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Première interview de M. Ouattara Gnonzié depuis son retour

Revenu dans son pays, la Côte d’Ivoire, le lundi 18 novembre 2013, mettant fin à plus de deux ans et demi d’exil au Ghana, Gnonzié Ouattara prendra les rênes de son parti la semaine prochaine. A la veille de cet événement par ses militants, celui que ses proches appellent affectueusement « le SG », s’est confié à L’Intelligent d’Abidjan.


Première interview de M. Ouattara Gnonzié depuis son retour

Monsieur Gnonzié, qu’est ce qui a réellement motivé votre départ en exil ?

Je pense que dans ma déclaration, j’ai indiqué tout cela. J’étais menacé, poursuivi. Je n’ai pas envie de remuer le couteau dans la plaie et puis je n’avais le choix, que de partir, parce qu’il y a eu assez de morts. Maintenant, quant à mon retour, j’ai indiqué aussi pourquoi je suis revenu. Je suis rentré parce que j’ai perçu un certain nombre de signaux, j’ai vu un certain nombre d’initiatives de la part du pouvoir, j’ai analysé et je me suis dit que je n’avais plus rien à faire à l’extérieur. Et j’ai pris la décision de revenir. Pour l’instant, rien n’est venu contrarier mes analyses. Donc, pour l’instant, je pense que j’ai eu raison d’être là.

Dans quel état d’esprit avez-vous retrouvé votre parti le Rpp après deux ans d’exil ?

En ce qui concerne le parti, j’ai retrouvé un Rpp qui est resté debout, qui a continué ses activités. En ce qui concerne les perspectives, naturellement, c’est avec la direction du parti que nous allons envisager cela, quand nous allons prendre service la semaine prochaine. Donc, nous allons faire un programme ensemble. Mais pour l’instant, permettez que je n’en dise pas grand chose parce que même si j’ai des idées, ce sont actuellement des projets qui doivent être validés par les autres membres de la direction.

Vous allez reprendre votre poste de secrétaire général au sein du Rpp, est-ce à dire que vous allez avoir des négociations avec les autorités actuelles ?

Moi, en tant qu’individu, je n’ai aucun projet concernant ces choses-là. J’attends que le parti me dise ce qui a été fait et ce qui est en train d’être fait. Pour le moment, ces choses-là ne font pas partie de mon agenda personnel. Mais, si c’est mon parti, il est évident que si la direction est d’accord et qu’on s’est entendu, on fera la démarche qu’il faut. Si c’est pour la paix, on y va, parce que nous sommes un parti de paix et nous sommes prêts à parler à tout le monde, comme le président Fologo l’a dit et comme le disent nos textes. Pour faire la paix, il faut pouvoir parler avec tout le monde.

Deux ans en exil, comment avez-vous vécu ce moment là ?

Ça n’a pas été facile, mais je dois reconnaître que nous devons rendre hommage aux populations et aux autorités Ghanéennes. Ils constituent un peuple très hospitalier qui nous ont aidés. Mais, quand on n’est pas chez soi, on n’est jamais tout à fait à l’aise. Donc, je suis revenu et je suis content d’être là. Je m’étais organisé tous les matins, je faisais du sport. Je me consacrais à la lecture et je regardais la télévision, l’ordinateur. Voilà en gros comment je passais mes journées.

N’aviez-pas d’autres activités au Ghana ?

D’abord, il y avait le handicap de la langue. Sinon, il y a eu des ouvertures de formation des journalistes et quand les gens ont vu mon parcours, ils auraient souhaité que je puisse aller donner des cours pratiques de télévision : présentation du journal et autres. Mais, il y avait le handicap de la langue. J’ai préféré revenir.

Quels étaient vos rapports avec les autres exilés Lmp ?

J’étais à Accra, on ne me voyait pas régulièrement et ceux qui voulaient me voir, me voyaient parce qu’en exil, on ne vivait pas en communauté. Chacun vit chez-soi, chacun a sa maison. Il y a la majorité des jeunes qui sont dans les camps. Donc, pour les voir, il fallait aller dans ces camps et pour me voir, il fallait venir chez moi. Mais, j’ai souvent rencontré certains dans des cafés ou dans la rue. En tout cas, je n’ai pas vécu en communauté avec quelqu’un. J’avais quand même des amis que je voyais de temps en temps.

Est-ce qu’à votre niveau, vos avoirs ont été gelés ?

Bien sûr, mes comptes sont gelés depuis juillet ou août 2011. Quand on m’a appelé la première fois d’Abidjan pour me dire qu’il y a une liste des personnalités dont les comptes sont gelés, j’ai dit à la personne de ne pas s’en faire, car je pense que c’était normal. Dans un premier temps effectivement, je trouvais cela normal. « Voilà des gens qui viennent d’arriver au pouvoir et ils veulent savoir ceux qui ont volé et ceux qui n’ont pas volé ». Et j’ai dit à la personne que mes comptes allaient être dégelés rapidement parce que je l’ai ouvert depuis que j’étais agent de la RTI. Aujourd’hui, avec l’ordinateur, en 30 secondes, un banquier vous fait l’historique d’un compte bancaire. Donc, on sait les virements que vous avez reçus, d’où ils sont venus. Dans mon cas, si on fait cela, on se rendra compte que je n’ai reçu que des virements de salaires, de la RTI quand j’y étais, du conseil quand j’y étais et les dernières fois du gouvernement. Je pensais bien que mes comptes seraient dégelés et c’est là que je n’ai pas compris.

Mais, est-ce que vous acceptez qu’on considère votre passage dans le gouvernement Aké N’Gbo comme un passage à vide ?

