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Afrique: La Démocratie existe-t-elle sur le continent?


Afrique: La Démocratie existe-t-elle sur le continent?
Les Africains se sont habitués depuis bientôt deux décennies à un nouveau lexique et vocables à savoir le multipartisme, la démocratie, les élections libres et transparentes,la supervision et certification des élections, les droits de l’homme, etc. Nombreux sont ces africains qui ignorent tout ou presque tout de ces choses citées ci-haut. Pour d’autres par contre, c’est la porte grande ouverte à toutes sortes d’interprétations, de misconceptions ou de mauvaise foi habilement maquillée sous forme d’arrogance intellectuelle et académique. Enfin pour un groupe minuscule, la démocratie par exemple est un luxe pour les africains, car eux-mêmes conditionnés et complexés. En clair, la démocratie n’est pas une chose communément partagée. Aussi, les populations elles aussi ne savent absolument rien de la démocratie ou pourquoi des choix leur sont offerts aux élections.

Pourquoi la démocratie peine-t-elle à décoller en Afrique?

Pour mieux appréhender l’absence de démocratie en Afrique, il serait intéressant de remonter à la période pré et post-coloniale.
En effet, depuis la partition de l’Afrique suite à la Conférence de Berlin de 1884-1885, les états africains actuels furent créés de toutes pièces, mettant des groupes ethniques et religieux ensemble sans réellement tenir compte de leur différences linguistiques, culturelles et religieuses. Le colon tentait de créer une nation à partir de ces différents groupes ethniques.

L’on ne peut créer une nation si les autochtones de ce pays ne se reconnaissent pas comme des nationaux ou citoyens. Ils sont forcés à cohabiter avec des groupes ethniques fondamentalement opposés et différents en tout. En clair, le colon n’a jamais pris la peine d’étudier les différents groupes ethniques ou tribus existant en Afrique pré-coloniale. Pour eux, nous étions des indigènes et donc partagions les mêmes us et coutumes. Ce déséquilibre ne fut jamais réparé même après les indépendances.

Dès 1960, les premiers leaders politiques issus de certains groupes ethniques et aussi proches du colon, ont facilité la fragilisation de leurs états respectifs, en créant des poches de suprématie ou de résistance. Par exemple en Côte D’Ivoire, les Baoulés, le groupe ethnique dont est issu feu le Président Houphouët-Boigny ont cru que le pouvoir étatique était ou est une affaire de royaume Akan ou Baoulé. Tous les postes ministériels les plus importants furent occupés par les Baoulés. Aussi, les Directions Générales du Port Autonome, De la Police, de la Douane etc, furent eux aussi occupés par des Baoulés. C’est le cas actuellement sous le régime dictatorial de M. Ouattara dans lequel les Dioula sont les plus privilégiés.

L’astuce trouvée par le sieur Ouattara fut de justifier cette pratique archaïque et fasciste en parlant d’équilibre afin de redresser une quelconque injustice. Il eut aussi le malin plaisir de baptiser sa politique fasciste et tribale de “Rattrapage Ethnique”.
Sous d’autres cieux, toujours en Afrique, le togolais Eyadéma avait son groupe ethnique aux affaires et composait plus de la majorité de l’armée et l’administration. Généralement, ces Chefs d’état tentent le forcing en plaçant leurs héritiers à la tête des états, souvent après leur décès. La liste des Chefs d’état ayant laissé leur progéniture à la tête de leurs états respectifs est légion.

Nous avions les Eyadéma , les Houphouët-Bédié, les Bongo et de nos jours les Kabila. Dans pareille situation, il est quasi impossible de parler d’élections libres et ouvertes à tous et de succession ou alternance démocratique.
L’alternance démocratique est assurée par la France qui installe et défait les Chefs d’état africains de la zone francophone. La démocratie prend déjà de l’eau de toutes parts bien avant sa vulgarisation dans les années 90.

Les années du multipartisme en Afrique furent très bâclées dès le départ. La plupart des leaders politiques de cette époque était soit des opposants dans la clandestinité, des anciens prisonniers politiques ou des exilés politiques rentrés précipitamment à la faveur de la chute du mur de Berlin. La plupart de ces politiciens était des académiques, des économistes, des enseignants et juristes et souvent des frustrés des pouvoirs dictatoriaux d’avant l’instauration du multipartisme en Afrique.

