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Question à Alassane Ouattara : Connais-tu mon beau pays ?


Question à Alassane Ouattara : Connais-tu mon beau pays ?
Après une longue semaine de ballade à l’allure de pré-campagne présidentielle (déjà !!!) avec d’énormes moyens matériels, financiers et humains de l’Etat engagés dans le nord de la Côte d’Ivoire, après les propos malheureux qu’il a tenus lors de ses meetings publics et privés, après les idées impropres qu’il a avancées et soutenues sur notre pays, on est en droit de lui poser cette question : Alassane Dramane Ouattara, «connais-tu mon beau pays?». Du nom de la célèbre émission de Jules Koffi Yéboua de Radio Côte d’Ivoire dont le but était de faire découvrir la Côte d’Ivoire profonde.

Dans son rôle d’apprenant en politique, le chef de l’Etat, qui était en balade la semaine dernière dans le nord de la Côte d’Ivoire, a dit énormément d’incongruités concernant la partie Nord du pays. Il ne s’est point gêné pour préciser les contours de sa politique de rattrapage ethnique, d’exclusion et de contre-développement humain pour un pays qui cherche ses repères depuis de longues années dans le difficile et dynamique processus de développement économique. Alassane Dramane Ouattara ignore tout de la Côte d’Ivoire, son histoire, ses populations et les liens culturels légendaires qui unissent ou même divisent (aussi) ses habitants. Il continue d’enfoncer le glaive de ses ambitions dans le corps social et économique de la Côte d’Ivoire. Avec les différents soutiens de ses maîtres (qui se ressaisissent maintenant) d’avant et de son épouse actuelle, Alassane Dramane Ouattara a menacé Henri Konan Bédié, le premier successeur de Félix Houphouët et il l’a coincé dans un humiliant coup d’Etat avec le Général Robert Guéi le 24 décembre 1999. A partir de 2000, Alassane Dramane Ouattara revient à la charge contre le régime Laurent Gbagbo en professant des menaces verbales graves appuyées d’actes de vandalisme de ses partisans. Plus tard, ceux-ci, à la tête d’une rébellion, commettront des exactions et des assassinats soutenus par des exécutions sommaires. Pendant dix (10) ans, la nouvelle Côte d’Ivoire a été étouffée et le régime de Laurent Gbagbo en définitive défait le 11 avril 2011 par les maîtres de Alassane Dramane Ouattara qui l’ont installé sur son trône.

