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Santé/Pr. Eholié Serge Paul : « Le Truvada vient pour éviter plus de risques de contamination »

Le Pr. Eholié Serge Paul, chercheur au service des maladies infectieuses et tropicales du Chu de Treichville et coordonnateur adjoint national du Programme- Agence nationale de recherche sur le Sida et les Hépatites virales (Anrs-Coopération Côte d’Ivoire (Pac-Ci) situe sur le Truvada et fait le point de la recherche sur le Sida.


Santé/Pr. Eholié Serge Paul : « Le Truvada vient pour éviter plus de risques de contamination »
Des chercheurs américains viennent de trouver un traitement contre le Vih, le Truvada. Qu’apporte-t-il de nouveau dans la lutte contre cette pandémie ?

Il ne s’agit pas d’une nouvelle trouvaille en tant que telle. Le Truvada dont on parle depuis vendredi dernier, est la combinaison de deux molécules qui sont utilisées dans le traitement du Vih. On l’associe à un troisième médicament pour traiter l’infection. Depuis quatre ans, des essais thérapeutiques ont été faits chez les homosexuels et les hétérosexuels séro discordants, c’est-à-dire des couples dans lesquels l’un des conjoints est séropositif. Ils ont pour but de prévenir l’infection chez le patient exposé. Car il peut arriver que ces personnes aient des rapports sexuels sans préservatif, ce qui n’est pas souhaitable. Dans ce cas, il pourrait avoir un risque de transmission. Le Truvada est un traitement préventif qui a été fait chez les homosexuels. Une réduction de 44% du risque de transmission a été notée soit deux fois moins de transmission. Il vient pour éviter qu’il y ait plus de risques de contamination. Chez les couples discordants, on a noté également, une réduction de 75%. Les essais ont été faits aux Etats-Unis et dans plusieurs pays africains, tels le Zimbabwe, l’Afrique du Sud, le Botswana - des pays à forte prévalence - le Nigeria et le Ghana. Ce qui était important, pour que les Américains donnent leur approbation, c’était de montrer que ce traitement est sans danger et efficace, au point de le donner à des personnes qui n’ont pas de virus.

Pourtant, il y a une controverse. Certains chercheurs pensent qu’il aurait fallu attendre pour le diffuser…

Les populations cibles sont les homosexuels. Avec eux, il y a un partenariat multiple. Ce médicament doit être pris quotidiennement. Or pour certains, cela n’a pas été le cas. Des risques ont été pris, ces derniers temps, aussi bien avec eux, qu’avec les couples discordants. Aux Etats-Unis, il y a environ 150.000 couples discordants. Quant aux homosexuels, ils sont à peu près 250.000. La recommandation est faite d’abord pour les Etats-Unis. Il ne s’agit donc pas d’un médicament qu’on va donner à quelqu’un qui n’est pas dans la situation que j’ai décrite tantôt. La deuxième étude a montré qu’un groupe de femmes qui ont reçu le Truvada ont été plus infectées. Ce qui revient à dire que la pierre angulaire de la prévention par voie sexuelle, c’est le préservatif.
En plus de prendre le Truvada, la recommandation dit qu’il faut se préserver. Comment peut-on prendre un médicament pour traiter une maladie et porter en même temps des préservatifs ?
Il faut repartir à ce que je disais tantôt. Dans les couples, il y a parfois une pratique à risque, car il peut arriver que les conjoints n’utilisent pas toujours le préservatif. Ce n’est pas souhaitable certes, mais ce n’est pas rare. Dans une recommandation générale, on dira préservatif+circoncision, comme dans les pays d’Afrique australe+ changement de comportement +Truvada. De manière individuelle, il y a également le cas des couples discordants qui veulent avoir un enfant. Il faut les prendre en compte. En Côte d’Ivoire, ils représentent 45% des cas. Une autre difficulté porte sur le coût du Truvada. Aux Etats-Unis, un traitement fait 900 dollars (450 000F Cfa sur la base d’un dollar à 500F, Ndlr) par mois.

C’est dire que le Truvada ne peut pas arriver en Afrique maintenant.

