Connectez-vous S'inscrire
La Dépêche d'Abidjan










LE PARCOURS HÉROÏQUE DU ZOUGLOU

CÔTE D'IVOIRE - PRISONNIERS DE L'INDIFFERENCE

Le mal spirituel de l’Afrique : le christianisme et l’islam

ZOUGLOU FEELING (DOCUMENTAIRE) - EXTRAITS

21/02/2016 - La Dépêche d'Abidjan

Magic System au Festival RAÏ NB Fever - Bercy 2009

20/11/2015 - La Dépêche d'Abidjan

PETIT DENIS : APPELEZ-MOI "EL CAPO"

08/10/2015 - La Dépêche d'Abidjan

ANDY : L'HEURE A SONNÉ

08/10/2015 - La Dépêche d'Abidjan

ZOUGLOU FEELING - DOCUMENTAIRE - TEASER

05/07/2015 - La Dépêche d'Abidjan

BOBY YODÉ - CÉLÉBRATION DES 25 ANS DU ZOUGLOU À PARIS

29/06/2015 - La Dépêche d'Abidjan

LE ZOUGLOU, UNE MUSIQUE MILITANTE

14/06/2015 - La Dépêche d'Abidjan

TEASER - ZOUGLOU 25 ANS

11/06/2015 - La Dépêche d'Abidjan

VALEN GUÉDÉ À PROPOS DU ZOUGLOU

31/05/2015 - La Dépêche d'Abidjan

DIDIER BILÉ ET LÉAO KORÉ EN PRESTATION

22/05/2015 - La Dépêche d'Abidjan

MALMO EN PRESTATION

21/05/2015 - La Dépêche d'Abidjan

ARRIVÉE DE PETIT DENIS ET DEBORDO LEEKUNFA À PARIS

18/04/2015 - La Dépêche d'Abidjan

AWOULABA

15/04/2015 - La Dépêche d'Abidjan

"LAURENT GBAGBO, C'EST MON PRÉSIDENT" - ABOU GALLIET

14/04/2015 - La Dépêche d'Abidjan








10 mars 1893 - Naissance de la Côte d'Ivoire

26/08/2016 - La Dépêche d'Abidjan

Laurent Gbagbo dans le tourbillon du Golf de Guinée.

27/09/2015 - La Dépêche d'Abidjan

HISTOIRE - Le premier instituteur ivoirien

08/07/2014 - La Dépêche d'Abidjan

Derniers connectés
Jean Paul YAMEOGO
La dépêche  D'ABIDJAN
Jean Marius D'ALEXANDRIS
Val FASHION
Du male JPK
TSBAAH WAWAGNON
Sibailly ONÉ
Bienvenu AKE
N'chobi Alex BOUA
Koffi lambert YEBOUE
SERGE ETAME
Parfait RICHARD

Robert Bourgi espère que «Gbagbo ne restera pas longtemps à La Haye»

L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, évoque dans son livre Pour la vérité et la justice, qui vient de sortir en France et en Côte d'Ivoire, le rôle de conseiller occulte de l'avocat français Robert Bourgi. L'homme qui en 2011 avait publiquement révélé l'existence de mallettes d'argent circulant entre les capitales africaines et Paris. Laurent Gbagbo affirme que Robert Bourgi jouait alors un rôle important d'émissaire entre Paris et Abidjan. L'avocat Robert Bourgi a accepté de répondre à l'ancien président ivoirien actuellement détenu à La Haye.


L'avocat Robert Bourgi devant son domicile parisien le 12 septembre 2011. REUTERS/Gonzalo Fuentes
L'avocat Robert Bourgi devant son domicile parisien le 12 septembre 2011. REUTERS/Gonzalo Fuentes
RFI : Dans le livre que publient Laurent Gbagbo et le journaliste François Mattéi, vous êtes à nouveau dépeint comme une éminence grise de la Françafrique, et selon Laurent Gbagbo, vous auriez tenté de le faire «cracher au bassinet», c’est l’expression employée dans le livre, afin que le président ivoirien participe au financement de la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002. Est-ce vrai ?

Robert Bourgi : L’expression « cracher au bassinet » est un peu violente, pardonnez-moi cette expression, un peu vulgaire. A l’époque, rappelez-vous, au mois de septembre 2011 dans une interview au Journal du dimanche, j’avais parlé de ce financement de la vie politique française par les chefs d’Etat africains. Et je voudrais profiter de l’occasion que vous m’offrez, pour répéter ce que j’avais dit alors dans une interview au Figaro. Je n’ai jamais transporté de mallettes. J’ai accompagné des émissaires africains auprès du président de la République française de l’époque, Jacques Chirac, et auprès de Dominique de Villepin.

