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Steve Beko (exilé pro-Gbagbo) : « Nous attendons le jour où Soro, Ouattara et les seigneurs de guerre répondront de leur actes »

Jeune Ivoirien exilé depuis la prise du pouvoir d’Alassane Ouattara, Fabrice Lago alias Steve Beko a décidé de mener le combat pour le triomphe de la vérité sur la situation en Côte d’Ivoire à travers la toile. Dans l’interview qui suit, il explique son choix et ses espoirs pour la Côte d’Ivoire.


Steve Beko (exilé pro-Gbagbo) : « Nous attendons le jour où Soro, Ouattara et les seigneurs de guerre répondront de leur actes »
Notre Voie : Pourquoi avoir choisi comme pseudonyme Steve Beko?

Steve Beko : Je tenais avant tout propos à vous remercier pour l’opportunité que vous me donnez de parler du travail de millions d’anonymes sur les réseaux sociaux et les blogs afin de faire triompher la vérité sur les événements récents dans notre pays.
Pour en revenir à votre question, disons que ce nom s’est imposé à moi quand il s’est agi de choisir un pseudonyme compte tenu du parcours de Steve Bantu Biko qui comme moi a été un militant syndical estudiantin avant de s’engager dans le combat pour la dignité du peuple noir en Afrique du Sud. C’est donc pour lui rendre hommage - car l’on parle très peu de lui - mais aussi et surtout afin de m’identifier à un leader qui à mon sens a mené le bon combat sans jamais se renier.

N.V : Vous êtes aujourd’hui devenu une star de la toile, comment êtes vous parvenu à vous imposer ?

S.B : Star ? C’est un peu trop dire ! L’on peut cependant affirmer que je fais partie de ces jeunes ivoiriens qui ont acquis une certaine crédibilité sur les réseaux sociaux par la fiabilité des informations qu’ils donnent et la qualité des analyses produites. Nous sommes aujourd’hui dans un monde où l’information circule à la vitesse de la lumière alors il faut à la fois pouvoir être réactif et pertinent et je ne pense pas que je serai arrivé à le faire sans compter sur toute l’équipe qui travaille bénévolement avec moi et bien sur tous les autres activistes comme Claudus Kouadio, Wazi Guipié, Chris Erin, Alain Doh Bi pour ne citer que quelques uns.

N.V : Votre livre qui retrace votre parcours de cyber activiste a largement contribué à vous faire connaître davantage. Comment un jeune exilé sans moyen a priori a-t-il pu se faire éditer ?

S.B : En général, l’on n’a pas besoin de payer pour se faire éditer et c’est ce qui s’est passé dans mon cas. J’ai envoyé mon manuscrit à plusieurs maisons d’édition qui étaient toutes d’accord pour me proposer un contrat car aujourd’hui, tout ce qui touche au président Gbagbo suscite la curiosité dans le monde. Les gens s’intéressent de plus en plus à son combat. Ils veulent comprendre ce qui se joue dans cette partie de l’Afrique et qui mobilise pratiquement chaque mois des milliers d’Africains non seulement à La Haye mais aussi dans toutes les capitales européennes. J’ai en définitive choisi de sortir le livre chez l’Harmattan qui est une maison assez crédible et par la grâce de Dieu, les choses se passent comme je le souhaitais.

N.V : Comment se porte le livre sur le marché ?

S.B : Ma maison d’édition ne m’a pas encore communiqué les chiffres de vente mais je suis déjà satisfait par l’accueil populaire qui a été réservé à ce livre. De partout dans le monde, des ivoiriens en particulier et africains en général me contactent pour savoir comment se le procurer. Afin de le rapprocher des nôtres, ce sont des camarades de lutte tels que Patty Patricia, Patricia Kplé en France, Delphine Allah Bah au canada, Gigi au USA, Ky Cho en Côte d’Ivoire, etc. qui ont accepté de le revendre bénévolement et je profite de votre interview pour leur dire infiniment merci. Nous avons même réussi grâce au buzz crée autour à intéresser des journalistes Espagnols, Canadiens, Américains, Italiens qui nous ont consacré des encarts dans leurs différents organes. Ma plus grande satisfaction cependant, est de savoir que le président Gbagbo a pu lire le livre. C’est une immense fierté qui m’anime depuis que j’ai appris cette nouvelle.

N.V : Pour nos lecteurs qui n’ont pas lu le livre, depuis quand êtes vous présent sur les réseaux sociaux et comment y êtes-vous arrivé ?