Il est possible que les populations africaines puissent disposer de ce traitement. Pourquoi pas ? Mais il faut que nous acceptions de faire cette politique de prévention dans notre contexte actuel, en définissant les cibles, ensuite que ce traitement soit subventionné et que les partenaires nationaux et internationaux de la prise en charge acceptent de le financer. Ce n’est pas en Afrique qu’on peut parler d’homosexuels. Bien sûr que le phénomène existe, mais il ne constitue une masse importante, comme dans les pays développés. Quant aux couples discordants, ils ne sont pas très nombreux. En Côte d’Ivoire, on est autour de 700.000 patients infectés. Ce chiffre n’est pas aussi important qu’ailleurs certes, mais pour nous qui bénéficions d’aide, c’est beaucoup. Vous imaginez le nombre de personnes à qui l’on devrait en donner. En outre, pour prendre des comprimés quotidiennement. Or on sait que l’une des raisons pour lesquelles les patients ne sont pas observants, c’est parce qu’ils négligent le traitement ou qu’il y a une rupture. Ce qu’il faut retenir, c’est que le Truvada n’est pas un médicament comme tout autre. On ne peut pas venir voir le médecin pour une prescription.

Pr. Luc Montagnier, prix Nobel de la médecine en 2008, annonçait alors qu’il était à Abidjan, un vaccin thérapeutique dans trois ou quatre ans. Quatre ans après, ou en sommes-nous avec cette promesse ?

Le vaccin préventif est loin d’être prêt. Quant au vaccin thérapeutique, qui consiste à contrôler le virus chez un individu infecté, on n’est plus très loin. Des essais se font à large échelle. Avec ce vaccin, l’organisme pourra se défendre. On peut l’espérer d’ici 2020.
Au cours d’une cérémonie avec l’Anrs, vous avez affirmé récemment, qu’au niveau de la recherche, la Côte d’Ivoire a réalisé des avancées notables. De quoi s’agit-il ?
Nous avons réalisé des essais sur la prise en charge des adultes et la prévention. Dans le domaine mère-enfant, notre pays, à travers l’Agence nationale de recherche sur le Sida et les hépatites virales (Anrs) de France, fait partie des équipes de recherche pionnières. Pour réduire la transmission mère-enfant, nous sommes partis de l’Azt mono thérapie, pour la multi thérapie aujourd’hui chez la femme enceinte.
L’autre acquis est un essai trivacant, pour voir si l’on pouvait traiter un patient par des anti rétroviraux, arrêter et reprendre. Une méthode qu’on a qualifiée d’interruption thérapeutique programmée ou vacances thérapeutiques. Mais nous avons constaté que ce n’était pas possible. Quand on commence un traitement, on ne peut pas l’arrêter.
Le troisième essai en cours est le Temprano. Il s’agit d’un essai thérapeutique précoce. Il s’appuie sur les recommandations de l’Oms qui stipulent qu’il faut traiter le patient présentant un taux de moins de 357 cd4. Ce qui tue les patients, ce n’est pas le virus, mais les maladies qui sont autour telles la tuberculose et les maladies bactériennes. En les traitant plus tôt, on réduit le nombre de maladies bactériennes qui emportent les malades. Tous nos travaux ont servi pour les recommandations de l’Oms.
Le prix Nobel de la médecine disait, par ailleurs, qu’il faut surtout renforcer le système immunitaire par les suppléments nutritionnels pour vaincre la maladie. Cela fait partie d’une thérapie.

Quel est votre avis ?

Je ne conçois pas le traitement contre le Vih sans les antirétroviraux. Les suppléments sont peut-être complémentaires. Un traitement n’est efficace que dans un corps sain. Un corps n’est sain que s’il a une diététique saine. Donc le support nutritionnel qui permet d’avoir des anti oxydants dont on connaît bien le pouvoir sur le vieillissement, sur les tissus nobles de l’organisme. Que ce soit le rein, le cœur, le foie, le cerveau. Ces anti oxydants sont bénéfiques, mais l’apport nutritionnel encore plus. Un bon apport nutritionnel est important chez un patient africain. Mais il ne s’agit pas d’opposer le supplément nutritionnel au traitement. En matière de Vih, l’immunité n’est garantie que si l’on met le virus par terre. Le premier ennemi du corps humain, c’est le virus. Il entraîne une inflammation chronique, un vieillissement prématuré. C’est pourquoi il faut interdire, avant tout, le tabac et l’alcool.

Sont-ils nocifs à ce point ?

C’est délétère chez des sujets sains. Avec les personnes infectées, ça l’est encore plus.
Le virus du Vih a été découvert depuis 1981 à San Francisco et à Paris. Trente et un après, on n’a toujours pas trouvé le vaccin. On a le sentiment que la communauté scientifique « se cherche ».

Qu’est ce qui explique ce balbutiement autour de cette maladie ?

