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À peine une semaine après son retour à la tête du fpi : Affi N’Guessan déjà contesté


La grogne est encore latente. Mais elle risque d’éclater dans les prochains jours. Rien ne va en ce moment entre Pascal Affi N’Guessan et ses camarades du Comité central. Surtout ceux qui ont gardé la maison avec Miaka Oureto en l’absence de l’ancien-nouveau président du Front populaire ivoirien. Les cadres de l’ex-parti au pouvoir qui ont assuré l’intérim, ne sont pas du tout contents de l’attitude cavalière avec laquelle Pascal Affi N’Guessan dirige leur parti depuis son intronisation le 7 septembre dernier. Ils l’accusent de remettre en cause tout le travail abattu par la direction intérimaire pendant les deux ans qu’il séjournait en prison. Pis, l’ancienne équipe soupçonne Affi N’Guessan de chercher à humilier et à discréditer Miaka Oureto et ses camarades. Selon eux, tout se passe comme si Pascal Affi N’Guessan en veut à celui qui occupe maintenant le troisième vice-président du FPI d’avoir pris certaines décisions en son absence. Pour ceux qui ont assuré l’intérim du FPI au moment où Affi N’Guessan se reposait à Bouna, toutes les décisions et les propos tenus par l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo vise à désavouer et à bafouer l’honneur de Miaka Oureto et ses amis. Pour étayer leur argumentaire, les partisans de l’ancien président par intérim du FPI s’appuient sur quatre actes posés par l’ancien maire de Bongouanou. Le premier est la remise en cause du dialogue direct avec le pouvoir en place. Pascal Affi N’Guessan, au cours de son discours d’intronisation, le 7 septembre dernier, a clairement affirmé son désaccord sur le cadre choisi par Miaka Oureto et la direction intérimaire pour négocier avec le Gouvernement. L’ancien détenu de Bouna a balayé du revers de la main le « dialogue direct ». Pour lui, une vraie décrispation de la vie sociopolitique doit nécessairement passer par « les états généraux de la République ». Or, le camp Miaka estime que le tête-à-tête avec le Premier ministre Daniel Kablan Duncan et son Gouvernement n’a pas été arraché de hautes luttes pour être ainsi rangé au tiroir des vestiges. Par la seule volonté de Pascal Affi N’Guessan. Le deuxième acte qui n’agrée pas l’assentiment des intérimaires est la réhabilitation de Mme Brigitte Kuyo, la responsable du FPI en France. Tous ceux qui ont géré l’intérim avec Miaka considèrent cette décision comme une véritable gifle administrée par Affi à leur égard. Ceux-ci ne comprennent pas l’empressement avec lequel l’actuel numéro un du FPI a pris sur lui de rétablir dans ses fonctions celle qui s’est ouvertement rebellée contre la direction du FPI, fusse-t-elle intérimaire. Alors que Laurent Gbagbo avait donné carte blanche à Miaka Oureto de diriger le parti à l’absence des détenus. Le troisième acte posé par Affi et qui ne fait pas en ce moment l’unanimité au sein du comité central du FPI sont les nouvelles nominations faites dans le cadre du réaménagement technique du secrétariat général. L’éviction de Tchéidé Jean-Gervais, par exemple, au poste de secrétaire national chargé des Finances et du Patrimoine est mal accueillie. Le clan des caciques du FPI acceptent difficilement cette décision. Les militants de longue date ont vraiment mal pris le fait que l’ex-Premier ministre ait délaissé leurs camarades au profit d’une autre militante, Simone N’Guessan qui, elle, est perçue comme une nouvelle venue par les anciens. Même si Tchéidé Jean-Gervais a été nommé au secrétariat national chargé de la Population, des Programmes de reconstruction et du Développement, ce jeu de chaises musicales, il faut le rappeler au FPI, n’est pas du goût de tout le monde. Le quatrième et dernier acte contesté posé par Affi N’Guessan a été le discours prononcé par le président du FPI, au cours de la passation de charge. Dans son discours, Pascal Affi N’Guessan a pratiquement remis en cause tout ce que la direction intérimaire dirigée par Miaka Oureto a accompli. Les dirigeants du FPI qui se sont battus pour garder intact le temple commun ont pris les propos maladroits d’Affi N’Guessan comme un cinglant désaveu de tous les efforts et sacrifices qu’ils ont consentis au cours de cette période sensible et difficile pour leur parti. Le malaise était tellement perceptible ce jour-là. Au point que le premier vice-président du FPI, Abou Drahamane Sangaré, était obligé d’intervenir après pour tenter de recadrer les choses. Comme l’on peut le constater. Au regard de tout ce qui précède, les premiers pas de Pascal Affi N’Guessan, après son séjour à Bouna, à la tête du FPI divisent. Pour l’heure, le feu couve sous la cendre. Mais s’il est clair que les jours à venir risquent d’être chauds au sein de l’ex-parti au pouvoir.

JCC
In Le Patriote
Vendredi 13 Septembre 2013
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