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injustement enfermé à la CPI, Voici Gbagbo, le résistant. Sa passion, son combat

Détenu injustement à la prison de Scheveningen, à La Haye, Laurent Gbagbo continue d’être le leader charismatique d’une Afrique à la recherche de sa souveraineté. Mais combien parmi ses détracteurs le connaissent-ils réellement ?


injustement enfermé à la CPI, Voici Gbagbo, le résistant. Sa passion, son combat
Intervenant le 28 février dernier devant la Cour pénale internationale lors de l’audience de confirmation des charges, le président Laurent Gbagbo a indiqué qu’il se bat depuis toujours pour la démocratie. Aussi a-t-il invité tous ceux qui le soutiennent à comprendre que la démocratie est la voie du salut pour l’Afrique. Ces propos de Laurent Gbagbo résument son parcours politique. Comme pour dire aux uns et autres : « ma vie est ainsi faite ».
En effet, pour tous ceux qui ont connu son parcours et sa vision politique, la présence du président Laurent Gbagbo à la prison de Scheveningen, à La Haye, ne devrait surprendre personne. La Cpi demeurait pour eux, le trophée qui manquait à son tableau de chasse. Convaincus pour la plupart que sa conviction profonde d’une Afrique souveraine et digne conduirait un jour Laurent Gbagbo devant la justice des hommes qui gouvernent ce monde. Ils frémissaient quand ils l’entendaient souvent déclarer : « Je veux construire un Etat moderne avant de partir de la présidence. C’est la seule raison pour laquelle je suis venu au pouvoir. Je ne suis pas venu pour être riche, mais pour laisser mon nom. Pour graver dans la mémoire collective mon passage à la présidence. Surtout que mon ambition est de construire l’Etat moderne, l’Etat prospère et démocratique ». Ses admirateurs étaient convaincus que leur leader paierait un jour les frais de son courage politique.
Conviction forgée quand, dans les années 60, son père a été jeté en prison pour un prétendu complot visant à déstabiliser le régime du premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny. Adolescent, il s’était déjà juré de s’engager dans la politique pour faire de son pays un Etat moderne, prospère et démocratique. «J’ai lutté pour la démocratie avec courage alors qu’on ne savait même pas si le mur de Berlin s’écroulerait et qu’on connaîtrait la démocratie », devait-il rappeler récemment devant la Cpi. La lutte de Laurent Gbagbo pour une Côte d’Ivoire démocratique n’a pas été facile. Le chemin a été long et semé d’embuches.
Enseignant et syndicaliste actif dans les années 1970, il connut très tôt la prison et l’exil. Laurent Gbagbo a ainsi été emprisonné à Séguéla puis à Bouaké de 1971 à 1973 parce que le pouvoir jugeait son enseignement subversif. A l’issue des mouvements de grève lancés par le Syndicat national de la recherche et de l’enseignement supérieur (Synares) en 1982, Laurent Gbagbo est contraint à l’exil en France. C’est justement pendant ces années de galère que le pouvoir Pdci a tenté vainement de porter atteinte à son honorabilité et à son intégrité. Le président Houphouët-Boigny lui envoya plusieurs émissaires pour lui proposer de fortes sommes d’argent pour le décider à mettre fin à son exil. Il déclina, chaque fois, l’offre. Par contre, il conditionnait son retour au pays à l’instauration d’un cadre de discussion sur un multipartisme effectif en Côte d’Ivoire. L’embryon du Front populaire ivoirien verra le jour au cours de ces années.
Son exil en France sera donc l’occasion pour faire connaître suffisamment le Fpi et son programme de gouvernement. Quand Laurent Gbagbo constatera plus tard que le pouvoir Pdci a continué à lui verser son salaire malgré sa longue absence du pays, il le dénoncera vigoureusement au cours de plusieurs conférences publiques une fois rentré au pays. Il ira même plus loin pour demander au gouvernement de retirer cet argent de ce compte qu’il ne considère plus comme sien depuis le 7 juillet 1982 – date à laquelle il a reçu l’arrêté rectoral n° 82-373 du 7 juillet 1982 lui signifiant son abandon de poste et signé de Charles Valy Diarrassouba, alors recteur de l’Université nationale de Côte d’Ivoire – pour le reverser au Trésor public. Mais le pouvoir ivoirien qui ne s’avoue pas vaincu, va faire retirer du compte la somme de 200.000 FCFA, le 30 août 1985 pour faire croire que Laurent Gbagbo signe des chèques depuis Paris sur Abidjan. Peine perdue.
Face à la rumeur qui enfle, son épouse, Simone Ehivet, saisit le gérant de la banque où le compte de Laurent Gbagbo est domicilié. Le gérant à son tour porte l’affaire devant la police qui mettra le grappin sur un certain Adama Koné. Il est né en 1957 à Yamoussoukro, village natal de feu Félix Houphouët-Boigny. Il portait la carte nationale d’identité n°430/00685/76 au moment du retrait de la somme d’argent.

