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Scandale aux Eaux et Forêts en Côte d’Ivoire: 2000 FRCI sans qualification remplacent sans condition, 987 diplômés des "Eaux et Forêts".


Scandale aux Eaux et Forêts en Côte d’Ivoire: 2000 FRCI sans qualification remplacent sans condition, 987 diplômés des "Eaux et Forêts".
Soucieux de la formation et conscient des nouveaux défis du millénaire, celle d’une gestion durable des ressources naturelles du territoire, des jeunes ivoiriens postulent chaque année à divers concours et dans des secteurs d’activités diverses. C’est le cas notamment de 987 ivoiriens qui ont opté pour le concours et la formation au métier d’agent technique (MPVA, APVA, Ingénieurs) des Eaux et Forêts. Après des années de formation sanctionnées par des diplômes respectivement liés à chaque niveau et les promesses faites par les Autorités au plus haut niveau de l’Etat, aujourd’hui certaines interrogations foisonnent dans les esprits :
Doit-on sacrifier une jeunesse ivoirienne formée de façon régulière par l’Etat lui –même au profit des ex-combattants ?
Les armes sont-elles en Côte d’Ivoire le moyen le plus sûr d’intégrer la Fonction Publique ?
Atteint-on l’émergence avec une génération formée au rabais ?
Pourquoi l’intégration des 987 jeunes ivoiriens formés régulièrement par l’Etat de Côte d’Ivoire dans ses Ecoles Forestières pose problème, pendant que celle des 2000 ex-combattants recrutés sans condition (sans diplôme, sans test, etc.…) parait plus logique ?
Tant d’interrogations qui dénotent de l’exclusion de nos Autorités. Face à ce fait, il convient de faire la lumière sur cette situation désolante qui ternit à la limite l’image du pays.
I- GENESE
I.1- Cycle INFPA
I.1.1- Concours d’entrée dans les Ecoles de formation
Il est bien de faire savoir qu’il n’existe pas en Côte d’Ivoire de concours direct d’entrée aux Eaux et Forêts. Un Etablissement Public National du nom de ‟INFPA” (Institut National de la Formation Professionnelle Agricole) sous tutelle du Ministère de l’Agriculture, organise en collaboration avec le Ministère de la Production Animale et des Ressources Halieutiques et le Ministère des Eaux et Forêts, un concours d’entrée dans ses Ecoles de formation aux métiers d’Agriculture, de Pêche, d’Elevage et des Eaux et Forêts.
I.1.2- Formation
I.1.2.1) Tronc commun
La formation dispensée dans les Ecoles de l’INFPA débute par un tronc commun. Tous les admis à ce concours sont pendant une année académique, soumis à une étude générale qui se solde par un examen final où une sélection rigoureuse est faite pour spécialiser les admis en fonction de leur capacité intellectuelle, de leur moyenne et de leur choix.
I.1.2.2) Sélection et spécialisation
Comme souligné plus haut, il faut remplir certaines conditions pour aller en spécialisation. Pour la spécialisation Eaux et Forêts en l’occurrence, les admis sont soumis au préalable à un test de santé (visite et contre visite médicale) puis à un test d’aptitude physique (TAP) organisés conformément aux règles et normes militaires. Les admis aux Eaux et Forêts, en fonction du nombre de places disponibles, subissent en plus du volet technique lié au métier des Eaux et Forêts, la formation militaire réglementaire dispensée dans toutes les Ecoles militaires de Côte d’Ivoire. Dès lors, ils ont pour obligation de se conformer aux règles et disciplines en vigueur dans l’armée conformément aux articles 1, 3 et 19 de l’annexe III du décret n°82-1131 du 15 Décembre 1982.
I.2- Cycle INP-HB
La formation aux cycles supérieures des Eaux et Forêts est assurée par l’Institut National Polytechnique (INP-HB) de Yamoussoukro. A l’issue de la formation, deux (02) cycles se définissent : celui des ITEF et celui des IEF.
ITEF
Ce sont des officiers avec le grade de Lieutenant, qui suivent une formation d’une durée de quatre (04) ans. Formation qui sera par la suite, sanctionnée par le diplôme d’Ingénieur des Techniques des Eaux et Forêts.
IEF
Quant aux officiers avec le grade de Capitaine, ils suivent une formation d’une durée de six (06) ans à l’issue de laquelle le diplôme d’Ingénieur de Conception des Eaux et Forêts leur est délivré.
