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La Dépêche d'Abidjan

Achat d’armes aux USA / Au cours du procès lundi dernier: L’émissaire d’Amani N’Guessan passe à table

Le procès de l’affaire d’achat d’armes aux Etats-Unis par les autorités ivoiriennes suit son cours normal. Après la comparution des différents intermédiaires américains impliqués dans ce trafic d’armes, c’était au tour du Colonel Yao N’Guessan, l’émissaire du ministre ivoirien de la Défense, d’être devant les juges du tribunal de San José.


Photo : DR
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En effet, le lundi 18 octobre 2010, selon des informations concordantes, l’envoyé d’Amani N’Guessan n’est pas allé du dos de la cuillière pour citer des noms de certaines autorités ivoiriennes faisant partie du deal. Se sentant abandonné par le gouvernement ivoirien dont il est le mandant et face aux questions pertinentes et embarrassantes des juges américains qui l’ont cuisiné pendant des heures, Yao N’Guessan ne pouvait que passer à table. A la barre, il a effectivement « balancé » ceux qui l’ont chargé de piloter cette lugubre opération qui a conduit à son arrestation sur le sol américain. Mais le mis en cause ne s’arrête pas là. Il va plus loin en plaidant non coupable devant la cour, alors que ses complices américains eux, ont plaidé coupables. Cette ligne de défense du colonel n’est pas fortuite. Elle est consécutive au fait que le ministre Amani N’guessan l’ayant totalement lâché ainsi que l’Etat de Côte d’Ivoire qui n’a pas daigné commettre un avocat pour sa défense devant les juridictions américaines, Yao N’Guessan n’avait qu’une seule chose à faire : dire la vérité dans les moindres détails en donnant la liste de toutes les personnalités ivoiriennes impliquées jusqu’au coup dans cette scabreuse affaire dans laquelle le Trésor ivoirien a décaissé plus de 5 milliards de F.CFA. Arrêté début septembre par le FBI pendant qu’il s’apprêtait à embarquer depuis les Etats-Unis avec une grosse cargaison d’armes composée de 4000 pistolets automatiques, 50 000 gaz lacrymogènes et 200 000 munitions en direction d’Abidjan, l’émissaire ivoirien risque 10 ans d’emprisonnement ferme.

Avec l'Intelligent d'Abidjan / Par S.T
Jeudi 21 Octobre 2010
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