Gbagbo, un homme intègre

« Le jour où je suis devenu président de la République, j’ai réuni tous mes enfants. Je leur ai dit : «Ce poste, je vais l’occuper avec honneur. Je vais faire en sorte qu’on ne dise jamais que votre père a volé 5 francs. Je vais faire en sorte que celui qui porte mon nom n’ait pas honte. Je vais faire en sorte qu’on ne regarde pas mes enfants en disant : «Voilà le fils du voleur ou le fils du traître». Mais vous, le seul héritage que je vous laisse, comprenez-le dès aujourd’hui, c’est mon nom. Qu’il m’arrive quelque chose tôt ou tard, je n’ai aucun compte à l’étranger. Je n’ai aucune maison à l’étranger. Le seul héritage que je vous laisse c’est mon nom. Soyez dignes de ce nom, parce que ce nom est propre. S’il n’était pas propre, j’aurais été écrasé par mes adversaires pendant toute ma lutte. C’est cela ma foi et c’est cela ma voie. Parce que j’estime que c’est par cette voie-là que les jeunes Africains peuvent avoir un réveil. Mon rôle, ce n’est pas d’accumuler l’argent. Mon rôle c’est d’aider les jeunes à gagner de l’argent, pour gagner leur vie. Voilà le sens de ma lutte», confiait-il à ses enfants et petits-enfants.
Une fois au pays, le Front populaire ivoirien est porté sur les fonts baptismaux lors d’un congrès constitutif tenu les 19 et 20 novembre 1988. Laurent Gbagbo en devient le secrétaire général. Dès cet instant, il engage avec ses camarades, la lutte pour la réinstauration du multipartisme en Côte d’Ivoire. Et le 21 avril 1990, le pouvoir cède sous la pression de la rue. Le 28 octobre de la même année, Laurent Gbagbo brise un mythe. Il est le premier candidat déclaré à une élection présidentielle en Côte d’Ivoire contre le président Félix Houphouët-Boigny. Il s’en sort avec 18,3 % des suffrages. Et depuis cette date, Laurent Gbagbo devient le leader incontesté de l’opposition ivoirienne.
Les élections législatives du 25 novembre 1990 portent sa marque déposée. Elles sont les premières élections sous le signe du multipartisme en Côte d’Ivoire. Et pour la première fois, plusieurs voix peuvent se faire désormais entendre à l’Assemblée nationale. Sur 175 sièges, le Fpi en obtient 9, le Parti ivoirien des travailleurs (Pit) de Pr. Francis Wodié obtient 1 député qui est Wodié luimême. Laurent Gbagbo est aussi élu député de la circonscription de Ouragahio dans le département de Gagnoa.
Laurent Gbagbo connaîtra une fois encore la prison en 1992 sur instigation d’Alassane Dramane Ouattara alors Premier ministre du président Houphouët-Boigny. En mai 1991 puis en février 1992, les étudiants manifestent contre leurs conditions et de travail. Le pouvoir envoie nuitamment sa soldatesque à la cité universitaire de Yopougon pour déloger les étudiants “récalcitrants”. Le bilan est lourd. Des dizaines d’étudiants sont blessés. Plusieurs sont portés disparus. La commission d’enquête mise en place par le pouvoir incrimine l’armée ivoirienne. Mais le président de la République refuse de prendre des sanctions contre les militaires dont la responsabilité est mise en cause. Laurent Gbagbo qui appelle à manifester est arrêté le 18 février et condamné le 6 mars à deux ans de prison ferme. Il a été libéré en août 1992. Entre temps, le 7 décembre 1993, Houphouët-Boigny meurt. La gestion de son héritage divise ses héritiers. Ouattara rejouit l’opposition.
Laurent Gbagbo et le parti d’Alassane Dramane Ouattara, le Rdr, dans le cadre du Front républicain, n’iront pas à l’élection présidentielle du 22 octobre 1995 avec le président Henri Konan Bédié dont le pouvoir refuse la réforme du code électoral pour permettre le vote des jeunes à 18 ans et l’utilisation du bulletin unique. Le chef de file des socialistes sera une fois encore réélu député dans la circonscription de Ouragahio, le 30 décembre 1996, lors d’élections législatives partielles. Et quand arrive l’élection présidentielle du 22 octobre 2000 contre le général Robert Guéi, il remporte le scrutin avec 59,4 % des suffrages.
 