Pour en revenir à cette affaire. Comment cela s’est-il passé ? Lors des rencontres que Laurent Gbagbo avait eues avec Jaques Chirac - à l’Elysée - et Dominique de Villepin - hors Elysée - Dominique de Villepin, dans son langage assez familier avait demandé à Laurent Gbagbo si le moment venu il pouvait aider au bon fonctionnement de l’UMP et aider à la campagne présidentielle de Jacques Chirac. Laurent Gbagbo avait dit oui. Ni Villepin ni Robert Bourgi n’avaient mis de pistolet sur la tempe de Laurent Gbagbo ! Et cela s’est fait très exactement dans un restaurant des bords de Seine.

Le Voltaire ?

Pas Le Voltaire, je rectifie. Cela s’est fait au restaurent Lapérouse, dans un salon particulier à 13h. Dominique de Villepin m’avait dit : « Robert j’apprécierais de déjeuner en tête à tête avec vous dans un bon restaurant. Laurent Gbagbo apprécie le bon vin, vous aussi ». Laurent Gbagbo était alors en visite officielle à Paris, il sortait d’un entretien avec Jacques Chirac, et nous nous sommes retrouvés au restaurant Lapérouse, et non pas Voltaire (comme indiqué dans l’ouvrage de Laurent Gbagbo, NDLR). Et c’est là que Dominique de Villepin, assisté de moi, a dit à Laurent : « Voilà, nous allons vers une campagne électorale, il est de tradition que les chefs d’Etat africains aident les partis politiques français. Là nous sommes au pouvoir. Est-ce qu’éventuellement tu pourrais nous aider ? ». Et Laurent Gbagbo de lui répondre spontanément : « Il n’y a pas de problème. Le moment venu tu me le fais savoir et j’enverrai un émissaire ».

Et lors d’un deuxième voyage officiel de Laurent Gbagbo à Paris - il résidait à l’hôtel Plaza Athénée - une réunion s’est tenue dans la suite présidentielle de Laurent Gbagbo. Il y avait là son ministre des Finances, son directeur de cabinet, Jacques Anouma, ancien président de la Fédération ivoirienne de football. Il y avait aussi l’ambassadeur Eugène Allou, son directeur de protocole et chef de cabinet. Ils avaient réuni la somme de trois millions de dollars.

Donc Laurent Gbagbo a participé à hauteur de 3 millions de dollars au financement de la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002 ?

Absolument. Gbagbo ne fait que confirmer ce que j’avais dit en septembre 2011, et la planète médiatique m’était alors tombée dessus ! J’ai même été suspendu de l’ordre des avocats pendant six mois, alors que je n’avais fait que raconter l’histoire ! Je n’ai jamais transporté de valise, je le répète, j’accompagnais des émissaires. Et ce jour-là, les trois millions de dollars ont été réunis dans la suite présidentielle de Laurent Gbagbo au Plaza Athénée, et ils avaient été mis dans un sac publicitaire Austin. Vous savez, la marque de voitures. Et c’est Eugène Allou, directeur du protocole présidentiel - que j’ai personnellement conduit à l’Elysée - qui a remis cette somme à Dominique de Villepin.

Laurent Gbagbo évoque des pressions ou des menaces à peine voilées. Alors qu’un complot, celui de la Mercedes noire avait échoué quelques mois plus tôt, ses interlocuteurs lui auraient laissé entendre que s’il ne participait pas au financement, il aurait peut-être à nouveau des problèmes avec ces comploteurs. Est-ce exact ?

Je démens de la manière la plus catégorique qui soit. Il n’y a jamais eu de pressions sur Laurent Gbagbo.

L’ex-président ivoirien évoque un autre épisode de vos relations et de vos rencontres, cela s’est passé à Rome en septembre 2002. Laurent Gbagbo était en voyage officiel au moment où a éclaté l’insurrection qui a conduit à la partition en deux de la Côte d’Ivoire. Selon lui, vous êtes arrivé dans son hôtel, et il affirme que ce n’était pas un hasard. Est-ce que vous confirmez cette rencontre et pouvez-vous nous dire ce que vous faisiez dans le même hôtel que Laurent Gbagbo à Rome ?

J’étais effectivement dans le même hôtel que Laurent Gbagbo à Rome, c’était l’hôtel Excelsior. Avant de poursuivre, je dois vous avouer qu’au moment où nous parlons, je me considère toujours comme l’ami de Laurent Gbagbo, et ce que j’ai lu m’a profondément peiné. J’étais à l’hôtel Excelsior à Rome à l’invitation de Laurent Gbagbo. Et ce qu’il dit est complètement faux. Est-ce lui qui parle ? Est-ce que c’est Mattéi, le coauteur du livre ? Je l’ignore. Mais Laurent Gbagbo sait très bien que si je me trouvais à l’hôtel Excelsior, c’était à son invitation. Et le dîner qu’évoque Laurent Gbagbo dans son livre n’a pas commencé tant que je n’étais pas à l’hôtel. Et j’étais assis à la droite de Laurent, comme d’habitude.

A ce moment-là, l’insurrection se déclenche à Abidjan, et Laurent Gbagbo affirme que vous lui avez conseillé de se rendre à Paris pour voir Jacques Chirac avant de rentrer à Abidjan. Est-il exact que vous lui avez donné ce conseil et dans quel but ?