Il ne faut pas être pessimiste. On ne peut pas dire qu’on n’a trouvé un vaccin. Un essai a été fait en Thaïlande, malheureusement, il ne protégeait qu’à 31% des cas. Les gens se focalisent sur le Sida en dénonçant le manque de vaccin. On oublie que les chercheurs font tout pour trouver un. La recherche vaccinale nécessite beaucoup d’argent. Le Sida est la maladie pour laquelle on a fait le plus de découvertes et trouvé le plus de médicaments, comparée à toutes les autres. On parle aujourd’hui de Truvada. Combien de médicaments a-t-on trouvé pour le paludisme? Pas plus de cinq, pourtant cette maladie continue de décimer les populations. Pareil pour la bilharziose. Pour toutes les pathologies, ce qui est important, c’est d’abord le comportement. Vous avez beau donner des conseils en santé publique à un individu, s’il ne comprend pas pourquoi il doit les appliquer, cela ne marchera pas. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire où le médicament contre le Sida est gratuit, il y a encore une hésitation des populations. Prendre un seul comprimé par jour à titre de traitement, il y a des gens qui ne le font pas. On ne peut donc pas parler de vaccin. Car même si on le trouvait, il faut être séronégatif pour en bénéficier. Ce qui renvoie au test de dépistage, pour connaître son statut. En Côte d’Ivoire, il n’y a pas plus de 10% de la population qui connaît son statut. On parle même de 7%. Que la population soit rassurée. Les recherches se font.

L’Afrique est reconnue comme le continent qui a le taux le plus élevé en matière de Vih. Qu’est-ce qui explique cette situation ?

Il s’agit principalement du retard pris pour le contrôle de l’épidémie. Dans les pays du Nord où l’infection est réduite, la réaction face à l’épidémie a été plus prompte. Quand elle a été découverte, des plans de contrôle ont été tout de suite mis en place. Chez nous en Côte d’Ivoire, on a parlé des premiers cas en 1987. Si vous faites des recherches, vous verrez qu’on a commencé à parler de contrôle en 1991 ou 1992. Soit quatre ans pour que le virus explose dans des pays africains. En Afrique australe, le Sida est parti du monde rural pour la ville. Cela dit, ce n’est pas à cause des pratiques sexuelles que nos pays sont plus contaminés. C’est plutôt parce qu’on n’a pas été très vigilant au départ. Aujourd’hui, il y a une tendance à la stabilité.

Quels sont les mécanismes qui sont mis en place pour contrôler la maladie ?

Ce sont les fonds que l’on dégage pour la recherche et le traitement. Ensuite, la forte implication des gouvernants locaux. Avant d’aller chercher l’appui des décideurs, les leaders locaux doivent s’impliquer fortement. Dans notre pays, la volonté politique a tout de même été exprimée, avec un ministère de la lutte contre le Sida, et toutes les structures qui ont mises en place. Le fait que l’Oms, l’Unicef, les partenaires internationaux tels que le Fonds mondial et le Pepfar soit venus nous appuyer a permis, en outre, de bénéficier de financements pour la prévention et le traitement. Un patient traité correctement et qui a une charge virale dite indétectée ne transmet pas. Ceci a également permis de diminuer la transmission. C’est en synergie avec les communautés, les chercheurs, les personnes vivant avec le virus que la lutte pourra être réussie.

Quelle collaboration le service des maladies infectieuses a-t-elle avec les tradipraticiens ? Certains affirment qu’ils peuvent stabiliser les malades et même les guérir.

Nous ne sommes pas fermés à toute contribution. Il existe au ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida un programme de la médecine traditionnelle. Cependant, nous ne nous sommes pas encore assis autour d’une table pour discuter. Ce n’est pas en traitant le taux de Cd4 qu’on peut dire qu’on traite le Vih, mais un traitement contre le virus. Les gens ont l’impression qu’en traitant les Cd4, le malade est guéri. A ma connaissance, les anti rétroviraux n’ont pas eu, pour le moment, de formulation par les tradipraticiens. Si ceux-ci ont des molécules qui marchent, il faut que nous fassions des études comparatives, pour voir ce qu’il en est. C’est tout ce qu’on peut souhaiter.

Croyez-vous que la découverte du remède contre le Sida peut venir d’un Africain ?

