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Tout sur la vie des pro-Gbagbo au Ghana

Quels sont les partisans de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo exilés au Ghana ? Quelle vie mènent-ils au pays d’Atta Mills ? Et que font-ils de leur quotidien au Ghana ? Nous sommes allé sur leurs traces. Notre Enquête.



La plage « Labadi Beach »
La plage « Labadi Beach »
Le temps est plutôt ensoleillé, cet après midi du dimanche 11 septembre 2011 à Accra. L’entrée de la plage « Labadi Beach », située au sud de la capitale ghanéenne, grouille de monde. Certains sont à pied. D’autres en véhicule personnel. Fait remarquable : tous sont en galante compagnie. Un de nos informateurs nous a appris qu’à la plage « Labadi Beach », nous aurions des chances de rencontrer des ressortissants ivoiriens, y compris des pro-Gbagbo. Il est 15 h 30 et nous cherchons à accéder à cette plage. Pour y avoir accès, il faut non pas montrer patte blanche, mais prendre un ticket. Au prix de 2 cedi ghanéens (équivalant à environ 700 F cfa). Avec le sésame, nous sommes à la plage. C’est la joie. Comme sur les plages d’Abidjan. On consomme de l’alcool à gogo. On mange. On nage. On fait les courses à cheval. On s’amuse. Au moment où nous contemplons les belles créatures humaines, notre regard est attiré par deux drapeaux. L’un aux couleurs ivoiriennes. Et l’autre aux couleurs ghanéennes. Sur une pancarte, il est écrit : « Restaurant Côte d’Ivoire-Ghana, Eden Bar-Restaurant ». Les baffes distillent les sons d’un des titres à succès des artistes ivoiriens, Yodé et Siro. De part et d’autre, on est attablé. Deux jeunes hommes, portant des tee-shirts à l’effigie de Laurent Gbagbo, partagent deux bouteilles de bière locale. Tous deux affirment être Ivoiriens. Si Nemlin Daniel accepte de décliner son identité, ce n’est pas le cas de son voisin. Il préfère garder l’anonymat. Ils disent porter des tee-shirts avec la photo de l’ex-chef de l’Etat ivoirien pour faire passer un message : leur exil au Ghana est dû à la défense de la cause de Laurent Gbagbo. « Quand je suis vêtu de ce tee-shirt, on me reconnaît facilement. Et cela me permet d’expliquer à ceux qui m’approchent la crise ivoirienne », affirme M. Nemlin. Il déclare avoir quitté Abidjan le 17 juillet 2011 pour des raisons de sécurité. « J’étais président de mon quartier. Et à la faveur de la campagne, j’ai demandé à voter pour Laurent Gbagbo. Après la chute de Laurent Gbagbo, les gens sont venus tout piller chez moi. Ma vie était menacée. J’ai été donc obligé de fuir », informe-t-il. Pour le moment, il dit attendre que la situation s’améliore avant de retourner à Abidjan. « On n’est mieux que chez soi », lance-t-il, son verre de bière à la main.

Le voisin de Nemlin Daniel, lui, soutient avoir échappé à la mort grâce à l’intervention de sa sœur aînée, chef de cabinet dans un ministère géré par un cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci). C’est elle qui a joint au téléphone, selon lui, un responsable des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), qu’il ne cite pas, pour le sortir des griffes des éléments armés qui le menaçaient de mort.

