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ALTERNANCE EN AFRIQUE : La mauvaise foi de nos dirigeants africains

Dans leur argumentaire pour justifier leur volonté de demeurer pour l’éternité au pouvoir, les « rois » qui nous gouvernent en Afrique et qui, par snobisme, ont revêtu la camisole forcée de la démocratie, n’hésitent pas à invoquer des exemples de vieilles démocraties occidentales où aucune clause ne limite le mandat présidentiel. Ainsi, la reconduction d’Angela Merkel à la tête de l’exécutif allemand pour la troisième fois consécutive, pourrait leur servir de pain bénit qu’ils ne manqueront pas d’opposer à tous ceux qui en appellent à l’alternance par une observance sacrée de la limitation des mandats, inscrite dans la plupart de nos Constitutions.


ALTERNANCE EN AFRIQUE : La mauvaise foi de nos dirigeants africains
En réalité, l’alternance sous nos tropiques est perçue comme un crime de lèse- majesté, voire un blasphème qui doit être vite exorcisé.
Décidément, les présidents qui portent ce genre de projets funestes sont mal inspirés d’oser la comparaison avec l’Occident pour plusieurs raisons.
D’abord, dans les pays occidentaux où la clause limitative des mandats n’existe pas, les règles du jeu ont été définies à l’avance et il ne viendrait à l’esprit d’aucun acteur politique, une fois aux manettes, de les modifier de manière à pouvoir s’éterniser au pouvoir. L’Occident, en effet, a été suffisamment instruit par les dictatures qui lui ont causé tant de mal dans son cheminement vers la liberté et la démocratie, que plus jamais, il ne pourra s’accommoder d’hommes politiques de la pire espèce comme Franco en Espagne, Salazar au Portugal ou Mussolini en Italie. D’ailleurs, les tenants du pouvoir à vie en Afrique feignent d’oublier que les pays occidentaux où les mandats ne sont pas limités par la Loi fondamentale, ont justement eu la lucidité d’adopter un type de régime qui ne permet pas à un individu, fût-il président ou chancelier, de disposer de l’Etat comme il le ferait de son jardin potager. De ce point de vue, l’Occident et l’Afrique, visiblement, ne se référent pas au même paradigme. Dans ces conditions, les Africains feraient preuve de mauvaise foi en s’évertuant à comparer des expériences qui n’ont pas le même référent.

Pire, dans leur promptitude à faire certaines comparaisons, ils ne retiennent que des exemples qui les arrangent. Dans leur pédagogie par l’exemple, ils ferment les yeux sur l’expérience démocratique américaine où le principe des deux mandats n’a jamais été remis en cause. En réalité, l’alternance sous nos tropiques est perçue comme un crime de lèse- majesté, voire un blasphème qui doit être vite exorcisé. Pourtant, en Occident, elle s’inscrit dans l’ordre normal de la démocratie et aucun président n’en est déjà mort. S’il y a un mot qui ne fait pas partie du corpus politique des « rois » qui nous gouvernent, c’est bien le mot « alternance ». Lorsqu’un président y est contraint par la Loi fondamentale, il existera toujours d’ « éminents » intellectuels ou prétendus tels qui, à force d’arguties et d’interprétations criminelles et éhontées du droit, réussiront à abuser de la crédulité et de l’ignorance des populations rendues ignares par la misère et l’analphabétisme, et à donner ainsi un quitus académique à nos princes pour redimensionner la Constitution, à coups de référendums dont l’enjeu n’est pas de savoir si le « Oui » passera, mais de réaliser un score à la soviétique, qui sera immédiatement brandi comme la preuve de l’adhésion du « peuple souverain » à la stabilité, à la continuité et à la paix.
De plus en plus, les Africains grandissent et se départissent ainsi de la peur et de l’indifférence pour poser les bonnes questions relativement à leur liberté et à leur bien-être.
A bien observer les choses, en Afrique, on a l’impression que l’on a peur de la démocratie. Elle est célébrée tant qu’elle peut permettre de canaliser le ras-le-bol des populations pour le ramener à l’Assemblée nationale dont les députés, surtout ceux de la majorité présidentielle, n’ont d’autres mérites que ceux d’avoir été inscrits sur une liste concoctée en réalité par quelques gourous sur instructions du grand manitou et de sa famille. Mais qu’on se le tienne pour dit ! On ne peut tricher indéfiniment avec la démocratie. Déjà, des peuples d’Afrique, lassés et dégoûtés des pratiques tronquées de la démocratie, ont dit non à la vaste supercherie par des manifestations hâtivement mises sur le compte de l’incivisme. L’on oublie que les méthodes comme celles qui ont été expérimentées par Eyadema père, qui a réussi la prouesse de transformer le peuple togolais en un peuple aliéné qui ne savait que danser et chanter à la gloire de l’enfant de Pia, ne peuvent plus prospérer aujourd’hui en Afrique.
En effet, de plus en plus, les Africains grandissent et se départissent ainsi de la peur et de l’indifférence pour poser les bonnes questions relativement à leur liberté et à leur bien-être. Tant que les hommes politiques ne leur apporteront pas de réponses conformément à leurs attentes qui, au demeurant, sont légitimes, rien ne pourra arrêter ce sursaut patriotique et citoyen. Si l’alternance ne peut pas se réaliser par des voies légales et républicaines comme tout démocrate le souhaite, elle risque d’être prise en charge par la rue. Ce sera peut être malheureux, mais au rythme où vont les choses et dans un contexte où l’opposition politique susceptible de porter l’alternance, a été suffisamment ringardisée à force de coups bas et d’intrigues dont seuls « nos rois » ont la recette, il n’est pas exclu que les sans-culottes s’invitent au débat politique.

