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Trois jours après les affrontements: Notre envoyé spécial raconte la bataille de Bonoua, minute par minute


Trois jours après les affrontements: Notre envoyé spécial raconte la bataille de Bonoua, minute par minute
Dans la nuit du dimanche à lundi dernier, un mystérieux commando s’attaquait aux positions des Frci. Les combats dit-on ont été violents. Que s’est-il passé? Notre équipe de reportage décide de se rendre sur les lieux pour en savoir plus.

Le mardi 16 octobre, nous embarquons pour la ville aux ananas. Dans le véhicule, on se pose beaucoup de questions sur le nouveau visage de la ville. Chacun y va de son commentaire. On rit aux éclats. Et la musique tonne à fond. Après Grand-Bassam, nous voilà à Ayaou. Un silence règne dans la voiture. Le premier barrage est tenu par des chasseurs traditionnels communément appelés «Dozo». Ils sont surexcités. Dans un français approximatif, l’un d’entre eux donne de la voix : «Vous n’a qu’a bien garé». On s’exécute. Notre véhicule est entouré aussitôt par cinq d’entre eux, armés de fusils traditionnels.

«Y a pas arme dans votre voiture» soutiennent-ils. Et nous répondons : «Nous n’avons rien à cacher. Il n’y a pas de fusils». Un autre très énervé rétorque : «On va fouiller tout». Tout est passé au peigne fin. Y compris les occupants. Après les fouilles, le chef de barrage nous pose des questions: «Où vont-vous?». Nous lui répondons : «Nous allons à Bonoua». Il s’énerve : «Vous vont faire quoi là-bas? Des «blakoros» ont attaqué nous».

En réponse, nous lui disons: «Nous habitons là-bas. Nous sommes quittés au travail à Abidjan». Et le chef de barrage de répliquer : «Quel travaillé vous fait à Abidjan? Vous êtes assaillants?». Pour éviter des complications, nous sommes obligés de trouver une astuce: «Nous sommes fonctionnaires».

Après tous ces échanges, nous reprenons la route pour Bonoua. Le chauffeur qui était muet retrouve la voix : «Je tremblais sur moi. J’avais peur. Notre pays est vraiment tombé sur la tête». Après quelques heures de route, nous sommes à l’entrée de Bonoua. C’est la même scène. Cette fois on ne dure pas au barrage. Parce que nous avons fait savoir que nous sommes Malinké. Et l’un des éléments dit à son chef : «En ga môgô lo». C’est-à-dire : «C’est l’un des nôtres». Le chef l’autorise à nous laisser passer. Pour maintenir la confiance, nous lui donnons un billet de 1000 Fcfa pour son thé. Ce dernier, très satisfait de notre geste, nous donne les premières informations: «Kôrô a chauffera y a dê. Môgô nou nou o Kafari dê. An té sé au kôrô. Patron bê dogora». Traduction: «Ceux qui ont attaqué sont puissants. Nous ne pouvons pas les combattre. Nous nous sommes tous cachés. Y compris nos patrons».



Reprise timide des activités

Dans la ville, on assiste à la parade des Dozo. Ils ont pris position sur toutes les grandes artères. Les véhicules de patrouille vont et viennent. Et puis, des rafales déchirent le ciel. «Ce sont des plaisantins. Ils font du boucan pour rien. Ils ont tous fui quand les gens ont attaqué. Après leur départ, ils viennent faire le malin. En plus, ce sont des Dozo», soutient une dame, ménagère de sont état. Les quelques personnes interrogées abondent dans le même sens. Il faut dire que ce n’est pas la grande affluence en ville. «Les gens ont raison de rester à la maison. On ne sait jamais».

La reprise des activités est timide. Des boutiques et magasins restent fermés. Les populations ne sont pas remises du traumatisme de la veille. Le marché est vide. Les occupants habituels se font rares. Que dire des consommateurs? Ils sont toujours cloitrés dans leur maison. Les transports connaissent une baisse. «Les gens ont peur de sortir. Ils sont toujours cachés. Cela joue sur notre activité. Depuis ce matin, j’ai transporté que trois personnes», fait remarquer J.N, chauffeur de taxi communal. Les taxis-brousses, eux, se mordent les doigts. Aucune affluence dans leur gare. «Nous sommes là depuis quatre heures. Je n’ai pas pu effectuer un voyage vers les campements. Cette situation ne nous arrange pas». Idem pour les cars de transport qui font les lignes Bonoua-Abidjan et Bonoua-Aboisso. Depuis le matin, certaines compagnies de transport ont pu faire deux voyages.

