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Le mal spirituel de l’Afrique : le christianisme et l’islam

Adama Dahico, humoriste-comédien : «Je dédie mon prix à toutes les personnes privées de liberté »

Adama Dahico revient du festival international du rire de Lubumbashi, en République démocratique du Congo (Rdc), auréolé du Grand prix. Au cours de notre rencontre, le chef de l’humour ivoirien revient sur son sacre. Il évoque également ses projets et surtout son incursion de plain pied dans le reggae.


Adama Dahico, humoriste-comédien : «Je dédie mon prix à toutes les personnes privées de liberté »

«J’ai été distingué Grand Prix Moïse Katumbi Chapwe du premier Festival international de l’humour de Lubumbashi qu’a vu la participation, du 26 au 29 avril 2013, d’humoristes issus du Gabon, du Cameroun, de la France et bien sûr de la Rdc, sans oublier Mamane du Niger. Ce prix m’a été remis en personne par la personnalité dont il porte le nom, qui n’est autre que le gouverneur de la province. Ce Grand Prix récompense, selon ceux qui me l’ont décerné, l’ensemble de mes prestations pendant la rencontre mais aussi mon œuvre d’une manière générale».

La dédicace de l’humoriste

«Je dédie mon prix à toutes les personnes privées de liberté. Je dédie également ce prix à la paix et à la réconciliation en Côte d’Ivoire et à tous ceux et celles qui, de près ou de loin, soutiennent Adama Dahico dans son combat pour le développement de l’humour en Afrique, notamment la presse. Je n’oublie pas le Gondwana City Productions et Mamane qui ont tenu à ce que nous collaborions au moment où, depuis 2011, personne n’osait m’approcher dans notre milieu pour un quelconque travail d’équipe». A propos, Dahico et Mamane se sont rencontrés en 2010, à Ouaga, dans le cadre de Ciné Droits Libres organisé par le Centre de presse Norbert Zongo. Précisément, ils se sont connus à la faveur d’un sketch à deux et compris du coup comment on peut être Africain et faire de bonnes choses.

«Eh, Djah ma Vieille ! Dieu avant tout»

Pendant son séjour à Lubumbashi, Adama Dahico affirme avoir écoulé une cinquantaine d’exemplaires de ses trois livres. Au moment où il quittait Lubumbashi, selon lui, les Congolais en ramandaient encore. «Alors j’en tiendrai compte à l’avenir», note-t-il, sans refermer le livre. «Je viens des locaux des Nei-Ceda comme ça (mercredi, ndlr). Ils sont en train de s’activer pour sortir mon 4ème et prochain livre «Eh Djah, ma Vielle ! Dieu avant tout». C’est dire que le directeur général de cette maison m’a renouvelé sa confiance. Il s’attèle personnellement à accélérer la publication très attendue de ce livre, tant en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur. C’est un livre de plus de 200 pages. J’y ai compilé tous mes sketches qui m’ont révélé au monde entier plus une dizaine de pages réservées à la lutte contre le Vih/Sida dans laquelle je suis désormais pleinement engagé.

«Du Cp1 à la CPI»

Depuis quelque temps, Adama Dahico prépare son retour sur la scène. Le candidat malheureux à la présidentielle ivoirienne de 2010 garde la proximité avec la politique. Il annonce «Du Cp1 à la Cpi». De quoi parle l’auteur dans ce comeback ? Mystère. Dahico parle tout vaguement d’un «spectacle d’actualité», sourire narquois.

Un album cent pour cent reggae

Quand Adama Dahico se débarrasse de son manteau de politicien dans une chambre, on le voit en sortir dans une tunique aux couleurs rasta et devient tout simplement le fils du Pape Bob Marley et le descendant de Jah Rastafari. «Je suis également en studio pour l’enregistrement d’un album cent pour cent reggae dont le titre est en fuite», annonce-t-il sans dreadlocks. Lucide ou pas, Dahico y réclame en son âme et conscience du Dromikan, l’Etat de droit, l’Afrique et ses ressources, la salubrité dans l’environnement des hommes, dénonce avec brio la Cpi…dans une Production du Dromikan et de «partenaires anonymes».
Au total, Adama Dahico invite mélomanes et amateurs d’humour dans un voyage doux-amer d’une dizaine d’étapes. Il cuit ce coup fumant et détonnant dont nous avons eu la primeur au terme d’un brève rencontre, dans le plus grand secret d’un studio. Avec aux arrangements, Marc William, jeune ivoirien plus outillé que jamais après un stage chez Sonny Music-France et Aristide Dicko, non moins méritant. Pour ce saut de plain pied dans la musique, Dahico dit avoir choisi le reggae parce qu’il fait partie de son «environnement» et que «l’humour s’allie» à merveille à ce rythme. Pourvu que celui qui s’engage à concilier les deux dimensions s’y prenne bien.

Propos recueillis par
Schadé Adédé
In Notre Voie
Vendredi 10 Mai 2013
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