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Paul Antoine Bohoun Bouabré : " C’était un homme bon qui aimait son prochain, qu’il a servi jusqu’au bout"

Nous vous proposons des réactions suite au décès du ministre Paul Antoine Bohoun Bouabré.


Paul Antoine Bohoun Bouabré : " C’était un homme bon qui aimait son prochain, qu’il a servi jusqu’au bout"
Kouassy Oussou (Ancien Directeur Général de l’économie)C’était un homme de foi, un grand croyant

: " C’était un homme bon qui aimait son prochain, qu’il a servi jusqu’au bout"
C’était un homme qui aimait son pays auquel il s’est dévoué. Il était jaloux de sa souveraineté, arborait fièrement les couleurs nationales et mettait tout en œuvre en toute circonstance pour mériter l’espérance que la Côte d’Ivoire a promise à l’humanité.
C’était un homme qui aimait le travail. Avec lui le travail était un plaisir, voir un loisir. C’est le père du budget sécurisé, de la facture normalisée, du développement du SYGFIP et d’ASTER. C’est le père de la résistance économique.
C’était un homme droit et courageux, un combattant de la liberté, de la justice, de la cause de l’Afrique et des noirs. Homme de conviction c’était également un homme d’ouverture
C’est cet homme, qui a tant donné, malgré les adversités dont certaines étaient totalement absurdes, qui pouvait encore apporter à la Côte d’Ivoire, à l’Afrique et au monde, qui s’en est allé
Merci à Dieu qui nous l’a donné. Mais avons-nous su le conserver ? avons-nous su protéger cette vie précieuse ?
Mon frère BOUABRE, ton voyage terrestre s’arrête ici. Mais désormais tu es libre, libre de toutes ces méchancetés, de toutes ces haines, de toutes les contingences d’ici bas. De la haut où tu te trouves à présent veilles sur ta famille, tes camarades de lutte et le pays.

Le ministre Lazare KOFFI KOFFI : "Quelle coincidence malheureuse et dramatique avec le rebondissement de l’affaire Kieffer !"
On le savait depuis plusieurs mois en traitement à l’étranger d’une maladie incurable qui a fini par l’emporter.Quelle coincidence malheureuse et dramatique avec le rebondissement de l’affaire Kieffer !! Cette mort inattendue du ministre Paul-Antoine Bohoun Bouabré ne manquera pas à coup sùr de laisser libre cours à toutes les supputations.
Bohoun s’en va.On retiendra de lui qu’il fut un grand ministre de l’économie et des finances sinon le plus grand argentier que la Cote d’Ivoire n’ait connu depuis ces vingt dernières années.Homme de conviction,tenace au travail,il aura marqué nos consciences sous le Président Gbagbo et sous le régime du FPI comme un ministre qui a travaillé avec beaucoup de sérénité et sans complexe face aux Institutions de Bretton Wood dont il connaissait et maitrisait tous les rouages.Partisan d’une Cote d’Ivoire véritablement libre ,indépendante et souveraine,il a su batir des budgets à partir des ressources réelles du pays,tout en renonçant autant que faire se peut à tendre la main à l’extérieur en meme temps qu’il honorait la dette qu’il avait hérité des politiques économiques de ses prédécesseurs.Grace à lui,à sa témérité,son sang –froid,sa rigueur réprouvée aussi bien par ses adversaires que par certains de ses camarades de parti,notre pays a pu survivre pendant les dix ans de crise qu’il a connu bien qu’il soit occupé et financièrement amaigri dans sa partie nord-ouest.Jamais sous Bohoun Bouabré,et donc sous le Président Gbagbo,on a parlé de réduction ou de rétention de salaire.Au contraire les fonctionnaires ont été régulièrement payés et l’investissement intérieur soutenu.Avec sa mort,la Cote d’Ivoire perd un homme de qualité,un économiste averti et consciencieux,un ministre de l’économie qui a fait trembler plus d’une fois tous les hommes d’affaire véreux peu consciencieux du bonheur du peuple ivoirien.La méthode Bohoun Bouabré doit faire école.

