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Presse - Après la 5ème Suspension du quotidien "Aujourd'hui" par le CNP : Un si long éditorial… (Par Joseph Titi)


Presse - Après la 5ème Suspension du quotidien "Aujourd'hui" par le CNP :  Un si long éditorial… (Par Joseph Titi)
Les personnes les plus consternées par les suspensions intempestives du conseil national de la presse dont nous demeurons la victime expiatoire de choix, finissent toujours, entre deux complaintes, par nous demander ce que ces ADOrateurs du CNP nous reprochent. Le téléphone n’étant pas le lieu indiqué pour retracer l’itinéraire et la généalogie de cette haine, je me permets d’en faire le trognon de cet éditorial afin que plus personne ne se perde à rechercher des explications circonstanciées qui sont avant tout des habillages comme les esprits malins savent le faire parce que la fin, faut-il le rappeler, justifie toujours les moyens.
J’ai déjà expliqué brièvement les circonstances dans lesquelles le journal Aujourd’hui est né dans le centième numéro. J’ai oublié, mais était-ce nécessaire, de dire qu’il est le fruit d’un quiproquo. Celui qui m’a aidé à mettre ce journal en place, est en effet celui avec qui j’ai le moins d’accointance idéologique. Il était dans un projet économique et ne comprit pas du reste, au bout de quelques numéros, le combat que nous étions en train de mener. Mais le CNP lui-même le comprit aussi sur le tard, après avoir cru que nous nous fondrions dans le nouveau moule que laissaient entrevoir les premières publications de Notre Voie qui était à nouveau de retour dans les kiosques après des semaines de terreur. Le Temps n’était toujours visible et Notre Voie, par stratégie de survie peut-être, avait choisi d’oublier Gbagbo pour mieux adouber son pourfendeur attitré Mamadou Koulibaly, devenu numéro un du FPI après l’emprisonnement d’Affi N’guessan et de tous ceux qui pouvaient prétendre à sa succession, en cas d’absence. Le nouveau régime qui faisait d’ailleurs de la terreur un allié légitime, avait cependant besoin de montrer à l’extérieur que la démocratie n’était pas emprisonnée avec l’arrestation du président Gbagbo. Or qui mieux que les médias pouvaient donner le sentiment que l’opposition était tolérée comme dans tout régime démocratique ? Avec Notre Voie ainsi apprivoisé, Le Temps, qui qui cherchait à retrouver ses repères balayés par la furie immonde des nouveaux arrivants, l’arrivée d’un nouveau journal dans le giron bleu pouvait être vu comme une justification supplémentaire de la liberté d’expression qui était à nouveau respectée après la répression d’ailleurs assumée des médias proches de l’opposition. Telles sont donc les circonstances qui font que le CNP va nous permettre de publier les premiers numéros du journal alors qu’il nous manquait encore quelques papiers pour remplir l’ensemble des conditions administratives. Certes, d’autres avant Aujourd’hui en ont profité mais telle est la vérité historique. Lorsque le CNP s’aperçoit peu après de la tonalité du journal, il décide alors de ne plus faire la moindre concession. Ce fut la raison de la première suspension du journal dont les promoteurs, victimes des lenteurs administratives, avaient pourtant demandé, en pure perte soit dit en passant, qu’une semaine supplémentaire leur soit accordée pour compléter leur dossier. Ce qui fut finalement fait une semaine plus tard mais le journal s’absenta des kiosques pendant une semaine. Ce fut la première suspension et le début du long chemin de croix qui va régulièrement nous expédier, chaque deux mois, au fond du purgatoire. En sept mois, le journal Aujourd’hui totalisa une suspension pour 12 parutions et deux pour 26 parutions. Avec cette autre suspension, nous sommes désormais à trois mois de chômage forcé. Non, deux mois et demi en réalité parce que la première suspension de 26 parutions a été réduite à 12. Le secrétaire général du CNP Me Bourgoin m’a convaincu que si je mettais l’accent, dans mon recours gracieux, sur le fait qu’on était prêt à donner le change à M. Dramane Ouattara qui demandait le soutien de la presse de l’opposition pour parvenir à la réconciliation nationale, grâce me serait faite. Et cela ne rata pas. Ma peine fut ainsi commuée de 26 parutions en 12 parutions.