In Le Pays
Vendredi 4 Juillet 2014
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1.Posté par Kimpéné Ya CONGO le 04/07/2014 12:55 | Alerter
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Zambé ha pesa bino lolendo na...
Zambé ha pesa bino lolendo na lobiko na pesa gouya ya ko bimisa Africa na bozoba, na yébi ké soki bo koti na makambo ya mboka é zali kolakisa ké bolingui mboka ya bino.
Na loléngué wana na sengui ké bo pesa bembo na bino soki makambo é ko saléma malamou té, Nzambé ha pambéla bino bana na yé. To fukami po na liloba ya bino, matondo na Nzambé Mokonzi ! Matondo na Nzambé !
To kanissi ké makambo ya ndengo oyo é salamaka na kati ya Africa mobimba, bo pésa mbéla na mba boka nionso po to bima na bo zoba!
Traduction
Dieu vous a donné le Courage, la Force et la Volonté de Sortir l'AFRIQUE de l'Idiotie, nous savons que si Vous êtes rentrés dans la scène Politique, c'est par Amour de Votre Pays. A travers cette Sortie très Remarquée, vous marquez l'Arrêt de la mauvaise gestion et de la mauvaise politique menée dans nos Pays. Pour le cas du Congo- Démocratique, Obama avait déjà demander à KABILA de ne plus se présenter à la prochaine élection Présidentielle.
voilà pourquoi, Nous Jeunesse d'Afrique Souhaitons que la Sortie que les Évêques ont fait à Kinshasa ( Congo-Kinshasa ), aillent en Campagne afin que les grands absents par simple respect des Politiques, d'y mettre pied pour pousser les Hommes Politiques de respecter déjà leurs Constitutions et surtout de transformer les pays en bien pour les populations puissent profiter un peu plus et que l'on constate les Changements de nos pays, alors qu'ils ne se transforment pas assez vite.
Il va falloir que l'Intervention des Religieux de façon ponctuelle dans la Politique des Gouvernements Africains afin que les Constitutions soient respecter et Produire des effets nouveaux afin que Nous ayons des Soins dans de Bons Hôpitaux, que les Routes soient Conformes et viables, sans parler de tous les Secteurs ( électricité, éducation, industrialisation et la formation de nos Propres Ingénieurs ) pour être demain plus libres et responsables de Nos pays.

2.Posté par Kimpéné Ya CONGO le 04/07/2014 13:10 | Alerter
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Dans mon premier commentaire, il s'agit de l'Action des Évêques du Congo-Kinshasa qui ont demandé à Leur Président actuel de partir et laisser la Démocratie, sa propre constitution au lieu de faire comme Tous les Autres avec l’Appétit du pouvoir en Afrique avec peu de Bonnes Évolutions de nos Pays.
J'invite les Évêques et Imams Africains de s'investir dans la lutte de la Bonne Gestion de Notre Vieux Continent qui en a Réellement besoin.
Que l'Eglise et la Mosquée s’immiscent de la politique de notre Vielle AFRIQUE !

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