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Rencontre entre les Wê et Ouattara : La montagne accouche d’une souris

Si les populations wê qui ont répondu hier (Lundi ndlr) à l’appel d’Alassane Dramane Ouattara au palais présidentiel d’Abidjan-Plateau s’attendaient à ce que l’actuel chef de l’Etat trouve des réponses concrètes à leurs préoccupations, ils se sont trompés. La montagne a accouché d’une minuscule souris. Le génocide wê a été ignoré par Ouattara à l’instar de la terreur que font règner les dozos, les Frci et les mercenaires burkinabè dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Seule la Justice des vainqueurs a semblé préoccuper celui que les réseaux sociaux ont surnommé « le super boucher da la lagune Ebrié ».


Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko a, dans son allocution de bienvenue, indiqué que les populations Wê des régions du Cavally et du Guemon ont l’occasion de parler, face-à-face, au chef de l’Etat de tous leurs problèmes avec franchise. Cette consigne a été parfaitement respectée par le porte-parole de ces populations, le magistrat hors hiérarchie Tyéoulou Félix. Tout en évitant, par pudeur, les mots génocide et charnier dont est manifestement victime le peuple Wê, l’ex-secrétaire général du gouvernement sous le président Gbagbo a décrit le drame que vivent les populations Wê depuis la rébellion armée pro-Ouattara de septembre 2002. Tyéoulou n’a pas fait que décrire cette tragédie, il a appuyé son discours par des propositions pour en sortir. Le premier point évoqué par Tyéoulou Félix porte sur « les tueries et les assassinats » systématiques qui sont le lot quotidien des populations Wê depuis septembre 2002. Il a rappelé à cet effet les attaques meurtrières de Fengolo, Guiglo, Guitrozon, petit-Duékoué. Mais aussi du camp de déplacés Wê de Nahibly pour ne citer que les plus célèbres. Il a cité les villages et les hameaux qui ont été incendiés. Il a même indiqué que certains villages ont été rayés de la carte de la Côte d’Ivoire. Par conséquent une importante partie des populations de wê est devenue nomade dans sa propre région parce que n’ayant plus ni village ni maisons. M. Tyéoulou s’est également élevé contre la profanation des sites sacrés et la destruction du patrimoine culturel Wê. Toute chose qui, selon lui, est en passe de faire perdre au Wê son âme et qui a fortement troublé la paix sociale. Les wê proposent donc que l’Etat leur adresse sa compassion. Il demande également la publication des résultats des enquêtes antérieures à la crise postélectorale où à défaut de diligenter de nouvelles enquêtes qui prennent en compte septembre 2002. En termes de sécurité, Tyéoulou a dénoncé l’occupation par des hommes armés des terres des populations Wê, de forêts classées et même les forêts sacrées du Mont Péko et de Taï. En fait, il a dénoncé sans les citer nommément, le mercenaire Frci burkinabé, Amadé Ouérémi, et sa bande armée qui ont pris le parc national du mont péko en otage. Les autres mercenaires Burkinabè Issiaka Tiendrébéogo qui sévit dans la région de Taï, Ouédraogo Jean-Pierre qui règne en maitre absolu entre les sous-préfectures de Diboké et Tinhou, le « Rougeot » qui occupe la forêt classée de Goin Débé, Sina Salifou dans la forêt classée de Scio, Issa Ouédraogo qui sème la terreur à Bloléquin et Toulépleu, kouanda Lassana dans la forêt de Zagné. Tyéoulou a également dénoncé la présence massive des dozos dans l’ouest du pays. Il a même stigmatisé ce qu’il a appelé la « recolonisation » des leurs terres. Les populations wê ont proposé à Alassane Ouattara, le désarmement de tous ceux qui n’ont pas le droit de détenir des armes. Elles ont surtout demandé à l’Etat de vider tous ceux qui occupent illégalement les terres, les forêts classés et le Mont Péko. La restitution des terres des paysans occupées de force. Le porte-parole des populations a insisté pour que les dozos soient désarmés et ramenés dans leur terroir dans le nord du pays. Il a proposé le renforcement du dispositif sécuritaire des régions du Cavally et du Guemon par la création de brigades de gendarmerie et de commissariats de police. De manière à ce que la sécurité des populations soit désormais confiée aux seules forces régaliennes. Il a recommandé le strict respect des droits humains. En ce qui concerne le foncier rural, le porte-parole des wê a demandé l’application de loi de 1998, l’expulsion des hommes armés qui occupent les terres et la restitution de ces terres aux vrais propriétaires. Au plan de la justice, les populations wê demandent la publication des résultats des enquêtes engagées sur la rébellion armée par les députés de la dernière législature. Et la prise en charge psychologique des victimes de la guerre. En vue d’une réconciliation réussie, les populations wê ont demandé que leurs fils qui sont contraints à l’exil rentrent et l’élargissement de ceux qui sont en prison. Ils ont également demandé que le régime Ouattara arrête d’assimiler systématiquement les jeunes wê à des miliciens. Après quoi, Tyéoulou a, au nom de ses parents, demandé pardon à la nation pour la part prise par eux et leurs enfants dans la guerre que le pays a connue pendant dix ans.

