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Reportage / Dans l’antre des cordonniers de Daloa : Les chaussures de Daloa, véritable label mal exploité

En reportage dans la région du Haut-Sassandra, nous sommes allés au cœur de la cité de l’antilope pour rencontrer les cordonniers, fabricants des chaussures dites de Daloa.


Photo : DR
Photo : DR
Depuis le 24 juillet 2010, les cordonniers de Daloa sont réunis au sein d’un groupement dénommé ‘’Association des cordonniers de Daloa’’. Cette initiative résulte de la volonté des acteurs de ce secteur de fédérer leurs synergies afin de résister à la misère grandissante qui les ronge. En réaction à cela, les artisans ont, unanimement, décidé d’homologuer leurs tarifs et sortir ainsi de la précarité. Selon le secrétaire général de ladite association, Diakité Ben Alassane, il y avait trop de désordre. Il était donc impérieux de mettre fin à l’anarchie, puisque certains prix étaient fixés pêle-mêle. Et balançaient entre 1800 et 2000 Fcfa. Ce qui faisait désordre. C’est pourquoi, aujourd’hui, les nouveaux tarifs affichés dans les différents ateliers marquent 2500 Fcfa au détail et 2000 Fcfa pour la vente en gros. Pour veiller à l’application scrupuleuse de ces montants homologués, l’association des cordonniers de Daloa a commis une douzaine de jeunes pour veiller au grain. Les contrevenants aux dispositions prévues pour viabiliser ce secteur s’exposent à des mesures contraignantes. S’ils appartiennent au bureau exécutif de ladite association, les sanctions vont de l’amende à la radiation, explique le secrétaire général de l’association. Qui regrette qu’aucun « véritable débouché n’ait encore été trouvé » pour ce qui est de l’écoulement de leurs produits. Les difficultés sont d’autant plus nombreuses que diverses et les cordonniers de Daloa déplorent que le matériel de premières nécessités soit hors de prix. Le maillon essentiel dans la réalisation des chaussures dites de Daloa qui est le cuir, provient du Burkina Faso. « Ce qui fait que c’est excessivement cher », déplore Diakité Ben. En ce qui concerne la fabrication des chaussures de Daloa, trois (3) corps de métiers à savoir la cordonnerie, la couture et le tissage (les motifs sur les ouvrages) fusionnent pour donner un résultat impeccable. C’est dire qu’il en résulte un véritable travail à la chaîne (standardisation). Au ministre du Tourisme et de l’Artisant, Diakité Ben Alassane fait un plaidoyer : « Daloa est une ville carrefour, pourquoi ne pas essayer de valoriser ce domaine artisanal, car les chaussures de Daloa sont un véritable label dans le monde entier. Il faut mettre les moyens à la disposition des artisans de la région du Haut-Sassandra afin que les structures, comme la chambre de métiers, jouent leur rôle d’encadrement. Rencontrez les hommes de métier. Ce ne sont pas des bandits ou des voyous. Ils travaillent et ils sont pétris de talents. Nous aurons aimé avoir des campagnes de sensibilisation pour expliquer l’importance et clarifier le poids de ce corps de métiers et plus tard aboutir à l’ouverture de la première école de cordonniers de Côte d’Ivoire. Que le ministre Sidiki Konaté fasse un effort pour penser aux jeunes déscolarisés qui évoluent dans ce secteur ». En règle générale, le secteur de la cordonnerie devient un dernier recours pour les jeunes déscolarisés. Par manque de structures pour leur formation et leur encadrement, il se pose aussi un problème d’insertion. Malgré tout, il y a de l’espoir du côté de ces talents de Daloa. « Nous pensons que nous méritons d’avoir notre propre salon ou une foire commerciale pour faire notre promotion », admet Diakité Ben, secrétaire général de l’Association des cordonniers de Daloa

Krou Patrick, envoyé spécial


Encadré
3 Questions à Kakou Guillaume, Sg de la Chambre de métiers de Daloa

‘’L’artisanat est la base du développement industriel’’


Quel état des lieux pouvez-vous établir à ce jour ?
A notre arrivée, nous avons contacté une inorganisation au niveau des artisans dans l’ensemble. Au niveau de la région du Haut-Sassandra, nous avons recensé plus de 8000 artisans. Du coup, nous ne pouvions pas mettre tous les corps de métiers en association. La chambre de métiers est rattachée au Ministère du Tourisme et de l’Artisanat. Elle est en plus une chambre consulaire, car elle est chargée d’organiser et d’identifier les acteurs exerçant les activités artisanales. C’est-à-dire les recenser et faire connaître leurs besoins. Une fois ce travail d’identification réalisé, nous les consignons dans un document qui est déposé au ministère de tutelle. Aussi son rôle est-il de trouver des débouchés pour les artisans et de les aider à travers des expositions-ventes. Au niveau de Daloa, nous sommes en train de préparer une exposition des cordonniers. C’est pourquoi, la chambre de métiers de Daloa entend amener les artisans à s’inscrire massivement.

Quelles sont les difficultés que rencontre la chambre de métiers de Daloa dans l’accomplissement de sa tâche ?
La chambre de métiers de Daloa n’a pas suffisamment de moyens financiers et logistiques pour visiter et rechercher tous les artisans. Il faut noter aussi un manque de communication. La chambre de métiers n’a pas de moyens pour communiquer et se faire connaître des artisans. Nous faisons notre effort pour regrouper ceux qui sont à portée de main. C’est ainsi que nous avons rencontré les cordonniers pour leur proposer la mise sur pied d’une association. Au départ, ils n’en voyaient pas l’importance jusqu’au jour où les cordonniers m’ont approché pour me demander de les aider à créer une association. Les chaussures de Daloa sont connues à l’extérieur de nos frontières. Nous avons ensemble suscité des réunions pendant deux (2) mois. Plus tard, l’association des cordonniers de Daloa est née, avec à leur tête Barry Mamadou comme président.

Où en est-on avec le fonds d’appui à la promotion artisanale ?
Le code de l’artisanat a été validé en Conseil des ministres, le jeudi 25 août dernier. On nous a dit que le fonds d’appui à la promotion artisanale est disponible mais vous connaissez l’Etat ivoirien… C’est un grand handicap parce que si on en avait connaissance, on aurait eu les documents s’y afférents, et on serait mieux outiller pour encadrer nos artisans. Par exemple, on pourrait dire voici les conditions de financement. Aujourd’hui, le ministère a inclu des chauffeurs de Gbaka et de Wôrô-wôrô dans la nomenclature des corps de métiers. Parce qu’ils sont pour la plus part des anciens mécaniciens. L’Etat ivoirien a fait l’expérience de l’Agriculture. Moi, je pense que l’artisanat est un secteur porteur, pour les années à venir. Il faudrait que l’Etat mette les moyens à la disposition du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat, et de la chambre de métiers pour véritablement financer les activités artisanales. Je pense qu’en développant l’activité artisanale, on réduit le chômage. L’artisanat est une grande école de formation

Recueillis par K.P

Avec le partenariat de l'Intelligent d'Abidjan
Lundi 27 Septembre 2010
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