I.3- Concours d’intégration à la Fonction Publique
Après les Ecoles de formation, les diplômés Eaux et Forêts subissent à l’instar des diplômés infirmiers, un concours d’intégration à la Fonction Publique qui, traditionnellement s’organisait chaque année. Il convient de souligner que le nombre de places fixé par la Fonction Publique ne tient pas compte des réalités du terrain (besoin d’agents). En effet, lors de la récente sortie du Ministre des Eaux et Forêts Babaud Darret, l’effectif des Eaux et Forêts serait à renouveler de plus de 60%.
II- SITUATION SOCIO-POLITIQUE
II.1- Suspension du concours d’intégration à la Fonction Publique
La situation socio-politique a lourdement perturbé le calendrier du concours d’intégration à la Fonction Publique des diplômés Eaux et Forêts. En effet, le dernier concours d’intégration date de 2010.
II.2- Accumulation des effectifs
Depuis 2010, l’effectif des diplômés Eaux et Forêts s’est accrût pour atteindre, faute de concours d’intégration, le chiffre 987. En effet, pendant que le concours d’intégration pour les Eaux et Forêts était suspendu, l’Etat continuait toujours de former de jeunes ivoiriens. A ceux-là, s’ajoutent les candidats malheureux des concours d’intégration des années antérieures. Soit au total dix (10) promotions allant de 2004 à 2013.
III- PREMIERES RENCONTRES AVEC LES AUTORITES
III.1- Demande de la suspension momentanée de la spécialisation
Eaux et Forêts et la réouverture du concours d’intégration
à la Fonction Publique
Ayant constaté l’accumulation des effectifs et les difficultés d’insertion socioprofessionnelle des diplômés Eaux et Forêts (la formation ne débouchant que sur l’intégration à l’Administration Forestière), les déléguées des différentes promotions se sont constitués en collectif. Après plusieurs réflexions et un séminaire organisé en Juin 2012, ce collectif a initié des rencontres avec les Autorités des trois (03) Ministères techniques et celles de la Fonction Publique.
Au cours de ces rencontres, ce collectif a demandé :
La suspension momentanée de la formation Eaux et Forêts
La réouverture du concours d’intégration et la hausse du nombre de places dans le but de réguler et absorber l’effectif d’alors (787).III.2- Réaction des Autorités
Les rencontres entreprises par le collectif pour essayer de résoudre les problèmes liés à la formation et à l’insertion de ses membres, n’ont eu pour solutions que de promesses non tenues. Pire encore, l’Etat a continué de former une année durant d’autres jeunes ivoiriens.
IV- INJUSTICE
IV.1- Besoin en effectif
En plus du besoin pressant d’agents qui se fait ressentir au quotidien sur le terrain (pour preuve, ces 987 diplômés non intégrés offrent leurs services à l’Administration Forestière), l’effectif présent des Eaux et Forêts (moins de 3000 agents), serait à renouveler de plus de 60% selon le Ministre des Eaux et Forêts Babaud Darret. Selon ses mêmes estimations, les Eaux et Forêts ont au bas mot besoin de recruter environ 3000 agents. Les 987 diplômés non intégrés ne pourraient à eux seuls couvrir en besoin l’effectif espéré face au nouveau défi environnemental.
IV.2- Recrutement sans condition de 2000 ex-combattants aux Eaux
et Forêts
Un simple paragraphe ne saurait décrire tout le manque de sérieux qu’une telle situation laisse paraître. L’insertion d’ex-combattant dans le tissu social vise à prévenir d’éventuels troubles en vue de répondre à un certain équilibre socio-politique. C’est ainsi que de nombreux ex-combattants, des années durant, sont continuellement intégrés dans plusieurs corps de métier. Aux Eaux et Forêts, l’insertion annoncée des ex-combattants allait sûrement booster celle des 987 diplômés. Du moins, c’est ce qu’a pensé à un certain moment l’ensemble de ces diplômés. Grande fût la surprise lorsque le collectif, après sa rencontre avec le responsable de l’ADDR Fidèle Sarassoro, est informé que cette mesure d’insertion ne concerne ni de près ni de loin les 987 diplômés.
Devrait-on dans le cas des Eaux et Forêts, sacrifier des jeunes ivoiriens diplômés formés pendant des années au profit d’ex-combattants qui en nombre surpassent deux (02) fois leur effectif ?
