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Procès de Laurent Gbagbo à la Haye: Quand la victime passe pour le bourreau - Il y a un an, Ouattara déportait Gbagbo à la Cpi


Procès de Laurent Gbagbo à la Haye: Quand la victime passe pour le bourreau - Il y a un an, Ouattara déportait Gbagbo à la Cpi
Procès de Laurent Gbagbo à la Haye: Quand la victime passe pour le bourreau

Il a fait la paix avec les rebelles, consenti à un gouvernement d’union nationale et prôné un règlement pacifique à la crise postélectorale. Aujourd’hui, Laurent Gbagbo est détenu à la prison de la Haye, après avoir été arrêté par l’armée française et livré aux forces pro-Ouattara.

11 avril 2011. Une actualité fait la Une de toutes les éditions des journaux télévisés et radiodiffusés. C’est la nouvelle de l’arrestation de Laurent Gbagbo. La rumeur qui court la ville depuis midi a été confirmée par les médias français sur le coup de 13h30 min. En ce début d’après-midi, la chaîne internationale de télévision française «France 24» présente en exclusivité les images de l’arrestation de Laurent Gbagbo. Ce sont des images spectaculaires, qui heurtent. Le président de la République est dans une posture choquante. Mal habillé, Laurent Gbagbo est assis sur un lit. Il se fait crier là-dessus par les chefs rebelles du Mpci. « Le commandant » Morou Ouattara, le patron de la zone de Bouna, visiblement remonté, profère des injures et des menaces au nez du chef de l’Etat. Hamed Bakayoko, fidèle parmi les fidèles d’Alassane Ouattara, est présent. C’est lui qui cordonne les choses, en veillant à ce que les consignes soient appliquées à la lettre… Un gilet par balles et un casque de guerre sont portés à Laurent Gbagbo. Il est escorté avec célérité par une cohorte d’hommes en armes, très surexcités, à bord d’un véhicule 4X4 stationné dans la cour de la résidence du chef de l’Etat. Démarrage en trombe. Direction, le Qg d’Alassane Ouattara, à l’Hôtel du Golf. La Première Dame n’est pas mieux lotie. Ses vêtements sont déchirés. Elle est tenue aussi par des hommes armés très surexcités. Ils sont sans ménagement. Certains la tiennent par les cheveux. Elle est conduite précipitamment à bord d’une 4X4 qui démarre aussitôt. Michel Gbagbo, le fils du président, et ses collaborateurs et amis qui se sont refugiés à la résidence n’ont pas échappé à la furie des forces pro-Ouattara. Ils ont été battus à sang avant d’être mis presque nus. Le décor à la résidence en dit long sur l’ampleur de l’enfer. La bâtisse imposante a fait place à un immense champ de ruines. Des photos, des vêtements, des livres… Puis de la fumée, des braises, des flaques d’eau. Humiliés, désabusés, Laurent Gbagbo et sa famille arrivent à l’Hôtel du Golf sous les huées et les cris des partisans de Ouattara, qui ont formé une haie pour mieux dévisager les « trophées ». Au passage, ils reçoivent des coups, des injures… Laurent Gbagbo au Golf. Les soldats se bousculent pour poser avec lui et le filmer. Calme et pensif, le président se prête volontiers à ce « jeu ».
Dans le reportage, l’envoyé spécial de « France 24 » donne une information de taille. L’arrestation de Laurent Gbagbo s’est faite avec la collaboration de l’armée française. Selon le journaliste, aux environs de 11h, une colonne de blindés a quitté la base française du 43ème Bima, à Abidjan-Port-Bouët, pour se diriger vers Cocody, à la résidence officielle du chef de l’Etat. Elle a pris position dans le périmètre de la résidence et a facilité les choses aux forces pro-Ouattara. L’information est confirmée par l’ambassadeur de France, SEM Jean Marc Simon, qui explique que, plus d’une fois, les forces pro-Ouattara ont essayé de pénétrer la résidence, mais elles se sont chaque fois heurtées à une résistance farouche. Quelques jours plus tard, Laurent Gbagbo est conduit au nord, à Korhogo, dans le fief de d’Alassane Ouattara, où il passera près de huit mois d’isolement, avant d’être transféré le 29 novembre 2011, à la Haye, loin de son pays, de sa famille et de ses amis.