C’est totalement faux ! Lorsque nous avons appris qu’il y avait eu une insurrection, nous nous sommes précipités dans la suite de Laurent Gbagbo. J’ai discuté avec lui et il m’a dit : « Tu te rends compte Bob, ce qui arrive ? ». J’ai appelé Villepin, il était sept heures et demie du matin, il se rendait à la radio Europe 1 où il devait être interviewé. Je lui ai dit : « Que doit faire Laurent ? ». Il m’a répondu : « Ecoute dès que j’ai fini l’interview, je lui parle ». Et ils se sont parlé et Laurent s’est rendu à Abidjan. Je n’ai jamais conseillé à Laurent Gbagbo d’aller à Paris voir Jacques Chirac ou Villepin puisqu’il venait de lui parler.

Laurent Gbagbo laisse entendre qu’à l’époque la position de la France était assez floue, assez incertaine. Il laisse même entendre que d’une certaine façon, Jacques Chirac aurait été content de se débarrasser de lui à la faveur d’un coup d’Etat. Est-ce que vous pensez que cela aurait pu être le cas ?

Pas du tout. Une chose est à préciser. Il est évident que Laurent Gbagbo, structurellement, mentalement, était loin de ce que Jacques Chirac avait l’habitude de côtoyer. Bédié est totalement différent de Gbagbo, Houphouët encore plus. Et j’ai joué un rôle non négligeable pour que Jacques Chirac le reçoive une première fois à l’Elysée. Il l’a reçu, c’était très chaleureux entre eux. Le contact s’est fait immédiatement. Il l’a apprécié. Puis, il l’a reçu une deuxième fois. A cette époque, Laurent Gbagbo était fatigué. Il l’a installé dans un des châteaux de la République en région parisienne. Gbagbo y a passé une dizaine de jours. Aucun chef d’Etat africain n’avait eu ce privilège. Et je vous cite une anecdote. Le président Omar Bongo m’a dit à l’époque : « Fiston, comment se fait-il que Laurent ait droit à un château. Moi je n’ai jamais eu droit ! ».

Lire la suite

Vendredi 11 Juillet 2014
Lu 478 fois
La Dépêche d'Abidjan



Interviews
Notez


1.Posté par Full le 12/07/2014 10:14 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Ce monsieur est un véritable amateur sinon une mauvaise foi affichée. Chirac a toujours aimé gbagbo en venant tuer des centaines d'ivoiriens en 2004 à cause de ce même Gbagbo. Parlant de menaces de la mercedes noire, est-il sûr ce Robert d'être à tous les petits rendez vous de Gbagbo à paris ? À tous les coups de fil qu'il recevait à paris où abidjan ? Soyons sérieux et qu'on arrête de prendre les africains pour des idiots même si parmi nous il y en a - des perdus - qui sont pour...merci

Nouveau commentaire :

Conditions d'utilisation
Merci d'écrire dans un langage correcte et d'éviter des affirmations sans preuves.




Actualité | Interviews | Contributions | Vidéos | People | Ça m'interpelle | Reportages | On en parle | Tribune | Dans l'objectif | Pêle-Mêle | Faits et Méfaits | Lu pour vous | Arts et Cuture | Insolite | Communiqué | Le confidentiel (avec L'I.A.) | Sports | Santé et sexualité | Espace NTIC | Économie | Mode - Beauté | Tourisme - Voyages | Vidéos en streaming | Afrique - Monde | Une | À ne pas manquer | Documents | Avis et communiqués | IVOIRE CINÉ | COURTS MÉTRAGES | VOTRE PUBLICITÉ SUR LA DÉPÊCHE D'ABIDJAN


Côte d'Ivoire, la presse à l'épreuve de la liberté - DOCUMENTAIRE 2002

ZOUGLOU FEELING - DOCUMENTAIRE - TEASER

"Le Franc des Colonies Françaises d'Afrique (FCFA) est une propriété à part entière de la France."




ladepechedabidjan : RAMSES DE KIMON - NO REASON (Clip HD MG) https://t.co/nyBU1DdQcU https://t.co/grXxvHLroH
Jeudi 8 Décembre - 20:46
ladepechedabidjan : PROCÈS GBAGBO - BLÉ GOUDÉ : Le témoin nie l'existence d'un massacre d'Ebriés à Anankoua... https://t.co/i0lWaEuTjr https://t.co/dVnSw9l0Vm
Jeudi 8 Décembre - 10:52
ladepechedabidjan : Législatives ivoiriennes : La Commission électorale publie une "liste définitive" de... https://t.co/eMJXladLPn https://t.co/F4WMvUvoz0
Jeudi 8 Décembre - 10:42
ladepechedabidjan : CÔTE D'IVOIRE - 25e anniversaire de l’UNJCI : 15 journalistes distingués dans l’ordre du... https://t.co/kYve8SiJSl https://t.co/45g4qQlmeD
Jeudi 8 Décembre - 10:26

Facebook

Partager ce site