Je ne dirais pas les choses de cette manière. Il est possible que le remède vienne des Africains, pourquoi pas. On ne connaît pas toutes les vertus des pharmacopées africaines. Le professeur Aké, chercheur, parle des vertus des plantes dans son livre. Selon lui, toutes les plantes ont des vertus curatives. La collaboration avec nos collègues du Nord est tellement forte qu’on ne peut pas poser le problème en termes d’Africain ou pas. La préoccupation, aujourd’hui, c’est comment trouver le vaccin. Le virus ne regarde pas qui est Africain, ou qui ne l’est pas. On meurt encore beaucoup de la maladie.
Les antirétroviraux n’ont pas montré une efficacité parfaite. Bien que les malades soient stabilisés depuis cinq, dix ans, il y a toujours problème.
Les antirétroviraux marchent bien. Les patients suivis depuis dix, quinze ans n’ont pas de problème. Comme pour toute maladie chronique, l’hypertension artérielle, le diabète, le plus important, c’est prendre les médicaments. Ne pas le faire, c’est s’exposer à tous les risques.

Et en cas de rupture de stock ?

Beaucoup d’efforts ont été faits dans notre pays, de sorte qu’il n’y en a plus. Il faut que les patients prennent leurs antirétroviraux. Le problème vient parfois d’eux. Les institutions, elles, remplissent leur part d’obligations. Quand on constate une rupture de molécule, on procède rapidement à son remplacement par une autre. Ce qu’on avait relevé, après la prise d’une molécule dénommée zidovudine, c’est plutôt des effets secondaires. Il s’agit notamment de troubles métaboliques. Le visage du patient se creusait alors que le traitement marchait bien. On avait également noté des problèmes lipidiques, notamment une augmentation du cholestérol. Cette molécule a été sortie du circuit.
Il faut comprendre également qu’un patient traité depuis deux ans doit avoir un suivi biologique différent. Parce que vieillir avec le virus, en étant bien traité, cela suppose qu’à un moment, des troubles peuvent apparaître. C’est ce qui manque aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Car si le bilan biologique est gratuit, ce n’est pas le cas des autres bilans, qui consistent à vérifier les effets secondaires au long cours des antirétroviraux. Cela figure dans les dernières recommandations ivoiriennes. J’ose espérer qu’avec l’appui des bailleurs de fonds, la gratuité de ces bilans pourra être obtenue. Suivra, par ailleurs, la formation des collaborateurs.

L’un des problèmes en matière de Vih est la confidentialité. C’est l’une des raisons pour lesquelles nombre de personnes hésitent à faire le test. Comment faire pour qu’elle soit assurée ?

Le problème de cette frange de la population se situe au niveau de la perception que l’on se fait du Sida et non de la confidentialité. Car le Sida est vu comme une maladie honteuse. Prenons trois maladies, l’hypertension, le diabète et le Vih. La première est chronique, n’est pas transmissible et pas honteuse. Le diabète n’est ni curable, ni transmissible ni honteux. Il faut que les préjugés liés au Sida sortent de l’esprit des gens. On ne peut plus parler de confidentialité quand on a un partenaire. Puis-je me permettre de dépister quelqu’un et lui dire de ne pas en parler son conjoint ? On a toujours besoin d’un soutien. Si quelqu’un est hypertendu, il en parlera avec son épouse, un ami ou un parent. S’il doit manger sans sel, il le fera savoir. La confidentialité, dans le domaine du Vih, est tout de même garantie. Quand un individu vient faire un bilan, il n’y a pas de nom sur les dossiers, mais des codes. Je ne connais pas un seul de mes patients par son nom. La direction de l’information et de la planification, qui travaille en collaboration avec les partenaires, peut vous dire le nombre de malades en Côte d’Ivoire, sans vous donner leurs noms. Les populations doivent comprendre qu’il est important de faire son test. Il vaut mieux savoir tôt qu’on est positif, pour ne pas tomber malade.

Que pensez-vous de ceux qui, à l’heure actuelle, ne croient pas en l’existence du Sida? Ils affirment que c’est une invention à des fins de business.

J’ai relu un article, il y a deux semaines, intitulé « Le doute ». Certains chercheurs et des groupes d’individus affirment, en effet, que l’infection au Vih est un montage de toutes pièces. Ils diffusent ces informations partout. Selon eux, les chercheurs qui soutiennent que le Vih existe sont payés par des industries pharmaceutiques. Soit. Laissons les chercheurs de côté, pour nous intéresser à ceux qui ont le virus dans le corps. Ce n’est pas une invention qui les maintient malades, qui les rend couchés. Et ce n’est pas une invention qui fait que leur santé s’améliore quand ils prennent le traitement. Par respect pour les malades qui souffrent, il n’est pas bon de dire pareille chose.
Interview réalisée par

Marcelline Gneproust- in FRATERNITE MATIN
Mardi 5 Juin 2012
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