La Côte d’Ivoire du Nord au Sud et de l’Ouest à l’Est, en passant par le Centre, danse, chante, réfléchit
De là, il parle de tout, sauf de la Côte d’Ivoire. Et de jour en jour, il tente de réutiliser son glaive ethnique et d’exclusion pour gouverner et chercher à reconquérir le pouvoir en opposant les populations originaires du Nord de la Côte d’Ivoire aux populations venues des autres régions qu’il ignore profondément. En réalité, les charges de gestion de la Côte d’Ivoire que ses amis, par le biais Ban Ki-moon de l’ONU, lui ont confiées sont lourdes et vont au-delà de ses capacités intellectuelles, physiques et humaines.
Pour combler ce déficit criant, nous avons décidé de souffler à Alassane Dramane Ouattara et à ses hommes (qui l’entourent et l’applaudissent) quelques informations loin des mensonges et des propos de provocation et d’exclusion tenus dernièrement au cours de leurs différentes ballades dans les villes du Nord. Les archives nationales (Journal officiel, Côte d’Ivoire en chiffres etc.) donnent quelques précisions : la Côte d’Ivoire du Nord au Sud et de l’Ouest à l’Est, en passant par le Centre, danse, chante, réfléchit sur son avenir et organise son développement sur une étendue de 322.462 Km2 avec plus d’une soixantaine de langues locales (ethnies).
Selon les résultats du dernier recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 1998, plus de 19 millions de nationaux et de populations immigrées habitent la Côte d’Ivoire et les ¾ de cette population résident dans le sud forestier. Les principaux groupes de populations sont organisés autour des Akans (Baoulé, Agni…) qui représentent 31,1%, des Mandés du Nord (Malinké, Sénoufo…) qui constituent 25% (et non 40% comme le chante Alassane Dramane Ouattara), des Krous (Bété, Dida…) qui regroupent 10% de la population recensée et des immigrés (Burkinabés, Maliens…) qui forment 26% de cette population.
Ces différents groupes ont certainement eu quelques accrochages, généralement pour des questions d’occupation de terres depuis les indépendances, mais elles ont toujours et toutes tendu la main vers les moyens humains de règlement de conflits en évitant de répandre le sang dans de longs et graves affrontements allant jusqu’aux tueries massives et aux exterminations. Les Mossis, les Gouroussis et les Gbins de l’ex-Haute Volta (aujourd’hui Burkina Faso) ont vécu en harmonie avec leurs frères de la Côte d’Ivoire. Malheureusement, Alassane Dramane Ouattara, ignorant ce petit pan de l’histoire du peuplement et de l’habitation de la Côte d’Ivoire, a créé des «Amadé Ouérémi» pour accéder à son trône et chercher à s’y maintenir jusqu’en 2017 (cf. sa pré-campagne présidentielle dans le Nord). A Ferkessédougou, il a stigmatisé, salué, encouragé la violence et la révolte des Ivoiriens du Nord contre leurs frères des autres régions. Ce furent des propos honteux et irresponsables de la part d’un chef d’Etat.
Partout où il est passé, il a parlé longuement de la marginalisation des populations du Nord. Là encore, Alassane Dramane Ouattara entend cruellement balafrer la Côte d’Ivoire, provoquer des palabres entre ses fils et ses filles et entre ses enfants et leurs frères immigrés. En consultant les données des archives nationales citées abondamment par les chercheurs universitaires, du 30 avril 1959 au 13 mars 2012, 38 gouvernements ont été formés dans notre pays et les cadres nordistes y ont occupé une place de choix de Houphouët à Laurent Gbagbo en passant par Konan Bédié (le père de l’ivoirité) et le Général Robert Guéi. Ils ont été en deuxième place (22,22%) après les Akans (40,44%) et devant le groupe Krou (19,64%).