S.B : J’y étais déjà présent comme beaucoup de jeunes africains qui s’intéressent aux NTIC mais l’histoire de « Steve Beko » remonte à février 2011. Dès l'avènement des signes précurseurs de la crise post-électorale, j’ai compris que la communication sera notre principal allié. Elle avait été le talon d’Achille du régime Gbagbo depuis 2002. Si au niveau national, la popularité du régime n’avait pas d’égal, au niveau international en revanche, nous avons perdu la bataille de l’opinion. Il nous fallait donc occuper l’espace médiatique. À défaut d’avoir accès aux médias internationaux pour donner notre point de vue étant donné qu’ils étaient tous acquis à la cause de notre adversaire, je proposais à des amis que nous utilisions les réseaux sociaux, blogs et autres. J’ai donc crée sur le réseau social facebook, le profil « Steve Beko » et un groupe dénommé «Réflexions et actions concrètes pour la Côte d’Ivoire ». L’objectif étant d’amplifier toutes les sorties du président Gbagbo, de présenter les vidéos des différentes manifestations que nous organisions dans la lutte pour l’éclatement de la vérité. Sur la toile, cela eu un véritable succès car les Ivoiriens et même les africains de partout dans le monde avaient soif d’entendre un autre discours cette fois plus proche de la vérité.

N.V : Pourquoi avoir choisi de défendre la cause Gbagbo alors ? Est-ce par sympathie pour l’homme ? Par conviction idéologique ou par simple effet de mode?

S.B : Il serait prétentieux pour moi de dire que j’ai choisi la cause Gbagbo mais plutôt que c’est elle qui s’est imposée à moi depuis l’enfance. J’ai été initié à la politique par mon oncle Lago Guillaume qui est très engagé pour le Fpi à Lakota et c’est lui qui me « trimballait » dans toutes les manifestations depuis l’opposition. A chaque fois que feu le ministre Boga Doudou et les autres cadres du Fpi se réunissaient pour des réunions dans cette ville, je faisais le petit coursier, courant à gauche et à droite pour ramener de l’eau, des cigarettes, des mouchoirs etc. Par la suite, quand je suis entré au lycée, je me suis engagé à la Fesci qui a aiguisé mon sens politique et mon ardeur militante. J’ai donc grandi dans une atmosphère militante. Je me rappelle encore comment nous « luttions » pour lire La Voie, Le Nouvel Horizon, L’œil du Peuple et tous les journaux de l’opposition qui dénonçaient les dérives du pouvoir Pdci. De surcroît, quand on a milité dans une structure syndicale de gauche, pour être logique envers soi-même, on ne peut qu’adhérer aux idéaux du président Gbagbo qui symbolise la lutte pour la démocratie et le respect des libertés individuelles et collectives dans notre pays.

N.V : Que faites-vous dans la vie en dehors du cyber activisme ?

S.B : Je me suis depuis mon départ du pays, exclusivement consacré à la lutte pour l’éclatement de la vérité sur les élections présidentielles ivoiriennes de novembre 2010 mais je compte reprendre bientôt mes études que j’ai abandonnées depuis mon départ du pays afin de terminer le doctorat en Lettres modernes.

N.V : Certains disent que vous vous battez pour une cause perdue parce que selon eux, Gbagbo ne sera pas libéré. Est-ce qu’il ne vous arrive pas de douter de l’aboutissement de votre combat ?

S.B : A ceux qui ont la certitude implacable et inébranlable de ce que des milliers d'Ivoiriens, comme moi, se battent pour une cause perdue, j'aimerais leur dire que j'ai lu quelque part qu’ "il n'y a que les causes perdues qui méritent que l'on les défende, que ce sont les questions sans réponse qu'il est nécessaire de poser." En ce qui concerne le doute sur l'aboutissement de mon combat, il y a une citation de Jens Peter Jacobsen que j'affectionne particulièrement qui dit que " dans le doute, nul ne désespère." Alors oui il m'arrive de douter car je ne suis qu'un homme, mais de désespérer, ça jamais!!

N.V : Selon vous, y a-t-il espoir pour que Laurent Gbagbo revienne parmi nous ?

S.B : Je dois dire que nous restons prudents et nous observons les événements s'y afférant avec beaucoup d'intérêt... La dernière décision de la CPI qui affirme en substance que les preuves contre le Président Laurent Gbagbo sont insuffisantes nourrit davantage notre espoir... L'espoir c'est ce qui nous anime, ce qui nous tient toujours debout, pour aller jusqu'au bout justement... Donc de l'espoir, nous en avons à revendre! Mais ce n’est pas non plus un espoir naïf, nous sommes conscients que la vérité finira par éclater face à la détermination du peuple ivoirien.

N.V : Si au bout du compte les charges contre Laurent Gbagbo étaient confirmées, alliez-vous tout de même continuer la lutte sur la toile ?