Le Ministre Lia Bi Douayoua (Président du Conseil Général de Sinfra)
"Il m’appelait toujours affectueusement « Frère »


Le Ministre d’Etat Paul Antoine Bohoun Bouabré, du fait de la Proximité de Saioua avec Sinfra m’appelait toujours affectueusement « Frère ».Mais nous avons vécu réellement une fraternité au plein sens du terme. De janvier 2001 à Mars 2003, pendant mon temps de présence au gouvernement, c’est moi qu’il avait chaque fois choisi pour assurer l’intérim du Ministère de l’économie et de la finance pendant ses nombreux déplacements pour les discussions avec les institutions de Brettons Wood . Ingénieur de formation, Je ne suis ni économiste ni financier mais il déclarait toujours que c’est à moi qu’il faisait le plus confiance .Je me sentais donc honoré de cette marque de confiance et nous avons été ensemble sur de nombreux fronts .Il avait par exemple particulièrement tenu à être à mes cotés à l’assemblée nationale lorsque je défendais le Projet de loi sur la paiement par les operateurs mobiles de la contrepartie financière de 40 milliards à l’Etat pour l’attribution de licence d’exploitation de réseau cellulaire . J’ai appris ce matin son décès comme un choc. C’était un homme droit, rigoureux et loyal qui avait de grandes ambitions à la fois pour sa région et pour son pays.
Je pense que si ses comptes bancaires, par injustice et méchanceté gratuite , n’avaient pas été gelés il aurait pu disposer de ressources financières nécessaires pour se faire soigner convenablement.
Je prie profondément depuis ce matin pour lui, pour Lea sa femme , pour ses enfants , pour sa famille et pour ses amis.

Theodore MEL EG (Ancien Ministre d’Etat) "ADIEU PAUL ANTOINE"

Quelle tristesse et quelle désolation que le décès du Ministre d’Etat Paul Antoine Bouhoun Bouabré. Un Grand Serviteur de l’Etat s’en est allé. Quelle injustice du sort que celui de cet Homme dont les ivoiriens auraient encore pu attendre beaucoup. Quelle injustice du sort pour la Région d’Issia qui perd ses deux bras, d’abord en Tagro et aujourd’hui Bohoun.
C’était un frère qui m’appelait respectueusement « Djissi », du nom de son arrière- grand père, un vaillant guerrier de la résistance anticoloniale. Il est parti trop tôt parti en laissant derrière lui son épouse, Léa, ses enfants ses amis de combat. Nous avons formé ensemble pendant trois ans un duo en charge des Institutions de la CEDEAO et de l’UEMOA, et j’ai appris à connaitre l’Homme dans ses dimensions et son talent de négociateur. Un grand serviteur de l’Etat s’en va et avec lui les pages inachevées d’un brillant parcours professionnel et politique. Circonspect et respectueux, le Professeur P.A. Bohoun Bouabré demeurera pour ses anciens étudiants et pour tous les ivoiriens, un homme d’initiatives et de référence.
Que le Dieu de grâce auquel il vouait tant de foi, l’accueille dans l’immensité du firmament, là où la Sérénité et la Paix prolongent la vie dans l’Eternité.

 Berin KADET, Ancien Ministre : "Je suis triste, je suis meurtri "
 