Le sens de la parole donnée

Laurent Gbagbo a toujours eu le sens de la parole donnée. Loin de lui l’idée de se venger de ces geôliers d’hier, Laurent Gbagbo, une fois à la magistrature suprême, a appelé à faire équipe avec tous ses adversaires comme il le leur avait promis. Il avait justement l’habitude de dire que c’est en respectant sa propre parole que le citoyen ordinaire peut respecter la parole de l’autorité. Comme le démontre cet exemple pris parmi tant d’autres. «J’invite le RDR à rejoindre le gouvernement de coalition nationale où siègent déjà le FPI, le PDCI, l’UDPCI et le PIT. Chers amis, chers camarades, vous avez votre place, nous vous attendons. Cet appel répond à un engagement que j’ai pris avant les élections. D’abord au nom du Front populaire ivoirien (Fpi), à la Fête de la Liberté 2000, le 6 août 2000 précisément, en indiquant qu’une transition civile allait commencer après les élections. Ensuite devant les Présidents Eyadéma du Togo, alors Président en exercice de l’OUA, et le Président Kérékou du Bénin, Président en exercice du Conseil de l’Entente. Il a été convenu que le vainqueur de l’élection présidentielle appelle toutes les formations politiques dans un gouvernement de coalition nationale. Il s’agit, aujourd’hui, d’honorer cet engagement au nom de la République, au nom de la réconciliation nationale que notre peuple appelle de tous ses voeux».
Laurent Gbagbo sait aussi s’effacer quand l’intérêt de la nation l’exige. Alors que Guillaume Soro a revendiqué l’attaque des institutions de la République de la nuit du 19 septembre 2002, Laurent Gbagbo a fait de lui son Premier ministre pour que la Côte d’Ivoire retrouve la paix et avance. Mieux, il a tout mis en oeuvre pour que MM. Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara soient candidats de façon exceptionnelle à l’élection présidentielle d’octobre 2010 en utilisant l’article 48 de la Constitution ivoirienne.
Connaître Laurent Gbagbo renvoie forcément à faire siennes plusieurs valeurs et vertus. La simplicité, l’humanisme et la justice. Et c’est pourquoi le nombre de ceux qui se reconnaissent en lui, augmente chaque jour. Il n’y a rien d’autre qui l’explique. Laurent Gbagbo est un combattant de la liberté qui est aujourd’hui combattu pour avoir engagé le bon combat pour la souveraineté de son pays. Et qui lui vaut aujourd’hui, d’être poursuivi devant la Cour pénale internationale création de ceux qui lui font la guerre.
 