J’ai été ministre de la Communication sous Gbagbo. J’ai siégé au Conseil des ministres. Et ça, on a beau fait dans l’histoire, c’est incontestable. J’ai siégé au gouvernement et j’ai été membre du gouvernement. Donc, c’est clair, je ne vais pas renier cela.

Y a-t-il également eu des mandats d’arrêts contre vous?

Je ne suis pas parti de la Côte d’Ivoire parce que j’avais la justice à mes trousses. Je ne suis pas parti de la Côte d’Ivoire parce que je voulais me soustraire à la justice. J’ai indiqué les conditions dans lesquelles je suis parti. Cela dit, parlant de la justice, je le dis à tout le monde, je connais des hommes et des femmes qui exercent au sein de la justice ivoirienne. Elle a en son sein des hommes et des femmes qui ont une grande valeur, une grande probité, qui sont dignes de confiance et qui sont crédibles et j’ajoute souvent que pour pouvoir conforter leur crédibilité et la confiance des populations en terme de justice et surtout auprès des investisseurs qui sont regardants sur la justice, il faut tenir la justice ivoirienne à l’écart des querelles politiciennes.

Justement parlant de justice, quel est votre point de vue sur le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Cpi ?
Aujourd’hui, la procureure Fatou Bensouda s’évertue à trouver des preuves complémentaires contre votre ancien leader.

Oui, j’observe comme vous, que lorsqu’il s’est agi de confirmer ou d’infirmer les charges, les juges ont estimé que le dossier n’était pas suffisamment lourd et que le procureur devrait retourner pour rechercher des preuves complémentaires. On n’a pas besoin d’avoir été proche ou d’aimer Gbagbo, ce qui suppose qu’il n’est coupable de rien et qu’il devrait être logiquement libéré.

Votre avis sur la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire…


Je n’ai pas suivi la méthodologie de la réconciliation. Donc, je ne sais pas quelle était la méthodologie et comment elle s’est faite. Mais, en me référant au dictionnaire, je leur dis que se réconcilier, c’est remettre en accord des amis qui se sont brouillés. Si les Ivoiriens se sont brouillés, certainement. C’est pourquoi, on veut faire la réconciliation. Mais, pourquoi, se sont-ils brouillés ? Ils se sont brouillés parce qu’il y a eu des élections. Mais, quels étaient les principaux animateurs des élections ? C’était M. Alassane Ouattara et M. Laurent Gbagbo. Donc, ce sont eux qui étaient véritablement des amis, ils ont constitué ensemble le front républicain, en 1995, ils ont fait le boycott actif ensemble et ils sont restés amis jusqu’en 1999 lorsqu’il y a eu le coup d’État. Ils se sont brouillés à partir des élections de 2000 qui étaient les premières élections contestées. Et puis, leur amitié s’est encore désagrégée en 2002 avec la rébellion qui était la conséquence de l’élection contestée de 2000. Le couronnement a été l’élection de 2010. Donc, si on doit réconcilier des amis qui ont été brouillés, il faut commencer par les deux têtes. Parce que si vous réconciliez le corps, c’est-à-dire les populations qui ont suivi les autres parce qu’ils sont soit, militants, soit électeurs, vous pouvez les réconcilier. Mais le jour où les deux têtes vont se mettre en état de belligérance, ils vont reprendre leurs positions. Donc, il faut commencer par là. Il faut réconcilier M. Alassane Ouattara et M. Laurent Gbagbo.

A vous entendre, une réconciliation sans Ouattara et Gbagbo ne marchera pas ?

Ça ne sera pas de longue durée.

Avez-vous un message à l’endroit de vos militants et des Ivoiriens ?

Je veux dire que le Rpp comme son président l’indique par rapport à son nom même, est un parti de paix. Aujourd’hui, si nous voulons avoir une paix de longue durée, il faut qu’on accepte la réconciliation. Il faut une réconciliation qui soit vraie, sincère, c’est-à-dire, qui prenne en compte tout le monde. Toutes les ethnies, toutes les religions, toutes les parties et les grands leaders, la société civile. Tout le monde doit pouvoir avoir son mot à dire dans la réconciliation. Maintenant, il y a eu des exactions qui ont eu lieu et il y a eu des victimes de part et d’autre. Vous ne pouvez pas rencontrer une famille où il n’y a pas eu de victime pendant cette crise. Donc, c’est un pardon réciproque qu’il faut. Quand je parle de pardon réciproque, je veux dire par là qu’il n’y a pas un groupe de gens qui doit s’asseoir pour attendre le pardon et puis il y a un autre qui va aller demander pardon. C’est réciproquement qu’on doit se pardonner. C’est le même message que nous allons dire à nos militants. La stratégie, nous allons la concevoir ensemble avec la direction du parti.

N’avez-vous pas peur qu’à l’issue de cette interview, vous soyez interpellé pour vos propos ?


Je vous ai dit qu’avant de venir, j’ai fait des analyses et j’ai observé un certain nombre de faits, de déclarations et de gestes. Et à partir de ces gestes, je me suis dit que je n’ai plus ma place en exil et je suis venu. Et je dis que pour l’instant, rien n’a contrarié les analyses que j’ai faites et je pense que j’ai eu raison de venir. On ne peut pas menacer même un simple citoyen qui n’a pas de responsabilités politiques. On ne doit pas le menacer parce qu’il a parlé. Le droit à l’expression fait partie des droits démocratiques et je ne pense pas que pour des choses aussi anodines, qu’on puisse créer des difficultés à quelqu’un, surtout à un homme politique.

Réalisée par Dosso Villard in L’Intelligent d’Abidjan
Dimanche 1 Décembre 2013
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