Des jeunes patriotes rencontrés

Au moment de mettre fin à notre entretien, nous apercevons Zasso Patrick dit « En Global ». Il a rallié le camp Gbagbo, à la veille du second tour de la présidentielle de 2010, alors qu’il était un des porte-parole jeunes de la campagne d’Alassane Ouattara. En compagnie de certains amis, « En Global » soutient avoir quitté Yopougon pour échapper à la mort. Il indique être désormais le porte-parole et chargé de la communication de l’Association des refugiés ivoiriens de la diaspora (Arid). Cette organisation est présidée par Benoit Kamena Brown. Il est aussi le propriétaire du « Restaurant Côte d’Ivoire-Ghana, Eden Bar-Restaurant » où nous nous trouvons. M. Brown est Ivoirien. Il est le fondateur de la célèbre île Boulay à Abidjan. Il affirme être un « ami personnel » de Laurent Gbagbo. « Le président Gbagbo venait chez moi à l’île Boulay. C’est un ami de longue date. Nous avons fait le Lycée classique d’Abidjan ensemble », se souvient-il, précisant avoir quitté Abidjan le 17 mars 2011. M. Brown soutient avoir créé ce restaurant pour que les Ivoiriens et les Ghanéens se retrouvent. Pour lui, si Laurent Gbagbo est libéré, la réconciliation ira comme sur des roulettes. « Si le président Gbagbo est libéré et qu’il lance un appel, tous ceux qui sont refugiés à l’extérieur du pays vont rentrer en Côte d’Ivoire en masse », se convainc-t-il.
Le temps passe et nous sommes toujours à l’espace de M. Brown, écoutant les sonorités ivoiriennes et appréciant les passants. Voilà deux heures que nous sommes assis autour d’une table échangeant avec des personnes qui travaillent chez M. Brown. Et, au moment où nous nous apprêtons à prendre congé de nos hôtes, nous voyons Idriss Ouattara. Nous échangeons avec ce diplômé de l’Ecole normale d’administration (Ena) d’Abidjan qui est le président de la Fédération nationale des « Parlements » et « Agoras » de Côte d’Ivoire (Fenapaci, pro-Gbagbo). Depuis la chute de l’ancien régime, Idriss Ouattara s’est aussi exilé dans le pays d’Atta Mills. Tout comme Touré Moussa Zeguen rencontré à la même plage quand nous quittons les lieux à la tombée de la nuit. Visiblement en forme, le président du Groupement des patriotes pour la paix (Gpp, milice pro-Gbagbo), est aperçu en train d’acheter des cigarettes. Son visage est désormais mangé par la barbe. Nous échangeons avec lui, avant de quitter la plage. Il est 19 h passées. Malgré le temps avancé, la plage ne désemplit pas. Bien au contraire, quasiment tous les espaces sont occupés. On continue de chanter, de danser, de boire et de draguer partout. C’est la joie. C’est l’extase. Sans perdre de temps, nous sautons dans le premier taxi. Direction : le centre-ville d’Accra où nous logeons.

Lundi 12 septembre 2011, il est 9 h 40 et nous sommes au supermarché « A & C shopping Mall » d’East Legon d’Accra. Toujours sur les traces des partisans de l’ex-chef de l’Etat ivoirien. Nous nous approvisionnons en piles pour recharger notre dictaphone et notre appareil-photo. Une fois hors du supermarché, nous voici, dans le parking, en face de Konaté Navigué, le Secrétaire national de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (Jfpi). Vêtu d’un polo, d’un jean et chaussé d’une Sebago, il confie être venu faire des courses à « A & C shopping Mall ». Il profite des minutes que nous passons ensemble pour encourager ses camarades restés en Côte d’Ivoire à demeurer mobilisés. Dans l’après midi, nous mettons le cap sur Aflao, au sud-est d’Accra à la frontière Ghana-Togo. Et c’est là que nous voyons Damana Adia Pickas. Quand nous lui demandons, ce qu’il fait là, il répond, l’air pressé, être venu voir un ami de longue date. Et de lâcher, avant de monter à bord d’un véhicule particulier: « Je vais bien. J’ai le moral haut. Le combat continue… ». Le temps commence à se faire menaçant. Nous retournons à Accra, où dans la soirée, nous devons rencontrer d’autres leaders de la galaxie patriotique. 19 h, nous sommes à East Legon précisément au carrefour de « American House ». C’est en ce lieu et à cette heure que nous avons rendez-vous avec Kouassi Ferdinand alias Watchard Kédjébo et Fofana Youssouf. Ils sont respectivement ex-Directeur départemental de campagne (Ddc) de Laurent Gbagbo à Bouaké Koko-Bamoro et président de la « Voix du nord », une organisation pro-Gbagbo. A 19 h 15, ils sont là. Eux aussi, disent se porter bien. Et déclarent suivre l’actualité de la Côte d’Ivoire depuis Accra où ils sont exilés. C’est en ce même lieu que nous avons vu Kouamé Kouakou dit « Ok », un ancien leader de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci).
Yaké Evariste, lui, n’est pas dans ce quartier. Il vit au quartier Tema situé à une quinzaine de kilomètres d’Accra. Il dirige aujourd’hui le comité national des refugiés ivoiriens pour la réconciliation et le retour en Côte d’Ivoire. Avant de se retrouver dans la capitale ghanéenne, il fut, en Côte d’Ivoire, le président de la jeunesse des dix huit montagnes pour Gbagbo.