Que de faux chiffres…
Aujourd’hui, avec sa campagne grotesque et grossière de «démarginalisation du Nord», Alassane Dramane Ouattara tente de dresser les autres parties de la Côte d’Ivoire contre leurs frères du Nord. Il va droit dans le mur car en Côte d’Ivoire il existe des liens profonds et irréversibles tissés par l’amitié, la fraternité, le mariage, le voisinage dans les quartiers, les rencontres dans les manifestations et les longues traditions culturelles, par exemple « le toukpê » entre les populations. Par le simple fait du « toukpê », les Sénoufos (groupe ethnique de Soro Guillaume, de Laurent Dona Fologo …), les Yacoubas et les Gouros (qui sont de la région de Robert Guéi, de Mabri Toikeusse et du ministre Liabi Douayoua ) sont des ‘’frères’’ et les actes de violence et de sang entre ces populations sont sévèrement punis. Alassane Dramane Ouattara ignorant tout cela, a certainement et momentanément réussi à dresser les uns contre les autres par des actes et des propos qui ne l’honorent pas.
Le Nord n’a jamais été marginalisé et les faits qui le confirment sont nombreux et têtus. Les célébrations des différentes fêtes de l’indépendance, sous Houphouët Boigny, ont été plus concentrées dans les villes du Nord (Odienné, Séguéla, Korhogo, Boundiali, Katiola …) que dans les autres régions de la Côte d’Ivoire. Les préparatifs de ces manifestations donnaient à ces villes l’occasion de bénéficier d’importants fonds d’investissement dans la création et la réhabilitation des infrastructures routières, immobilières (SOGEFIHA, résidences présidentielles …), culturelles, sportives, industrielles (SODESUCRE Ferké I et Ferké II), éducatives (Collèges et Lycée Houphouët Boigny de Korhogo). Tous ces investissements ont été appuyés par la mise en œuvre de la politique d’équilibre et l’aménagement cohérent des régions de la Côte d’Ivoire par les Fonds Régionaux d’Aménagement Rural (FRAR) et les Fonds d’Investissement et de l’Aménagement Urbain (FIAU) entre 1973 et 2012.
En tenant compte des difficultés économiques, sociales et culturelles qui gangrènent et expriment les degrés de développement de ces différentes régions, les gouvernements successifs de Côte d’Ivoire, depuis 1973, ont convenu de fixer les taux de participation à ces fonds de financement pour les populations du Nord entre 15 et 35% tandis que les populations des autres régions (Sud, Centre, Est et Ouest) contribuaient pour plus de 50% de ces fonds publics de financement de l’eau, de l’électricité, de l’éducation, de la santé, des routes etc. Ce sont là les réalités de la Côte d’Ivoire et les archives nationales sont ouvertes à Ouattara et ses hommes à compter d’aujourd’hui pour consulter les différents journaux officiels de 1959 à 2012, les revues économiques (Côte d’Ivoire en chiffres éditée également sous l’ex-ministre de l’Economie et des Finances Charles Koffi Diby), les nombreuses publications de l’INS (Institut National de la Statistique) et de nombreux chercheurs universitaires.
Dans l’attente, il faut dire que les propos de propagande haineuse et diffamatoire que Alassane Dramane Ouattara a fait répandre dans le Nord comme une poudre de sable aveuglante, sont faux et sans fondement. En réalité, Alassane Dramane Ouattara n’a pas tenu ses promesses de la précédente campagne présidentielle envers les populations du Nord qu’il a fait engager dans une guerre «patricide» et fratricide contre la Côte d’Ivoire. Il a donc organisé cette ballade d’une semaine pour faire du dilatoire. Or, pour un responsable qui cherche encore la légitimité du trône, c’était l’occasion de reconnaître ses fautes, ses errements, de demander pardon à tous les nordistes qui ont été trompés et à toute la Côte d’Ivoire qui a été désorganisée par la peur, la méfiance et les soupçons des uns envers les autres habitants de ce territoire de 322.462 Km2.
Dans le Nord, Alassane Dramane Ouattara a fait l’apologie du faux. Il a fait retentir la cloche du faux et c’est inquiétant pour le futur de ce pays. Si l’on n’y prend garde, la Côte d’Ivoire risque de connaître un retard important dans son processus de développement économique, social et humain avec des faux chiffres de taux de croissance (plus de 9% de taux de croissance qui lui a été offert …) qui sont loin de la réalité du pays. Il est parti du Nord après une semaine de ballade à la suite d’un dernier spectacle à Korhogo, devant un public de personnes convoyées de toutes parts.
Il y a eu beaucoup de violences au cours de sa ballade; des gendarmes ont été tués, une vingtaine de motocyclistes ont connu des moments difficiles… la sécurité n’a pas été à la hauteur des différentes scènes organisées. Et il n’en a pas fait cas. A Korhogo, des spectateurs se sont retirés, riant sous cape, et dans la convivialité légendaire qui caractérise les Ivoiriens quelle que soit leur appartenance politique, sociale et régionale, en disant: « Mais ce gars-là, est-ce qu’il connait vraiment notre beau pays ? » Beaucoup de ces spectateurs convoyés au Nord sont rentrés à Abidjan en regrettant que Alassane Dramane Ouattara soit vraiment seul dans l’exercice de sa nouvelle fonction de président de la République. Ils soutiennent n’avoir pas vu et n’avoir jamais vu à ses côtés, d’anciens amis de classe de l’école primaire, de collège, de lycée, de cités universitaires et même de voisins de quartiers. Or, leur présence à ses côtés lui aurait permis d’avoir des éléments de détails sur l’histoire du peuplement de la Côte d’Ivoire et sur les petites blagues comme «c’est une question frar, c’est un groto ou un génito» qui traduisent généralement l’expression et le pendant d’une réalité sociale profonde.
Alors il est encore temps pour Alassane Dramane Ouattara de se ressaisir, d’apprendre à connaître la Côte d’Ivoire, de se rapprocher de la Côte d’Ivoire, de rapprocher les différentes populations qui constituent la dynamique économique, culturelle et sociale de la Côte d’Ivoire, de s’asseoir avec elles toutes pour discuter et en profiter en applaudissant pour leur demander pardon. Pour tant de balafres et de crimes humains et économiques faits à la Côte d’Ivoire, un pays très accueillant.

Alexandre Koffi Kouadio
Docteur en économie

Samedi 13 Juillet 2013
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