Ouattara sans solutions pour les Wê

Il a enfin réaffirmé leur disposition à pardonner et à contribuer à la réconciliation de tous les ivoiriens. Et pour montrer qu’ils sont sans haine, les populations wê ont offert à Ouattara un pagne blanc, symbole de paix. En réponse à l’intervention des Wê, Alassane Dramane Ouattara a livré un discours décousu et évasif. Il s’est dit d’accord avec toutes les propositions faites par les Wê sans dire concrètement ce qu’il compte faire pour apporter des solutions idoines aux questions soulevées par les populations. S’agissant la question de la réconciliation nationale, Ouattara a montré sa détermination à poursuivre sa « Justice des vainqueurs ». « Dites à Gossio (Marcel) de rentrer. Nous n’allons pas le cueillir à l’aéroport pour le jeter en prison. Il pourra rentrer tranquillement et regagner sa résidence. Mais passer ce moment, il pourra tranquillement répondre de ses actes devant la justice. Si un audit réalisé au port indique qu’il a détourné de l’argent, il partira tranquillement de chez lui pour répondre devant la justice. Il pourra même rembourser l’argent et il sera tranquille », a indiqué Alassane Ouattara. Ces propos ont été accueillis par des cris de désapprobation. « Je ne peux pas empêcher la justice de faire son travail. Je demande seulement à la justice d’accélérer les procédures pour que ceux qui n’ont pas leur place en prison en ressortent », a-t-il conclu. Comme on le voit, la réconciliation nationale et la Justice équitable n’est pas pour demain sous Ouattara.
En ce qui concerne le foncier rural, Ouattara s’oppose à l’application de la loi de 1998. Pour lui, cette loi avait été votée pour une période de dix ans. De sorte qu’il estime qu’elle est devenue caduque. Il faut donc qu’elle soit réexaminée. Il ne faudrait donc pas être surpris que cette loi qui été votée par un Parlement démocratique réunissant toutes les sensibilités et qui était fort appréciée par les ivoiriens soit modifiée par l’actuel parlement monocolore et anti-démocratique que dirige Guillaume Soro Kigbafori, chef de l’ex-rébellion armée. Par ailleurs, Ouattara refuse de publier les résultats des enquêtes réalisées sous Laurent Gbagbo et qui prennent en compte la rébellion armée de septembre 2002. Il dit ne pas détenir copie de ces résultats. Mais il affirme ensuite vouloir soumettre ces résultats aux députés pour validation. Comment va-t-il donc faire pour soumettre aux députés des résultats dont il dit ne pas avoir copie ? En réalité, Alassane Ouattara ne veut d’enquêtes qui mettent à nu les auteurs et les commanditaires de la rébellion armée de 2002. Et il sait
pourquoi.

Boga Sivori in NOTRE VOIE
bogasivo@yahoo.fr
Mercredi 24 Octobre 2012
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