Ceux qui se font rares…

Il y a ceux que nous avons vu et ceux que nous n’avons pu rencontrer. En dépit de toutes nos démarches. Charles Blé Goudé fait partie de ceux que nous n’avons pas pu voir. Mais de nos investigations, il ressort que le leader des jeunes patriotes se trouve bien au Ghana. Des sources informées révèlent l’avoir vu, plus d’une fois, à Accra. Précisément dans le quartier Alajo et vers le centre commercial, Accra Mall. Toutefoi, ces sources ajoutent que depuis un moment, il n’est plus aisé de le voir. C’est que l’ex-« général de la rue abidjanaise » vit caché. Le président du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (Cojep) se montre prudent. Il est à la fois sous sanction de l’Onu et sous la menace d’un mandat d’arrêt international. Désormais, seuls quelques proches peuvent le rencontrer. D’autres membres de l’Alliance des jeunes patriotes comme Ahoua Stalone, Jean Yves Dibopieu, Dacoury Richard et l’artiste Serge Kassy vivent dans la capitale ghanéenne. Comme leur leader Charles Blé Goudé. Le « maréchal » Kacou Brou dit «KB » vit aussi au Ghana. Le mentor de la Fesci change, fréquemment, de ville depuis qu’il est hors de la Côte d’Ivoire.
Il y a une autre catégorie de personnes qui ne se cachent certes pas, mais qu’il n’est pas évident de rencontrer. Ce sont essentiellement des hauts cadres qui ont été, sous le régime de la refondation, Directeurs centraux, Directeurs généraux ou ministres. Ils vivent, pour la plupart, à East Legon, un quartier résidentiel. C’est d’ailleurs dans ce quartier que nous avons vu dans la circulation -Accra étant une ville embouteillée-, les anciens ministres Hubert Oulaye, Gnamien Messou, Léon Monnet Emmanuel, Ahoua Don Mello, Koffi Koffi Lazarre pendant la dizaine de jours passée à Accra.

Vendredi 16 septembre 2011, une pluie s’abat, à la mi-journée, sur N’Krumah Circle (au centre-ville) où nous sommes pour des opérations de change. Dans la station-service où nous nous abritons, nous voyons arriver Koné Katinan Justin. L’ex-ministre délégué au budget dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo est seul à bord d’un véhicule 4x4 double cabine. Sans chauffeur et sans garde du corps. Le porte-parole de Laurent Gbagbo se fait servir en carburant. Il nous explique être en partance pour Achimota -un autre quartier- en vue de rencontrer d’autres « camarades » du Fpi en prélude à la réunion prévue, samedi 17 septembre 2011, dans la capitale ghanéenne entre la direction intérimaire venue d’Abidjan et la Coordination en exil dirigée par Assoa Adou. Justement s’agissant de lui, nous nous sommes rencontrés, à East Legon, mardi 13 septembre 2011, dans le cadre d’une interview. L’ancien ministre des Eaux et forêts puis de la défense de Laurent Gbagbo nous est apparu jovial et respirant la pleine forme.