C'est tôt ce matin, à 6 h que le ministre Lia Bi Douayoua m'a annoncé la triste nouvelle de la disparition du ministre d'Etat Antoine Bohoun Bouabré: je n'ai pu contenir mes larmes pendant plusieurs minutes avant que mon épouse, aussitôt informée, ajoute les siennes en hurlant. Apres la disparition tragique de Tagro Désiré, voilà que Bohoun me quitte aussi brutalement dans des conditions encore très floues dans ma tête. Je suis triste, je suis meurtri et j'ai mal à tout, dans ma chair et au plus profond de mon âme. Le ministre d'Etat Bohoun Bouabré était pour moi un frere et un ami que j'appelais affectueusement "Bêgohoun" qui signifie en Bété, le plus beau des singes. Dès que j'ai repris mes esprits, j'ai appelé son épouse Léa et nous avons pleuré ensemble, j'ai appelé mon ami et frère Gnato Zié, membre du Conseil général d'Issia pour le consoler. Bohoun Bouabré un fidèle religieux, courtois et respectueux des autres. Je garde surtout de lui, l'image dun cadre compétent de l'administration de la Côte d'Ivoire dont il avait une grande vision. Antoine Bohoun Bouabré était aussi un grand patriote grâce à qui la résistance économique d'une Côte d'Ivoire tiraillée de tous côtés par des prédateurs n'aurait jamais réussi. Sa mort est incontestablement une grande perte pour la Côte d'Ivoire et pour le FPI, le parti qui l'a revelé. La région d'Issia et tout l'ouest ivoirien perd un digne fils qui restera à jamais dans son coeur meurtri. Puisse Dieu lui réserver une place de choix dans son Royaume Céleste et consoler sur terre, les vivants du moment. J'embrasse ses enfants. 

Professeur Félix Tano, ancien Conseiller spécial du Ministre d’Etat Paul Antoine Bohoun Bouabré : "Remember Bohoun !"

Bohoun Bouabré (BB) nous a quittés dans les premières heures de ce mercredi 11 janvier 2012. Comme s’il voulait attirer notre attention sur son œuvre, à peine entamée.
J’ai eu le bonheur de le côtoyer pendant tout le quinquennat (2001-2005) au cours duquel le département de l’économie et des finances lui a été confié par le Président Laurent Gbagbo.
Il a hérité de la gestion du ministère de l’économie et de finances (MEF) dans un contexte extrêmement difficile. A peine avait-il commencé à engager les premières actions pour amortir les chocs d’une transition militaire chaotique et rétablir les relations avec les bailleurs de fonds que la rébellion, dès 2002, est venue couper le pays en deux, privant l’Etat d’une bonne partie de ses ressources.
Pour réagir à ses adversités, il a dû développer la « résistance économique ». Mais, c’est au plan budgétaire que j’ai particulièrement suivi son action à travers les doctrines budgétaires qu’il a initiées depuis le budget sécurisé jusqu’au budget de stabilisation, en passant par les budgets d’assainissement, de sauvetage et de normalisation. Au-delà des objectifs annuels, ces doctrines budgétaires traçaient le cadre d’une discipline dans la gestion des finances publiques. Le suivi de ces doctrines et les échanges que j’ai eus avec leur inspirateur m’ont d’ailleurs conduit à publier une réflexion dans une revue spécialisée sur le thème de « La rationalisation de la gestion budgétaire en Afrique : l'exemple de la Côte d'Ivoire », Revue Française de Finances Publiques, n°98, 2007. Aujourd’hui, avec cette disparition prématurée, je considère cette publication comme un témoignage de son passage au MEF où il a certainement laissé des traces indélébiles, en développant des idées simples, mais combien salvatrices.
BB croyait en notre capacité à recouvrer avec rigueur nos ressources financières et à leur emploi rigoureux. Il demandait de prévoir au budget les ressources que nous étions capables de percevoir en cours d’année. Il estimait qu’il fallait ajuster les dépenses publiques à notre capacité financière. C’était d’ailleurs la clé d’une bonne régulation de la trésorerie. Ce n’était pas un démagogue. Bien qu’ouvert sur le monde, il était convaincu que nous pouvions nous développer en comptant sur nos propres forces. Il croyait aux ressources humaines de son pays.
Depuis ce matin, jusqu’au moment où je suis entrain de finir ces lignes, les nombreux coups de fil que j’ai reçus pour pleurer cette disparition est la preuve que le combat du « patron » n’aura pas été vain. Une idée à germé. Qu’elle prenne racine et se développe.

Dr Agnès MONNET : "Quoi! Bohoun n’est plus! Bohoun est mort!"

La nouvelle est tombée très tôt  ce matin. Poignante! Terrible! Douloureuse! Implacable! Dans le présent se fige hier. Quoi! Ils auront eu raison de toi mon cher Bohoun, mon cher ministre d‘Etat, mon ami! Quoi! Ils auront donc eu raison de toi!
Parti en mission pour le compte du Président Laurent GBAGBO, tu n’auras plus revu ton cher pays, la Côte d’Ivoire. Tu n’auras plus revu ton cher Président, le Président Laurent GBAGBO; ni ton épouse, ni tes chers enfants, ni ceux de chez toi. Parce qu’ils en ont décidé ainsi.