Ces politiciens avaient pour la plupart une très bonne appréciation et interprétation de la démocratie. Cependant, si la démocratie devait s’appliquer dans sa forme réelle ou comme elle est appliquée en Europe, ces politiciens auraient peu de chance de se faire élire. Les raisons sont que les appareils électoraux tels la Commission Électorale, le Conseil Constitutionnel et les agents des bureaux de vote furent tous à la solde des Chefs d’état de l’époque. Dans le cas précis de la Côte D’Ivoire, le Ministère de l’Intérieur s’occupait des élections et le Conseil Constitutionnel confirmait les résultats avec des scores soviétiques.

Ceci n’était pas fait pour arranger cette classe de nouveaux politiciens, souhaitant secrètement ou ouvertement briguer le poste présidentiel. Pour ce faire, ils ont malicieusement décidé d’apporter une touche personnelle à l’interprétation de la démocratie. Pour eux, la démocratie est le suffrage ethnique exprimé. Si l’on est issu d’un groupe ethnique fort et supérieur en nombre, alors l’on est sûr d’occuper le fauteuil présidentiel. Ainsi, l’ethnie et la religion font leur entrée en politique suivis en cela de la violence post-électorale et son cortège de victimes souvent innocentes. En d’autres termes, les personnes supposées éduquer les populations quant à la nature, fonctionnement et bien-fondé de la démocratie, ont préféré dévoyer leur mission pour des raisons égoïstes et électoralistes afin d’instrumentaliser leurs concitoyens. Par conséquent, les élections en Afrique, sont d’abord des affaires ethniques ou régionales ou religieuses. Les candidats n’ont point besoin de présenter dans les moindres détails leur programme de gouvernement. Pourvu qu’ils aient une ethnie forte ou puissante ou prospère, cela suffisait à leur garantir le fauteuil présidentiel. Ce fut le cas des résultats electoraux définitifs de Décembre 2010 en Côte D’Ivoire où les partis politiques tels le PDCI-RDA et le RDR furent concentrés dans les régions d’origine des candidats Bédie et Ouattara.

Aussi, d’autres faisaient ou font usage des raccourcis politiques en créant ou dirigeant des rébellions ou provoquant des guerres civiles afin d’accéder au pouvoir. C’est le cas de M. Ouattara et son armée de fortune installés par les soins de la France après sa défaite historique de Décembre 2010.

La démocratie étant une excuse pour se hisser au pouvoir, les politiciens même les plus éduqués, éducation reçue en Europe et aux États Unis dans les plus prestigieuses écoles et universités de la place, finissent par se comporter comme des incultes et ou analphabètes en pervertissant la notion de démocratie et ses pratiques. Pour eux, seuls leur groupe ethnique et religieux peuvent leur garantir la présidence. Par conséquent, ils passent le clair de leur temps à distraire, instrumentaliser et enduire les populations en erreur. Dans un souci purement électoraliste, la démocratie est tuée dans l’œuf afin de laisser place à l’individualisme,
conduisant souvent à la fusilcratie ou démoncratie.

Peut-on parler de démocratie en Afrique? Est-ce un luxe pour les Africains?

La démocratie n’est pas un luxe encore moins un concept sans lendemain pour les africains. Le véritable problème de la démocratie en Afrique, c’est le manque d’éducation et de formation politique des hommes politiques et des populations. Le fort taux d'alphabétisation de nos populations est aussi à blâmer. Les populations sont très souvent victimes de ces soit disant politiciens et démocrates leur promettant monts et merveilles afin d’accéder au pouvoir. Très souvent ces populations sont corrompues a coups de billets de banque ou distraites par des projets jamais terminés. Une fois au pouvoir, ces politiciens oublient toutes leurs promesses et créent une nouvelle classe politique de nouveaux riches ou un entourage s’accaparant toutes les richesses du pays, laissant les populations dans une misère indescriptible. Avec pareilles conditions, la survie de la démocratie telle que pratiquée en occident est réellement menacée.