C’est pourtant le triste constat qui est en train de s’opérer. En effet, pendant que dans d’autres corps (Gendarmerie, Police, Douane, Garde pénitentiaire, etc.…) le problème de places ne se pose guère, car aucune promotion en attente, au sein des Eaux et Forêts, 987 diplômés aptes à intégrer l’Administration Forestière attendent toujours leur insertion. Ce sont ces jeunes ivoiriens qui sont sur le point de se faire jeter à la rue et remplacer par 2000 ex-combattants (frci) recrutés sans condition, sans concours, sans diplôme. Il convient de signaler que là où ces diplômés ont passé deux (02) années pour certains et quatre (04) à six (06) années pour d’autres à parfaire leurs formations à des coûts exorbitants, la formation de ces ex-combattants n’a durée qu’à peine trois (03) mois. Pour justifier cette formation au rabais, ces derniers sont présentés officiellement comme des "préposés" (caporaux). Il suffit simplement de voir le grade qu’ils arborent pour comprendre qu’il s’agit en fait de faire passer sous l’appellation de "préposé", de réels Sous-officiers (fonctionnaires). A en croire que la connaissance des grades militaires échappe à plus d’un.
Que pèsent donc les propos du Ministre Babaud Darret lorsqu’il affirmait lors d’un débat télévisé : « il s’agit de prendre en contrat des ex-combattants » ?
Même s’il s’agissait réellement d’un contrat, ce qui est d’ailleurs faux, doit-on prendre en contrat des gens sous prétexte qu’ils aient pris des armes au détriment d’une jeunesse diplômée ?
Tout laisse donc à penser que 2000 frci ont été soigneusement recrutés pour une formation de douze (12) semaines afin d’intégrer le corps des Eaux et Forêts grade Sous-officiers.
IV.3- Déclaration du Ministre des Eaux et Forêts
Lors d’une de ses sorties sur la chaîne nationale (RTI), le Ministre des Eaux et Forêts Babaud Darret affirmait que les 987 diplômés issus des Ecoles forestières de Côte d’Ivoire ne sont pas des agents techniques des Eaux et Forêts.
Nouveau projet de loi ?
Nouveau code forestier ou simple méconnaissance des textes ?
Rappelons qu’en Côte d’Ivoire, tout agent Eaux et Forêts, avant de devenir fonctionnaire, passe par les Ecoles forestières prévues à cet effet. Cette formation selon chaque niveau, aboutit à l’obtention d’un diplôme technique option Eaux et Forêts. Le sortant école ayant désormais le statut d’agent Eaux et Forêts, devient agent Eaux et Forêts fonctionnaire, lorsqu’il intègre la Fonction Publique sur concours. C’est un peu comme si on s’hasardait à dire qu’un Infirmier diplômé d’Etat sortant de l’INFAS (Institut National de Formation des Agents de Santé), ne le serait pas en fait. Mettant ainsi en cause toute la crédibilité de cet Institut parce que l’agent n’avait tout simplement pas encore intégré la Fonction publique. Lors de cette même interview, le Ministre Babaud Darret va plus loin en soutenant que ces 987 diplômés sont formés à l’auto emploi.
Comment comprendre qu’un Ministre des Eaux et Forêts puisse tenir de tels propos ?
Comment des jeunes formés aux métiers des armes (CSA, Balistique, IST) par des instructeurs de renommées internationales, peuvent être destinés à l’auto emploi ?
Comment des jeunes ivoiriens formés au contrôle des produits forestiers et aguerris aux techniques de lutte anti-braconnage (…), peuvent être destinés à l’auto-emploi ?
Quelle est la structure ou l’organe légalement reconnue qui emploierait ces 987 spécialistes des techniques forestières et surtout du maniement d’armes, à part l’Administration Forestière pour laquelle ils sont formés ?
Encore l’Infirmier pris en exemple ci-dessus, peut verser dans l’auto-emploi (cliniques et autres), contrairement au sortant école Eaux et Forêts.
Que donc sous-entendent les propos du Ministre Babaud Darret, lorsqu’il soutient que ces 987 formés au maniement d’armes et autres, doivent s’auto-employer ?