Paul Antoine Bohoun Bouabré, ta silhouette se dresse alors, altière, expression de ton engagement à servir ton pays avec rigueur, abnégation et loyauté. N’as-tu pas réussi à redresser l’économie du pays? Et tu marquas les esprits avec le budget sécurisé, la facture normalisée! Or donc la Côte d’Ivoire pouvait payer souverainement ses fonctionnaires!
Bravo Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances. Nous étions fiers de  vous!
Intelligent vous l’étiez! Cette intelligence qui sait s’adapter aux situations les plus imprévisibles, source alors de sérénité. Vous voilà en effet, Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement, parrain de la cérémonie de présentation officielle du  Salon International des Industries Culturelles d’ Abidjan 2010. Quelques minutes d’échanges ont suffit pour que vous saisissiez l’intérêt du projet, car votre esprit de vrai technocrate a parfaitement appréhendé la dimension hautement économique de la culture. Et votre vision d’une Côte d’Ivoire moderne et prospère avec la culture comme un véritable vecteur de création de richesses, autrement dit, un précieux outil de lutte contre la pauvreté. Vous voilà au cœur de la problématique du SIICA et de la politique nationale de réduction de la pauvreté inscrite dans le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté(DSRP). Et avec vous, c’est tout votre Cabinet qui s’engage aux côtés de l’Agence Ivoirienne de Coopération Francophone(AICF), pour porter le projet à bout de bras. N’est-ce pas Monsieur le Ministre d’Etat, votre détermination qui aura facilité la signature de la Communication en Conseil des Ministres  pour permettre le financement et l’organisation du SIICA par le gouvernement d’alors?

Homme de conviction, vous l’êtes Monsieur le Ministre d’Etat, parce que homme de foi et croyant vous êtes!  Aussi saviez-vous cultiver l’amitié, la fraternité dans la fidélité. Et c’est-ce que vous avez réussi avec mon époux, le Ministre Léon Emmanuel Monnet. De ces deux prénoms, c’était Emmanuel que tu préférais. Dans les quelques moments de détente partagés, comme cela te plaisait de m’embarrasser en me racontant vos soi-disant coups bas. C’était juste pour nous détendre, comme pour me montrer que tu savais sourire, voire rire. Malgré cela, je ne me souviens pas t’avoir nommé une seule fois par ton prénom. Simplement parce que Paul Antoine Bohoun Bouabré était ainsi fait!
Et c’est lui qui part ainsi; loin de son  cher pays, loin de ceux qu’il aimait, loin de ceux qui l’aiment, loin de son Président à lui!
Comme j’ai envie de finir par ces paroles de l’Ecriture: » En effet le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux l’homme qui le livre. » (Luc 22,22).  

Le Ministre Léon Emmanuel MONNET : "SALUT « PAUL ANTOINE »"

