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«Pour réconcilier, il faut libérer Gbagbo et les autres prisonniers»

L’ex-député Fpi de Koumassi, Jules Yao Yao, revient à la charge. Dans cet entretien, il dénonce la politique appliquée par Alassane Dramane Ouattara, depuis plus d’une année qu’il est à la tête de la Côte d’Ivoire.


«Pour réconcilier, il faut libérer Gbagbo et les autres prisonniers»
Notre Voie: Votre commune a reçu début août la direction du Fpi, votre parti, dans le cadre de ses tournées. Comment jugez-vous cette initiative ?

Yao Yao Jules: Cela m’a fait énormément plaisir. Sachez que nous sommes dans un moment de lutte. Dans ce cas, si la tête n’est pas à la lutte, la queue ne peut pas bouger. La direction du parti a pris ses responsabilités en faisant le travail qu’on n’attend d’elle. Certes ça se passe bien, mais ça se fait dans des espaces clos. Je souhaite qu’on sorte parce que le Front populaire ivoirien n’est pas un parti clandestin. Le Fpi est un parti majoritaire. C’est vrai, on nous a donné un coup, nous sommes à genoux, mais nous ne sommes pas tombés. Nous avons les armes que le président Laurent Gbagbo nous a données pour la lutte. Ce sont les idées. Et cela doit nous servir à rassembler les Ivoiriens.

N.V.: Pensez-vous comme de nombreux cadres de votre parti que les violences qui ont régulièrement cours dans l’Ouest du pays sont le fait d’une recolonisation?

Y.Y.J.: On parle de Duékoué, mais à l’Ouest et à travers toute la Côte d’Ivoire, nos parents paysans sont en train de vivre ce qui s’est passé au Kosovo. C’est-à-dire on veut nous arracher les terres comme au Kosovo. Où les Arméniens sont venus occuper une partie de l’ex-Yougoslavie. On les a chassés, mais après, ils sont restés en réussissant à chasser les peuples autochtones qui étaient sur ces terres. Aujourd’hui, ce sont les Arméniens qui occupent les terres et les peuples autochtones sont réduits en minorité. C’est ce type de politique qu’on veut appliquer ici en Côte d’Ivoire contre les propriétaires terriens et peuples autochtones au profit des peuples qu’on fait venir d’ailleurs. Nous, au Fpi, n’accepterons jamais une telle politique.

N.V.: Vous aviez organisé un meeting du Fpi à Koumassi qui a été émaillé de violences. Le régime Ouattara avait promis une enquête pour situer les responsabilités. Où en est-on avec cette promesse?

Y.Y.J.: Chaque Ivoirien constate que dans ce pays sous Alassane Ouattara, l’impunité est énorme. Chaque fois que M. Alassane Ouattara parle, il annonce toujours une commission d’enquête. Mais cette commission n’a jamais rendu compte au peuple ivoirien. Sur ce qui s’est passé au camp des déplacés de Nahibly à Duékoué, il a dit qu’il a mis en place une commission, il y a 6 mois, alors que les graves évènements venaient de se produire il y a à peine 3 semaines. Vous avez vu l’affaire du ministre Adama Bictogo qui a été blanchi par le procureur de la République. Or le concerné prend l’engagement de rembourser l’argent pour lequel il est cité. Mais s’il promet de rembourser, c’est qu’il reconnaît avoir pris. Et malgré tout, le procureur l’a lavé de tout soupçon. Mais après cette sortie du procureur, une autre organisation a porté plainte contre Bictogo. C’est cette manière de faire qui est peut-être la fin de l’impunité selon Alassane Ouattara. Nous disons pour notre part que l’impunité est très criante.

N.V.: Face à une telle attitude du pouvoir quel comportement faut-il adopter selon vous ?

Y.Y.J.: Il nous appartient de mettre en pratique la pédagogie de notre patron, le président Laurent Gbagbo qui est un enseignant. On n’a pas d’armes. Mais on doit persévérer dans la parole, dans le verbe. On doit insister afin de porter au monde entier ce qui se passe réellement. Si le pouvoir Ouattara se dit démocrate, il doit s’asseoir avec nous pour discuter, car le président Gbagbo a toujours dit : asseyons-nous et discutons.

N.V.: Le régime Ouattara soutient que tous les partisans de Gbagbo emprisonnés ont été pris en flagrant délit de crimes de sang et de crimes économiques. Que répondez-vous à ces accusations ?