V- DEMARCHES ENTREPRISES
V.1- Rencontres avec les Autorités
Toujours dans le souci de régler au mieux cette situation de façon responsable et diplomatique, plusieurs actions ont été entreprises. C’est le cas des nombreuses assemblées générales tenues en présence de plusieurs organes de presse. Cela pour interpeler l’Autorité à se saisir du dossier et à résoudre de façon définitive ces problèmes qui minent le milieu des Eaux et Forêts. A cela, s’ajoutent les nombreuses conférences de presse animées par le collectif. Fidèle à son idéologie de jeunesse responsable, le collectif initie de nombreuses demandes d’audience. Parmi la multitude des rencontres effectuées, seront citées pêle-mêle :
Le Ministère des Eaux et Forêts (la Direction Générale, le Cabinet, le SAF)
Les Conseillers du Premier Ministre qui ont demandé à être instruit sur le dossier
Les Ministres Hamed Bakayoko, Gnamien Konan, Anne Ouloto, Dosso Mamadou
Le Ministère de la Fonction Publique (la Direction Générale et le Cabinet)
L’Assemblée Nationale
L’Ambassadeur de France
Le Grand Médiateur de la République, N’golo Coulibaly
La Grande Chancelière, Henriette Dagri Diabaté
Le Responsable du CDVR, Charles Konan Banny
Le Responsable de l’ADDR, Fidèle Sarassoro
L’Onu ci
Le Corps Préfectoral
Les Autorités Militaires et Paramilitaires
Les Autorités religieuses (Evêques et Imams)
L’Union des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire
Etc.…
Toutes ces rencontres porteuses d’espoir ne sont restées qu’au stade de promesses.
V.2- Différentes manifestations
L’espoir suscité par les nombreuses rencontres avec les Institutions et autres n’ayant abouti à aucune action concrète, la lutte pour le rétablissement de la justice va passer à une phase plus ouverte. Diverses manifestations ont été donc tenues :
Un premier rassemblement de ces 987 diplômés s’est tenu le 28 Janvier 2013 au parking de la Présidence de la République à Abidjan. A ce rassemblement, la Secrétaire Particulière du Premier Ministre a reçu le collectif en lui promettant que le Premier Ministre (absent du pays), se prononcerait dès son retour sur la situation. Promesse restée dans les couloirs de la Primature.
Un second rassemblement le 01 Septembre 2013 à la Basilique de Yamoussoukro. Ce qui se voulait par ces 987 diplômés comme un rassemblement de jeûne et prière, fût violemment maté par ces mêmes Autorités qui, jusque-là se sont refusées à toute déclaration. En témoigne de nombreux blessés que ces jeunes diplômés vont enregistrer dans leur rang ce jour-là.
Un troisième rassemblement le 17 Juin 2014 à la Fonction Publique à Abidjan, pour dire à cette Autorité qu’elle peut recruter ces 987 diplômés Eaux et Forêts si elle s’est permise d’intégrer et surtout sans condition 2000 ex-combattants. En réponse à cette préoccupation, Mme la Directrice de Cabinet, assistée du Directeur de Cabinet Adjoint et du Directeur Général de la Fonction Publique, en présence des Autorités forestières (DAAF et conseiller), a signifié que la réouverture des concours d’entrée à la Fonction Publique était déjà un acquis. Dès la mi-juillet, les modalités pratiques sur les postes disponibles pour chaque corps de métier seront connues de l’opinion nationale. Elle a, par ailleurs, tenu à rassurer de ce que les différentes inquiétudes seront portées au Gouvernement pour le compte de qui le Ministère agit.
Un quatrième rassemblement le 29 Juillet 2014 au parking de la Primature à Abidjan, pour dénoncer la volonté manifeste des Autorités de vouloir jeter à la rue plusieurs diplômés Eaux et Forêts, en proposant un concours d’intégration avec comme nombre de place à pourvoir, 19% de leur effectif.
Est¬-ce un tri?
Pourquoi vouloir extirper parmi ces diplômés, un certain nombre de personnes, là où le problème de place ne se pose guère en réalité?
Lors de ce rassemblement, il était aussi question de dire au Premier Ministre qu’à force de patienter, ces diplômés Eaux et Forêts, par manque de moyen, ont déjà enregistré cinq (05) décès dans leur rang.
Signalons qu’à cette manifestation, plusieurs Autorités militaires ont entretenu les manifestants. Parmi elles, le Colonel Chérif Ousmane qui a promis peser de tout son poids pour régler cette situation. Par ailleurs, il leur a demandé de lui accorder un délai de 48 heures, le temps pour lui de croiser les Autorités compétentes. Ce délai passé, le collectif a été reçu par le Capitaine Gohoulou Francis (collaborateur du Colonel Chérif Ousmane) qui lui a laissé entendre que la difficulté de leur insertion se trouverait au niveau du Ministère des Eaux et Forêts qui, aurait exprimé le besoin d’agents sans toutefois mentionner l’existence des 987 diplômés en attente d’intégration.