Il est même approprié de confirmer ici que la démocratie en Afrique est une chose rare voire inexistante. Les quelques rares pays tentant de se démocratiser ou de pratiquer la démocratie, éprouvent également des difficultés historiques, remontant à la période coloniale voire pré-coloniale, incapables de se départir des préjugés et autres considérations ethno-religieuses. Ce fut le cas au Ghana et au Sénégal, connus ou réputés pour leur “assise démocratique”. Ces pays-là sont aussi victimes de violences pre ou post-électorales.

La démocratie n’est pas uniquement que le suffrage universel. C’est aussi bon nombre
d’élements accompagnateurs et de stabilité, faisant de la démocratie, un tout. Par exemple, le dialogue et la communication sont très importants dans le jeu démocratique. Le concensus, le vote et le référendum sont d’autres éléments importants. Finalement, les structures chargées des élections ne doivent en aucun souffrir de partialité. Or, en Afrique, les pouvoirs se chargent d’organiser les élections. Comment voulez-vous que ce pouvoir puisse reconnaitre sa défaite si c’était le cas?
Nous vous proposons un article d’Alerte Info du 10 Avril 2014 sur la réforme électorale en Côte D’Ivoire:
“ Projet de réforme de la Commission électorale:
Le parti de Gbagbo parle de « forcing qui semble se dessiner » Par Serge Alain Koffi Alerte Info
Le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, a évoqué jeudi “un forcing qui semble se dessiner’’ après l’adoption mercredi par le gouvernement d’un projet de loi modifiant la composition de la Commission électorale chargée d’organiser la présidentielle de 2015.
Laurent AKOUN, SG du FPI lors de sa conférence de presse jeudi à Abidjan
“Aujourd’hui, nous disons que pour en arriver aux élections en général, créons un environnement de retour à un minimum de confiance. On ne veut pas et on veut nous mettre devant le fait accompli’’, s’est plaint son secrétaire général et porte-parole Laurent Akoun, lors d’une conférence de presse au siège de son parti à Cocody
(quartier chic à l’est d’Abidjan).
Le FPI se dit favorable à une réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), mais rejette la nouvelle composition proposée mercredi en conseil des ministres par le gouvernement.
“Maintenant, dans le forcing qui semble se dessiner on va aller aux élections comme ça ? ’’, s’est-il interrogé avant de poursuivre : “On s’assoit, on discute, on trouve et on fait des compromis si nécessaire et puis on y va’’.
“Nous sommes pour que la CEI soit l’organe qui régule, qui donne, qui permet que les élections soient justes et transparentes. Mais ce n’est pas ce qu’on nous a montré hier’’, a-t-il conclu.
Le gouvernement a adopté mercredi un projet de loi sur la prochaine commission électorale chargée d’organiser les futures échéances dont la présidentielle de 2015. Celui-ci sera soumis au vote des députés dans les prochaines semaines.
Selon le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, qui a donné l’information mercredi, la nouvelle CEI aura 13 membres contre 31 auparavant.
Les composantes de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), notamment le Mouvement pour la Paix et la Paix (MJP), le Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) et le Mouvement populaire du grand Ouest (MPIGO), qui continuaient de siéger à la CEI, malgré la fin de la crise ivoirienne, devraient en être désormais exclus.
Les accords de paix inter-ivoiriens de Ouagadougou en mars 2007 prévoyaient la création d’une nouvelle CEI après les élections législatives de fin 2011. L’opposition dont le FPI est le principal parti, avait fait de cette réforme un point essentiel des négociations avec le gouvernement dans le cadre du dialogue institué par le pouvoir actuel.
Dans sa nouvelle composition, la CEI, devrait selon Bruno Koné, réunir quatre représentants du président et du gouvernement, 3 membres de la société civile dont deux religieux, trois représentants de la coalition au pouvoir et de trois autres des partis d’opposition.
En 2010, la Commission électorale a été au cœur du contentieux électoral après la présidentielle qui a abouti à une crise armée, qui a fait officiellement 3.000 morts.
La CEI a proclamé des résultats qui donnaient Alassane Ouattara vainqueur du scrutin au détriment du président sortant Laurent Gbagbo, déclaré, quant à lui, élu par le Conseil constitutionnel”.
SKO/GBK
Alerte-info.net

En clair, nos états n’ont jamais pris la peine de mettre en place les conditions propices et normales pour des élections justes et transparentes ou pour le jeu démocratique.
La politique en Afrique ressemble plus à un pugilat ou une bataille rangée comme sur un champ de bataille. Il n’existe aucune courtoisie, humilité, sens élévé pour
l’intérêt supérieur ou la souveraineté. Les partis politiques se livrent des batailles médiatisées voire violentes avec mort d’hommes.

