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La Dépêche d'Abidjan

A son arrivée à Abidjan / Wade fait des précisions : ‘’Je ne suis pas venu faire la médiation‘’

Annoncé pour 11 h, c’est finalement à 12h43 que l’avion du Président sénégalais M. Abdoulaye Wade a atterri hier jeudi 14 septembre 2006 sur le tarmac de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Au salon d’honneur, le Présidence Wade a eu l’amabilité de donner les raisons de sa venue en Côte d’Ivoire.


Photo : DR
Photo : DR
La presse ivoirienne dans sa globalité était suspendue aux lèvres du Chef de l’Etat sénégalais. Le Président Wade s’est toute suite voulu clair : « Je ne suis pas venu faire la médiation à la place du Président Compaoré. D’ailleurs avant de venir ici en Côte d’Ivoire, je l’ai eu au téléphone pour lui assurer qu’il s’agit d’une visite d’amitié et de travail comme cela se fait entre tous les pays qui entretiennent de bonnes relations ». Le Président sénégalais a rappelé que son père et son oncle ont tout deux vécu en Côte d’Ivoire respectivement à Abidjan et à Grand-Bassam. Il a lui-même travaillé en Côte d’Ivoire, du temps de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) et de la BAD (Banque Africaine de Développement, dont le siège était en Côte d’Ivoire). M. Wade a affirmé que La Côte d’Ivoire et le Sénégal entretiennent aujourd’hui d’excellentes relations. Il s’agit donc de renforcer l’axe Abidjan-Dakar dans le cadre du partenariat dans l’espace UEMOA. « J’entretiens d’excellentes relations avec le Président Gbagbo, il est bon que nous nous retrouvions de temps en temps, même si nos agendas font que ces rencontres sont rares », a tenu a précisé le Président Wade. Il a affirmé que c’est le Président Gbagbo qui l’a invité à venir faire cette visite de travail. Il se sent très bien en Côte d’Ivoire dans, un pays où il connait presque tous les leaders d’opinion. « Guillaume Soro est mon fils et, aujourd’hui, je réponds à l’invitation de mon homologue ivoirien », a souligné le numéro un sénégalais. Il a indiqué qu’il s’agissait juste d’un retour des choses dans la mesure où le Chef d’Etat ivoirien avait en son temps répondu positivement à sa sollicitation en assistant à l’inauguration du monument de la Renaissance africaine marquant le cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal. « Je ne suis donc pas venu faire de la médiation. C’est très clair. Dans cette visite de travail, je m’entretiendrai bien entendu avec des chefs de partis politiques que je connais depuis 10 ou 20 ans. La médiation dans la crise ivoirienne est la prérogative du Président Blaise Compaoré », a-t-il fait savoir pour mettre fin à tout commentaire. Officiellement, il s’agira surtout de faire le bilan de la coopération entre les deux pays étant entendu que «les difficultés que traversent l’état ivoirien n’ont pas permis d’établir des calendriers suivis. Le Président Wade a donné 70 millions de FCFA pour aider à l’éducation des enfants. Selon des sources, le chef de l’Etat sénégalais aurait dit des paroles sérieuses au Premier ministre Guillaume Soro. Cette visite de travail s’achèvera ce vendredi 23 avril 2010 par un communiqué final.

Avec notre partenaire l'Intelligent d'Abidjan / Par Olivier Guédé




La visite de Wade vue de Dakar / Babakar N’diaye à propos de la crise : ‘’ Gbagbo a le dernier mot et Wade ne peut pas y changer grand-chose’’

Babakar justin N’diaye est politologue sénégalais. Il s’est livré, depuis Dakar, sur les antennes de Onuci fm à une analyse de la visite d’amitié et de travail qu’entreprend depuis hier le Président Abdoulaye Wade sur les bords de la lagune Ebrié.

‘’En profondeur, je crois que ça ne doit pas changer grand-chose. Mais en Côte d’Ivoire, celui qui a le dernier mot, celui qui détient les clés, c’est Gbagbo. Allez-y connaître les arrière-pensées de Gbagbo qui sont difficiles à identifier et à dévoiler’’. Ainsi s’est exprimé le politologue sur l’opportunité de la visite du Président Abdoulaye Wade dont l’agenda est très chargé pour une visite de 48 heures. Donnant le sens de la visite de son Président, Babakar N’diaye croit savoir que c’est le genre de visite que le doyen des chefs d’état africains affectionne. Surtout que cette visite permettra selon l’analyste politique, à Abdoulaye Wade de ‘’remettre pieds dans ce dossier qui semble être en panne à la lumière des difficultés que rencontre l’application de l’APO’’. Et de préciser que le chantre du « sopi » ne vient pas pour remplacer le facilitateur Blaise Compaoré même si selon ses convictions personnelles, Babakar N’diaye avance que ‘’en ce moment précis, l’APO n’entre plus dans les vues du Président Gbagbo’’ et qui ne voulant pas ‘’tourner brutalement le dos à cet accord’’ cherche une ‘’solution de rechange ou quelque chose qui prolonge cet accord’’. D’où l’appel du Chef de l’Etat ivoirien à Wade qui est friand de médiation et qui est le bienvenu dans ‘’ce jeu particulièrement compliqué dont les lendemains ne sont pas très faciles à envisager’’ selon le politologue. Au sujet du rapprochement Wade – Gbagbo après la période de méfiance, l’invité de la radio des nations unies en Côte d’Ivoire prétend que la méfiance n’a jamais fait défaut avant d’ajouter que : ‘’les chemins de la politique sont aussi insondables que les voies du seigneur. Ce sont les intérêts qui commandent et il y a aussi un festival de calcul qui se déploie sous nos yeux. Les dessous de cartes seront plus ou moins dévoilés plus tard’’. Analysant les risques auxquels s’exposent la Côte d’Ivoire face au blocage, l’universitaire sénégalais arrive à la conclusion que l’expérience d’une guerre civile est tellement amère qu’il n’est pas indiqué pour les acteurs de la recommencer. ‘’Donc quand vous dites que la Côte d’Ivoire peut s’exposer à des dérives, les nations unies et la communauté internationale peuvent manifester leur impatience mais Gbagbo a son agenda et c’est le seul qui compte’’ a-t-il argumenté. Quand à la souffrance du peuple à laquelle certains se réfèrent souvent, le politologue croit savoir que c’est ce même peuple qui applaudit Gbagbo, Bédié ou Ouattara. ‘’Alors le peuple n’est pas au ciel, il est dans les partis. Ça aussi, c’est la politique’’ a-t-il achevé.

Avec notre partenaire l'Intelligent d'Abidjan/ Par S. Débailly
(source : Onuci Fm)



Vendredi 23 Avril 2010
La Dépêche d'Abidjan



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