VI- REPONSE AFFLIGEANTE DES AUTORITES
VI.1- Intervention du Premier Ministre sur les médias
Les manifestations ouvertes sur toute l’étendue du territoire, vont enfin faire réagir les Autorités du pays et non les moindres.
En effet, le 05 Septembre 2013 dans l’émission "Questions des temps nouveaux", le Premier Ministre Daniel Kablan Duncan allait raviver la flamme d’espoir dans les rangs des 987 diplômés Eaux et Forêts en attente de leur intégration, en déclarant que : « Ce que je peux vous dire, c’est que ce dossier est en cour donc de règlement. Pour parler, ça date de 2009. C’est un héritage comme un autre. Nous allons régler ce dossier qui fait l’objet donc d’un travail actuellement, d’un interministériel qui se tient pour régler donc ce dossier donc des gens des Eaux et Forêts. Quand nous aurons donc réglé, vous saurez ça rapidement. C’est qu’une fois que c’est réglé, les gens ne parlent plus. On leur demandera aussi donc de dire que ça été réglé, voilà.». Cela fait bientôt un (01) an que ces 987 "gens des Eaux et Forêts" attendent impatiemment qu’on leur demande de dire aux ivoiriens et au monde entier que le Premier Ministre a enfin réglé le problème, joignant ainsi l’acte aux propos tenus devant les médias. Le doute s’installe donc dans les esprits :
Qu’en est-il réellement du résultat de ce ‟travail interministériel” tenu pour régler ce dossier des "gens des Eaux et Forêts" ?
A-t-il peut-être oublié ses propos ?
A quel sort sont voués les 987 "gens des Eaux et Forêts" ?
VI.2- Réouverture du concours d’intégration avec un nombre
insignifiant de places
Pendant que tout semblait être mis en œuvre pour le recrutement effectif des 987 diplômés Eaux et Forêts (meeting, sit-in, plaidoyers, rencontres et déclaration de la plus haute autorité gouvernementale), la publication d’un concours d’intégration à la Fonction Publique avec un nombre insignifiant de places, vient bouleverser tout un processus entamé des années durant. Une autre réponse des plus significatives, faisant preuve que l’Etat de Côte d’Ivoire veut sacrifier 987 jeunes ivoiriens et ivoiriennes diplômés. Là où l’Etat veut intégrer 2000 ex-combattants recrutés, sans concours professionnel ni concours d’intégration et sans diplôme, ce même Etat impose un concours d’intégration à 987 jeunes ayants-droit, pour n’en prendre qu’à peine 19% de leur effectif.
Marginalisation ?, sacrifice ?, exclusion ? ou forme de refus ?
Que deviendront les candidats malheureux à ce concours, pendant que sans effort fourni, 2000 frci jubilent ?
VII- DOLEANCES
Conscients du fait que seules les Autorités peuvent donner une issue favorable à ce problème, les 987 diplômés Eaux et Forêts non intégrés demandent ce qui suit :
Que Monsieur le Premier Ministre joigne l’acte aux propos tenus devant les médias.
N’étant pas contre la volonté de l’Etat de mettre aux Eaux et Forêts les 2000 ex-combattants, ces 987 ne demandent qu’à y être ajoutés.
Si ce concours d’intégration est pour ces 987 diplômés Eaux et Forêts, la seule voie d’accès à la Fonction Publique, que les Autorités aient compassion et les prennent tous, car nombreux sont frappés, faute de l’Administration, par la limite d’âge.
Que le Président de la République lui-même, garant de la souveraineté du pays et du bien-être de ses concitoyens, se saisisse du dossier qui entache le milieu des Eaux et Forêts, et offre pour finir à la Côte d’Ivoire, une Ecole Nationale des Eaux et Forêts où les sortants école n’auront plus à souffrir pour servir leur Nation.
Que tout ivoirien de tout horizon veuille bien se pencher sur la question.

CONCLUSION

Face à ce qu’ils qualifient d’injustice, les 987 diplômés Eaux et Forêts se remettent aux prières et actions de tous ceux ou celles qui, d’une manière ou d’une autre, peuvent les aider à se faire entendre et à trouver une solution heureuse à leur difficulté d’intégration. Ils sollicitent par ailleurs, l’ensemble des concitoyens à publier ce document sur les réseaux sociaux et à adresser une pétition au Gouvernement afin de décrier l’injustice qui leur est faite. Car, disent-ils :
Aujourd’hui c’est moi, demain ça peut être toi.

Par un Groupe d'agents des eaux et forêts qui veulent leur réintégration
Contact: espoiravectoi987@gmail.com


Samedi 23 Août 2014
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