Alors pourquoi cet acharnement à nulle autre pareille ? J’ai essayé de vous restituer d’abord les circonstances de la création du journal Aujourd’hui pour ensuite expliquer les logiques qui vont se mettre en place pour l’étouffer puisque ce journal va s’avérer un instrument de contestation du régime. Ceux qui nous lisent depuis le 6 juin peuvent se rappeler le premier numéro d’Aujourd’hui. Il était ainsi titré : « N’ayez pas peur, Gbagbo est là ». N’oublions pas qu’au 6 juin, la répression était encore terrible et que de nombreux Ivoiriens sont, lorsqu’ils n’ont pas pu sortir du pays, soit tapis sous leur lit ou quelque part dans une brousse, à proximité d’Abidjan. Le CNP ne nous jamais pardonné cette Une et cette titraille qui ont donné des raisons d’espérer aux millions d’Ivoiriens qui attendaient que quelqu’un leur dise qu’il ya encore de l’espoir. Dès lors, ses responsables vont nous arroser de blâmes à chacune de nos sorties dans les kiosques, espérant nous coller l’image sulfureuse qu’on colla jadis au National fondé par feu Laurent Tapé Koulou qui n’était pas lui-même journaliste de formation. Même la reprise de l’interview du président Gbagbo faite à Korhogo dans des conditions qui avaient fait polémique à l’époque mais qui avait été publiée par la plupart des journaux, soit pour douter de son authenticité soit pour montrer qu’elle correspondait bien au ton habituel du président Gbagbo, et cela bien avant notre arrivée sur le marché, était devenu un crime impardonnable parce que le journal Aujourd’hui l’avait exploité pour galvaniser l’opinion que le régime ne voulait pas entendre, et encore moins voir espérer au retour du président Gbagbo. Voici notre péché originel. Tout le reste n’est que verbiage et pur habillage juridique destinés à masquer cette réalité. Juste une ou deux anecdotes. Quand nous avons été reçus à notre demande dans la foulée de la première suspension, le président du CNP Eugène Dié Kakou m’a demandé gentiment : « Mais les lettres, est-ce qu’elles sont utiles ? Je répondis alors calmement oui M. le président ». Fin de citation. Ces lettres, que n’a fait le CNP pour qu’on les jette aux orties ! D’ailleurs, pour montrer qu’elles ont toujours été dans l’œil du cyclone CNP, je vais vous raconter une autre anecdote. Il nous est arrivé, dans l’une de nos publications, de faire signer du même nom deux correspondances différentes. C’est une erreur matérielle et cela peut arriver à tout le monde. Le CNP qui nous accusait déjà de manipuler les lecteurs en les écrivant nous-mêmes, s’est cru de fait fondé à nous envoyer une interpellation suivie peu après d’une suspension parce que, selon lui, c’était l’aveu explicite que ces lettres et leur contenu étaient un tissu de mensonges et qu’aucun crédit ne devrait leur être accordé. Pour déverser autant de méchancetés sur le journal, le CNP ne manquait jamais de citer des textes de lois. Il nous assurait aussi, comme à des gogos, que rien n’était dirigé contre nous et qu’il faisait son travail en toute objectivité. C’était faux, bien évidemment ! Un autre exemple pour montrer que le CNP faisait de la sorcellerie juridique. Peu avant cette 5è suspension, le CNP nous a convoqué pour, je cite son secrétaire général Me Bourgoin, faire droit à une nouvelle approche qui serait plus consensuelle que la brutalité habituelle. A la vérité, il s’est agi de nous dire que l’emploi intempestif de Dramane sans le nom Ouattara dans un article comme l’un de nos collaborateurs s’en était spécialisé, était non seulement incorrect parce que c’est un prénom, mais en plus répété sous cette forme dans un article à plusieurs reprises valait irrévérence au Chef de l’Etat. Quel est le texte qui l’interdisait, à part le fait qu’on pourrait bien évidemment plaindre l’inculture de celui qui en usait à profusion ? Personne ne répondit à cette question. Un dernier exemple ! Le CNP nous a reproché la publication de cette fameuse interview