Paul Antoine Bohoun Bouabré est mort! Salut « Paul Antoine », mon frère, mon ami, mon camarade, mon collègue. Du complot de Marcoussis, nous étions tous les deux, adoubés Ministres d’Etat parmi « les rescapés » de l’équipe AFFI. Toi, dans le protocole, premier des Ministres fidèles au Président de la République Laurent GBAGBO.
Combien de fois nos secrétariats respectifs ont réglé nos intérims alternatifs! Témoignage de nos excellents rapports, actifs depuis l’Université, dans le cadre du SYNARES (Syndicat de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique) puis, dans le cadre du F.P.I..
A la tête du groupe ministériel FPI dans les durs moments à partir de 2002 qui ont précédé les élections de 2010, tu as su gérer avec intelligence notre cohésion autour du Président de la République Laurent GBAGBO dans un environnement d’arrogance et d’hostilités. des « rebelles ».
D’abord de 2002 à 2005, en qualité de Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances, tu as mis en œuvre la structure de l’administration financière et des procédures: appels à candidature, co-nomination des DAAF des ministères, adhésions des opérateurs économiques à la philosophie de la résistance économique, gestion équilibrée des ressources, inspection quotidienne des régies financières, transparence avérée ( attestée par les audits des partenaires bilatéraux et multilatéraux) des secteurs clés : CAFE-CACAO, PETROLE, MINES, REGIES FINANCIERES, etc….; politiques poursuivies par tes successeurs, et qui ont permis à notre pays d’obtenir le point de décision auprès des bailleurs de fonds dans le cadre du PPTE.
Ensuite, les turpitudes du complot anti-GBAGBO t’ont conduit en 2005, au Ministère d’Etat, Ministère du Plan et du Développement. A ce poste encore, tu conduis remarquablement les démarches qui ont abouti, dans un processus participatif national exemplaire, à la rédaction et à l’adoption du DSRP.
Je suis absolument convaincu, « Paul Antoine », et les premiers hommages en sont les témoignages, que notre génération te reconnait déjà comme un artisan essentiel, autour du Président de la République Laurent GBAGBO de la démarche qui, malgré la rébellion, a sauvé la Côte d’Ivoire de l’ effondrement économique et protégé le Président Laurent GBAGBO.
Les générations futures retiendront que sous le régime actuel imposé à notre pays, les réalisations en cours, les financements décaissés, la qualité de la signature Cote d’Ivoire, sont l’héritage de la gestion ante-électorale du Président Laurent GBAGBO et qui porte l’empreinte indélébile de « Paul Antoine ».
Les générations futures retiendront que si le Président de la République Laurent GBAGBO a été déclaré « indigent » par la CPI, autrement dit « transparent » au regard de son patrimoine personnel; et qu’il déclare « …on ira jusqu’au bout… » c’est que son conseiller financier, « Paul Antoine » a veillé en permanence à la réputation de Laurent GBAGBO, et donc à sa propre réputation.
Je me souviens encore, quelques heures avant les dernières discussions avec les institutions de Bretton Woods, « Paul Antoine », tu as descendu comme d’habitude, à pied, les marches qui séparaient nos bureaux à l’immeuble SCIAM ABIDJAN PLATEAU pour me dire amicalement: « …Monnet, si tu n’as pas de casseroles aux Mines et à l’Energie, c’est gagné pour le point de décision… »; ma réponse a été : «  Monsieur le Ministre d’Etat, si la contrainte, c’est la gouvernance des secteurs mines, énergie, pétrole, alors, c’est gagné… ».
Avec « Paul Antoine », porteur de l’héritage de Paul Antoine Bohoun Bouabré, homme intelligent et intègre, « on ira jusqu’au bout » de cette noble aventure commencée en 1990 avec le multipartisme, continuée en 2000 avec la Refondation et qui se poursuit toujours, malgré la parenthèse encore douloureuse du 11 AVRIL 2011.
Sur le chemin d’à coté s’en est allé, jusqu’au bout, Paul Antoine Bohoun Bouabré.
Nos prières l’accompagnent près du Dieu de toute Miséricorde, son Dieu.

LE MINISTRE ÉMILE GUIRIÉOULOU : "ADIEU BOHOUN, ADIEU !!!"

