Mme Simone Ehivet Gbagbo va bien à Odienné. Mme Géneviève Bro-Grébé n’a été entendue par aucun juge d’instruction à Katiola. Elle ne peut donc avoir fait de déclaration accusant le Président Gbagbo. Le régime Ouattara a donc vendu, à nouveau, du faux à certains de nos confrères, le week-end écoulé. Jeudi et vendredi derniers, des thuriféraires du Pouvoir actuel ont balancé l’information selon laquelle les détenus politiques de Katiola « ont été entendus » et « cuisinés ». Ils ont nommément cité M. Sangaré Abou Drahamane (2ème Vice-président du Fpi) et Mme Généviève Bro Grébé (présidente des Femmes Patriotes de Côte d’Ivoire). Selon des sources judiciaires, seul, Sangaré Abou Drahamane a dû être entendu. Quant à Mme Bro Grébé, bien qu’extraite de la prison de Katiola et transférée aussi au tribunal de la ville, elle n’a jamais été en contact avec un quelconque juge d’instruction. Elle n’a donc pas été entendue. Et pourtant, au journal Nord Sud Quotidien, les officines du mensonge ont fait écrire : « Audition des prévenus de Katiola : Bro Grébé panique et accuse Gbagbo ». Comment Bro Grébé peut-elle accuser si elle n’a pas du tout parlé, puisque personne ne l’a interrogée !?
De toute évidence, le pouvoir Ouattara est dans une très ferme logique de mensonge aux objectifs difficiles. Ainsi, parlant de Mme Simone Gbagbo, l’épouse du Président Gbagbo, un autre journal proche de Ouattara, le quotidien L’Expression, dans sa publication du vendredi 6 juillet 2012, ne se gène pas pour écrire, à sa Une : « En résidence surveillée à Odienné, Simone Gbagbo gravement malade ? ». A l’intérieur, en page 5, le journal, abandonné par la prudence et la par la sagesse, révèle : « Simone Gbagbo serait victime de démence ». Traduction : « Simone Gbagbo serait victime de folie ».
Le conditionnel utilisé dans les titres pour donner l’information ne change rien en la volonté du journal et de son informateur de nuire. Car, selon des sources proches de sa famille, Simone Gbagbo se porte bien à Odienné. Sa famille affirme continuer « de louer Dieu Le Tout Puissant pour cela ». Enfin, avec un peu moins de méchanceté face à une information de cette gravité, y compris pour Ouattara qui a l’entière responsabilité de la vie de Simone Gbagbo depuis avril 2011, le journal aurait pu vérifier, ne serait-ce qu’auprès du ministre Souléïmane Koty Diakité, maire et député d’Odienné, que l’épouse du président Gbagbo est en bonne santé physique et mentale, malgré les tortures atroces endurées lors de son arrestation, en compagnie de son époux, à la résidence présidentielle bombardée par les armées étrangères. Mais apparemment, comme ces sources qui, pendant des années, ont vainement traité l’opposant Laurent Gbagbo de malade d’épilepsie, elle, cherchent le moyen de faire passer Simone Gbagbo pour une folle. Question de préparer l’opinion à sa mise à mort à Odienné ? Les animateurs du régime Ouattara semblent désormais abonnés aux grands mensonges. Le 12 juin, ils ont produit un spectacle portant révélation télévisée d’un « coup d’Etat déjoué ». Qui continue de dégager l’odeur d’une piètre mise en scène pour traquer des opposants exilés ou affamés par le gel de leurs avoirs. Dans la même semaine, ils ont sablé le champagne et pousser Alassane Ouattara, à officialiser le mensonge, en annonçant la prétendue arrestation de Koné Katinan au Cameroun. Pourtant, l’ancien ministre du Budget, Porte-parole du président Gbagbo, vit, ailleurs , son exil forcé.
Sont-ils à court d’idées pour gérer le pouvoir après l’avoir obtenu par bombardements ? Sont-ils devenus ivres de violence pour ne fantasmer que face à leurs propres mensonges ? A cette allure, comment espèrent-t-ils réconcilier et apaiser la société ivoirienne ? Tout simplement inquiétant.
César Etou in Notre Voie
cesaretou2002@yahoo.fr
De toute évidence, le pouvoir Ouattara est dans une très ferme logique de mensonge aux objectifs difficiles. Ainsi, parlant de Mme Simone Gbagbo, l’épouse du Président Gbagbo, un autre journal proche de Ouattara, le quotidien L’Expression, dans sa publication du vendredi 6 juillet 2012, ne se gène pas pour écrire, à sa Une : « En résidence surveillée à Odienné, Simone Gbagbo gravement malade ? ». A l’intérieur, en page 5, le journal, abandonné par la prudence et la par la sagesse, révèle : « Simone Gbagbo serait victime de démence ». Traduction : « Simone Gbagbo serait victime de folie ».
Le conditionnel utilisé dans les titres pour donner l’information ne change rien en la volonté du journal et de son informateur de nuire. Car, selon des sources proches de sa famille, Simone Gbagbo se porte bien à Odienné. Sa famille affirme continuer « de louer Dieu Le Tout Puissant pour cela ». Enfin, avec un peu moins de méchanceté face à une information de cette gravité, y compris pour Ouattara qui a l’entière responsabilité de la vie de Simone Gbagbo depuis avril 2011, le journal aurait pu vérifier, ne serait-ce qu’auprès du ministre Souléïmane Koty Diakité, maire et député d’Odienné, que l’épouse du président Gbagbo est en bonne santé physique et mentale, malgré les tortures atroces endurées lors de son arrestation, en compagnie de son époux, à la résidence présidentielle bombardée par les armées étrangères. Mais apparemment, comme ces sources qui, pendant des années, ont vainement traité l’opposant Laurent Gbagbo de malade d’épilepsie, elle, cherchent le moyen de faire passer Simone Gbagbo pour une folle. Question de préparer l’opinion à sa mise à mort à Odienné ? Les animateurs du régime Ouattara semblent désormais abonnés aux grands mensonges. Le 12 juin, ils ont produit un spectacle portant révélation télévisée d’un « coup d’Etat déjoué ». Qui continue de dégager l’odeur d’une piètre mise en scène pour traquer des opposants exilés ou affamés par le gel de leurs avoirs. Dans la même semaine, ils ont sablé le champagne et pousser Alassane Ouattara, à officialiser le mensonge, en annonçant la prétendue arrestation de Koné Katinan au Cameroun. Pourtant, l’ancien ministre du Budget, Porte-parole du président Gbagbo, vit, ailleurs , son exil forcé.
Sont-ils à court d’idées pour gérer le pouvoir après l’avoir obtenu par bombardements ? Sont-ils devenus ivres de violence pour ne fantasmer que face à leurs propres mensonges ? A cette allure, comment espèrent-t-ils réconcilier et apaiser la société ivoirienne ? Tout simplement inquiétant.
César Etou in Notre Voie
cesaretou2002@yahoo.fr