Laurent Gbagbo et sa famille ont subi treize jours de bombardements. Entre le 29 mars et le 11 avril 2011, ils ont été confinés chez eux à la maison. Incapables de sortir pour éviter de se faire tuer par le flot de bombes qui tombaient sur la résidence. Elles étaient tirées par neuf hélicoptères de l’Onuci et la force Licorne, les forces dites impartiales. Depuis les quartiers de Marcory, Treichville et Cocody, c’est-à-dire à une dizaine de kilomètres, on pouvait voir le spectacle. De grands bruits de tirs répétés accompagnés de flammes s’ébranlaient sur la résidence. Quelques instants après, de grosses fumées noires s’élevaient dans le ciel, sur la résidence. Les bombardements devenaient plus intenses, la nuit. Même à des kilomètres, l’on avait du mal à fermer les yeux. Répit, il n’y en avait pas, car, la journée, les forces pro-Ouattara prenait le relais pour tenter de prendre le dessus. Pour l’opération, neuf hélicoptères de combat ont été mobilisés, parmi lesquels deux MI-24.
Pendant toute la crise postélectorale, Laurent Gbagbo n’a été que dans une seule posture, celle de la victime. Attaqué de toutes parts, il s’est employé à défendre la souveraineté nationale, comme le veut la Constitution ivoirienne. Jamais il n’a esquissé de menace. Au lendemain de la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel, Alassane Dramane Ouattara est entré dans une logique de défiance de l’autorité de l’Etat. Il a rejeté le verdict et s’est autoproclamé président de la République. Depuis son Quartier général de l’Hôtel du Golf, il a désigné l’ancien chef rebelle Guillaume Soro Premier ministre. Aussitôt, ce dernier a mis sur pied une équipe gouvernementale. Comme mission, le président ainsi désigné a demandé au Premier ministre et à son équipe d’arracher le pouvoir à celui qui a été oint par le vote, au regard de l’arrêt rendu par le Conseil constitutionnel. Guillaume Soro ne se fera pas prier. Le 16 décembre 2010, il lance une expédition pour la « libération » de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti) et le Palais présidentiel. «Soldats, militaires, je vais à la Rti installer le nouveau DG. Le président de la République Ouattara me l’a demandé », déclarera-t-il aux Frci. Message reçu cinq sur cinq. « Rassemblement à la piscine avec vos équipements de combat, l’amusement est terminé. Ils n’ont pas pu mater notre rébellion, nous allons mater leur rébellion. Ce sont eux les rebelles maintenant », dira le «commandant » Issiaka Ouattara alias Wattao, l’un des chefs des forces pro-Ouattara. L’effet est immédiat. Dans les heures qui suivent, les fidèles d’Alassane Ouattara lancent des attaques contre les forces régulières. Celles-ci se défendent et arrivent à faire échouer le projet. Les combats ont été âpres et le bilan lourd. Plusieurs personnes ont été tuées, de nombreux autres blessés, parmi lesquels des cas graves. Alassane Dramane Ouattara ne s’arrête pas à ce premier échec. Il jette toute sa force dans la bataille pour atteindre son objectif. Les jours et les semaines suivants, les attaques se multiplient contre les brigades de gendarmerie, les commissariats, les mairies, les sous-préfectures et préfectures, ainsi que les autres symboles de l’Etat. Encore une fois, de nombreux soldats de l’armée, des policiers et des gendarmes sont tués. La bataille est cependant loin d’être remportée, car Laurent Gbagbo est toujours à la barre. Dans leur obstination à prendre le pouvoir, M. Ouattara et ses partisans rejettent toute idée de compromis. A cet égard, il soutient que cette crise ne peut se régler que par la voie militaire. Laurent Gbagbo, lui, dit le contraire. Il propose le recomptage des voix, pour dénouer la situation et éviter ainsi une guerre à la Côte d’Ivoire. Dans leur logique, les forces pro-Ouattara s’attaquent systématiquement aux partisans de Laurent Gbagbo. Une nuit qu’elles dormaient paisiblement, les populations d’Anonkoua-Kouté sont visitées par des éléments se réclamant du « Commando invisible », une milice pro-Ouattara. Horreur et désolation étaient au rendez-vous. Des morts, des personnes blessées à la machette, des maisons incendiées. Quelques