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Wakili Alafé (auteur de Championne l’enjailleuse) : Pourquoi je défends les droits de la femme


Wakili Alafé (auteur de Championne l’enjailleuse) : Pourquoi je défends les droits de la femme
Championne l’enjailleuse, voilà le titre de votre dernier ouvrage après Instants de vie publié en 2009 et Notre Histoire avec Gbagbo en 2013. Pourquoi un regard désormais tournée vers la littérature ?

Il est vrai que j’ai publié en moins de dix ans trois ouvrages. Ce qui signifie qu’en termes de publication littéraire, il y a une progression. Mais cela ne veut pas dire qu’Assé Alafé a tourné dos au journalisme. Pas du tout. A travers la littérature romanesque, j’exprime-là un désir d’aller au delà de l’immédiat. Aller au-delà des faits comme c’est le cas dans le journalisme. Comme moi, vous savez que l’écriture romanesque offre beaucoup plus d’opportunités dans l’exercice de la liberté. En littérature, on va loin et on voit loin. On crée même l’histoire à partir des faits de société. Et c’est là que réside tout le plaisir de l’écriture romanesque contrairement au journalisme qui contraint généralement le professionnel du métier dans les faits déjà passés.

A vous entendre, on a l’impression de se trouver en face d’un journaliste qui veut plutôt reconstruire la société non plus à travers le métier de journalisme mais à travers la fiction. Commentaires….

D’abord, je voudrais préciser que je suis toujours journaliste. Je n’ai pas donné dos à ce métier, même si le journalisme ne nourrit plus son homme et qu’au demeurant, on peut toujours y laisser sa peau. Aujourd’hui, je suis dans le roman, où la fiction s’exprime dans le réel et où elle évolue dans la réalité. Avec la littérature, on n’est pas toujours prisonnier des faits. On peut construire une société idéale et inviter ceux qui doivent vivre dans cette société de s’y habituer. Dans la littérature, le rêve, pas n’importe lequel, mais le rêve d’une société où le respect de la personne humaine et de l’égalité des sexes sont permis.

Vous avez été journaliste politique. Mais les ouvrages que vous publiez sont loin d’être des œuvres classiques d’engagement.

Vous savez, être journaliste politique n’est pas une fin en soi. La société en général présente plusieurs facettes de la vie et ce n’est pas toujours avec l’œil du politique qu’il faut porter un regard critique sur cette société. Il faut aussi tenir compte de tous les paramètres qui régissent la société. Et si vous parcourez toutes les œuvres que j’ai écrites, vous vous rendrez compte qu’elles font aussi référence à des hommes politiques. D’autre part, l’engagement dans la littérature ne signifie pas aborder forcement la question politique dans l’ouvrage que vous éditez. A travers la défense des droits de l’Homme et la dénonciation des maux sociaux, on exprime aussi son engagement.

Revenons à Championne l’enjailleuse, le dernier livre que vous dédicacez aujourd’hui. Ne trouvez-vous pas, vous-même le titre du livre un peu flou ?

Je ne sais exactement ce que vous voulez insinuer. Mais comme vous le savez, l’expression championne est un mot usuel. C’est un mot français donc un mot qui et connu partout en Côte d’Ivoire et dans le monde, le mot est connu de tous. C’est une expression pour désigner un leader. Quant à l’autre mot, enjailleuse, c’est aux lecteurs de chercher à comprendre ce qu’il signifie. Le titre est donc questionnement, évocation, opposition et contraste.

Le lecteur doit aussi se demander pourquoi un billet de banque à côté de la championne l’enjailleuse ?

Mais ce n’est pas seulement un billet de dix mille francs. Il y a bien d’autres objets qui accompagnent la championne. Et c’est ce qui fonde le questionnement et l’évocation. Les objets visuels en couverture de page devraient permettre au lecteur de comprendre ce qui se passe réellement dans le roman. Et donc percevoir le message que le roman veut véhiculer.

En parcourant votre dernière parution, on découvre un farouche défenseur des femmes. Commentaires…

Oui, on peut le dire ainsi en tenant compte de ce qui se passe dans la société. Des hommes qui ne pensent qu’à tirer profit du plaisir qu’une femme pourrait leur apporter. Des hommes qui ne définissent la femme que comme un être qui ne doit que se soumettre et rien d’autre. Oui, je suis défenseur de la femme. Vous voyez, avec la nouvelle loi récemment votée au parlement ivoirien qui place l’homme au pied d’égalité en termes de droits. Je crois que la société vient là, de réparer un tort longtemps fait aux femmes. Il est vrai que cette loi n’a pas été comprise au départ. Mais avec le temps, tout le monde sait tout le bien qu’elle apporte à la société. Comme je l’ai toujours dit, l’égalité des droits ne transgresse pas l’amour qu’on a pour la femme. Bien au contraire. Et je milite pour l’égalité des droits de la femme d’avec ceux de l’homme. Cela permet aussi l’équilibre de la société parce qu’en réalité, cela évite que la femme soit indépendante de l’homme.

Aujourd’hui, pour vos amis et dans le milieu de la presse, quel qualificatif devrait vous convenir ? Celui de journaliste ou d’écrivain ?

Je pense que celui qui écrit des articles de presse et qui vit du métier de journalisme est un journaliste. Or, c’est le cas d’Alafé Wakili. Je suis journaliste et c’est de cela que je vis. En revanche, pour avoir écrit des livres, alors je suis écrivain. Que celui qui souhaite m’appeler journaliste ou écrivain le fasse aisément. Ce que je sais, je suis à la fois les deux. Et cela ne peut poser aucun souci. Qu’on m’appelle journaliste-écrivain, on n’a pas non plus tort.

Quels conseils à la jeune génération de journalistes ?

Je ne dirai rien d’autre aux jeunes qui s’adonnent au métier de journaliste que d’avoir l’amour du métier. Il ne faut pas toujours qu’ils écrivent ce qui est déjà connu et su de tous. Il faut toujours chercher ce qui n’est pas normal. Il faut que les jeunes gens qui arrivent dans le métier sachent que l’important, c’est de chercher le train qui arrive toujours en retard et non les trains qui arrivent toujours à l’heure. Autrement dit, le journalisme est un métier différent de tous les autres métiers. Maintenant, pour ce qui concerne les appétits littéraires, je conseille aux jeunes générations de s’adonner à la littérature. Il faudra alors avoir un bon niveau de langue et de culture. En somme, un bon niveau de bagage intellectuel. C’est seulement à ces conditions là que le jeune journaliste peut élargir son champ de compétence.

Entretien Simplice Zahui
In Le Quotidien d’Abidjan
Dimanche 20 Mars 2016
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