toutes ses tentatives de division, de diversion et de manipulation. En effet, lui et ses amis ont été publiquement démasqués. Le peuple ivoirien et l’armée qui soutiennent le respect des institutions continueront d’apporter leur soutien indéfectible au président de la République, Laurent Gbagbo afin que la République de Côte d’Ivoire reste une et indivisible.

C’est d’ailleurs avec joie que le monde entier constate de jour en jour le triomphe de la vérité sur les origines ou les causes premières de la crise ivoirienne. Ce qui a pour conséquence immédiate, la chute des différents masques qui ont servi à étouffer une réalité pourtant évidente. C’est pourquoi de plus en plus, les supporters d’Alassane Ouattara abdiquent de jour en jour car ils ne souhaitent pas porter la responsabilité de ce qui pourrait arriver au peuple ivoirien s’il continue de réclamer un pouvoir qui lui a royalement échappé.

L’interview d’Alassane Ouattara sur Canal+ n’a été qu’un élément de plus qui prouve qu’il n’a nullement gagné l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Après un échec constaté du coup d’état électoral organisé avec la complicité de ses amis, il espère compter sur « la force militaire » qu’il masque à nouveau en parlant de « force légitime ». D’ailleurs c’est la seule solution bien que violente qu’il proposa pour permettre à la Côte d’Ivoire de tenter de sortir de cette crise politique qui l’accable fortement. Et, pour espérer mieux préparer l’opinion publique quant à l’exécution de ses tentatives de déstabilisation qui ne se comptent plus, il suit scrupuleusement les conseils de stratégies de communication de ses amis. Le but est de diaboliser au maximum le président élu, Laurent Gbagbo, puis dramatiser la situation de crise politique qui touche la Côte d’Ivoire et sous estimer par la suite les pertes en vie humaine causées par sa volonté aveuglée d’accéder au fauteuil présidentiel.

Par Télesphore OBAME NGOMO In lepost.net





Mardi 18 Janvier 2011
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