Ce matin du 11 janvier ,très tôt, mon téléphone sonne et l’interlocuteur au bout du fil me dit, «  excusez moi Monsieur le Ministre de vous appeler si tôt mais les nouvelles ne sont pas bonnes, le ministre d’Etat Bohoun est décédé». Je réponds que c’est une fausse rumeur. « Non, monsieur le ministre, c’est malheureusement vrai et cela s’est passé cette nuit aux environs de 2 heures du matin en Israël » insiste mon interlocuteur. Je suis effondré, abattu. J’en informe mon épouse et nous pleurons.
Quelques instants après, je reçois les appels des ministres Lia Bi et Léon Emmanuel Monnet qui confirment la nouvelle. C’est donc vrai et je dois m’y résoudre : Bohoun Bouabré nous a quitté pour le voyage du non retour. Pourquoi et surtout pourquoi maintenant ? Au moment où il avait besoin de se dresser pour laver son honneur face à des accusations méchantes et gratuites.
A ce moment précis, me reviennent à l’esprit les mots de Morou Ouattara quand il a fait pomper Affi N’guessan et les prisonniers de Bouna : «  on ne va pas vous tuer mais on va vous laisser mourir à petit feu, un à un ».
Que puis-je dire de Bohoun Bouabré ? Un camarade de parti, un ami, un frère ? Oui, il était tout cela à la fois pour moi. C’était un camarade du FPI puisque c’est dans ce parti que nous nous sommes connus et étions proches par les idées. Il est devenu par la suite un ami et un frère parce qu’il m’estimait beaucoup et appréciait mon travail à l’Assemblée Nationale. Il a beaucoup fait pour moi.
Comme un jour de 2006 quand il m’a fait une surprise inoubliable. En effet, ayant appris que depuis presque un an, j’étais « à pieds » parce que sans voiture, il m’a appelé à sa résidence en compagnie du ministre Hubert Oulaye et m’a offert une flambante Mitsubishi Pajero. Ne sachant comment lui rendre cela, je l’ai invité en juillet 2007 chez moi au village pour lui dire merci au cours d’une cérémonie qui y était organisée.
En 2008, lorsque le Président Laurent Gbagbo lui a demandé de lui proposer un cadre pour diriger le Comité de Gestion de la Filière Café Cacao qui venait d’être mis en place, c’est mon nom qu’il a donné à mon insu. Je le saurai plus tard par le Président lui-même qui m’a alors expliqué les raisons pour lesquelles il a préféré y nommer Gilbert Ano plutôt que moi.
Quand je l’ai rejoint en 2010 au gouvernement, il m’a longuement recu à son bureau pour m’encourager et me prodiguer quelques conseils. Et c’est souvent qu’il me faisait assurer son intérim lorsqu’il partait en mission à l’étranger. Même à l’intérieur du pays, quand son calendrier ne le lui permettait pas, il me demandait de le représenter à des cérémonies dont il assurait le parrainage.
Côté professionnel, ses qualités indéniables de manager sont reconnues par tous : intelligence vive, esprit d’analyse et de synthèse, rigueur. Je retiens de ses nombreux passages à l’Assemblée Nationale, la compétence et la sérénité avec lesquelles il défendait ses dossiers et qui faisaient qu’aucune question n’était pour lui une colle.
Il était un homme juste qui savait reconnaitre et récompenser les compétences de ses collaborateurs sans discrimination. J’ai en mémoire le témoignage de ce jeune cadre du ministère du plan, non militant du FPI et originaire du nord qui m’a dit un jour « c’est finalement sous Bohoun Bouabré que je suis nommé » alors qu’il servait depuis des années et s’occupait d’un des dossiers les plus importants de ce ministère.
Je retiens aussi sa force de caractère et sa détermination à faire triompher les idées et les projets qu’il croit justes et bons pour la Côte d’Ivoire. Il me confiait un jour que l’une de ses satisfactions en tant que ministre de l’économie et des finances c’est de n’avoir pas cédé face aux bailleurs de fonds qui exigeaient la liquidation de la CAA et la cession de la SIR. Non seulement, la CAA n’a pas été liquidée mais il l’a restructurée pour donner naissance à la BNI qui se porte bien et que grâce à un bon plan la situation financière de la SIR a été redressée.
L’œuvre de Bohoun Bouabré restera à jamais marquée dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. Son combat pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire et son indépendance économique sans laquelle l’indépendance politique est vaine sera poursuivi et mené à son terme par les nombreux « Bohoun Bouabré » que son exemple a suscités au sein de notre nation.
A sa femme Léa, à ses enfants, à ses proches que sont mes amis Gnato Zié André, Guéi Blé Bruno, Dogbo Nahounou, à la population de Niakia, son village que je connais très bien, à tout le Yocolo qui, en l’espace de seulement 9 mois, perd deux de ses valeureux fils, j’adresse mes condoléances les plus attristées.








 
Mercredi 11 Janvier 2012
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