La politique ne doit point être meurtrière mais plutôt génitrice de bien-être et de bonheur pour les populations.

Les politiciens étant souvent eux-mêmes des anciens frustrés du régime d’avant le multipartisme, tentent de s’accaparer du pouvoir par tous les moyens même par des rébellions et guerres civiles. C’est plus pour un intérêt personnel plutôt que de souhaiter diriger un pays afin de le dévélopper.
Tristement en Afrique, la politique rime avec la richesse, le prestige et la prospérité. Pour être riche en Afrique, il faut faire de la politique. Ceci explique pourquoi certains leaders
n’hésitent pas à assassiner leurs concitoyens ou les populations uniquement dans le but de jouir de toutes ces choses-là.
Les politiciens africains ne sont point intéressés par le bien-être de leurs populations plutôt du bien-être de leurs poches, comptes bancaires et ventre. Et pourtant, ces politiciens sont issus des grandes écoles et universités localisées dans des pays à forte tradition démocratique.

Est-ce dire que les Africains sont incapables d’importer la démocratie ou sont-ils uniquement animés ou intéressés par le prestige et l’argent?

Dans le cas africain, le politicien est généralement intéressé par le prestige et l’argent, argent souvent facile ne souffrant d’aucun contrôle, audit ou sanction punitive. Ceci explique en grande partie les raisons qui animent bon nombre de jeunes gens à se lancer dans la politique. La politique est un raccourci sûr et certain afin d’atteindre le prestige et un compte bancaire conséquent sans être inquiétés ou poursuivis pour malversations.
La démocratie est une question de bonne gouvernance. Un bon démocrate, est un bon économiste en herbe. Il doit savoir gérer son parti, les dons et autres financements accordés au parti. Si ce dernier réussit à maitriser les dépenses et réduire le gaspillage, il est fort probable que cet individu puisse juguler une quelconque crise financière dans le pays.
C’est aussi dire que cet homme aura un projet de gouvernement conséquent et réalisable pour les populations. Il n’aura point besoin de distraire les populations ou amuser la gallérie avec des discours pompeux à coloration propagandiste.
La démocratie n’est point un luxe pour l’africain car sans démocratie, la vraie, comment pouvons-nous élire un président ou chef d’état issu d’un autre groupe ethnique ayant ses propres pratiques pour l’accession et la succession au pouvoir?
Il nous faut la démocratie en Afrique afin que les filles et fils du continent puissent élire un autre sur la base de la compétence, l’expertise et un programme de gouvernement inclusif. La démocratie exige la compétence des cerveaux et des programmes de gouvernement pouvant améliorer le bien-être des populations. L’on ne vient pas au pouvoir afin d’assouvir ses besoins alimentaires, budgétaires ou bancaires. La politique n’est pas le commerce ou l’économie. La politique n’est pas une source intarissable pour s’enrichir. Or, c’est uniquement les gros sous qui intéressent nos politiciens de sorte qu’ils perdent toute respectabilité, réputation et sont souvent victimes de chantage et d’intimidations de la part des occidentaux à cause de leur corruption endémique. Telle est la triste réalité de nos politiciens africains, des corrompus pour la plupart. C’est cela le véritable frein à l’envol de la démocratie en Afrique. Plus les politiciens sont corrompus moins la démocratie a des chances de survivre.
Il revient désormais à la jeune génération de prendre bonne note des erreurs et égarements de leurs ainés afin d’imposer la démocratie en Afrique.
La vieille génération de politiciens provient d’une vieille classe politique et de conditionnés. Par exemple la classe de 1945, verra encore les choses autrement comparée à la nouvelle génération de 1968 ou 1990.
En clair, la politique se fait par génération. La génération actuelle de politiciens est de
l’époque post-guerre mondiale. Cette génération de la vieille garde est souvent très complexée et épouse dans les moindres détails la politique africaine de la France.
Cette génération fut généralement installée par la France ou les anciennes métropoles.
C’est cette génération qui est encore au pouvoir ou l’est par personnes interposées à travers les enfants-présidents ou chefs d’état. C’est la succession monarchique africaine ayant pour prétextes la religion ou l’ethnie.
En d’autres termes, les Chefs d’état africains prônent l’ethnie et la religion afin de se positionner ou se maintenir au pouvoir. Le faisant, la démocratie a peu de chance de survie. Ceci explique l’absence de démocratie en Afrique. Les africains sont responsables de leur propre misère étatique ou de la gestion calamiteuse de leurs états. Ils parlent souvent de démocratie mais ils n’y croient même pas. Ils pratiquent plutôt une politique commune qui consiste à utiliser les urnes comme couverture sachant que les dés sont pipés d’avance. Or, la démocratie ne prévoit pas d’avance la victoire d’un candidat. En démocratie, la victoire est assurée ou garantie par l’efficacité du candidat, de son parti et son programme de gouvernement inclusif et allèchant pour le bien-être des populations.
Cependant, en Afrique, les sondages sont utilisés afin de préparer les esprits des électeurs sur l’identité du futur vainqueur. Le sondage n’est point l’expression d’une frange de la population quant à l’identité du vainqueur ou le bien-fondé d’un programme de gouvernement faisant basculer l’opinion publique ou nationale.
Les électeurs peuvent être séduits par un programme de gouvernement inclusif même si ces derniers ne sont pas issus de ce parti ou ne partagent pas la philosophie de ce parti ou du candidat.
Les populations sont uniquement intéressées par l’amélioration de leurs conditions de vie à savoir l’emploi, la santé, le logement décent, des écoles et universités pour leurs enfants,
l’inflation sous contrôle, une bonne politique bancaire pour l’épargne et les prêts immobiliers, la réduction du chômage et une rétraite conséquente. Peu importe l’électeur, ce dernier peut voter pour l’opposition ou le parti adverse si ces conditions sont réunies. C’est cela le jeu politique et démocratique en occident.
Les partis politiques s’affrontent régulièrement, tentant de se surpasser et séduire dans le même temps les populations. L’objectif final d’un parti, c’est la prise du pouvoir afin de
l’exercer. Les populations étant souveraines, elles sont les seules à séduire afin de leur arracher le quitus souhaité pour exercer le pouvoir en leur nom. La politique va de pair avec les aspirations des populations. Or en Afrique, la politique rime avec affairisme et business laissant les intérêts des populations en dernière position. Les populations africaines sont les dernières à être inclues dans les programmes de gouvernement. Ceci explique la pauvrété des populations africaines depuis les indépendances jusqu’à nos jours.