Robert Krassault in Notre Voie


La passion pour une cause

«Madame le Président, toute ma vie, je me suis battu pour la démocratie. Et cela est su en Côte d’ivoire, en Afrique et en France. Notamment dans la France politique. Je vais vous offrir, à vous et à Madame le procureur, un lot des livres de Gbagbo. Parce qu’un homme naît, il marche et il laisse des traces. Mais la démocratie, ce n’est pas seulement le vote. C’est aussi qui dit les résultats du vote. En Côte d’Ivoire, c’est le Conseil constitutionnel conformément à la Constitution. Quiconque ne respecte pas la Constitution et les lois qui en découlent n’est pas démocrate. Madame, je suis ici parce que j’ai respecté la Constitution de mon pays. Quelle que soit la décision que vous prendrez, ce que je veux que tous ces Africains qui me soutiennent et qui manifestent devant cette prison et partout dans le monde retiennent, c’est que seule la démocratie est la voie du salut pour l’Afrique». Ces propos sont ceux du président Gbagbo. Il les a tenus lors de la clôture de l’audience de confirmation des charges contre sa personne dans l’affaire « Le procureur de la Cpi contre Laurent Gbagbo ».

Voilà un chef d’Etat dont la résidence officielle a été bombardée, du 31 mars au 11 avril 2011, par l’armée française, aidée de l’Onuci ; qui a été arrêté par les militaires français, avant d’être remis aux forces de Ouattara, puis a aussitôt été déporté dans le nord du pays (précisément à Korhogo) contrôlé par les ex-forces rebelles et gardé dans un endroit d’où il ne voyait pas la couleur du temps. De cette prison d’une autre nature, il est transféré clandestinement, sans qu’il n’ait été informé au préalable, à la Cour pénale internationale (Cpi) de La Haye, en Hollande. C’est cet homme, torturé aussi bien physiquement que moralement, qui invite ses partisans et toute l’Afrique à la démocratie. Là où le commun des mortels s’attendait à ce qu’il tire à boulet rouge sur ses bourreaux, notamment la France et installe ainsi entre eux et ses partisans la haine. On appelle cela avoir de la passion pour une cause. Et la cause ici, c’est la démocratie. Ce discours du président Laurent Gbagbo est conforme à sa ligne politique. En effet, quand, en 1964, ce dernier décide de faire la politique à 19 ans, l’environnement national et de la sous-régional est totalement hostile à la démocratie.
Au plan national, le président Félix Houphouët-Boigny était en train d’implanter le parti unique. D’où les complots des années 60 au cours desquels toute l’intelligentsia ivoirienne qui avait un penchant pour la démocratie a été arrêtée et jetée en prison. L’objectif était pour Houphouet de briser toute contestation autour de lui.
Dans la sous-région, c’était le printemps des coups d’Etat. Partout autour de la Côte d’ivoire, les coups d’Etat des militaires se faisaient et se défaisaient. C’est dans un tel contexte que Laurent Gbagbo embrasse la carrière politique. Mais il ne se laisse pas intimider par ce qui se passe dans la sous-région. Bien au contraire, cela l’amène à mieux se convaincre à l’idée que la démocratie est la voie du salut pour les Etats africains. Après quelques années passées dans la clandestinité, ses amis et lui crée un parti politique, le Front populaire ivoirien (Fpi) dont le leitmotiv est la transition pacifique à la démocratie. Pourquoi ce choix dont l’issue n’est pas évidente (sous les tropiques), et non celui des armes, qui est un raccourci ? La réponse de Laurent Gbagbo : «Je vois mon combat politique dans le temps et dans l’espace, et non dans l’instant. C’est-à-dire que je ne lutte pas pour être président tout de suite et par tous les moyens. Celui qui a une telle vision finit toujours par prendre les armes. Or ma voie est connue de tous, la transition pacifique à la démocratie. Je peux ne pas être le bénéficiaire de mon combat. Le plus important étant, pour moi, que la Côte d’Ivoire devienne un Etat démocratique pour les générations futures». Nous sommes-là en 1992 à sa sortie de prison suite à la marche de son parti pour exiger des sanctions contre les bourreaux des étudiants.