Les moins connus

Accra Mall. Dans ce centre commercial, situé en pleine ville d’Accra, se trouve un restaurant « Chez Marie » tenu par une Ivoirienne. C’est un lieu prisé par les ressortissants de la Côte d’Ivoire du fait des mets ivoiriens qu’on y trouve. Assis devant un verre de jus d’orange, en ce début d’après-midi du lundi 12 septembre 2011, dans ce restaurant aux vitres transparentes, nous observons, à l’intérieur comme à l’extérieur, tout ce qui s’y passe. Au bout de quelques minutes, nous voyons entrer un jeune dont le style vestimentaire (casquette, tee-shirt, jean…) indique, a priori, qu’il est Ivoirien. Il prend place non loin de notre table. Effectivement, nous ne nous trompons pas ! Notre voisin s’appelle Kabi Yves Jonas. Il est le président du Réseau ivoirien des acteurs du transport (Riat) en Côte d’Ivoire. Il nous informe s’être exilé au Ghana, depuis le 16 avril 2011, parce que, selon lui, sa vie était menacée après la chute de Laurent Gbagbo qu’il a soutenu. « Notre objectif était de montrer aux jeunes ivoiriens que le transport est un métier, faire sortir ce secteur de l’informel et permettre à tous d’avoir une assurance-maladie, d’être déclarés à la Cnps (Caisse nationale de prévoyance sociale, Ndlr) et d’avoir une garantie sociale », rappelle-t-il. « Aujourd’hui, j’assume mon choix politique et je ne regrette pas d’avoir fait échouer les grèves sauvages que certaines personnes lançaient pour mettre en difficulté le régime de Laurent Gbagbo », martèle M. Kabi, dénonçant les « tracasseries des Frci sur les routes» aujourd’hui. Après l’entretien, il accepte de nous conduire en d’autres lieux fréquentés par les Ivoiriens. Nous quittons ce lieu frais pour affronter la canicule qu’il fait cet après midi à Accra. Nous prenons un « trô-trô » (l’équivalent des gbakas à Abidjan) pour Nkrumah circle. Une fois là-bas, nous empruntons un taxi pour le quartier Alajo. Il est 15 h et demi quand Cynthia nous accueille dans son restaurant « Chez Cynthia, la belle ivoirienne ». C’est un lieu que les Ivoiriens fréquentent aussi. Et parmi les travailleurs de ce restaurant se trouve Doh Berenger. Ce jeune footballeur d’une vingtaine d’années explique sa fuite de Yopougon. « J’habitais Yopougon derrière le 16 ème arrondissement. Et je faisais partie des jeunes qui surveillaient le quartier. J’ai dû fuir parce que nous étions recherchés. J’ai même un ami du nom de Campbell qui a été tué. Je ne compte pas retourner en Côte d’Ivoire car quand je vois les rebelles, j’ai mal au cœur. Du Ghana, je compte aller en Europe pour continuer à jouer au foot », explique-t-il. Il n’est pas le seul Ivoirien au pays d’Atta Mills qui se débrouille. Comme lui, des jeunes filles préfèrent être servantes chez des barons pro-Gbagbo que de rester à contempler les belles villas d’Accra. Kouakou A. Martine fait partie de celles-là. Rencontrée dans le quartier Spintex, elle dit travailler chez un ancien Directeur général qu’elle a refusé de nommer. Elle soutient être payée à 30 000 F cfa par mois. Etudiante à l’Université de Cocody, elle affirme que c’est son engagement au sein du mouvement de soutien « Deux millions de filles pour Gbagbo » qui lui vaut cet exil. « Je fais des économies avec l’argent que je gagne parce que dès la réouverture de l’Université, je compte retourner à Abidjan », confie-t-elle, indiquant avoir d’autres « sœurs » qui font le même boulot qu’elle.
Ainsi va la vie des pro-Gbagbo au Ghana.

Réalisée à Accra par SYLLA A. in Soir Info

Pourquoi les mandats d’arrêt ne sont pas exécutés

Au Ghana vivent des personnalités proches de l’ancien régime contre qui des mandats d’arrêt internationaux ont été lancés. Mais, pour le moment, elles ne sont nullement inquiétées. C’est que les autorités ghanéennes ne coopèrent pas pour l’instant. Il nous est revenu qu’au « nom de l’hospitalité africaine», elles ont assuré les réfugiés et exilés ivoiriens présents dans leur pays qu’elles ne sont pas prêtes à les livrer. A condition, bien entendu, que ces Ivoiriens se comportent bien. En outre, nul n’ignore les relations privilégiées que le régime d’Atta Mills entretenait avec Laurent Gbagbo. L’ex-régime ivoirien a, selon des sources informées, apporté son soutien pour l’accession au pouvoir de l’équipe d’Atta Mills. Au-delà de l’actuel chef de l’Etat ghanéen, c’est l’ex-président Jerry Rawlings -qui demeure très influent au Ghana- qui voue une admiration pour « le combat panafricain » mené par Laurent Gbagbo. Et partant pour tous ceux qui se réclament de l’ex-numéro 1 ivoirien. Ceci expliquerait donc cela…

Le nombre de déplacés et d’exilés ivoiriens au Ghana

Ils sont au nombre de 36 179 ivoiriens réfugiés ou exilés (c’est selon) au Ghana. Pour la plupart, ils sont proches de l’ancien président Laurent Gbagbo. Selon nos informations, il y a 41 ex-ministres, 62 anciens ambassadeurs, Président de Conseils d’administration (Pca) et Directeurs généraux (Dg), 22 élus, 15 journalistes et 39 leaders de jeunesse exilés au Ghana. Les 36 000 autres sont des réfugiés, généralement, sans moyens. On les retrouve dans les camps d’Elubo (1500 réfugiés), de Pin à Takoradi (8500), d’Elmina à Cape Coast (3000), de Budumburam à Accra (3000), de Fetenta à Kumassi (800).

S.A

Mardi 27 Septembre 2011
La Dépêche d'Abidjan
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