jours plus tard, c’était au tour du village d’Abobo-Té. Plusieurs habitants ont dû fuir leurs maisons. A Duékoué, à l’ouest du pays, après la prise de la localité, les forces pro-Ouattara se sont livrées à une épuration ethnique en massacrant les populations guéré. La Croix rouge a dénombré environ 816 morts en une seule journée. Pour les proches et amis de Laurent Gbagbo, la quiétude et la paix ont cessé depuis le 11 avril 2011, date à laquelle leur leader a été arrêté avec la complicité des forces dites impartiales. Enlèvements, arrestations arbitraires, meurtres sont désormais leur lot quotidien. Au point où beaucoup se sont exilés dans les pays limitrophes.
Pour Laurent Gbagbo, les brimades, les meurtrissures et les humiliations ne datent pas d’aujourd’hui. Elles durent depuis son embrassade avec la politique. Opposant, il a fait cinq fois la prison sous Houphouet-Boigny. Le dernier en date est l’emprisonnement de 1992. Comme dans le cas présent, il a été arrêté avec toute sa famille. Simone Gbagbo a failli perdre la vie, parce que sévèrement battue par les agents des forces de l’ordre. Alassane Dramane Ouattara, alors Premier ministre, a justifié cette arrestation en affirmant que Laurent Gbagbo a été pris en flagrant délit de casse. L’arrivée au pouvoir en 2000 n’a pas apporté de changement aux souffrances de l’opposant d’hier. Tout le temps, il sera confronté aux tentatives de déstabilisation des anciens dignitaires qui n’ont jamais digéré leur défaite. En octobre 2000, au lendemain de la proclamation des résultats, les militants du Rdr descendaient dans la rue, à l’appel d’Alassane Ouattara, pour tenter une insurrection. Des affrontements violents ont éclaté entre les populations, qui ont occasionné plusieurs dizaines de morts. Certains partisans de Ouattara étaient armés, et cela a donné du fil à retordre aux Forces de défense et de sécurité. Dans la nuit du 7 au 8 janvier 2001, le régime Gbagbo est à nouveau secoué par une tentative de coup d’Etat. On dénombre plusieurs morts. Très soucieux de la nécessité de la paix, Laurent Gbagbo décide d’organiser un forum de la réconciliation nationale pour aplanir les divergences. Les nuages sont loin d’être dissipés. Le 9 juillet 2002, une nouvelle tentative échoue. Toutes ces tentatives de déstabilisation ont une répercussion néfaste sur l’économie. Car les investisseurs sont de plus en plus sceptiques. Au prix de mille et un sacrifices, Laurent Gbagbo obtient, le 5 août 2002, l’entrée du Rdr au gouvernement. Désormais toutes les sensibilités politiques significatives sont représentées dans le gouvernement. On se dit que les choses sont sur une bonne lancée. Coup de théâtre un mois plus tard. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, les armes crépitent à nouveau. Nouvelle tentative de coup d’Etat. Cette fois, ça semble plus sérieux. Le ministre de l’Intérieur, Me Emile Boga Doudou, a été froidement assassiné. Avec lui, plusieurs officiers de l’armée, ainsi que de nombreux civils. Quelques jours plus tard, la tentative de déstabilisation est revendiquée par Guillaume Soro, ancien secrétaire général de la Fesci. Il parle au nom du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (Mpci), un mouvement rebelle. Pendant des mois, les rebelles se livreront à des massacres et des exactions graves sur les populations civiles. Encore une fois, Laurent Gbagbo consentira à beaucoup de sacrifices pour restaurer la paix et créer les conditions pour la tenue d’élections.
Laurent Gbagbo ne saurait être assimilé à un criminel ou un assassin, comme l’on tente de le faire croire. C’est un homme politique qui a une trajectoire bien définie. C’est un combattant pour la liberté et la démocratie. Et, pour cette cause certainement, il se retrouve, aujourd’hui, devant la justice internationale. Si le droit est dit, il n’y a pas de doute qu’il s’en sortira. D’autant plus que, au cours de la crise postélectorale, c’est Alassane Ouattara qui a fait la guerre. En tout état de cause, l’espoir est permis, parce que la vérité triomphe toujours du mensonge.