Nous sommes nos propres bourreaux !

Est-ce dû à la couleur de notre peau, de notre manque d’intelligence comme le soutiennent les suprématistes occidentaux, à notre culture, notre histoire commune depuis la période pré-coloniale, à notre manque d’éducation, de culture ou par pure naïvété?
Ce sont-là des questions que tout bon africain doit se poser afin de savoir la véritable nature de la politique africaine et l’orientation politique à adopter. Sans cette introspection, tout ce que nous entreprenons est de la pure distraction et favorisera la pauvrété de notre continent.
Nous devons nous remettre en cause ou du moins remettre en question notre dévéloppement ou émergence ou son absence par rapport à d’autres états asiatiques autrefois logés à la même enseigne que les pays africains.
La survie de la démocratie et l’envol de l’émergence vraie sont plus des questions
d’éducation des populations et des politiques plutôt que des programmes de gouvernement en majorité soutenus par l’occident.
En d’autres termes, nous devons savoir si l’Afrique peut se dévélopper sans l’occident ou si
l’Afrique est destinée à servir de dépotoire et source financières ou économiques pour les autres nations.
La question fondamentale que tout bon africain doit se poser est de savoir s’il se considère indépendant ou dépendant. Une fois cette étape franchie, la prise de conscience et les positions politiques suivront. Pour l’instant, nous parlons de démocratie sans réellement y croire ou partager ses pratiques.

b[Fait à Londres le 15 Avril 2014.
Nick De Bessou
Juriste & Anthropologue Politique
Président du FDRC
[Forum pour la Démocratie et la Résolution des Crises]
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sur Twitter: @nickdeBessou1
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sur Facebook: Nick De Bessou Officiel. www.nickdebessou-info.com

]b
Jeudi 17 Avril 2014
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