Y.Y.J.: Les accusations du régime Ouattara me font rire. Ces responsables qui sont aujourd’hui en prison avaient leur sécurité menacée. Pascal Affi N’Guessan et un certain nombre de personnalités sont, par conséquent, allés se confier à l’Onuci pour être protégées parce qu’elles avaient peur pour leur sécurité. L’Onuci leur a fait croire qu’il n’y a pas de places à son siège et l’Onuci les a conduits à La Nouvelle Pergola (Abidjan-Biétry). De là-bas, on nous dit qu’ils sont été pris la main dans le sac. Mais ce langage n’est pas nouveau avec Alassane Ouattara. Déjà en 1992, il a dit qu’il a vu Laurent Gbagbo avec une hache en train de casser, mais quand le journaliste lui a posé la question de savoir s’il l’a effectivement vu en train de casser, Ouattara n’a plus répondu. Si on pense que nous sommes tous des frères et sœurs dans cette Côte d’Ivoire, alors il ne faut pas faire à autrui, ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse.


N.V.: A propos de la réconciliation nationale, quelle appréciation faites-vous de la démarche de Charles Konan Banny à la tête de la Cdvr?

Y.Y.J.: Pour moi, si Charles Konan Banny veut s’en sortir avec les honneurs, il doit démissionner. D’ailleurs, quand il a été nommé à la tête de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), j’ai été l’un des Ivoiriens à affirmer publiquement qu’il n’est pas l’homme qu’il fallait pour cette mission. Parce qu’il a, lui-même, été un acteur dans cette crise. On se souvient quand il a été désigné Premier ministre, ses mandants lui demandaient d’avoir tous les pouvoirs qui étaient dévolus au président de la République. C’était bien une manière de contribuer au pourrissement de la situation au lieu d’œuvrer pour la paix. Mais je lui pardonne cela. En revanche, quand on te désigne pour réconcilier les Ivoiriens et qu’on ne te donne pas les moyens de mener à bien cette réconciliation, tu dois savoir qu’on cherche à te ridiculiser et à te casser. Si tel est le cas, alors Banny doit avoir le courage de refuser cette mission parce qu’on ne lui a pas donné les moyens de la mener à bien.

N.V. : Au-delà de toutes les peines qu’éprouve Banny dans cette mission, que préconisez-vous pour le succès de la réconciliation des Ivoiriens ?


Y.Y.J.: Pour réconcilier les Ivoiriens, il faut libérer le président Laurent Gbagbo et tous les détenus politiques. Comme les gens aiment faire les amalgames avec l’Afrique du Sud. Mais à ceux qui se réfèrent à l’Afrique du Sud, nous voulons leur rappeler que les Sud africains ne sont pas réconciliés quand Nelson Mandela était en prison. Il a été emprisonné en 1962, condamné à perpétuité le 24 juin 1964 et libéré en 1990. Les Sud africains ne se sont pas réconciliés durant la détention de Mandela. Mais cela a été possible quand il a été libéré. Qu’on ne fasse pas d’amalgames avec la situation ivoirienne. Nous disons, si on parle de réconciliation, cela suppose qu’il y a eu des malentendus, cela suppose qu’il y a eu bagarre, cela suppose qu’il y a eu la guerre. S’il y a eu guerre, alors c’est entre X et Y. Donc quand on veut réconcilier, on ne réconcilie pas X avec X, ni Y avec Y. Pour réconcilier, on fait asseoir X et on fait asseoir Y pour les réconcilier. Je veux dire si on a d’un côté, le Rhdp, soit Bédié et Ouattara, de l’autre côté, on doit avoir Laurent Gbagbo. Même si on estime que l’actuelle direction du Fpi est représentative, mais il faut, tout de même, reconnaître qu’elle ne peut pas à elle seule porter sur ses épaules toutes les responsabilités.
Dans ce pays, M. Alassane a menacé M. Bédié en disant qu’il va rendre le pays ingouvernable. Et finalement un coup d’Etat a été fait contre Bédié. Pour sa part, M. Bédié a dit que M. Alassane n’est pas Ivoirien. Il a même écrit un livre (Les chemins de ma vie, ndlr) dans lequel il a bien démontré qu’Alassane Ouattara n’est pas ivoirien. Bédié a même lancé un mandat international contre Alassane Ouattara qui a été obligé de s’exiler. Mais quand Laurent Gbagbo est arrivé au pouvoir en octobre 2000 et qu’il a voulu réconcilier les Ivoiriens, il a fait venir M. Bédié et M. Ouattara pour organiser le forum pour la réconciliation nationale. Donc si on est sérieux et qu’on veut véritablement réconcilier les Ivoiriens, on doit faire venir Gbagbo.

Interview réalisée par Benjamin Koré in Notre Voie
Jeudi 20 Septembre 2012
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