César Ebrokié ebrokie2@yahoo.fr in NOTRE VOIE



Situation socio-politique en Côte d’Ivoire: Il y a un an, Ouattara déportait Gbagbo à la Cpi


Arrêté le 11 avril 2011 par l’armée française et remis à l’ex-rébellion de Ouattara, le président Laurent Gbagbo a été transféré en catimini à la Cpi, le 29 novembre 2012, à la grande stupéfaction des Ivoiriens. Aujourd’hui, cela fait un an jour pour jour que celui qui a présidé aux destinées de la Côte d’Ivoire pendant 10 ans croupit dans une prison en Occident par la seule volonté de Ouattara.
29 novembre 2011-29 novembre 2012. Il y a exactement un an jour pour jour qu’Alassane Dramane Ouattara déportait le président Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (Cpi) avec la bénédiction de la France sous Nicolas Sarkozy. C’est la presse internationale qui a rendu l’information publique ce 29 novembre 2011 sous le coup de 18h30. A la prison civile où nous venions d’être transférés avec César Etou et Didier Dépry pour délit de presse, la nouvelle a provoqué émoi et consternation. La cour de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) qui était bondée de monde s’est subitement vidée. Chaque détenu s’est précipité vers sa cellule comme si un danger avait été annoncé. Les commentaires allaient de l’indignation à la consternation.
A en croire les informations qui nous parvenaient du dehors, la situation n’était pas meilleure dans les quartiers d’Abidjan. Selon ces informations, la nouvelle du transfèrement du président Gbagbo a été accueillie comme un coup de massue. De sorte que, tétanisées par la peur, les populations se sont cloitrées chez elles.
En réalité, même si des rumeurs faisaient état de son transfèrement à la Cpi, les Ivoiriens étaient loin d’imaginer que Ouattara, qui venait de mettre en place une Commission nationale de réconciliation, pousserait l’animosité qu’il voue au président Gbagbo aussi loin en le déportant à la Cpi. C'est-à-dire dans une prison en Occident mise en place pour y enfermer les dirigeants des pays du tiers monde qui refusent d’être des valets. Une déportation qui rappelle celle des Noirs pendant la traite négrière et qui s’opère paradoxalement plus de 50 ans après l’accession de la Côte d’Ivoire à la souveraineté nationale.
Avant son transfèrement à la Cpi, Laurent Gbagbo était détenu dans des conditions inhumaines à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire, où il avait été déporté le 12 avril 2011. Un jour après son arrestation par l’armée française le 11 avril 2011. Cette déportation s’est faite dans la pure clandestinité par le pouvoir Ouattara. Ni l’intéressé lui-même, ni ses avocats, ni les populations ivoiriennes n’avaient été informés. L’information avait été tenue secrète par le gouvernement. Ouattara a usé de ruse pour le faire.
Pour déporter l’ancien chef de l’Etat, Ouattara lui avait fait croire qu’il allait être interrogé par des juges ivoiriens au tribunal de Korhogo le 29 novembre 2011. Et c’est cette information erronée qui avait été portée à ses avocats la veille.
Et donc quand le chef de guerre Fofié, qui assurait la garde du président Gbagbo, l’a fait extraitre de son lieu de détention, il lui a dit qu’il le conduisait au tribunal pour y être entendu par des juges. Mais une fois dans sa 4X4 aux vitres teintées, Fofié a pris la direction de l’aérogare de Korhogo où attendait un avion qui devait conduire Laurent Gbagbo à l’aéroport Félix Houphouet-Boigny d’Abidjan-Port-Bouet en vue de son transfèrement à la Cpi, en Hollande. Si bien que le prisonnier de Korhogo, qui a présidé aux destinées de ce pays, a été déporté à la Cpi sans bagage comme un vulgaire bandit.
Depuis donc le 29 novembre 2011, Laurent Gbagbo, celui que le Conseil constitutionnel a proclamé vainqueur de l’élection présidentielle et qui est par conséquent en droit de se considérer comme l’élu des Ivoiriens, est pensionnaire de la Cpi. La Côte d’Ivoire ne se porte pour autant toujours pas bien. Bien au contraire, la situation sociopolitique va de mal en pis. En ce qui concerne le président Gbagbo lui-même, cette déportation a fait de lui le prisonnier politique le plus célèbre du monde détenu à la Cpi. De sorte qu’on peut dire sans courir le risque de se tromper que ses détracteurs, en agissant ainsi, ont récolté l’effet contraire de ce qu’ils escomptaient.

Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr in NOTRE VOIE


Vendredi 30 Novembre 2012
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