On se rappelle que les étudiants résidant à la cité universitaire de Yopougon avaient été, nuitamment, en 1992, au cours d’une expédition punitive, bastonnés par des militaires de la Firpac (Force d’intervention rapide), unité dirigée par le commandant Faizan Bi. C’est donc, très tôt, que Laurent Gbagbo a opté pour la démocratie.
Et la démocratie pour lui, c’est aussi le fait de ne pas vouloir s’éterniser au pouvoir. C’est pourquoi il met un point d’honneur à l’alternance démocratique. Il a d’ailleurs consacré un ouvrage à cette notion. Comment un homme qui a refusé d’utiliser les armes pour parvenir au pouvoir, d’une part, et qui est pour l’alternance au pouvoir, d’autre part, peut-il se servir des armes pour se maintenir au pouvoir ? C’est une véritable absurdité.
Tout bien pesé, le combat du président Laurent Gbagbo va au-delà de la démocratie. L’homme se bat aussi et surtout pour la souveraineté de son pays, la Côte d’Ivoire. Mais aussi pour une Afrique digne et pour un monde plus juste. Gbagbo, le nationaliste Le président Gbagbo estime que plus de 50 ans après l’indépendance, la Côte d’Ivoire est suffisamment mûre pour prendre son destin en main. Pour lui, le président de la Côte d’Ivoire doit véritablement être le choix du peuple ivoirien au sortir des urnes. Et non l’émanation de la volonté d’une puissance étrangère, fut-elle l’expuissance colonisatrice. Il doit par conséquent être libre de choisir le modèle de société qu’il trouve bon pour ses compatriotes. Le président Laurent Gbagbo estime que la Côte d’Ivoire doit être maître de son destin et doit pouvoir gérer ses richesses au seul profit des intérêts de son peuple. En ce qui concerne la gestion des affaires de l’Etat, il a pour souci d’associer le peuple ivoirien à la gestion des ressources de l’Etat et dans le choix des priorités. D’où la politique de décentralisation qu’il a initiée. Au bout du compte, l’objectif de Laurent Gbagbo, c’est la construction d’une Côte d’Ivoire forte. Car c’est forte que la Côte d’Ivoire peut être mieux utile à l’Afrique.

Gbagbo, l’Africain

Laurent Gbagbo est également un panafricaniste convaincu. Déjà dans l’opposition, son parti avait organisé un colloque international sur l’intégration africaine. Au-delà de la libre circulation des biens et des personnes, il se bat pour une Afrique capable de financer son propre développement. Dans toutes les tribunes où il a eu à prendre la parole, aussi bien en Afrique qu’ailleurs dans le monde, il a toujours plaidé pour la création d’un fonds de développement de l’Afrique à l’image du Fonds monétaire international (Fmi). Il veut également que l’Afrique se dote de mécanismes internes lui permettant de juguler les conflits qui surviennent à l’intérieur de ses Etats. On le voit, Laurent Gbagbo se bat pour une Afrique digne et forte qui occupe une place de choix dans le monde.

Gbagbo, le mondialiste

Enfin, le président Laurent Gbagbo se bat pour un monde plus juste. Il se bat pour l’égalité entre les peuples et les nations du monde. C’est pourquoi il met un point d’honneur à la réforme de l’Onu qui, dans sa forme actuelle, est, estime-t-il, totalement dépassée. Au total, ce grand homme se bat pour un monde plus humain. Il ne saurait donc être un criminel.