accordée par Gbagbo à Korhogo parce que le journal aurait feint de montrer que l’un de ses journalistes aurait rencontré le président Gbagbo dans le goulag où il était maintenu alors que les conditions de son enfermement ne le permettaient pas. Or non seulement nous avions décrit les conditions de réalisation de cet entretien conformément à ce que son rapporteur avait confié sur internet, mais on ne pouvait logiquement reprocher à un journaliste les fuites qui ont pu sortir d’un enfermement, si ce n’est qu’à s’en prendre à ceux qui sont commis à la surveillance du prisonnier. Bref, l’objectif du CNP, vis-à-vis d’Aujourd’hui, a toujours consisté à réaliser les conditions de son musellement. C’est pourquoi sa main est si lourde. Mais il ya une autre raison parce qu’en définitive, nous ne sommes pas les seuls à critiquer le régime de Dramane Ouattara. Alors pourquoi spécialement Aujourd’hui ? Eh bien parce que nous refusons de les accompagner. Les différentes invitations de la présidence qui nous sont parvenues n’ont jamais eu de réponse autre que notre refus de faire droit à leur requête. Tout simplement parce qu’il n’est pas de notre devoir de le faire. Nous ne sommes pas là pour faire la communication d’un régime ou celui de son clan qui théorise le chômage ethnique en empêchant que ceux qu’ils soupçonnent de ne pas être de son bord politique n’aient pas de travail. Ce n’est pas à nous d’encourager par ailleurs leur démagogie au terme de laquelle ils nous font croire que la Fondation Children of Africa collecte de l’argent pour les besoins des couches défavorisées de notre pays alors que Dramane Ouattara qui est l’époux de Dominique Folleroux, la présidente de cette ONG, en a fait une association d’utilité publique d’un seul coup de crayon pour la financer avec l’argent des Ivoiriens. Nous ne pouvons pas accompagner des messieurs qui encadrent les FRCI du bouclier de leurs pouvoirs pendant qu’elles tuent, pillent et occupent même encore aujourd’hui les maisons des adversaires de leur dieu. Nous ne pouvons pas non plus les accompagner, surtout lorsque c’est le CNP qui veut nous y contraindre par la force, après avoir laissé la presse de Dramane Ouattara diviser la Côte d’Ivoire sans broncher et regardé ailleurs lorsque le président Gbagbo était traité d’Hitler noir par les journaux pro-Ouattara sans jamais se faire reprendre. Par ailleurs, si au bout du compte ces publications certifiées impunies ne s’étaient pas spécialisées dans l’appel au meurtre, notamment de policiers appelés dans une République qui avait toujours les mêmes Institutions et le même CNP, de policiers Gbagbo sans que l’un d’entre eux ne soit contraints à la moindre suspension, on aurait sans doute compris le changement de ton au CNP.
En définitive, chacun écrit sa propre histoire. Les collabos, dans tous les pays en crise, ont eu leurs propres déterminismes. De même que ceux qui n’acceptaient pas leur assujettissement à l’occupant comme un moment de répit inespéré ont eu, eux aussi, à justifier ce qui fondait leurs luttes a priori insensées. Que le CNP fasse donc ce qui le rend conforme aux logiques qu’il sert. Mais arrêtons d’abord de penser que c’est parce que les journaux auraient choisi d’écrire le contraire de notre histoire que le peuple s’en trouverait du coup fort abêti et apprivoisé. A l’heure de l’internet, les dictateurs font office de dinosaures qui seront nécessairement contraints à rejoindre leur époque. Bref, telles sont les explications que je tenais à fournir à ceux qui font l’amitié de nous lire, pour ne plus être interpellé à chacune de nos suspensions, car ce CNP-là ne présage rien de bon qui puisse encourager la liberté d’expression devenue une vraie gageure dans ce pays malade. Et tant pis si j’ai dû, pour cela, écrire un si long éditorial.

Par Joseph Titi
Rédacteur en chef du quotidien "Aujourd'hui"

Mardi 20 Mars 2012
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