D’autres pas du tout. Dans notre randonnée, nous avons pu visiter le commissariat et la gendarmerie. Dans ces lieux, aucune présence d’agent n’est visible. Quelques Dozo font le thé. Au niveau de la royauté, personne ne veut se prononcer de manière officielle et à visage découvert. Ils ont peur des représailles de la part des hommes en armes. «Il faut dire que nous sommes sous le choc. C’est la première fois qu’un tel acte se produit chez nous. Mais nous ne sommes pas surpris», fait remarquer un membre de la cour royale sous le sceau de l’anonymat. Et de poursuivre : «ll faut aller à la réconciliation qui ne doit pas être un vain mot ou un discours. Il faut des actes concrets. On doit tenir des discours apaisants. La justice doit être appliquée pour tout le monde. Or, nous constatons que c’est un seul camp qui est visé par la justice. Alors que les deux camps ont commis des fautes».



Qu’est-ce qui s’est réellement passé

Selon, Jérôme D, c’est aux environs de 22 h, que les premiers coups de feu ont été entendus. «Nous avons pensé que c’était un pétard. Mais les coups de feu ont commencé à s’intensifier. A partir de cet instant, nous nous disons que c’était sérieux. On entendait des cris de guerre. De par la fenêtre de notre maison, on voyait les mouvements. Des hommes en armes couraient. Les rafales tonnaient partout. Aussitôt, on s’est barricadé. On s’est couché à même le sol pour éviter les balles. On pensait que notre maison allait s’envoler. Elle tremblait». Même son de cloche pour dame Yvette K.K. «On pensait que c’était la fin du monde. Les tirs étaient très nourris. On entendait des gens dire où sont les Frci, on va les tuer. Ils n’ont pas dit qu’ils sont forts. On va leur montrer de quoi on se chauffe».

Dès lors, les populations ne pouvaient fermer l’oeil, tellement les bruits des tirs étaient assourdissants. Cela fut ainsi jusqu’à hier matin à 9h. Et toujours, selon les personnes interrogées, les assaillants, après avoir créé le désordre, ont eu le temps et la quiétude de faire le rodéo, en paradant dans la ville avant de se retirer, tranquillement avec les armes arrachés aux Frci.



Le calvaire des pro Gbagbo

Comme pour lancer on ne sait quel défi. Et comme toujours, c’est bien après le départ des assaillants qu’un renfort de nos forces arrive sur le terrain. Et au lieu de se lancer à la poursuite de leurs ennemis, les Frci s’en prennent aux pauvres populations déjà terrorisées. Les populations soupçonnées d’être Lmp, pro Gbagbo sont arrêtées, molestées. Les Frci entrent dans les maisons, fouillent et brutalisent des gens, alors que les assaillants se sont déjà retirés.

La famille D.K raconte son calvaire. La famille est passée à tabac. Personne n’est épargné. Sous prétexte qu’elle connaît ceux qui ont attaqué. «Nous avons passé plus d’une heure de calvaire. Nous leur avons dit qu’on ne connaît pas ceux qui ont attaqué. Nous ne sommes mêlés ni de loin ni de près. Ils nous disent que c’est faux. Et que c’est sur indication qu’ils sont venus chez nous», affirme D.K, militant du Fpi. Ils doivent leur salut à la magnanimité de leur chef. Même son de cloche dans la famille A. Fofana qui n’a pas échappé pas à la furie des soldats venus pour maintenir l’ordre. «Nous avons été sauvés parce que nous parlions le malinké. Nous sommes effectivement des pro Gbagbo». Et les familles de se demander pourquoi après chaque attaque, ce sont les pro Gbagbo qui sont indexés? «Les pro Gbagbo n’ont plus le droit de vivre dans ce pays? S’ils sont incapables de faire face à ceux qui attaquent alors qu’on nous laisse en paix», crient-ils leur indignation. Face aux représailles, certaines familles ont trouvé refuge en brousse ou dans les campements environnants. Par ailleurs, les deux personnes décédées à Bonoua, selon nos informateurs, n’ont rien à voir avec l’attaque. Le premier serait un fou. Et le second, un civil qui a pris une balle perdue. En tout cas, dans la journée de mardi, les populations étaient encore sous le choc.

Yacouba Gbané

Envoyé spécial à Bonoua in Le Temps
Samedi 20 Octobre 2012
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