Boga Sivori in Notre Voie





Gbagbo, un homme de paix

Dire que Laurent Gbagbo est un homme de paix relève du truisme. L’idéologie et le parcours politique de l’ancien chef de l’Etat ivoirien révèlent éloquemment cette dimension pacifique que ses détracteurs s’évertuent à noyer dans des clichés immondes relayés par des médias occidentaux aux ordres d’intérêts obscurs.

Déjà en tant qu’opposant politique au régime de Félix Houphouet-Boigny, Gbagbo s’est nettement démarqué de la violence en optant clairement pour «la transition pacifique à la démocratie». Son parti, le Fpi, et lui-même ont subi toutes sortes de brimades et d’humiliations de la machine répressive du Pdci-Rda sans penser une seule fois à prendre les armes pour se faire justice. Gbagbo et ses compagnons se sont battus les mains nues et avec pour seule arme, le verbe, là où, sous d’autres cieux, certains combattants de la liberté ont dû recourir aux armes pour faire avancer leur cause.
Pendant trente ans d’opposition, Gbagbo a souffert le martyre, mais a refusé toujours la violence pour préserver la paix. Plusieurs fois arrêté, malmené et emprisonné injustement, souvent en compagnie de sa famille, le père du multipartisme en Côte d’Ivoire n’a jamais remis en cause son engagement à conquérir la démocratie par la voie pacifique. Rejetant catégoriquement les propositions de lutte armée qui lui ont été parfois faites. Cette ligne directrice initiale a constitué la trame de son action aussi bien dans l’opposition qu’à la tête du pays. En effet, après son élection démocratique en octobre 2000 comme président de la République, Laurent Gbagbo a eu pour souci majeur de préserver la paix et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire. C’est au nom de cette paix qu’il voulait pour la Côte d’Ivoire et tous ses enfants que le président Gbagbo a initié le Forum national pour la réconciliation après avoir créé les conditions du retour au pays de Henri Konan Bedié et Alassane Ouattara.
Dans cette même logique de paix, l’ancien chef de l’Etat a formé un gouvernement d’union nationale, le 5 août 2002, pour permettre à l’opposition de participer à la construction de l’édifice national. Même quand cette opposition s’est illustrée de la façon la plus brutale et sauvage en créant une rébellion armée, le président Gbagbo est resté dans sa logique pacifique. Dans la recherche de la paix, il a initié le dialogue avec l’opposition et son bras armé qui feront partie du gouvernement de réconciliation nationale. Cette recherche effrénée et inlassable de la paix a conduit Gbagbo dans plusieurs capitales africaines et en Europe où il a signé des accords avec les autres protagonistes de la crise ivoirienne. Quand ces accords obtenus sous l’arbitrage de la communauté internationale se sont avérés inefficaces, le président Gbagbo a engagé le dialogue direct avec la direction officielle de la rébellion armée.
Les pourparlers placés sous la facilitation du chef de l’Etat burkinabé, Blaise Compaoré, ont débouché sur les Accords politiques de Ouagadougou (Apo) avec à la clé la nomination de Guillaume Soro, chef visible de la rébellion, comme Premier ministre. Malheureusement, les rebelles ont refusé de respecter les clauses de l’Apo qui prévoyaient le désarmement de la rébellion avant les élections présidentielles. Mais, toujours au nom de la paix, le président Gbagbo a utilisé l’article 48 de la Constitution qui confère des pouvoirs exceptionnels au chef de l’Etat pour permettre à Alassane Ouattara, disqualifié par l’arrêt de la Cour suprême de 2000, et Henri Konan Bedié, atteint par la limite d’âge, d’être candidats à l’élection présidentielle de 2010. Gbagbo a de tout temps combattu pour la démocratie qu’il considère comme le moyen le plus sûr de préserver la paix en Côte d’Ivoire et en Afrique.

Jean Khalil Sella in Notre Voie





Vendredi 31 Mai 2013
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