S.B : Je tiens tout d'abord à dire que notre combat ne se limite pas à la confirmation des charges ou l'infirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo donc si les charges étaient confirmées, l'on entamerait une autre étape dans le combat noble dans lequel nous sommes engagés, avec davantage de détermination et davantage de courage!
Mais quel observateur objectif peut dire encore que c’est le procès du président Gbagbo qui se déroule actuellement à La Haye ? Tous les spécialistes de la question sont unanimes pour reconnaitre que ce procès est devenu celui de la Cpi elle-même. Soit elle confirme les charges et perd le peu de crédit qui lui reste encore aux yeux des africains et des combattants de la liberté de par le monde, soit elle libère purement et simplement le leader ivoirien pour engager le débat sur la survie de cette cour.
Notre principal objectif sur la toile est de faire éclater la vérité sur la Côte d’Ivoire face aux mensonges déversés depuis une dizaine d’années et à ce jour nous sommes dans la bonne direction alors nous maintiendrons le cap.

N.V : Il y a ceux qui estiment que le Fpi doit accepter de collaborer avec le régime Ouattara pour amener celui-ci à réviser sa position vis-à-vis des pro-Gbagbo et ceux qui pensent que ce serait une grave erreur. Dans lequel des camps vous rangez-vous ?

S.B : Je ne sais pas ce que ces personnes entendent par ‘’collaborer’’. Est-ce rentrer au gouvernement pour participer à la curée populaire ? Dans une démocratie, le rôle de l’opposition est de critiquer le pouvoir en place et non de diriger avec lui alors tout ce que le Fpi exige est que l’on lui permette d’exprimer publiquement et librement ses opinions sur la vie de notre nation. Il faut libérer tous les prisonniers politiques y compris le président Gbagbo afin que le vrai débat autour de la réconciliation s’engage. C’est pourquoi je tiens à féliciter la direction intérimaire du Fpi qui jusqu'à ce jour a adopté la digne attitude qui répond aux aspirations des ivoiriens.

N.V : Ouattara a récemment félicité Guillaume Soro pour le combat qu’il a mené. Quel commentaire ?

S.B : Aucun commentaire particulier...Cela confirme plutôt ce que les ivoiriens ont clamé sur tous les toits depuis 2002 à savoir que Dramane Ouattara est le vrai parrain de la rébellion qui a divisé notre pays. Nous attendons patiemment ce jour où Guillaume Soro et les seigneurs de guerre qui ont semé terreur et désolation dans notre Pays avec l'aval d'Alassane Ouattara et de la France de Sarkozy, répondront de leurs actes devant la justice nationale ou internationale.

N.V : Ouattara avait demandé 5 ans pour transformer la Côte d’Ivoire, maintenant il en veut 10. Qu’en pensez-vous ?

S.B : Ce n'est qu'une infime promesse parmi toutes celles qu'il n'a pas respectées... Un désaveu notoire et criard. Après tout, a-t-il respecté une seule promesse issue de son programme politique ? La seule promesse qu'il a respectée est celle de déstabiliser notre Pays! Sinon les ivoiriens attendent toujours les 5 universités,
la suppression des frais d’inscription dans les écoles primaires et les collèges publics, l’assurance maladie universelle à 1000 FCFA/tête, les 600 milliards aux jeunes ainsi que le million d’emploi par an etc.

N.V : Croyez-vous que la Côte d’Ivoire est sur le chemin de la réconciliation ou le contraire ?

S.B : En l'état actuel des choses force est de reconnaitre que la Côte d'Ivoire ne prend pas le chemin de la réconciliation. Aucun signe précurseur de cette "réconciliation" n'est visible. Ce terme perd son sens et son essence lorsqu'il est prononcé par le pouvoir dictatorial de Ouattara. Comment parler de réconciliation lorsque nous avons des milliers d’ivoiriens en exil ou en prison, que les avoirs de centaines d’Ivoiriens sont gelés les contraignant à la mendicité, avec qui parler de réconciliation lorsque l’on enferme tous ses interlocuteurs potentiels ? Le régime Ouattara ne veut pas d’un climat politique apaisé dans notre pays car il ne prospère que dans la terreur.

N.V : Pour vous, quelques sont les perspectives pour la Côte d’Ivoire ?

S.B : Toute perspective quelle qu'elle soit, passe par la chute du régime dictatorial et sanguinaire du pouvoir Ouattara par les voies démocratiques, la restauration des institutions de la République gravement bafouées, mais surtout la libération du Président Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers politiques ainsi que le retour au Pays des exilés et réfugiés...




Interview réalisée par Augustin Kouyo
In Notre Voie

Vendredi 26 Juillet 2013
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